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Actualités

 

La Norvège renforce son appui à un projet sur la réduction des gaz à effet de serre

13/11/2019 

Les partenariats et l'innovation sont deux éléments essentiels pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et lutter contre les changements climatiques. La Norvège vient d'annoncer une contribution additionnelle de 40 millions de couronnes norvégiennes (4,3 millions de dollars des États-Unis) au projet « GreenVoyage-2050 ».

Mené conjointement par la Norvège et l'OMI, ce projet appuie la Stratégie initiale de l'OMI concernant les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Ces efforts de réduction des émissions de GES soutiennent l'objectif de développement durable 13 des Nations Unies sur la lutte contre les changements climatiques. 

Le projet GreenVoyage-2050 vise à aider les pays à mettre en place des réformes juridiques, stratégiques et institutionnelles, renforcer les capacités et initier et promouvoir des efforts à l'échelle mondiale afin d'étudier et de tester des solutions techniques visant à réduire les émissions de GES dues au secteur des transports maritimes. L'OMI procède présentement à la sélection de pays pilotes principaux, de nouveaux pays pilotes et de pays partenaires, en plus de partenaires industriels et stratégiques à l'échelle nationale, régionale et globale. 

Cette nouvelle contribution s'ajoute à un financement initial de 10 millions de couronnes norvégiennes (1,1 million de dollars), versé plus tôt cette année.

Le 13 novembre, le directeur et expert du ministère norvégien du Climat et de l'Environnement, Sveinung Oftedal, a rencontré le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, pour la signature de l'entente sur le financement additionnel. « La Norvège est très heureuse de rehausser son engagement financier afin de soutenir les efforts de l'OMI en matière de renforcement des capacités et d'assistance technique. Nous poursuivrons nos efforts afin de soutenir le Projet GreenVoyage-2050, étant donné l'importance de ce projet pour atteindre les objectifs de la Stratégie initiale de l'OMI sur les GES », a déclaré M. Oftedal.

L'OMI est impliquée dans de nombreux partenariats qui contribuent au développement durable et reflètent l'objectif de développement durable 17 de l'ONU sur les partenariats. Parmi les autres projets globaux exécutés par l'OMI en appui à la réduction des émissions de GES provenant des transports maritimes, on compte l'Alliance mondiale du secteur à l'appui des transports maritimes à faibles émissions de carbone, sous les auspices du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (Projet GloMEEP), de même que le Réseau mondial de MTCC, financé par l'Union européenne et mis en œuvre par l'OMI. 

 

L’OMI lance un outil en ligne pour simplifier les formalités déclaratives

11/11/2019 

​Simplifier les nombreuses procédures administratives requises lorsque les navires entrent dans les ports ou en sortent représente un aspect important du travail de l'OMI. L'Organisation vient de mettre à la disposition des concepteurs de logiciels, gratuitement et en ligne, un outil important afin de leur permettre de développer des systèmes électroniques d'échange de renseignements.  

Le Répertoire de l'OMI sur la simplification des formalités et le commerce électronique est un manuel de référence contenant des ensembles de données, leur structure et les relations entre eux. Il permettra aux États Membres de remplir leur obligation, en place depuis avril 2019, afin que les formalités déclaratives applicables aux navires, aux cargaisons et aux personnes à bord puissent être complétées par voie électronique et de façon harmonisée.

Cette mesure vise à simplifier le commerce transfrontalier et améliorer l'efficacité de la chaîne logistique, dans le contexte où plus de 10 milliards de tonnes de biens sont échangés par voie maritime chaque année dans le monde.

L'OMI n'est pas la seule organisation concernée par l'échange de données informatisé dans le secteur des transports maritimes. Afin de promouvoir l'harmonisation, d'autres organisations, notamment l'Organisation mondiale des douanes, la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe et l'Organisation internationale de normalisation, ont aligné leurs propres structures de données avec le Répertoire de l'OMI.

Pour accéder au nouveau Répertoire de l'OMI, cliquez ici.

 

Profils de femmes du secteur maritime : qualifiées, ambitieuses et de plus en plus visibles

07/11/2019 

« Les femmes contribuent à tous les domaines du secteur des transports maritimes grâce à leur intelligence et leurs grandes compétences. Larguons les amarres! », a lancé la capitaine de port Ayse Asli Basak, qui est l'une des dernières femmes du secteur maritime qui partage son histoire dans le cadre du thème de la Journée mondiale de la mer 2019 : « L'autonomisation des femmes dans la communauté maritime ».

Dans une série de profils de femmes du secteur maritime présentés par l'OMI, des femmes de partout dans le monde donnent un aperçu de leur travail, leurs aspirations, la façon dont le Programme sur les femmes du secteur maritime de l'OMI les a aidées et leurs conseils pour les professionnelles du secteur maritime et celles qui souhaitent joindre le secteur. 

Dans un de ces profils, une responsable du marketing et des affaires corporatives originaire du Ghana, Flavia Amoasi, fait l'éloge du cours portant sur la gestion portuaire au féminin qu'elle a suivi au Havre (France), avec le soutien de l'OMI. « Cela m'a donné l'occasion de partager mon expérience et d'apprendre des meilleures pratiques en matière de gestion portuaire dans le monde », a déclaré Mme Amoasi.

Les derniers profils publiés par l'OMI comprennent également une technicienne en infrastructures portuaires originaire d'El Salvador et une agente de soutien aux étudiants des Seychelles.

Ces profils peuvent être consultés et téléchargés ici. L'OMI encourage tous ceux qui font partie de la communauté maritime ou qui sont intéressés par celle-ci à partager ces histoires, afin d'offrir une plus grande visibilité au rôle joué par les femmes dans un secteur vital pour le monde. 

 

Une formation en Afrique du Sud sur l’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures

07/11/2019 

L'important trafic maritime et les activités d'exploration et de production pétrolières et gazières en mer au large des côtes sud-africaines se traduisent par un risque accru de déversement d'hydrocarbures, ce qui représente une menace pour la faune et l'environnement marin.

Afin de minimiser les impacts environnementaux et socio-économiques d'éventuels déversements, il est essentiel d'améliorer l'efficacité et la gestion des opérations d'urgence, tant de la part des gouvernements que de l'industrie.

Les 6 et 7 novembre, l'OMI a offert une formation de deux jours en Afrique du Sud sur les systèmes de gestion des incidents. Cette formation a permis aux participants d'évaluer leurs plans nationaux d'urgence contre les déversements d'hydrocarbures, et d'approfondir leurs connaissances sur les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes en matière de préparation et de lutte contre les déversements d'hydrocarbures.

