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Actualités

 

Lancement d'une nouvelle publication sur la sécurité des navires de pêche

03/09/2020 

Une publication intitulée « Unir nos forces pour bâtir le secteur des pêches de demain » a été lancée le 3 septembre par l'OMI, l'OIT et la FAO. La nouvelle brochure contribuera à promouvoir l'application de normes internationales visant à assurer un travail sûr et décent dans le secteur des pêches. 

La publication donne un aperçu des quatre principaux accords et conventions internationaux en matière de pêcheries*, qui portent sur la sécurité des navires de pêche, la sécurité et la formation des pêcheurs, ainsi que les activités de pêche responsables et sûres. 

Le document comprend des orientations à l'intention des responsables politiques et des décideurs des secteurs maritime, de la pêche et du travail afin de promouvoir la ratification et la mise en œuvre des accords et conventions susmentionnés. 

Comme la pêche demeure l'une des professions les plus dangereuses du monde, le secteur doit évoluer pour devenir plus durable. Cette publication a pour but d'aider les gouvernements à respecter leurs engagements envers l'objectif de développement durable 8, soit « promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous », et l'objectif 14, soit « conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable. »

*Il s'agit de l'Accord du Cap de 2012 (OMI), la Convention internationale de 1995 sur les normes de formation du personnel des navires de pêche, de délivrance des brevets et de veille (OMI), la Convention de 2007 sur le travail dans la pêche (OIT) et l'Accord relatif aux mesures du ressort de l'État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée de 2009 (FAO).

 

La sûreté maritime et l'impact de la pandémie

02/09/2020 

La mise en oeuvre du Code de conduite de Djibouti dans le contexte de la pandémie mondiale a été au cœur d'une réunion virtuelle, le 26 août, à laquelle ont participé 46 personnes provenant de 18 pays. La réunion a également permis d'évaluer les progrès réalisés sur le plan opérationnel du Code de conduite de Djibouti et sur l'élaboration du cadre de gouvernance.

Le Code de conduite de Djibouti est un instrument important en matière de répression des actes de piraterie et des vols à main armée à l'encontre des navires dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden. 

De nombreuses propositions ont été présentées lors de la réunion, portant notamment sur la mise en place d'un réseau régional de partage de renseignements, basé sur les centres nationaux d'échange de renseignements qui existent déjà dans tous les pays participants. D'autres propositions mises de l'avant portaient sur une meilleure coordination des efforts de renforcement des capacités, sur la base des besoins et des priorités régionales. L'OMI a présenté le nouveau projet sur la sûreté portuaire dans la région, qui est financé par l'Union européenne, ainsi que l'assistance technique offerte pour l'élaboration de stratégies nationales en matière de sûreté maritime.

La réunion a été ouverte par le nouveau directeur des gardes-frontières d'Arabie saoudite et nouveau président du comité directeur du Code de conduite de Djibouti, Muhammed Abdullah Al-Shehri. 

*Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Comores, Djibouti, Émirats Arabes Unis, Éthiopie, France, Inde, Jordanie, Kenya, Madagascar, Maldives, Maurice, Oman, République-Unie de Tanzanie, Seychelles et Yémen.

 

FSO Safer: l'OMI appuie les efforts de prévention d'un déversement au large du Yémen

14/08/2020 

L'OMI contribue aux efforts internationaux visant à prévenir un déversement d'hydrocarbures impliquant l'unité flottante de stockage et de déchargement FSO Safer, qui est amarrée au large des côtes du Yémen. L'organisation mène également des efforts de planification d'urgence visant à renforcer la préparation et atténuer les impacts environnementaux d'un éventuel déversement.

L'OMI a mobilisé un expert technique pour élaborer un plan d'intervention basé sur divers scénarios de risque. Ce plan jouera un rôle fondamental en améliorant l'efficacité et la gestion des opérations d'intervention d'urgence dans l'éventualité d'un déversement impliquant le FSO Safer. Le plan d'urgence définira les rôles et les responsabilités des principaux intervenants et aidera à coordonner l'intervention. Il précisera également les besoins en équipement ainsi que l'emplacement des stocks et identifiera des zones prioritaires. L'OMI assurera également la formation des intervenants concernés. L'expert travaille actuellement à distance en étroite communication avec toutes les parties prenantes concernées.

De plus, l'OMI fournit des conseils techniques afin de soutenir les efforts internationaux, menés conjointement par des entités des Nations Unies*, pour évaluer l'état actuel du FSO Safer et envisager des moyens de sécuriser les quelque 150,000 tonnes de pétrole brut léger actuellement à bord. 

À la suite de rapports récents faisant état de la présence d'eau dans la salle des machines, on considère que le risque d'un déversement impliquant le FSO Safer est de plus en plus important. L'unité flottante de stockage et de déchargement, qui est amarrée au large des côtes du Yémen, n'a pas été inspectée ou entretenue depuis 2015, ce qui soulève des inquiétudes importantes quant à son intégrité.

« Bien que l'OMI travaille de manière proactive sur la planification d'urgence, nous espérons que les efforts internationaux réussiront à ouvrir la voie pour que l'état du FSO Safer puisse être évalué et que les mesures nécessaires soient prises afin de prévenir un déversement d'hydrocarbures », a déclaré Patricia Charlebois, directrice adjointe de la Sous-division de l'application des instruments à l'OMI.

« En matière de déversements d'hydrocarbures, mieux vaut prévenir que guérir. Toutefois, si ces efforts de prévention devaient échouer, nous voulons nous assurer que des mesures de préparation adéquates sont en place », a-t-elle ajouté.

Mme Charlebois a souligné que la situation est particulièrement complexe en raison du conflit dans la région et de la pandémie de COVID-19. 

*Les entités des Nations Unies concernées comprennent : le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), le Bureau des Nations Unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS) et le Bureau de l'Envoyé spécial des Nations Unies au Yémen.

 

L'OMI participe à la lutte contre le déversement d'hydrocarbures à Maurice

11/08/2020 

L'Organisation maritime internationale (OMI) s'est jointe aux efforts internationaux pour aider le gouvernement de Maurice, à la suite d'un déversement de pétrole impliquant le vraquier MV Wakashio. Le navire s'est échoué le 25 juillet au large de la zone naturelle de Pointe d'Esny, sur la côte sud-est de Maurice.

L'OMI et l'unité environnementale commune du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont déployé conjointement un expert en matière de lutte contre les déversements d'hydrocarbures. Cet expert doit se rendre sur les lieux à bord d'un vol nolisé par l'ONU depuis Nairobi, après s'être soumis à des tests de dépistage de la COVID-19. Son arrivée est prévue le 11 août en soirée.

