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L’OMI met en garde quant aux dangers liés au transport de la bauxite

 

Briefing: 22 15/09/2017  

Des travaux de recherche soumis récemment au Sous-comité du transport des cargaisons et des conteneurs de l'OMI ont montré que certaines formes de bauxite présentant un pourcentage élevé de petites particules pouvaient faire l'objet d'une « séparation dynamique », un phénomène nouvellement identifié, lorsque la teneur en humidité de la cargaison est excessive.

L'Organisation maritime internationale (OMI) vient de diffuser un nouveau message d'avertissement concernant les risques d'instabilité de la bauxite lors de son transport en vrac à bord des navires, pouvant entraîner le chavirement de ces derniers.

La bauxite est l'une des principales sources d'aluminium au monde, avec près de 100 millions de tonnes transportées par voie maritime chaque année. En 2015, un vraquier qui transportait ce minerai a coulé, causant la mort des 18 personnes qui se trouvaient à bord. Des travaux de recherche soumis récemment au Sous-comité du transport des cargaisons et des conteneurs (Sous-comité CCC) de l'OMI ont montré que certaines formes de bauxite présentant un pourcentage élevé de petites particules pouvaient faire l'objet d'une « séparation dynamique », un phénomène nouvellement identifié, lorsque la teneur en humidité de la cargaison est excessive.

Dans ces conditions, il est possible qu'une boue liquide (composée d'eau et de fines particules solides) se forme au-dessus de la matière solide, comme l'indique le « Rapport sur les recherches concernant le comportement de la bauxite lors de son transport par mer » d'un Groupe de travail mondial sur la bauxite (GBWG). L'effet de carène liquide qui en résulte, c'est-à-dire l'effet dû aux mouvements du liquide ainsi formé, peut avoir une incidence considérable sur la stabilité du navire et entraîner le chavirement de ce dernier.

Dans ce contexte, le Sous-comité CCC, qui se réunissait du 11 au 15 septembre au siège de l'OMI dans le cadre de sa 4ème session, a sensibilisé les acteurs concernés aux risques présentés par un excès de la teneur en humidité de la bauxite et formulé de nouvelles recommandations, sous la forme d'une circulaire, à l'intention des expéditeurs, des exploitants de terminaux, des propriétaires de navires, des exploitants de navires, des affréteurs, des capitaines et de toutes les autres parties concernées.

La circulaire demande à toutes les parties concernées de prendre toutes les précautions ainsi que les mesures appropriées, en tenant compte des dispositions des instruments pertinents de l'OMI, lorsqu'elles manipulent et transportent des cargaisons de bauxite en vrac.

La circulaire prend effet immédiatement, avant même l'adoption (prévue pour 2019) des nouvelles méthodes d'essai et des fiches pertinentes relatives aux cargaisons de bauxite, dans le cadre de la mise à jour régulière du Code maritime international des cargaisons solides en vrac (Code IMSBC). Le Code IMSBC est l'instrument utilisé par le secteur pour le transport de ce type de cargaisons.

La circulaire CCC.1 actualise une circulaire précédente sur le transport de la bauxite et invite les gouvernements à prendre note du fait que certaines cargaisons de bauxite – plus particulièrement les cargaisons ayant un pourcentage plus élevé de petites particules – présentent un risque, en raison de leur teneur en humidité, et qu'elles doivent être classées en tant que cargaisons du Groupe A. En effet, un excès de la teneur en humidité de ces cargaisons peut entraîner un effet de carène liquide et, de cette manière, être à l'origine d'un mouvement inhabituel du navire, comme si celui-ci vacillait. Dans une telle situation, le capitaine est tenu de prendre les mesures voulues pour réduire le mouvement du navire.

La circulaire contient en outre : un projet de méthode d'essai visant à déterminer la teneur limite en humidité admissible aux fins du transport de la bauxite ; un projet de fiche individuelle consacrée à la bauxite classée en tant que cargaison du Groupe A (Désignation de transport de la cargaison en vrac « FINES DE BAUXITE ») ; et un projet d'amendements à la fiche individuelle existante consacrée à la bauxite en tant que cargaison du Groupe C, c'est-à-dire une cargaison de bauxite ayant un pourcentage moins élevé de petites particules et dont le degré de saturation n'est pas susceptible d'atteindre 70 %.

Qu'est-ce que la bauxite ?

La bauxite est une roche qui se forme à partir du processus de météorisation des roches silicatées – comme le granite ou le basalte – ou des roches carbonatées – comme le calcaire ou la dolomite. La bauxite se trouve principalement dans les zones tropicales et subtropicales de la planète comme en Afrique, en Amérique du Sud et en Australie, ainsi que dans de petits gisements situés sur le continent européen.

Chaque année, environ 100 millions de tonnes de bauxite sont transportées par mer. Avec plus de 30 millions de tonnes exportées annuellement par le biais des transports maritimes, le Brésil et la Guinée se classent en tête du classement mondial. Viennent ensuite l'Australie, avec plus de 20 millions de tonnes, et la Malaisie, avec environ 10 millions de tonnes. Des quantités plus modestes sont également approvisionnées par, entre autres, la Sierra Leone, le Guyana ou le Ghana.

Groupe de travail mondial sur la bauxite (GBWG)

La sécurité du transport de la bauxite par voie maritime se trouve au cœur des préoccupations depuis plusieurs décennies et les accidents mettant en cause ce type de cargaisons sont extrêmement rares. Toutefois, après le naufrage du vraquier Bulk Jupiter en janvier 2015*, l'OMI a demandé à l'industrie mondiale de la bauxite d'entreprendre des travaux de recherches sur le comportement de la bauxite lors de son transport par mer. En réponse à cet appel, l'industrie mondiale de la bauxite a alors mis en place un Groupe de travail mondial sur la bauxite (GBWG) dont la mission est, d'une part, de mener des recherches sur le comportement et les caractéristiques de la bauxite lors de son transport par mer et, d'autre part, d'en communiquer les résultats à l'Organisation afin que celle-ci puisse prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le transport en toute sécurité de ce minerai.

Le GBWG rassemble en son sein un large éventail d'acteurs, couvrant plusieurs domaines clés. Parmi eux figurent notamment : des expéditeurs (mineurs) ; des transporteurs (propriétaires et exploitants de navires) ; et des utilisateurs (exploitants de raffineries d'alumine). Le Groupe se compose par ailleurs de consultants possédant une expertise dans diverses disciplines comme l'ingénierie hydraulique, l'ingénierie géotechnique, les sciences maritimes et les opérations en situation réelle. 

N'hésitez pas à nous écrire à l'adresse ci-contre – media@imo.org – pour obtenir un exemplaire du « Rapport sur les recherches concernant le comportement de la bauxite lors de son transport par mer » du GBWG.


* Au mois de janvier 2015, le naufrage du vraquier Bulk Jupiter avait causé la mort de 18 personnes alors qu'il transportait 46 400 tonnes de bauxite.


 

« L’OMI – Organisation maritime internationale – est l’institution spécialisée des Nations Unies chargée d’assurer la sécurité et la sûreté des transports maritimes et de prévenir la pollution des mers par les navires. »

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