La formation a réuni plus de 60 délégués sud-africains, provenant d'organes gouvernementaux et de l'industrie. L'hôte de l'événement était le ministère des Transports et son agence, soit l'Autorité sud-africaine de la sécurité maritime (SAMSA), en collaboration avec le ministère de l'Environnement, des Forêts et des Pêches.  

Cette activité a été menée dans le cadre de l'Initiative Mondiale pour l'Afrique occidentale, centrale et australe (GI WACAF), qui est un partenariat entre l'OMI et l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA). L'Initiative appuie ses pays partenaires depuis 13 ans. L'objectif est de renforcer la capacité des pays GI WACAF à se préparer et à intervenir en cas de déversements d'hydrocarbures. 

 

Coopérer pour renforcer la sûreté maritime dans le golfe de Guinée

06/11/2019 

La coopération et le renforcement des capacités sont deux avenues que prennent l'OMI et la communauté internationale afin de soutenir les pays dans leurs démarches visant à réduire le nombre d'incidents. L'OMI a participé à la réunion plénière annuelle des pays et organisations membres du Groupe du G7++ des amis du golfe de Guinée, qui s'est tenue à Accra (Ghana) les 5 et 6 novembre. 

Au cours de cette rencontre, les participants ont fait le point sur les progrès faits dans la mise en œuvre du Code de conduite relatif à la répression des actes de piraterie, des vols à main armée à l'encontre des navires et des activités maritimes illicites en Afrique de l'ouest et du centre (Code de conduite de Yaoundé), qui a été signé en 2013. L'événement a permis de faire la promotion de la coopération entre toutes les parties prenantes. Cinq groupes de travail virtuels, qui ont été mis en place en juillet, ont informé les participants de l'état de leurs travaux, qui portent sur les enjeux légaux, les aspects financiers, la sensibilisation au domaine maritime, la formation et l'économie bleue.

Le Groupe du G7++ des amis du golfe de Guinée est ouvert à tous les États Membres intéressés, de même qu'aux ONG et organisations intergouvernementales.

L'OMI a aussi pris part à la conférence annuelle des chefs d'État-major de la Marine du golfe de Guinée, qui s'est tenue le 7 novembre sous les auspices de la marine ghanéenne. Les participants ont pu voir la coopération en action à bord du navire français Somme, qui prenait part à l'exercice « Grand African NEMO ». L'exercice, mené par la marine française, a rassemblé 19 pays du golfe de Guinée et huit pays européens dans le cadre de 30 exercices portant sur les façons de gérer un éventail de crimes maritimes et incidents en mer. 

 

Identifier des zones maritimes à protéger en Afrique

06/11/2019 

La désignation d'une zone à titre de zone maritime particulièrement vulnérable (PSSA) permet de reconnaître que le secteur identifié peut être vulnérable aux impacts des transports maritimes internationaux. Les PSAA peuvent être protégées par des mesures d'organisation du trafic, en déterminant des zones que doivent éviter les navires ou des zones de mouillage interdit obligatoires. Cependant, la première étape est d'identifier les secteurs auxquels cette désignation de PSSA pourrait s'appliquer.

Un atelier sous-régional qui s'est tenu à Nosy Be (Madagascar) du 5 au 7 novembre a aidé des participants provenant d'Afrique du Sud, du Kenya, de Madagascar et de la République-Unie de Tanzanie d'identifier des zones maritimes qui pourraient être désignées en tant que PSAA.

Une zone maritime peut être désignée en tant que PSAA si elle remplit un certain nombre de critères. Il s'agit notamment de critères écologiques, soit un écosystème unique ou rare, la diversité des écosystèmes ou la vulnérabilité de ceux-ci face aux dégradations causées par des phénomènes naturels ou des activités humaines. Les critères socio-économiques et culturels comprennent l'importance de la zone pour les loisirs ou le tourisme, tandis que les critères scientifiques et éducatifs comptent l'intérêt scientifique et la valeur historique.

L'atelier a permis d'identifier le statut actuel des aires protégées et des activités de transport maritime dans la région, plus particulièrement du canal du Mozambique. En plus de recevoir des renseignements à propos des PSSA, les participants ont pu échanger et s'entendre sur des zones qui pourraient être candidates à une désignation comme PSSA. L'atelier a été facilité par l'Agence portuaire maritime et fluviale de Madagascar, avec la collaboration de l'OMI.

Le travail de l'OMI en lien avec les PSSA appuie la réalisation de l'objectif de développement durable 14 sur les océans. À ce jour, 17 PSAA ont été désignées. 

 

Remise des diplômes à l’Université maritime mondiale

05/11/2019 

Quelque 250 finissants provenant de 79 pays ont reçu cette semaine leur diplôme de l'Université maritime mondiale (UMM). La cérémonie de remise des diplômes s'est tenue le 3 novembre à Malmö (Suède).

L'Université maritime mondiale a été fondée par l'OMI en 1983 en tant que centre d'excellence d'enseignement, de recherche et de renforcement des capacités dans le domaine maritime. L'établissement offre des programmes d'enseignement uniques de deuxième cycle, mène des recherches d'une large portée sur des sujets liés aux affaires maritimes et aide à renforcer les capacités, dans la lignée des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. D'ailleurs, une éducation de qualité constitue l'un des ODD.

Les femmes représentent environ le tiers de la promotion 2019, qui compte 131 diplômés du Master ès sciences du campus de Malmö, 42 diplômés qui ont suivi le programme en Chine, trois diplômés du programme de doctorat et 74 diplômés qui ont suivi le programme d'enseignement à distance. En incluant la promotion 2019, l'UMM a remis depuis sa fondation un total de 5167 diplômes à des étudiants provenant de 170 pays.

Le Secrétaire général de l'OMI et chancelier de l'Université maritime mondiale, Kitack Lim, est le premier diplômé de l'UMM à occuper ces postes. Lors de la cérémonie de remise des diplômes, il a souligné l'impact significatif qu'a eu l'université dans sa vie et a insisté sur la responsabilité qui incombe aux diplômés lorsqu'ils retournent dans leurs pays respectifs.

« J'exhorte chacun d'entre vous à assumer votre part de responsabilité pour faire avancer le monde d'une manière durable, en ne laissant personne de côté. Vous êtes maintenant dans une position enviable, ayant les connaissances et le pouvoir nécessaires pour transformer les idées en réalité. Cela contribuera à améliorer nos vies et sera bénéfique pour nos pays, nos régions et notre planète », a déclaré M. Lim.

Des photos et un résumé complet de la cérémonie sont disponibles ici.  