Environ 3 894 tonnes de fuel-oil à faible teneur en soufre, 207 tonnes de diesel et 90 tonnes d'huile lubrifiante se trouvaient à bord du navire MV Wakashio. Une quantité de pétrole s'est répandue à la suite de conditions météorologiques difficiles.  Le secteur touché est situé dans une zone très sensible qui comprend le parc marin de Blue Bay, l'île aux Aigrettes et les sites Ramsar. Le soutien de l'UNOSAT en matière de cartographie par satellite a été sollicité afin d'obtenir des renseignements sur l'étendue du déversement et ainsi soutenir l'effort d'intervention. 

De plus, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Maurice et l'International Tanker Owners Pollution Federation (ITOPF) ont également mobilisé des experts en matière d'environnement et de déversements d'hydrocarbures. Un certain nombre de pays, dont la France et le Japon, offrent également leur assistance à Maurice. Le pays a activé son plan national d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures.  

L'OMI soutient le gouvernement de Maurice en fournissant des conseils techniques en matière de lutte contre les déversements d'hydrocarbures et en aidant à coordonner l'assistance.

 

L'OMI dévoile le calendrier des réunions à distance pour l'automne 2020

10/08/2020 

L'OMI a publié le calendrier des réunions pour la période allant de septembre à décembre 2020, qui comprend les dates des sessions à distance du Conseil et des comités de l'OMI. La première réunion, prévue du 16 au 18 septembre, sera une session extraordinaire simultanée et à distance de tous les comités, qui permettra de traiter des questions de procédure. Lors de sa trente-deuxième session extraordinaire, le Conseil de l'OMI a adopté des orientations intérimaires visant à faciliter les sessions à distance du Conseil de l'OMI pendant la pandémie de COVID-19 et a invité les comités à envisager de suivre ces mêmes orientations.

À la suite de cette session extraordinaire des comités, le calendrier prévoit que la 44e session du Comité de la simplification des formalités se tiendra du 28 septembre au 2 octobre ; la 124ème session du Conseil de l'OMI du 12 au 14 octobre ; la 7e réunion du Groupe de travail intersessions sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des navires du 19 au 23 octobre ; la 102e session du Comité de la sécurité maritime (MSC) du 4 au 11 novembre ; la 75e session du Comité de la protection du milieu marin (MEPC) du 16 au 20 novembre ; la 107e session du Comité juridique le 27 novembre et du 30 novembre au 1er décembre, ainsi qu'une réunion de l'Assemblée des FIPOL du 2 au 4 décembre ; la 70e session du Comité de coopération technique du 7 au 11 décembre ; et la réunion de la Convention/Protocole de Londres (LC 42/LP 15) les 14 et 15 décembre. L'assemblée de l'Organisation internationale de télécommunications mobiles par satellites (IMSO) se tiendra du 16 au 18 décembre.

La trente-deuxième session extraordinaire du Conseil de l'OMI a terminé ses travaux le 3 août. Le Conseil a adopté une déclaration soulignant l'importance de maintenir la fluidité des échanges commerciaux pendant la pandémie, reconnaissant le rôle des gens de mer et insistant sur la nécessité d'une action urgente sur les relèves d'équipages. Le Conseil a également approuvé le thème maritime mondial de 2021, soit « Gens de mer : au cœur des transports maritimes de demain ». (Cliquez ici pour consulter le résumé complet de la 32e session extraordinaire du Conseil.)

 

Renforcer la sûreté maritime et favoriser l'économie bleue au Kenya

24/07/2020 

Une feuille de route ambitieuse pour l'élaboration d'une stratégie nationale en matière de sûreté maritime pour le Kenya a été adoptée, à l'issue d'une réunion virtuelle qui s'est tenue le 21 juillet à l'invitation de l'OMI. Lorsqu'elle sera en place, la stratégie se traduira par de nouvelles possibilités de développement socio-économique, puisqu'elle favorisera la promotion de l'économie bleue et fournira un environnement opérationnel sûr pour les transports maritimes internationaux.

La réunion a rassemblé 16 participants provenant de tous les ministères et agences kényans concernés. Ils ont discuté de la meilleure façon d'élaborer la stratégie et de mettre en place un comité national de sécurité maritime, avec le soutien technique de l'OMI.

Les participants ont reconnu la nécessité d'une approche globale, notant que la réponse aux menaces nationales pour la sécurité maritime doit être multidimensionnelle. La mise en place d'une stratégie nationale est conforme aux obligations du Kenya en vertu de l'article trois de l'Amendement de Djeddah au Code de conduite de Djibouti. Cette démarche s'inscrit également dans la lignée du chapitre XI-2 de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer, du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) et d'autres instruments de l'OMI.

La séance a été ouverte par Nancy Karigithu, secrétaire principale du département d'État à la marine marchande et aux affaires maritimes, qui a souligné les nouvelles possibilités qu'une stratégie nationale de sécurité maritime pourrait présenter pour le Kenya.  

 

L'OMI révise son calendrier des réunions pour 2020 et 2021

20/07/2020 

L'Organisation maritime internationale (OMI) annonce que le calendrier initial des réunions pour l'année 2020 est abrogé et que des travaux sont en cours pour préparer un nouveau calendrier des réunions. 

Dans une lettre circulaire, l'Organisation a indiqué que le Conseil de l'OMI, qui se réunit par correspondance pour sa trente-deuxième session extraordinaire (C/ES.32), examine actuellement la question de la révision du calendrier des réunions de 2020, y compris la possibilité de tenir des réunions virtuelles. 

Puisque les discussions concernant la révision du calendrier des réunions sont toujours en cours, le programme des réunions pour 2020 publié précédemment, ainsi que le programme préliminaire pour 2021, ne devraient pas être utilisés à des fins de planification. Les renseignements concernant le nouveau calendrier des réunions ajournées et le calendrier des futures réunions seront communiqués en temps voulu pour que les États Membres et les autres participants puissent prendre les mesures appropriées.

Toutes les réunions de l'OMI qui devaient initialement se tenir entre la fin mars et juillet 2020 ont été reportées en raison de la pandémie de COVID-19 (cliquez ici pour en savoir plus).

La reprise des réunions en personne dépendra des orientations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Gouvernement du Royaume-Uni, ainsi que de la situation des États Membres de l'OMI.

Des essais ont été menés avec la plateforme (KUDO), qui permet d'offrir l'interprétation simultanée dans les six langues officielles de l'Organisation, lors d'une série de discussions informelles virtuelles organisées pour faciliter les débats pendant la présente session extraordinaire du Conseil.

 

Un élan pour la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes au Pérou et en Équateur

15/07/2020 

Le projet de partenariats GloFouling, qui est mené par l'OMI, s'attaque à l'introduction d'organismes aquatiques envahissants dans de nouveaux environnements marins. Ces invasions peuvent non seulement affecter la biodiversité et la santé des écosystèmes, mais aussi avoir des répercussions notables sur plusieurs secteurs économiques.

Le projet travaille en collaboration avec 12 pays désignés comme « partenaires principaux », qui sont situés partout sur la planète. L'Équateur et le Pérou sont les deux derniers de ces pays à tenir leurs premiers ateliers nationaux et les premières réunions de leurs groupes de travail, afin de donner le coup d'envoi du projet dans ces pays. Ces réunions devaient initialement se tenir plus tôt cette année, mais elles avaient été reportées en raison de la pandémie de COVID-19. Elles ont plutôt été organisées virtuellement.

La première réunion s'est déroulée en Équateur les 8 et 9 juillet et a été menée par la DIRNEA (direction nationale des espaces aquatiques). Elle a mis en lumière le cas des îles Galápagos, une réserve de biodiversité marine qui est maintenant menacée par des espèces aquatiques potentiellement envahissantes. Depuis 2019, les scientifiques ont identifié plus de 53 espèces non indigènes dans le milieu marin des Galapagos et ce nombre devrait augmenter. (Pour en savoir plus, cliquez ici.)

Le Pérou a tenu la réunion de son équipe spéciale nationale le 14 juillet. Celle-ci a été menée par la DICAPI (direction générale de la capitainerie et des garde-côtes) et l'IMARPE (Institut maritime du Pérou). Pour le Pérou, une préoccupation majeure est celle de préserver la biodiversité de son vaste littoral, y compris les îles et péninsules de guano, les réserves marines nationales de Paracas et San Fernando et la zone réservée d'Illescas. (Pour en savoir plus, cliquez ici.)

Lors des deux réunions, des représentants de la marine nationale et des autorités portuaires et environnementales ont discuté des défis et des possibilités liés à l'élaboration de stratégies et de plans d'actions nationaux visant à mettre en œuvre les directives de l'OMI sur l'encrassement biologique. Ils ont aussi convenu des prochaines étapes.

Le projet de partenariats GloFouling est une initiative conjointe de l'OMI, du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et du Fonds pour l'environnement mondial (PNUD). L'objectif du projet est d'aider les pays en développement à réduire le transfert d'organismes nuisibles par le biais de l'encrassement biologique. L'encrassement biologique est l'accumulation de micro-organismes, de plantes, d'algues ou de petits animaux sur les coques de navires ou d'autres structures marines mobiles. Il s'agit d'un des principaux vecteurs du transfert involontaire d'espèces aquatiques envahissantes.

 

Davantage d'États doivent agir à propos des changements d'équipage, affirme le Secrétaire général de l'OMI

14/07/2020 

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, presse davantage d'États Membres à s'engager à agir pour permettre le rapatriement de plus de 200 000 marins qui sont toujours bloqués à bord des navires, et pour permettre à un nombre similaire de marins de rejoindre les navires. M. Lim a lancé cet appel dans une lettre circulaire visant à diffuser les engagements pris par des Gouvernements dans une déclaration commune publiée à l'issue d'un Sommet maritime international virtuel sur la relève des équipages.

Les signataires de la Déclaration se sont notamment engagés à désigner les gens de mer comme des travailleurs clés; accepter les documents d'identité des gens de mer comme preuve de leur statut de travailleur clé; mettre en œuvre les protocoles approuvés par le secteur pour garantir la sécurité de la relève des équipages des navires; revoir les restrictions nationales en matière de quarantaine; et accroître l'accès, dès que possible, aux vols commerciaux à destination et en provenance des principaux pays d'origine des gens de mer.

Le Secrétaire général invite instamment les États Membres à s'engager à appliquer les principes énoncés dans la Déclaration commune et à la diffuser largement à toutes les parties concernées. Il invite les États Membres qui souhaitent signer la Déclaration à prendre contact avec le Gouvernement du Royaume-Uni.

 

Discussions informelles sur la réduction de l'intensité carbone des transports maritimes

13/07/2020 

L'OMI a facilité la tenue de sessions de discussions informelles sur des mesures à court terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) des navires. Ces sessions virtuelles, qui ont eu lieu du 6 au 10 juillet, ont aussi porté sur l'évaluation des impacts de ces mesures. 

Ces sessions informelles ont permis aux États Membres de l'OMI et aux organisations internationales dotées du statut consultatif auprès de l'OMI d'échanger leurs points de vue et de partager des mises à jour sur diverses propositions techniques et opérationnelles visant à réduire d'au moins 40% d'ici 2030 l'intensité des émissions de carbone provenant des navires, conformément à la Stratégie initiale de l'OMI en matière de GES. L'intensité carbone fait référence aux émissions de CO2 par activité de transport. Elle tient compte des émissions de carbone, de la quantité de cargo transportée et de la distance parcourue pour un navire spécifique.

Dans une atmosphère constructive, les participants ont montré un vif intérêt à faire avancer les travaux sur un ensemble de nouveaux amendements à l'Annexe VI de la Convention MARPOL de l'OMI, qui comprend déjà des mesures concernant le rendement énergétique des transports maritimes. Ces futurs amendements pourraient combiner des approches techniques et opérationnelles pour améliorer le rendement énergétique des navires, avec une référence spécifique à l'intensité carbone.

Plus de 350 personnes ont participé aux sessions de discussion, qui ont permis de mieux faire comprendre les différentes mesures proposées pour réduire l'intensité carbone, ainsi que les impacts potentiels de ces mesures sur les États. Ces sessions ont été organisées à la suite du report des réunions du Groupe de travail intersessions sur la réduction des émissions de GES provenant des navires (ISWG-GHG 7) et du Comité de la protection du milieu marin (MEPC 75). Ces deux réunions pourraient se tenir plus tard cette année.

 

De nouveaux progrès vers un recyclage plus écologique et plus sûr des navires au Bangladesh

10/07/2020 

Des progrès significatifs vers un recyclage plus écologique et plus sûr des navires au Bangladesh ont été rapportés lors de la réunion annuelle du Projet OMI-Norad de recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires au Bangladesh – phase II (phase II de SENSREC), qui s'est tenue virtuellement le 8 juillet. À cette occasion, l'OMI et les gouvernements de Norvège et du Bangladesh ont fait le point sur ce projet et ont discuté de la poursuite de la coopération.

Les participants à la réunion ont été informés des progrès importants qui ont été réalisés dans la formation des travailleurs du secteur du recyclage des navires, les ateliers de formation des formateurs, la sensibilisation et les préparatifs pour une installation consacrée au traitement, au stockage et à l'évacuation des déchets potentiellement dangereux provenant des opérations de recyclage.  Le gouvernement du Bangladesh, par l'intermédiaire du ministère de l'Industrie, a déjà commencé l'application de l'étude de faisabilité de cette installation en utilisant ses propres fonds, ce qui démontre l'engagement du pays à mettre en place cette installation dans un avenir rapproché. Il s'agit d'une condition essentielle pour que le pays accède à la Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires de 2009.