 

Renforcer la coopération entre pays africains en cas de déversement d’hydrocarbures

05/11/2019 

De nos jours, les déversements majeurs d'hydrocarbures sont rares et le nombre d'accidents mettant en cause des pétroliers a diminué. Néanmoins, les pays côtiers doivent être prêts à intervenir en cas d'urgence. La coopération et l'assistance bilatérales, multilatérales et internationales sont essentielles pour compléter les capacités nationales. C'est le message qui a été souligné lors de la huitième Conférence régionale de l'Initiative mondiale pour l'Afrique occidentale, centrale et australe (projet GI-WACAF), qui s'est tenue au Cap (Afrique du Sud) du 28 au 31 octobre.

Le projet GI-WACAF, qui est une collaboration entre l'OMI et l'IPIECA, vise à renforcer les capacités de préparation et de lutte contre les déversements d'hydrocarbures en Afrique de l'ouest, centrale et australe. Il permet de soutenir la coopération mutuelle et d'aider les pays à renforcer leurs capacités d'intervention en cas de déversement. La région couverte par le projet compte d'importants producteurs de pétrole, comme l'Angola et le Nigeria, et est également vulnérable en raison du volume significatif de trafic maritime.

Au cours des deux dernières années, quelque 16 activités nationales et sous-régionales ont été mises en place. Celles-ci couvrent de nombreux aspects de la préparation et de la lutte contre les déversements d'hydrocarbures. Par exemple, un exercice transfrontière d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures impliquant l'Angola et la Namibie a eu lieu en août 2019. Le projet est caractérisé par la collaboration avec d'autres entités concernées par la préparation en cas de déversement d'hydrocarbures, afin d'assurer une approche coordonnée et cohérente. Le projet GI-WACAF, en place depuis 13 ans, a encouragé le développement d'un réseau de points focaux et d'experts sur la lutte et la préparation dans la région.

Lors de la conférence, plusieurs délégués se sont montrés intéressés par la possibilité de réaliser d'autres exercices transfrontières entre pays voisins, afin de mieux comprendre et de surmonter les défis qui risquent de se poser lors d'incidents réels. Les délégués se sont entendus sur la nécessité de mettre en œuvre efficacement, dans les législations nationales de tous les pays de la région, les conventions de l'OMI relatives à la préparation et à la lutte en cas de déversement d'hydrocarbures, comme la Convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC), de même que celles en matière de responsabilité et d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, comme la Convention sur les hydrocarbures de soute.

La Conférence a été organisée par l'OMI et l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA), en collaboration étroite avec le Gouvernement de la République sud-africaine. Elle a réuni des représentants des gouvernements et de l'industrie provenant de 22 pays africains qui participent au Projet GI-WACAF : Afrique du Sud, Angola, Bénin, Cameroun, Cabo Verde, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Libéria, Mauritanie, Namibie, Nigéria, République démocratique du Congo, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone et Togo. 

 

Redoubler d’efforts pour assurer la sécurité des navires

04/11/2019 

La Convention SOLAS est le plus important traité de l'OMI en matière de sécurité des navires de commerce. Il couvre un vaste éventail de sujets, incluant la construction des navires, la protection contre les incendies, les engins de sauvetage et le transport des cargaisons. De manière générale, la Convention SOLAS s'applique uniquement aux navires au-dessus d'une certaine taille qui effectuent des voyages internationaux.

Toutefois, les efforts de l'OMI visant à améliorer la sécurité des transports maritimes vont plus loin et concernent également les navires non soumis à la Convention SOLAS, soit les navires de pêche, les transbordeurs nationaux, les yachts privés et les petits navires de charge de jauge brute inférieure à 500.

Afin de renforcer la sécurité de ces navires en Amérique centrale et du Sud, l'OMI a organisé un cours de formation sur l'inspection des navires non soumis à la Convention SOLAS, qui s'est tenu à San Salvador (El Salvador) du 28 octobre au 1er novembre. L'événement a rassemblé des participants des six pays suivants : Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua et République dominicaine. La formation a porté sur les façons d'uniformiser les critères nationaux en matière de sécurité maritime, de sûreté maritime et de prévention de la pollution.

Le cours a été organisé en collaboration avec la Prefectura Naval Argentina (PNA) et présenté par la Commission centraméricaine du transport maritime (COCATRAM), un partenaire régional de l'OMI. La République d'El Salvador était l'hôte de l'événement.

 

Un projet international pour protéger la biodiversité franchit une nouvelle étape

01/11/2019 

Les espèces aquatiques envahissantes menacent la biodiversité marine, mais l'OMI mène un projet majeur, à l'échelle mondiale, pour lutter contre cette menace et trouver des solutions à ce problème. Ce projet vient de franchir deux jalons importants, puisque deux pays supplémentaires, soit l'Indonésie et le Mexique, ont formé leurs équipes spéciales nationales.

Le projet de partenariats GloFouling est une initiative conjointe du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l'OMI. Il permet à des pays en développement de lutter contre le transfert d'espèces aquatiques envahissantes causé par l'encrassement biologique, c'est-à-dire l'accumulation d'organismes aquatiques sur la coque des navires et d'autres structures maritimes.

L'OMI a mené des ateliers en Indonésie et au Mexique au cours du mois d'octobre afin d'échanger sur les aspects techniques de la problématique de l'encrassement biologique et sur les modalités institutionnelles mises en place par ces pays afin de prendre part au projet GloFouling. Ces ateliers ont réuni les nombreux intervenants qui joueront un rôle dans les équipes spéciales nationales : en plus des autorités nationales en matière d'affaires maritimes et d'environnement, les équipes spéciales comprennent des représentants de l'industrie, des universités et des établissements de recherche. Lors de l'atelier, une vue d'ensemble des menaces posées par les espèces envahissantes et l'encrassement biologique a été présentée. Il a également été question des cadres réglementaires existants et des éléments essentiels pour l'élaboration de politiques nationales.

Le projet de partenariats GloFouling compte 12 principaux pays partenaires. De ce nombre, huit ont maintenant leurs équipes nationales spéciales : en plus de l'Indonésie et le Mexique, c'est le cas du Brésil, des Fidji, de Madagascar, de Maurice, des Philippines et des Tonga. L'Équateur, la Jordanie, le Pérou et le Sri Lanka doivent mettre en place leurs équipes nationales spéciales au cours des prochains mois.

Pour le Mexique et l'Indonésie, la prochaine étape sera d'élaborer des rapports de base nationaux afin d'évaluer la situation actuelle en lien avec les espèces allogènes. Ce processus permettra d'identifier les résultats des travaux de recherche disponibles et les impacts économiques, en vue de prendre des décisions éclairées.  

 

Une formation pour une économie bleue durable en Afrique

01/11/2019 

Le futur de l’Afrique repose sur des océans sains et une économie bleue durable, puisque 38 des 54 pays africains sont des États côtiers et que plus de 90% des importations et exportations du continent sont transportées par voie maritime. 