Les participants ont aussi abordé l'impact de la pandémie de COVID-19 sur le projet et les mesures d'atténuation des risques.  Dans un discours prononcé en ouverture de la réunion, l'ambassadrice de Norvège au Bangladesh, Mme Sidsel Bleken, a souligné les progrès significatifs réalisés et le soutien continu pour le projet. Elle a exprimé l'espoir que le Bangladesh soit prêt à adhérer à la Convention de Hong Kong en 2023, comme le stipule la loi sur le recyclage des navires du pays.

 

Le suivi des audits des États Membres se poursuit

10/07/2020 

Le processus de suivi des audits réalisés dans le cadre du Programme d'audit des États Membres de l'OMI se poursuit, même si le calendrier des audits a inévitablement été perturbé en raison de la pandémie de COVID-19. Ce processus de suivi est crucial, car il favorise la mise en œuvre uniforme et efficace des instruments de l'OMI et aide les États Membres à renforcer leurs capacités en tant qu'États du pavillon, du port et côtiers.

Pour soutenir ce travail, l'OMI a tenu le 8 juillet une réunion virtuelle des auditeurs du Programme d'audit des États Membres de l'OMI. Cette rencontre a permis d'informer les 55 auditeurs des derniers développement relatifs au programme et de transmettre plus de détails sur le processus de suivi des audits. La réunion virtuelle a permis aux auditeurs d'échanger leurs points de vue sur cette partie du processus d'audit, en plus de donner un premier aperçu des futures approches collaboratives pour l'exécution du programme d'audit.

À la suite des audits, un plan d'action comprenant des mesures correctives est élaboré par les États audités. Le processus de suivi consiste, dans un premier temps, à évaluer les informations et les preuves fournies par les États audités, au moyen d'un rapport spécifique contenant des observations sur les progrès de l'exécution de leur plan d'action corrective.  Sur la base de ces évaluations, un audit documentaire sera effectué, dans la mesure du possible, dans le but de vérifier la mise en œuvre des plans d'action correctifs convenus après les audits initiaux. Le présent processus de suivi des audits concerne 19 audits réalisés en 2016 et 22 en 2017.

À ce jour, 76 audits des États Membres ont été réalisés dans le cadre du programme, entre sa mise en place et mars 2020. Les autres audits initialement prévus pour 2020 ont été reportés à l'année 2021.

 

Les gouvernements doivent agir pour rapatrier les gens de mer

29/06/2020 

Les gouvernements ont le pouvoir de résoudre une crise humanitaire grandissante : ils doivent agir pour rapatrier les gens de mer et permettre aux équipages de relève de rejoindre les navires. « Ramenez nos gens de mer héroïques à la maison » : tel était le message lancé par les panélistes d'un webinaire, organisé par l'OMI, qui s'est tenu le 26 juin pour souligner la Journée des gens de mer. L'OMI, la Chambre internationale de la marine marchande (ICS) et la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) ont exhorté les pays à mettre en œuvre les protocoles visant à garantir la sécurité des relèves d'équipages, qui ont été élaborés par le secteur maritime et diffusés par l'OMI. 
 
La campagne 2020 de la Journée des gens de mer a mis en lumière le rôle essentiel des gens de mer, qui se retrouvent en première ligne de la chaîne d'approvisionnement mondiale, tout en exhortant les gouvernements à leur accorder le statut de « travailleurs clés » afin qu'ils puissent se déplacer entre les navires et leur domicile. Des centaines de milliers de gens de mer sont présentement bloqués sur des navires et souhaitent désespérément rentrer chez eux.  Dans plusieurs cas, leurs contrats ont été prolongés de plusieurs mois au-delà de la durée maximale en mer autorisée par la réglementation internationale. 
 
Dans son discours d'ouverture, le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a déclaré : « Le travail des gens de mer est unique et essentiel. Les gens de mer sont en première ligne de la lutte mondiale contre la pandémie. Ils méritent nos remerciements. Mais ce qu'ils méritent (et ce dont ils ont besoin) avant tout, c'est une action humanitaire rapide et décisive de la part des gouvernements du monde entier, non seulement pendant la pandémie, mais en tout temps.
 
Pendant la pandémie de COVID-19, les navires, dont l'exploitation dépend fondamentalement des gens de mer, ont continué à transporter des biens essentiels à travers le monde. Il faut maintenant faire preuve de leadership et agir pour rapatrier les gens de mer, qui sont fatigués et ont raté des mariages, des naissances et des enterrements à cause de la crise, a déclaré Guy Platten, Secrétaire général de la Chambre internationale de la marine marchande (ICS). À l'heure actuelle, environ 400 000 gens de mer sont bloqués en mer. De ce nombre, 200 000 doivent quitter les navires et un nombre similaire doit les relever.
 
« Les transports maritimes constituent véritablement une industrie mondiale et il faut que les gouvernements apportent une solution mondiale », a affirmé Stephen Cotton, Secrétaire général de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF). Il a indiqué que la Fédération reçoit quotidiennement des courriels de centaines de gens de mer, qui expriment leur inquiétude quant à la prolongation de leurs contrats sous la contrainte. M. Cotton a prévenu que cette situation a un impact sur la capacité des gens de mer à effectuer leur travail en toute sécurité, ce qui entraîne des risques accrus pour leur propre sécurité, de même que pour la chaîne d'approvisionnement mondiale et possiblement l'environnement.  
 
Paulo Prigol, coordonnateur régional pour l'Asie du Sud-Est de Stella Maris, a souligné l'importance du travail des gens de mer pour leurs communautés et leurs pays de résidence. Il a aussi insisté sur les impacts dévastateurs de la pandémie pour les familles des gens de mer, tant sur le plan financier que psychologique, qui sont causés par le temps prolongé en mer pour certains marins et par l'incapacité à se rendre au travail pour d'autres. 
 
Certains changements d'équipage se sont déroulés avec succès aux Pays-Bas et via les ports et aéroports néerlandais, grâce à la collaboration entre les armateurs, la compagnie aérienne KLM Royal Dutch Airlines et le gouvernement néerlandais, a expliqué Niels van de Minkelis, chef des affaires opérationnelles de l'Association royale des propriétaires de navires néerlandais. Depuis mai, quelque 6000 gens de mer ont pu se déplacer entre les Pays-Bas et leur pays de résidence, dont l'Indonésie, les Philippines, la Pologne, la Fédération de Russie et l'Ukraine. Cela illustre ce qui peut être accompli grâce à une bonne collaboration entre les différentes entités concernées. 
 
Les panélistes ont salué l'initiative du gouvernement du Royaume-Uni de convoquer un sommet mondial sur la question, mais ont prévenu que des actions concrètes de la part des gouvernements partout dans le monde seront nécessaires pour résoudre la crise, rapatrier les gens de mer et assurer leur relève. 
 
Cliquez ici pour visionner l'enregistrement du webinaire complet. 
 

 

Permettre les relèves d'équipages pour éviter une crise humanitaire

11/06/2020 

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, demande aux gouvernements d'agir de toute urgence pour s'assurer que les relèves d'équipages puissent avoir lieu. Cela est essentiel pour maintenir la fluidité du commerce mondial et prévenir une crise humanitaire, a-t-il affirmé à des représentants des États Membres de l'Organisation. « Nous sommes sur le point de connaître une crise humanitaire et un véritable enjeu de sécurité. Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que les marins qui sont présentement à bord des navires restent en mer éternellement. Il est de la responsabilité des gouvernements de permettre aux navires de rester en mouvement et d'autoriser les marins à rentrer chez eux ou à rejoindre les navires », a affirmé M. Lim lors d'une réunion virtuelle tenue par l'OMI, le 9 juin, pour informer les représentants permanents et les officiers de liaison des États Membres de l'OMI. On estime qu'environ 150 000 gens de mer attendent de quitter leurs navires, puisque leurs contrats ainsi que toute prolongation à ceux-ci sont échus. Un nombre similaire doit les remplacer à bord des navires, les restrictions aux déplacements imposées en raison de la pandémie de COVID-19 ayant gravement entravé les changements d'équipage.  

M. Lim a remercié les pays qui ont désigné les gens de mer comme « travailleurs-clés », facilité les relèves d'équipages en mettant en œuvre les protocoles approuvés par l'OMI, levé les restrictions aux déplacements, facilité la délivrance de passeports et de visas et garanti l'accès à des soins médicaux pour les gens de mer. « Mais je demeure très préoccupé par les pays où des restrictions sont toujours en place pour les gens de mer », a ajouté M. Lim.

Les participants à la réunion virtuelle ont été informés de l'avancement des travaux menés par le Secrétariat de l'OMI, en concertation avec des entités des Nations Unies et des organismes du secteur maritime international, pour suivre l'impact de la COVID-19 sur les transports maritimes et pour élaborer et diffuser des orientations et des recommandations sur une grande variété d'enjeux. Celles-ci sont diffusées par l'entremise de lettre circulaires (série 4204) et disponibles sur la page Web de l'OMI dédiée à la pandémie de COVID-19. 

Les participants ont aussi été informés des progrès concernant la tenue de réunions de l'OMI et d'autres travaux.

Cliquez ici pour consulter le résumé complet de la réunion.

 

Renforcer la coopération régionale en matière de sûreté maritime malgré la pandémie

11/06/2020 

L'OMI continue de soutenir les efforts visant à améliorer le partage de renseignements afin de renforcer la sûreté maritime dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden.

Une réunion virtuelle du Comité directeur* du Code de conduite révisé concernant la répression des actes de piraterie, des vols à main armée à l'encontre des navires et des activités maritimes illicites dans l'océan Indien occidental et la région du Golfe d'Aden (aussi connu sous le nom d'Amendement de Djedda au Code de conduite de Djibouti, 2017) a eu lieu le 9 juin. Cette réunion a permis d'échanger sur les moyens de poursuivre les efforts régionaux en matière de sûreté maritime malgré le contexte de la pandémie de COVID-19.

La réunion s'est tenue sous la présidence du Royaume d'Arabie saoudite. Les participants ont accepté des propositions, présentées par le Kenya et Madagascar, visant à développer un réseau régional durable d'échange de renseignements, qui s'appuierait sur les centres nationaux d'échange de renseignements maritimes dans tous les pays participants.

Des propositions, présentées par l'Éthiopie et le Mozambique, réclamaient une meilleure coordination des efforts de renforcement des capacités, sur la base des besoins et des priorités régionales.

Les participants à la réunion ont aussi demandé aux Membres de l'OMI et aux autres organisations pertinentes de fournir une assistance aux États participants par le biais du fonds d'affectation spéciale du Code de conduite de Djibouti, afin que tous les États Membres puissent en bénéficier.

* Arabie Saoudite, Djibouti, Éthiopie, Kenya, Madagascar, Mozambique et Seychelles

 

Collaboration entre les ports et les transports maritimes : au-delà de la COVID-19

11/06/2020 

La pandémie de COVID-19 a mis en lumière l'importance de la collaboration entre tous les secteurs maritimes. Cette collaboration sera plus nécessaire que jamais lors de la phase de relance, a affirmé le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, lors d'un webinaire portant sur les relations entre le navire et la terre. M. Lim a souligné les défis actuels, notamment la nécessité de permettre les changements d'équipages pour les quelque 150 000 gens de mer qui doivent quitter leur navire. Cependant, il a aussi noté que la pandémie a mené à une collaboration renforcée, sur une base numérique et virtuelle, entre les communautés maritimes et portuaires, ainsi qu'avec les gouvernements et les organisations internationales. De nombreux gouvernements agissaient déjà en partenariat avec les ports et le secteur des transports maritimes, mais cette collaboration s'est intensifiée depuis le début de la crise et ces efforts devront se poursuivre pour régler les problèmes liés aux changements d'équipage et à d'autres enjeux. « Je voudrais inviter tous les gouvernements à prêter une attention particulière à ces enjeux, qui ont un impact non seulement sur les transports maritimes, mais aussi sur l'économie mondiale et la chaîne d'approvisionnement mondiale », a déclaré M. Lim. 

Comme l'ont rappelé les intervenants qui ont pris la parole lors du webinaire, la pandémie a mis en évidence la pertinence de la numérisation et de nouvelles méthodes de travail, et ces transformations devraient se poursuivre au-delà de la situation de crise immédiate. Un exemple est l'échange électronique de données pour les informations qui doivent être transmises entre le navire et la terre. L'échange électronique de données est obligatoire en vertu de la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (Convention FAL) de l'OMI. L'OMI se penche sur des moyens d'aider les pays à pleinement mettre en œuvre l'échange électronique de données et l'approche recommandée du « guichet unique », qui permet d'envoyer toutes les données par un portail unique. En ce qui concerne les activités de l'Organisation en matière de réglementation, la voie à suivre pourrait consister en la tenue de réunions virtuelles afin d'assurer la poursuite des travaux sur des enjeux importants, notamment les mesures relatives aux changements climatiques et les enjeux liés à la sécurité.  

Le webinaire intitulé « Improving ship-shore relations in the post COVID-19 era. Ports and shipping working together on decarbonisation, trade facilitation and automation » a été organisé par la Conférence mondiale des ports de l'IAPH 2021. Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, la directrice générale de l'Autorité maritime et portuaire de Singapour, Ley Hoon Quah, et le Secrétaire général de la Chambre internationale de la marine marchande (ICS), Guy Platten, ont pris part au webinaire.  

 

Renforcer la sûreté et la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée

10/06/2020 

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a salué les dernières initiatives déployées pour faire face au grave problème de la piraterie et des vols à main armée dans le golfe de Guinée. Ces initiatives comprennent une réunion conjointe qui a réuni, le 28 mai, des représentants du Gouvernement du Nigéria et d'organisations représentants le secteur pétrolier et celui des transports maritimes.  