Un nouveau programme de formation, développé au Kenya avec le soutien de l’OMI, permet de placer le secteur maritime au cœur des plans de développement nationaux en Afrique. Il met en avant une manière inclusive, propre et écologique d’exploiter les ressources maritimes. Cela contribuera à l’atteinte des objectifs de développement durable, qui représentent une orientation stratégique clé pour l’OMI.

Une session pilote du cours intitulé « Sécurité maritime stratégique et Économie bleue » a été offerte à des responsables du gouvernement kenyan, du 28 octobre au 1er novembre, au Centre de formation au maintien de la paix dans le monde de Nairobi. Ce cours comprend un module, mené par l’OMI, sur l’élaboration de politiques en matière d’économie bleue. Les participants peuvent en apprendre davantage sur l’état actuel, les dynamiques et le rôle des décideurs dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques d’économie bleue. 

Au cours de la semaine, les participants ont été confrontés à certaines questions clés : Le plus grand défi est-il posé par le fait que la valeur du secteur maritime est sous-estimée? Est-il juste d’affirmer que plusieurs pays africains n’ont pas une culture maritime forte? Si tel est le cas, comment remédier à ces problèmes?

Le module a souligné l’importance, pour toutes les agences gouvernementales, militaires et civiles, de s’unir dans un effort national et régional plutôt que de fonctionner séparément. De plus, les participants ont été invités à considérer le rôle actuel et potentiel des femmes dans la communauté maritime. Les discussions ont été alimentées par le slogan du Programme de l’OMI sur les femmes du secteur maritime : « formation, visibilité, reconnaissance ». 

Il est prévu qu’une fois complétée, la formation sera mise en œuvre plus largement sur tout le continent. 

 

Préserver l’intégrité des communications maritimes

29/10/2019 

L'importance de protéger l'intégrité des services de radiocommunications maritimes est un message clé défendu par l'OMI à l'occasion de la Conférence mondiale des radiocommunications (CMR-19) de l'Union internationale des télécommunications (UIT), qui se tient à Charm el-Cheikh, (Égypte), du 28 octobre au 22 novembre.

Les liaisons radio et satellite sont essentielles pour les communications de routine et pour assurer le bon fonctionnement du système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM), qui permet de sauvegarder la vie humaine en mer. Il faut donc préserver le spectre radioélectrique attribué aux services de radiocommunications maritimes existants et futurs.

Un élément important à l'ordre du jour de la CMR-19 vise à soutenir l'introduction du système à satellites Iridium au système mondial de détresse et de sécurité en mer. L'OMI invite l'UIT à adopter des mesures réglementaires d'ici le 1er janvier 2020 afin de garantir la protection totale et la disponibilité des bandes de fréquences que les nouveaux fournisseurs de services, comme Iridium, devront utiliser pour assurer des services dans le cadre du SMDSM.

Parmi les autres points importants à l'ordre du jour, on compte la réglementation des dispositifs de radiocommunication maritimes autonomes et des modifications au Règlement des radiocommunications visant à inclure de nouvelles attributions de fréquences au service mobile maritime par satellite pour permettre l'exploitation de la composante satellite du système d'échange de données en ondes métriques. 

​Plus de renseignements sur l'importance de protéger le spectre radioélectrique attribué aux services de radiocommunications maritimes sont disponibles dans un article rédigé par le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, dans le bulletin ITU News (p. 68, en anglais).

 

Accroître la communication entre pays méditerranéens en cas d’incidents de pollution

29/10/2019 

L'existence d'un système établi de communications en cas d'urgence permet de lutter contre la pollution des mers de façon plus rapide et plus efficace. Lors d'un atelier régional à Bruxelles (Belgique), des représentants de 12 pays méditerranéens ont envisagé la mise en place d'un système commun de communication d'urgence, qui inclurait l'ensemble de la région, afin de répondre aux incidents de pollution marine.

L'événement, qui s'est tenu les 22 et 23 octobre, a rassemblé des représentants des pays suivants : Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Égypte, Espagne, France, Israël, Malte, Monténégro, Maroc, Tunisie et Turquie. Les participants sont responsables, dans leurs pays respectifs, de la préparation et de la lutte contre la pollution marine accidentelle.

Ces représentants ont reçu une formation à propos du système commun de communication et d'information d'urgence pour la pollution marine de l'Union européenne, qui couvre présentement les États Membres de l'UE. Ils ont aussi examiné les façons d'étendre ce système afin d'en faire un outil régional de communication d'urgence reliant tous les pays méditerranéens.

Les participants ont convenu qu'une proposition sera préparée par le Projet de coopération contre la pollution marine par des hydrocarbures et SNPD dans la région de la Méditerranée occidentale (West MOPoCo). Cette proposition sera soumise en 2021 à la réunion des Points focaux du Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC).

L'atelier a été organisé par le REMPEC en collaboration avec la Direction générale de la protection civile européenne et des opérations d'aide humanitaire de la Commission européenne.

 

Ban Ki-moon appelle à la collaboration pour le climat et le développement durable

28/10/2019 

Affronter les changements climatiques et atteindre les objectifs fixés dans le Programme de développement durable à l'horizon 2030 sont les deux défis déterminants de notre époque, a déclaré l'ancien Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon dans un discours prononcé au Siège de l'OMI le 28 octobre.

Devant une audience formée de représentants d'États Membres, d'ONG et de membres du personnel de l'OMI, il a formulé une mise en garde contre l'unilatéralisme croissant. « En ces temps de discorde grandissante, je crois que la réalisation des objectifs de développement durable de l'ONU et des cibles de l'Accord de Paris sur le changement climatique sont deux démarches qui devraient unir toutes les nations, toutes les industries et toute la société civile », a affirmé M. Ban.

L'ancien Secrétaire général de l'ONU a louangé le travail mené par l'OMI pour lutter contre les changements climatiques, notamment l'adoption de la Stratégie initiale concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Il a souligné les efforts, notamment en matière de renforcement des capacités, afin de promouvoir un secteur des transports maritimes plus sûr et plus respectueux de l'environnement. « En prenant la mesure des réalités actuelles en matière de développement global et de changements climatiques, je crois que l'OMI et le secteur des transports maritimes sont bien placés pour nous aider à naviguer vers des ports plus sûrs », a déclaré M. Ban.

M. Ban, qui a lui-même mis en place ONU-Femmes au cours de son mandat comme Secrétaire général, a également vanté le travail de l'OMI en matière d'autonomisation des femmes, par l'entremise du thème de la Journée mondiale de la mer 2019 et de son Programme sur les femmes du secteur maritime. Il a rappelé que les compagnies qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants affichent de meilleures performances et que les femmes et les enfants sont touchés de manière disproportionnée par les conséquences de la pauvreté, des changements climatiques et des conflits.

L'engagement de l'OMI envers l'ODD 14 sur les océans, notamment son travail contre les déchets plastiques marins, a aussi été souligné. Les transports maritimes sont essentiels au commerce et au développement international, de même qu'à la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable. Avec 11 années restantes pour atteindre les cibles fixées par les 17 ODD, « nous devons tous mettre la main à la pâte et mettre en place une approche où tout le monde s'unit dans un partenariat faisant intervenir toutes les parties prenantes », a affirmé M. Ban. « Considérant l'importance majeure du secteur des transports maritimes pour nos économies et pour l'environnement, l'OMI se positionne véritablement en pionnière des efforts globaux pour bâtir un futur plus prospère et durable », a-t-il ajouté. Des photos de l'événement sont disponibles ici.

 

Unis dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée

28/10/2019 

La collaboration de tous les intervenants est nécessaire pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR). Un groupe de travail mixte qui rassemble trois institutions des Nations Unies, soit l'OMI, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation internationale du Travail (OIT), s'est réuni à Torremolinos (Espagne) du 23 au 25 octobre pour discuter de cet enjeu.

Les activités de pêche menées sans les autorisations appropriées peuvent nuire aux efforts nationaux, régionaux et mondiaux pour préserver et gérer les stocks de poissons, en plus de se traduire par de mauvaises conditions de travail et de sécurité pour les pêcheurs.

Le groupe de travail mixte a recommandé que les trois organisations mettent en avant et appuient le processus visant à améliorer la coordination et le partage d'informations sur les procédures d'inspection au niveau national. Les échanges ont aussi porté sur les efforts de renforcement des capacités. Le groupe de travail a recommandé le partage de renseignements et d'expériences en vue de mettre sur pied un éventuel programme de coopération technique et de renforcement des capacités à propos de la pêche INDNR. Cela pourrait inclure le partage d'information et d'expertise entre les instituts de formations comme l'Université maritime mondiale, l'Université mondiale des Pêches, l'Institut de droit maritime international et le Centre de formation international de l'OIT.

Ce quatrième Groupe de travail mixte FAO/OIT/OMI sur la pêche INDNR et sujets connexes a rassemblé des représentants d'États et d'autres organisations, notamment des organisations intergouvernementales (OIG) et des organisations non gouvernementales (ONG). Les recommandations seront soumises aux organes concernés de la FAO, l'OIT et l'OMI.

Cette rencontre a eu lieu immédiatement après la Conférence ministérielle sur la sécurité des navires de pêche et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, qui s'est tenue à Torremolinos du 21 au 23 octobre. Cette conférence ministérielle, organisée par l'OMI et le Gouvernement espagnol, a fait la promotion de la ratification de l'Accord du Cap, qui représente le traité fondamental de l'OMI en matière de sécurité des navires de pêche. Lorsqu'il entrera en vigueur, l'Accord du Cap devrait aussi contribuer à la lutte contre la pêche INDNR. 

 

Faciliter le partage d’informations sur les conditions météorologiques extrêmes en mer

28/10/2019 

Un colloque sur les conditions météorologiques extrêmes en mer a mis en lumière le besoin de combler le fossé entre les services de renseignements et d'avis relatifs à la météorologie et à l'océanographie et les utilisateurs de ces informations dans le secteur maritime.  

Le Colloque international sur le thème "Conditions météorologiques extrêmes en mer : garantir la sauvegarde de la vie humaine en mer et une économie bleue durable" était organisé par l'OMI et l'Organisation météorologique mondiale (OMM). L'événement a rassemblé plus de 200 intervenants du secteur des transports maritimes au Siège de l'OMI, à Londres, du 23 au 25 octobre. Les participants provenaient des domaines du fret, des transbordeurs à passagers, des navires de croisière, du secteur offshore, des ports, de la garde côtière, des fournisseurs d'assurance et des services de renseignements relatifs à la météorologie et à l'océanographie.

Des exemples globaux de conditions météorologiques extrêmes en mer et un vaste éventail d'enjeux reliés ont été abordés, incluant les assurances, les enquêtes et indemnisations, l'utilisation des prévisions océanographiques pour améliorer la prise de décision par le secteur maritime, la transmission numérique de renseignements concernant la sécurité maritime, l'aide à la décision dans les régions polaires, l'optimisation des itinéraires, l'aide à la décision pour le secteur offshore, ainsi que la recherche et le sauvetage. Des photos de l'événement sont disponibles ici.

 

L’Espagne et l’OMI signent un mémorandum d’entente pour promouvoir la coopération technique

24/10/2019 

L'OMI et l'Espagne ont annoncé la signature d'un mémorandum d'entente pour la coopération technique, ce qui va soutenir des activités de renforcement des capacités dans des pays hispanophones et anglophones. Ces activités vont appuyer l'application des règles de l'OMI, sensibiliser au mandat de l'Organisation et contribuer à des transports maritimes durables de même qu'à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies.

Le mémorandum d'entente englobe un large éventail de secteurs, incluant les activités de recherche et sauvetage, la formation maritime et l'élément humain, la sécurité des navires à passagers, les systèmes de navigation et de communication maritimes, la sécurité des navires de pêche, les installations de réception portuaires, les enquêtes sur les accidents, la réduction de la pollution de l'atmosphère, la lutte contre la pollution par les hydrocarbures et les produits chimiques, la législation maritime, le principe du guichet unique, le régime de responsabilité et d'indemnisation, les compétences de l'État du pavillon, de l'État du port et de l'État côtier, les procédures pour le Programme d'audit des États Membres et les politiques nationales en matière de transport maritime.

Le mémorandum d'entente a été signé par le directeur général de la marine marchande, Benito Nuñez Quintanilla, et le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, à l'occasion de la Conférence ministérielle sur la sécurité des navires de pêche et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, qui s'est tenue à Torremolinos du 21 au 23 octobre. Ce mémorandum d'entente remplace et met à jour le précédent, qui avait été signé en 2009. 

 

Le rôle des femmes dans les pêcheries souligné à la Conférence ministérielle de Torremolinos

22/10/2019 

Les femmes jouent un rôle essentiel dans l'ensemble de la chaîne logistique reliée aux pêches, notamment dans le processus de transformation du poisson afin qu'il soit acheminé jusqu'aux marchés et aux foyers. Cette contribution, qui est fréquemment oubliée, a été mise en avant à l'occasion d'un événement parallèle sur les femmes dans les pêcheries organisé dans le cadre de la Conférence ministérielle sur la sécurité des navires de pêche qui s'est tenue à Torremolinos (Espagne), du 21 au 23 octobre.