Dans une déclaration, le Secrétaire général a loué le travail de collaboration pour lutter contre la piraterie et les vols à main armée, affirmant que celui-ci « envoie un message fort et important à la communauté internationale à propos des efforts considérables déployés par le Nigéria pour endiguer la piraterie et les vols à main armée à l'encontre des navires dans le golfe de Guinée. » M. Lim a récemment tenu une réunion virtuelle avec M. Bashir Yusuf Jamoh, directeur général de la Nigerian Maritime Administration and Safety Agency. Il a déclaré : « Je voudrais également saluer les efforts menés par le secteur pour établir un dialogue ouvert avec les États côtiers et le travail entrepris pour élaborer les Meilleures pratiques de gestion pour l'Afrique de l'Ouest. J'aimerais souligner l'importance d'une application intégrale des mesures et des procédures de comptes rendus qu'elles comprennent. » (Cliquez ici pour accéder à la déclaration complète).

La Nigerian Maritime Administration and Safety Agency, la marine nigériane, le secteur pétrolier (représenté par OCIMF) et le secteur des transports maritimes (représenté par ICS, BIMCO, INTERCARGO, INTERTANKO et l'association des armateurs nigérians) ont tenu leur première réunion le 28 mai. Les discussions ont porté sur la situation actuelle et sur la manière de faire face au problème de la piraterie dans l'est du golfe de Guinée et aux menaces quotidiennes auxquelles sont confrontés les gens de mer. (Cliquez ici pour en savoir plus.)

En 2019, 67 incidents ont été rapportés dans le golfe de Guinée (Afrique de l'Ouest). Il s'agit d'une diminution de 14 par rapport à 2018, où 81 incidents avaient été signalés. Cependant, le nombre d'incidents impliquant des enlèvements ou des disparitions de membres d'équipage a augmenté, passant de 11 en 2018 à 20 en 2019. Au total, 151 membres d'équipage ont été signalés comme enlevés ou disparus, ce qui est le nombre le plus élevé enregistré à ce jour. Les données montrent que le nombre d'incidents se répartit de façon presque égale entre ceux qui se produisent dans les eaux internationales, les eaux territoriales et les zones portuaires de la région. L'OMI travaille avec les États Membres pour renforcer leur capacité à prévenir et à contrer les menaces à la sécurité portuaire et maritime, grâce à une meilleure application des instruments internationaux et des lignes directrices en matière de sûreté maritime. Cliquez ici pour télécharger le rapport annuel 2019.

 

Protection de la biodiversité: un traité majeur sur les eaux de ballast reçoit un élan important

21/05/2020 

Un important traité international, qui contribue à prévenir la propagation d'espèces aquatiques envahissantes par les eaux de ballast des navires, couvre maintenant plus de 90% du transport maritime dans le monde, à la suite de l'extension du traité, par la Chine, à la Région administrative spéciale de Hong Kong. Les navires battant pavillon de Hong Kong (Chine), qui est la quatrième plus importante administration au monde en termes de tonnage, devront désormais se conformer aux prescriptions de la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM). 

L'objectif de la Convention BWM est de protéger les écosystèmes marins en exigeant des navires qu'ils gèrent leurs eaux de ballast de manière à éliminer ou à rendre inoffensifs les organismes aquatiques nuisibles avant que ces eaux soient rejetées dans un nouveau lieu. Cela aide à prévenir la propagation d'espèces envahissantes et d'agents pathogènes potentiellement dangereux.

La Convention BWM est entrée en vigueur en 2017 et compte désormais 83 Parties, qui représentent 90,98% du tonnage brut de la flotte mondiale des navires de commerce. Ce nombre était de 81,83% avant l'extension du traité à Hong Kong (Chine). Depuis que les conditions d'entrée en vigueur du traité ont été remplies, en septembre 2016, on compte une trentaine de ratifications. De plus, le pourcentage du tonnage mondial de la flotte de navires de commerce couverts a augmenté considérablement, passant de 35,14% à 90,98%. 

Le 13 mai, la Chine a informé l'OMI de la décision du Gouvernement de la République populaire de Chine d'étendre la Convention BWM à la Région administrative spéciale de Hong Kong, avec effet à compter du 13 août 2020. 

Cliquez ici pour en savoir plus sur la Convention BWM, y compris les questions fréquemment posées et une infographie sur le respect du traité. 

 

Un projet mondial de l'OMI élargit son champ d'action pour réduire les émissions des navires

19/05/2020 

L'Alliance mondiale du secteur à l'appui des transports maritimes à faibles émissions de carbone (GIA), qui est un projet d'envergure mené par l'OMI, va intensifier ses travaux sur l'interface navire/port afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. C'est ce qu'ont convenu les membres du groupe de travail de cette alliance, à l'occasion d'une réunion qui s'est tenue par vidéoconférence les 14 et 15 mai.

Au cours de la réunion, 21 représentants du secteur maritime et du Secrétariat de l'OMI ont pu échanger à propos de l'avancement de divers projets et fixer des objectifs concrets pour la GIA jusqu'en 2023. Les participants ont convenu de poursuivre les travaux dans le cadre des axes de travail existants, y compris les carburants de substitution et la validation de technologies visant à améliorer le rendement énergétique, et d'en étendre la portée.

Ils ont également décidé de s'engager dans un tout nouveau domaine de travail visant à créer une « approche holistique pour la réduction des émissions dans l'interface navire/port ». Cela permettra d'appuyer la mise en place, par les ports, de mesures réglementaires, techniques, opérationnelles et économiques visant à réduire les émissions de GES des navires. Il s'agit, par exemple, de fournir une alimentation électrique à terre et un soutage sûr et efficace de combustibles de substitution à faible teneur en carbone. Ce nouvel axe de travail permettra également d'identifier des mesures supplémentaires qui pourraient être mises en place pour réduire les émissions dans l'interface navire/port. Il s'appuie sur les travaux réalisés par la GIA sur la bonne synchronisation pour l'arrivée des navires (concept du « juste à temps »). La bonne synchronisation permet aux navires d'optimiser leur vitesse afin d'arriver à leur port de destination au moment où leur poste d'amarrage est prêt à les accueillir. En réduisant le temps passé par les navires à l'extérieur des ports, avec leurs moteurs allumés, cette pratique permet d'économiser de l'énergie, et ainsi de réduire les coûts et les émissions.

Le groupe de travail a également discuté de la manière dont il pourrait soutenir la reprise du secteur maritime à la suite de la pandémie de COVID-19. Les échanges ont aussi porté sur les objectifs du projet GreenVoyage2050, ce qui a permis d'avancer des idées de collaboration portant notamment sur l'essai et la démonstration de solutions dans les pays pilotes du projet. 

Il s'agissait de la première réunion du groupe de travail de l'Alliance mondiale du secteur depuis que celle-ci a été intégrée au projet GreenVoyage2050. Ce projet, exécuté par l'OMI et financé par la Norvège, vise à initier et promouvoir l'essai et la démonstration de solutions techniques pour réduire les émissions de GES provenant des navires. Le projet vise également à améliorer le partage des connaissances afin de soutenir la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires.