« Les femmes jouent un rôle clé dans le secteur des pêches partout dans le monde. Ignorer ce rôle équivaut à ne voir que la moitié du portrait. Les données disponibles ne rendent pas compte de la nature multidimensionnelle du travail accompli par les femmes dans les pêcheries et peu de politiques sont développées en prenant les femmes en considération », a déclaré Juvenal Shiundu de l'OMI lors de cet événement parallèle.

Les intervenants ont fait part d'initiatives visant à soutenir les femmes dans les pêcheries, incluant la mise sur pied de réseaux et d'associations afin que ces femmes puissent faire entendre davantage leur voix et avoir accès à des formations. La directrice générale de l'Autorité nationale des Pêches et de l'Aquaculture du Libéria, Emma Metieh Glassco, a décrit un projet, soutenu par l'Islande, qui permet d'accroître la visibilité des femmes dans les pêcheries grâce à la création d'associations de marchands de poissons, en plus d'offrir des formations sur la salaison et l'utilisation de fumoirs plus performants.

La représentante du Réseau de femmes dans les pêcheries du Fidji, Cherie Morris, a expliqué que son organisation aide les femmes à se faire entendre au sein des communautés. Ce réseau a également obtenu un financement pour entreprendre une cueillette de données. D'ailleurs, la nécessité de telles données a aussi été évoquée par de nombreux intervenants, dont la présidente de l'Université maritime mondiale (UMM), Cleopatra Doumbia-Henry. « Nous devons recueillir des données et réaliser davantage de recherches sur les pêches, les pêcheurs, et le rôle de ces derniers, puis examiner des façons de sortir ces personnes de la pauvreté », a affirmé Dr. Doumbia-Henry.

Les estimations actuelles indiquent que le domaine des pêches comprend environ 40 millions de personnes, dont approximativement 15% sont des femmes. D'autres études seront nécessaires afin d'obtenir un portrait complet de la situation actuelle. Cependant, les femmes jouent un rôle essentiel et forment souvent la majorité de la main-d'œuvre impliquée dans les pêches artisanales dans des pays en développement.

Les intervenants ont aussi insisté sur la nécessité de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Ces démarches doivent suivre une approche ascendante (« bottom-up ») et impliquer les femmes qui travaillent à terre dans la chaîne logistique des pêches. Il est nécessaire de redoubler d'efforts afin de bâtir des partenariats, d'améliorer la collaboration entre l'OMI, la FAO et l'OIT pour augmenter la visibilité et la reconnaissance envers les femmes dans les pêcheries et de soutenir la création de réseaux et d'associations de femmes du secteur.

Ont aussi pris la parole lors de cet événement : Jane Njeri Grytten, directrice générale de Pweza Fishing Operations Management Ltd, Maria del Mar Saez Torres du réseau espagnol de femmes dans le secteur des pêches, Alicia Mosteiro Cabanelas de la FAO, Christine Bader de l'OIT et Helen Buni de l'OMI. Des photos de l'événement sont disponibles ici.

De plus, afin de remédier au manque de visibilité des femmes du secteur, l'OMI a lancé une campagne de sensibilisation en ligne, qui a encouragé les femmes dans les pêcheries à partager leurs photos avec le mot-clic #WomenInFisheries. Ces photos ont été rassemblées sur le site suivant : https://walls.io/womeninfisheries.

 

Sécurité des navires de pêche : 46 pays affirment leur soutien à l’Accord du Cap

21/10/2019 

Les Îles Cook et Sao Tomé-et-Principe ont annoncé leur adhésion à l'Accord du Cap de 2012. Ces deux États ont déposé leurs instruments d'adhésion au premier jour de la Conférence ministérielle sur la sécurité des navires de pêche et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, qui se tient du 21 au 23 octobre à Torremolinos, en Espagne.

Parallèlement, ces deux pays et 44 autres ont signé le même jour la Déclaration de Torremolinos, un instrument non juridiquement contraignant. Par ce geste, ces 46 États ont affirmé publiquement leur volonté de ratifier l'Accord du Cap d'ici le 11 octobre 2022, soit la date du dixième anniversaire de l'adoption de cet accord.

La Conférence ministérielle de Torremolinos vise à donner un nouvel élan pour la ratification et l'entrée en vigueur de l'Accord du Cap, qui prévoit des mesures de sécurité obligatoires s'appliquant aux navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres.

L'Accord du Cap entrera en vigueur 12 mois après la date à laquelle au moins 22 États, qui comptent ensemble au moins 3600 navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres exploités en haute mer, auront exprimé leur consentement à être lié par cet instrument. En incluant les deux dernières adhésions, 13 pays ont ratifié l'Accord du Cap : l'Afrique du Sud, l'Allemagne, la Belgique, le Congo, le Danemark, l'Espagne, la France, les Îles Cook, l'Islande, la Norvège, les Pays-Bas, Saint-Kitts-et-Nevis et Sao Tomé-et-Principe.

Le premier ministre des Îles Cook, Henry Puna, et le ministre de l'Agriculture, des Pêches et du Développement rural de Sao Tomé-et-Principe, Francisco Martins dos Ramos, ont déposé les instruments d'adhésion à l'Accord du Cap pour leurs pays respectifs.

Les pays signataires de la Déclaration de Torremolinos s'engagent à passer à l'action afin que les critères d'entrée en vigueur de l'Accord du Cap soient remplis avant la date limite du 11 octobre 2022. Ils promettent aussi de promouvoir cet Accord, reconnaissant que l'efficacité de l'instrument dépendra de l'existence d'un vaste appui de la part des États, en leur qualité d'État du pavillon, d'État du port et d'État côtier. Ces pays ont aussi dénoncé la prolifération de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et reconnu que l'Accord fournira aux États du port un instrument obligatoire afin de mener des inspections des navires de pêche, ce qui se traduira par un meilleur contrôle et une plus grande transparence des activités de pêche.

Les pays signataires de cette Déclaration sont les suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Belgique, Belize, Chili, Chine, Congo, Costa Rica, Croatie, Danemark, Équateur, Espagne, Fidji, Finlande, France, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Îles Cook, Îles Marshall, Indonésie, Irlande, Islande, Kiribati, Libéria, Mozambique, Namibie, Nicaragua, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Palaos, Panama, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Pays-Bas, Pérou, République centrafricaine, République de Corée, République démocratique du Congo, Royaume-Uni, Sao Tomé-et-Principe, Togo, et Vanuatu.

La Conférence de Torremolinos est organisée conjointement par l'OMI et le Gouvernement de l'Espagne, avec le soutien de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et des Pew Charitable Trusts. L'événement rassemble plus de 500 participants, incluant plus de 30 ministres, représentant 148 délégations. La Conférence se terminera mercredi avec l'adoption de résolutions.