La GIA est un partenariat public-privé innovant de l'OMI qui rassemble des chefs de file du secteur maritime en vue d'améliorer le rendement énergétique et de réduire les émissions de carbone des transports maritimes. La GIA a été créée dans le cadre du projet GloMEEP de l'OMI en 2017. Elle se poursuit désormais sous l'égide du projet GreenVoyage2050, à la suite de la signature d'un nouvel accord au début de l'année. Au total, 14 entreprises ont signé cet accord, par lequel elles s'engagent à apporter des contributions financières et en nature, comme le partage d'expertise, jusqu'en 2023.  

 

L'OMI publie des directives sur les équipements de protection individuelle pour le personnel maritime

12/05/2020 

Le transport maritime est au cœur de la chaîne d'approvisionnement mondiale. Pendant la pandémie de COVID-19, il est essentiel d'assurer la protection du personnel contre les risques d'infection. Cela comprend le personnel à bord, mais également le personnel à terre qui doit parfois monter temporairement à bord des navires ou interagir avec des gens de mer.  

L'OMI a diffusé les orientations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le port d'équipement de protection individuelle (EPI) visant à appuyer les décisions relatives au port d'EPI pour réduire au minimum les risques de transmission de la COVID-19 pour les gens de mer, le personnel maritime, le personnel des navires de pêche, les passagers et les autres personnes à bord des navires. Ces directives s'appliquent également au personnel à terre ayant l'intention de monter à bord (comme les pilotes, les travailleurs portuaires, les fonctionnaires chargés du contrôle par l'État du port, les consignataires, etc.) et aux interactions entre ces personnes. Pour consulter les orientations relatives au port d'EPI, veuillez cliquer ici (Lettre circulaire No 4204/Add.15).

Pour appuyer la prise de décisions et l'évaluation des risques, l'OMI a aussi fait circuler des mesures pratiques pour remédier aux risques que représente la COVID-19 pour toutes les personnes à bord des navires ou dans les ports, lorsque ces personnes doivent interagir les unes avec les autres (disponibles dans la Lettre circulaire No 4204/Add.16). Reconnaissant qu'il existe des différences entre les exigences nationales de différents pays, ces directives proposent un système simple pour évaluer les risques et communiquer les mesures de contrôle qui seront mises en place, par accord mutuel, afin de réduire le risque d'infection. Elles proposent également des étapes simples et des précautions à prendre si la présence à bord d'un navire est inévitable. Il s'agit notamment de réduire au minimum le nombre de personnes présentes, d'utiliser les passerelles extérieures plutôt que l'accès par les logements de l'équipage, de se laver fréquemment les mains et de maintenir une distanciation sociale. 

Les Directives relatives à la COVID-19 visant à garantir la sécurité de l'interface à bord entre le personnel du navire et le personnel à terre ont été proposées par un large éventail d'associations mondiales du secteur dotées du statut consultatif auprès de l'OMI : ICS, IAPH, BIMCO, IACS, IFSMA, IMPA, INTERTANKO, P&I Clubs, CLIA, INTERCARGO, InterManager, IPTA, FONASBA et WSC. Elles tiennent également compte des contributions du Conseil international des employeurs maritimes (IMEC) et de l'International Support Vessel Owners Association (ISOA).

 

L'importance des changements d'équipages soulignée lors d'une réunion entre l'OMI et le secteur maritime

05/05/2020 

Il est d'une importance capitale que les changements d'équipage puissent avoir lieu, ont insisté le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, et des représentants du secteur maritime lors d'une réunion virtuelle organisée par l'OMI le 30 avril.

De nombreux gens de mer à bord des navires, ainsi que du personnel de l'industrie offshore, ont été contraints de voir leurs contrats prolongés durant la pandémie de COVID-19. En raison des restrictions imposées aux voyages, il est difficile pour les équipages de quitter les navires et pour de nouveaux membres d'équipage de prendre la relève. Ces séjours prolongés à bord pourraient avoir des répercussions importantes sur le bien-être des membres d'équipage ainsi que sur l'exploitation des navires, selon plusieurs organisations non gouvernementales (ONG). 

Des représentants de la Chambre internationale de la marine marchande (ICS) et de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) ont fait part de leurs démarches pour réclamer la mise en place de ports et d'aéroports comme « plaques tournantes », afin de faciliter les changements d'équipages. Le travail se poursuit avec les gouvernements, les autorités portuaires, les autorités sanitaires et d'autres intervenants pour élaborer des protocoles sur les déplacements et les changements d'équipages. La Chambre internationale de la marine marchande (ICS) estime que 150 000 gens de mer sont présentement coincés en mer et ont besoin d'être relevés le plus rapidement possible.

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, et les représentants du secteur ont exprimé leur reconnaissance envers les gens de mer qui travaillent sur la ligne de front afin d'assurer la circulation des biens essentiels pendant la pandémie. Ils ont réitéré qu'il est essentiel que les gens de mer, les travailleurs portuaires et le personnel connexe soient désignés comme « travailleurs-clés ».  

Les participants à la réunion ont été informés des travaux menés en collaboration avec d'autres organisations pour aborder des enjeux spécifiques pendant la pandémie. L'OMI travaille conjointement avec d'autres institutions et organes des Nations Unies afin de publier des recommandations et des déclarations communes, mais aussi pour diffuser des communications reçues des États Membres à propos de leurs dispositions sur des questions comme les prorogations de certificats. Ces documents sont disponibles sur le site Web de l'OMI

L'Association internationale des sociétés de classification (IACS) a souligné les efforts déployés par les inspecteurs membres de l'IACS qui continuent d'attester la conformité des navires avec les exigences des traités internationaux et celles des sociétés de classification. Ces inspecteurs utilisent parfois des techniques comme l'inspection à distance lorsque cela est possible. Lorsque les inspecteurs doivent monter à bord, il est essentiel qu'ils disposent d'un équipement de protection individuelle (EPI).

Des questions juridiques se posent à savoir ce qui arrivera si les prorogations de certificats doivent se poursuivre au-delà de trois mois, soit la prorogation autorisée dans des circonstances exceptionnelles en vertu des traités de l'OMI. Le Secrétariat de l'OMI a indiqué que cette question est activement examinée.

Les ONG ont été invitées à soumettre leurs observations sur les visites et la certification, les changements d'équipages et d'autres enjeux, y compris le nouveau calendrier des réunions de l'OMI. Cette dernière question sera examinée lors de la 32e session extraordinaire du Conseil de l'OMI, qui se tient par correspondance de mai à la mi-juillet (voir le communiqué de presse à ce sujet).

M. Lim s'est engagé à poursuivre les efforts de collaboration (y compris des consultations diplomatiques avec des États Membres) afin de relever les défis causés par la pandémie de COVID-19, et particulièrement les enjeux auxquels sont confrontés les gens de mer.