 

La Conférence de Torremolinos donne un nouvel élan pour la ratification de l’Accord du Cap

21/10/2019 

La ratification et l'entrée en vigueur de l'Accord du Cap, un traité international fondamental sur la sécurité des navires de pêche, pourrait avoir un impact positif significatif et sauver des vies en mer. Cela est particulièrement important dans le contexte où le nombre de personnes qui perdent la vie sur des navires de pêche demeure inacceptable.

Du 21 au 23 octobre, une Conférence ministérielle se tient à Torremolinos (Espagne) afin d'insuffler un élan supplémentaire pour l'entrée en vigueur de cet Accord. Cela contribuera également à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. L'événement rassemble plus de 500 participants, incluant plus de 30 ministres, représentant 148 délégations. Cette forte participation indique une détermination renforcée afin d'assurer l'entrée en vigueur de l'Accord du Cap. Des photos de la conférence sont disponibles ici.

Dans son discours d'ouverture, le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a rappelé que la toute première convention internationale sur la sécurité des navires de pêche avait été adoptée à Torremolinos en 1977 (suivie d'un Protocole en 1993), mais celle-ci n'est toujours pas en vigueur. L'Accord du Cap de 2012 offrira un régime obligatoire à jour sur la sécurité des navires de pêche.

« En 1977, dans cette même salle, le cheminement vers un régime de sécurité international et obligatoire pour les navires de pêche commençait. Après plus de 42 ans, l'OMI et ses États Membres sont de retour à Torremolinos afin de donner un élan final pour l'entrée en vigueur d'un régime réglementaire international contraignant sur la sécurité des navires de pêche », a déclaré M. Lim.

Lundi, les États seront invités à signer la Déclaration de Torremolinos, un instrument non contraignant juridiquement grâce auquel les États peuvent déclarer publiquement leur volonté de ratifier l'Accord du Cap d'ici le 11 octobre 2022, soit la date du dixième anniversaire de l'adoption de cet accord. La Conférence se terminera mercredi avec l'adoption de résolutions.

L'Accord du Cap de 2012 comprend des prescriptions internationales obligatoires relatives à la stabilité et l'état correspondant de navigabilité, les machines et installations électriques, la lutte contre les incendies, les équipements de communications et les engins de sauvetage, de même que sur la construction des navires de pêche. Cet Accord vise à permettre un meilleur contrôle de la sécurité des navires de pêche par les États du pavillon, les États du port et les États côtiers. 

La Conférence de Torremolinos est organisée conjointement par l'OMI et le Gouvernement de l'Espagne, avec le soutien de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et des Pew Charitable Trusts. La Conférence ministérielle sera suivie d'une rencontre du Groupe de travail mixte FAO/OIT/OMI sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, qui aura lieu au même endroit, du 23 au 25 octobre.

 

De nouveaux combustibles pour décarboniser le secteur des transports maritimes

18/10/2019 

Le secteur des transports maritimes doit adopter des combustibles alternatifs à zéro émission de carbone afin d'atteindre les cibles établies dans la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Un colloque sur l'objectif 2020 de l'OMI et les combustibles de substitution, qui a pris fin le vendredi 18 octobre, a permis de montrer que l'ammoniac et l'hydrogène sont des carburants potentiels prometteurs pour ce secteur.

D'emblée, Edmund Hugues de l'OMI a rappelé que la Stratégie initiale avait envoyé un signal clair : le secteur des transports maritimes devra s'adapter. « Nous devons changer afin de faire face aux changements climatiques à l'échelle mondiale. Nous devons trouver de nouvelles technologies et de nouveaux carburants si nous voulons atteindre une réduction d'au moins 50% des émissions de GES provenant des transports maritimes internationaux d'ici 2050 », a déclaré M. Hugues. Cette cible, établie dans la Stratégie initiale, équivaut à une réduction de 85% des émissions de CO2 par navire. Certaines mesures opérationnelles et techniques peuvent aider à atteindre cet objectif. Par exemple, une bonne synchronisation de l'arrivée des navires au port, l'optimisation de la vitesse et l'installation de technologies sur les navires existants (comme la propulsion éolienne) améliorent le rendement énergétique des navires, ce qui se traduit par une baisse des émissions.

« À long terme, l'avenir consiste en une forme de combustible à base d'hydrogène », a affirmé Tristan Smith de l'Energy Institute de l'University College London (UCL). Le potentiel des carburants à base d'hydrogène et d'ammoniac comme substituts aux combustibles fossiles pour les moteurs de navires a aussi été souligné par Tore Longva de DNV GL et Alexandra Ebbinghaus, chef des projets stratégiques maritimes pour Shell et présidente de GloMEEP-Global Industry Alliance. Ces intervenants ont rappelé que les enjeux fondamentaux en lien avec ces nouveaux carburants incluent la rapidité à laquelle ils seront adoptés et la planification de la production.

L'attaché maritime malaisien Kanagalingam T. Selkvarasah a témoigné de l'engagement pris par la Malaisie envers le développement de l'hydrogène comme combustible pour les moteurs marins. Il a décrit les projets et les infrastructures déjà en développement à cette fin. Enfin, Madadh Maclaine de la Zero Emission Ship Technology Association (ZESTAs) a indiqué que l'hydrogène est déjà utilisé avec succès par de nombreux petits navires et que ce carburant a le potentiel nécessaire pour être utilisé à plus grande échelle.

Les intervenants ont soutenu que des mesures d'appui, une collaboration renforcée ainsi que des activités de recherche et développement seront nécessaires afin de déterminer la direction que prendra le secteur des transports maritimes dans le processus de décarbonisation. « Le secteur des transports maritimes est prêt à bouger », a lancé Johannah Christensen, directeur général et chef de projets et programmes pour la coalition « Getting to Zero » du Global Maritime Forum. M. Christensen a ajouté que la présence d'un organisme mondial de réglementation, soit l'OMI, est bénéfique pour le secteur des transports maritimes.

Lors de son discours de clôture, le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a souligné que les différents sujets abordés lors du colloque ont permis à de nombreuses parties prenantes d'échanger sur la limite de la teneur en soufre, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Il a aussi insisté sur la nécessité, à long terme, de faire face aux changements climatiques et de décarboniser le secteur des transports maritimes.

« Le développement et l'approvisionnement en combustibles de substitution économiquement viables ne peut être accompli seulement par le secteur des transports maritimes. Le soutien du secteur maritime au sens plus large, incluant l'industrie pétrolière et gazière, les affréteurs et les ports, sera nécessaire », a affirmé M. Lim. 

 

Le secteur maritime au cœur des plans de développement en Afrique

12/10/2019 

Seize pays d'Afrique de l'Est et australe ont résolu de faire du secteur maritime un élément central de leurs plans de développement nationaux, à la suite d'un atelier organisé par l'OMI à Nairobi (Kenya), les 8 et 9 octobre.

Il s'agit de l'Afrique du Sud, l'Angola, les Comores, Djibouti, l'Éthiopie, le Kenya, Madagascar, le Malawi, Maurice, le Mozambique, la Namibie, l'Ouganda, la République-Unie de Tanzanie les Seychelles et le Soudan du Sud.

Ces pays ont adopté une résolution en cinq points, dans laquelle ils ont convenu d'intégrer les questions maritimes dans leurs plans-cadres des Nations Unies pour la coopération au service du développement durable, qui déterminent leurs priorités nationales à des fins de financement et d'assistance.

Ils ont aussi affirmé leur volonté de travailler en collaboration avec les coordonnateurs résidents de l'ONU et les équipes de pays des Nations-Unies afin de s'assurer que les plans-cadres pour l'aide au développement de leurs pays respectifs incorporent le secteur maritime, et particulièrement les besoins en assistance technique de ce secteur. Les autorités nationales contribueront aux travaux du Groupe de développement durable des Nations Unies afin de d'élaborer des indicateurs de performance clés qui serviront à mesurer la réussite des activités de coopération technique maritime.

La résolution a souligné le travail accompli par la Division de la coopération technique de l'OMI et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) afin de développer l'économie bleue. Placer l'activité maritime au cœur des plans nationaux de développement en Afrique aidera à atteindre les objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU, ce qui représente une direction stratégique clé pour l'OMI.

L'hôte de l'événement était le Gouvernement de la République du Kenya, par l'entremise de son ministère des Transports et Affaires maritimes. 

 

Améliorer l’efficacité de la gestion et de l’exploitation des ports

11/10/2019 

Un cours intensif sur l'efficacité de la gestion et de l'exploitation des ports a été offert à des hauts fonctionnaires et décideurs d'autorités portuaires et maritimes de partout dans le monde. Cette formation de cinq semaines est présentée chaque année par l'Institut Portuaire d'Enseignement et de Recherche (IPER).

Le 33e Cours supérieur de formation à l'exploitation et à la gestion des ports s'est terminé le 11 octobre à Le Havre, en France. Il a réuni des participants de 19 pays : Algérie, Bangladesh, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Djibouti, Égypte, Guinée équatoriale, Jamaïque, Kenya, Madagascar, Maroc, Maurice, Mauritanie, Philippines, Sénégal, Somalie, République-Unie de Tanzanie et Togo. Sept de ces participants étaient des femmes.

La formation comprend des cours en classe et des visites sur le terrain. Des présentations ont été réalisées en français et en anglais sur une variété d'enjeux reliés aux ports, notamment l'économie portuaire et des transports maritimes, de même que l'organisation, la sécurité, les systèmes informatiques, l'entretien et l'environnement. De plus, l'OMI a livré une présentation sur la façon de rapprocher les ports de l'Organisation.

Le cours est présenté avec le soutien de l'OMI, l'Administration portuaire française et l'Union maritime et portuaire du Havre, entre autres. 

 

L’OMI offre une formation sur les politiques maritimes aux futurs dirigeants du secteur

03/10/2019 

L'Université maritime mondiale (UMM) est un établissement d'enseignement et de formation à l'intention des futurs responsables maritimes, dont plusieurs seront impliqués dans l'élaboration de politiques dans leurs pays respectifs. Du 2 au 4 octobre, des étudiants du programme de maîtrise ès sciences en affaires maritimes ont bénéficié d'un séminaire à propos des politiques en matière de transports maritimes.

Présenté par un représentant de l'OMI, ce séminaire spécialisé était le tout premier à ce sujet à se dérouler à l'UMM. La formation s'est conclue avec un exercice pratique en groupe, de même que la rédaction et la présentation d'un document de politique générale couvrant les principaux aspects d'une politique en matière de transports maritimes.

L'élaboration de politiques nationales en matière de transports maritimes est encouragée par l'OMI. Il s'agit d'une pratique de bonne gouvernance qui permet d'orienter la planification, la prise de décision et la législation dans le secteur maritime, en plus de favoriser le développement durable. L'OMI offre une formation relative aux politiques nationales en matière de transport maritime à ses États Membres, sur demande, depuis 2015 et a réalisé des vidéos à ce sujet.

 

Soutenir la mise en œuvre des règles de l’OMI sur les émissions de GES

03/10/2019 

Quels sont les obstacles à la mise en œuvre des règles de l'OMI, et comment ces défis peuvent-ils être surmontés? Voilà les questions essentielles soulevées à l'occasion d'un atelier régional sur la ratification et l'application efficace de l'Annexe VI de MARPOL et de la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires.

Cet atelier, qui s'est déroulé à Viña del Mar (Chili) du 30 septembre au 2 octobre, a rassemblé des représentants des 12 pays suivants : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Équateur, Mexique, Panama, Paraguay, Uruguay et Venezuela. L'hôte de l'événement était l'organisme DIRECTEMAR, avec le soutien du Gouvernement de Malaisie.  

Les participants ont pu identifier des obstacles à la ratification de l'Annexe VI de MARPOL, tels que des préoccupations à propos des coûts associés pour le secteur du raffinage et les propriétaires de navires. Ils ont également identifié des solutions à partir de l'expérience de quatre pays participants qui ont déjà ratifié l'Annexe VI de MARPOL. Cette annexe comprend des règles qui limitent les polluants atmosphériques provenant des navires, notamment les oxydes de soufre (la limite de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé à bord des navires sera abaissée à 0,50% à compter du 1er janvier 2020). L'Annexe VI prévoit aussi des règles pour améliorer le rendement énergétique des navires dans le but de réduire les émissions de GES.  

Les participants ont convenu de recommandations afin de poursuivre la ratification et la mise en œuvre de l'Annexe VI de MARPOL dans la région de l'Amérique latine. Ils ont aussi accepté d'intensifier la collaboration à l'échelle régionale, notamment en ce qui a trait aux inspections dans le cadre du contrôle par l'État du port se rapportant aux dispositions de l'Annexe VI de MARPOL.

De plus, un représentant de l'Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM) a livré une formation sur l'application efficace de la limite en teneur de soufre, en utilisant les directives mises au point par l'OMI et la longue expérience d'application de prescriptions sur une faible teneur en soufre dans les zones européennes de contrôle des émissions de SO x.

Un représentant de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes a aussi exposé des moyens que pourrait mettre en place le secteur maritime dans la région pour contribuer davantage à la réduction des émissions de GES. Par ailleurs, le Chili accueillera en décembre la Conférence de Santiago sur le changement climatique (COP 25)