Cette réunion virtuelle avec le secteur des transports maritimes s'est tenue le 30 avril. En plus du Secrétaire général et des Directeurs de l'OMI, les représentants des ONG suivantes, dotées du statut consultatif auprès de l'OMI, ont pris part à la réunion : BIMCO ; Association internationale des lignes de croisière (CLIA) Association internationale des sociétés de classification (IACS) ; Association internationale des ports (IAPH) ; Chambre internationale de la marine marchande (ICS); Fédération internationale des associations de capitaines de navires (IFSMA); International Marine Contractors' Association (IMCA); Association internationale des transporteurs de marchandises solides (INTERCARGO) Association internationale des armateurs pétroliers indépendants (INTERTANKO) International Parcel Tankers Association (IPTA) Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF); Oil Companies International Marine Forum (OCIMF); World Shipping Council (WSC).

 

Signature d'un accord de partenariat pour la numérisation maritime

27/04/2020 

Lorsque les navires entrent et sortent des ports, des informations cruciales sur les cargaisons, les marchandises dangereuses, les équipages, les caractéristiques du navire et bien d'autres renseignements doivent être échangés avec les autorités à terre. En vertu de la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (Convention FAL) de l'OMI, les autorités publiques sont tenues de mettre en place des systèmes permettant à ce processus de se faire de façon numérique.

Pour soutenir cette numérisation accrue, un nouveau partenariat a été signé entre l'OMI, l'Organisation mondiale des douanes (OMD), la Commission économique pour l'Europe des Nations Unies et l'Organisation internationale de normalisation (ISO).

L'accord de partenariat, qui est en vigueur depuis le 15 mars, ouvre la voie à la mise à jour du modèle de données de référence de l'OMI et à son développement futur pour l'harmonisation des normes relatives aux données dans d'autres domaines au-delà de la Convention FAL, tels que l'échange de données opérationnelles qui pourraient faciliter la bonne synchronisation des navires (concept du "juste à temps"). La bonne synchronisation permet aux navires d'optimiser leur vitesse afin qu'ils arrivent à leur port de destination au moment où leur poste d'amarrage est prêt, ce qui permet d'économiser de l'énergie et ainsi réduire les coûts et les émissions de GES.

Les Parties à cet accord ont déjà coopéré pour élaborer le modèle de données de référence de l'OMI, qui est un élément essentiel du Répertoire de l'OMI sur la simplification des formalités et le commerce électronique. Ce modèle couvre les prescriptions en matière de déclaration définies dans la Convention FAL pour appuyer la transmission, la réception et la diffusion des renseignements requis lors de l'entrée, du séjour au port et de la sortie des navires, des personnes et des cargaisons au moyen de l'échange de données électroniques. Ces travaux assurent l'interopérabilité entre les normes respectives de chaque organisation.

 

Les gens de mer et les changements climatiques mis en avant lors d'une réunion virtuelle de l'OMI

27/04/2020 

Les défis rencontrés par les gens de mer en raison de la pandémie de COVID-19 et la nécessité d'assurer la poursuite des travaux de l'OMI en matière de lutte contre les changements climatiques sont deux enjeux qui ont été au cœur d'une réunion virtuelle organisée par l'OMI, le 23 avril, afin de transmettre des informations aux Représentants permanents et officiers de liaison de 78 États Membres de l'Organisation. 

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a remercié les États Membres d'avoir fait part des dispositions adoptées dans la foulée de la pandémie, particulièrement celles en matière de prorogation des certificats des gens de mer, dans des communications qui sont disponibles sur le site Web de l'OMI. Il a souligné qu'il est essentiel que les gens de mer soient désignés comme « travailleurs-clés » et a appelé tous les Représentants permanents et les officiers de liaison à transmettre ce message à leurs Gouvernements. M. Lim a rappelé que les gens de mer contribuent au bon fonctionnement des activités de transport maritime et permettent à ce secteur de soutenir la chaîne d'approvisionnement mondiale. 

Les participants à la réunion ont reçu des informations actualisées sur les discussions tenues par le Conseil de l'OMI lors d'une session extraordinaire tenue par correspondance (C ES 31) et sur les échanges, lors d'une récente réunion des présidents des comités, à propos de l'élaboration d'une proposition relative au nouveau calendrier des réunions de l'OMI qui ont été reportées en raison de la pandémie de COVID-19. Une liste de priorités a été élaborée et sera examinée à la trente-deuxième session extraordinaire du Conseil. La proposition donne la priorité à une session régulière du Conseil de l'OMI, suivie de réunions du Comité de la protection du milieu marin (MEPC) - qui sera précédée de la 7e réunion du Groupe de travail intersessions sur la réduction des émissions de GES provenant des navires - et du Comité de la sécurité maritime (MSC). La reprise des réunions en personne dépendra des orientations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Gouvernement du Royaume-Uni, ainsi que de la situation nationale des États Membres de l'OMI.

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a affirmé que la priorité accordée au MEPC et au Groupe de travail sur les GES démontrent l'engagement continu de l'OMI à agir pour lutter contre les changements climatiques, sans retard indu. Les participants à la réunion ont été informés que la Quatrième étude de l'OMI sur les gaz à effet de serre, qui comprendra des données portant sur les émissions de GES des navires jusqu'en 2018 ainsi que des projections, devrait être achevée comme prévu d'ici la fin de l'année 2020. 

De plus, ils ont été informés du travail effectué par le Secrétariat, en concertation avec d'autres institutions et organes des Nations Unies, afin d'examiner la possibilité de tenir des réunions virtuelles, y compris des réunions multilingues avec service d'interprétation dans les six langues officielles de l'Organisation. Le Secrétariat de l'OMI a entamé des préparatifs en vue de la réouverture du bâtiment abritant le Siège de l'OMI, lorsque cela sera permis, incluant des façons d'assurer le respect de mesures applicables telles que la distanciation sociale.  

Les participants ont également été informés des orientations techniques diffusées par l'OMI à propos de la pandémie de COVID-19 (Lettre circulaire No. 4204 et addenda), après que des États Membres aient demandé des recommandations uniformes sur la façon d'aborder certains enjeux.  Cela comprend des déclarations communes avec d'autres institutions des Nations Unies ainsi que des directives publiées par le secteur des transports maritimes, afin d'assurer la diffusion mondiale de ces informations.  Les participants ont également été informés de la création, par le Secrétaire général, d'une équipe spéciale pour les gens de mer, qui fournit une assistance continue aux gens de mer à travers le monde et contribue à la résolution des cas individuels.

La prochaine session extraordinaire du Conseil (C ES 32) débutera le 4 mai. Elle se tiendra par correspondance pendant une période de deux mois, afin de donner aux États Membres (membres du Conseil et observateurs) le temps de communiquer leur point de vue sur les différents points à l'ordre du jour, y compris la tenue de réunions à l'avenir. 

À propos des autres activités de l'Organisation, les participants ont été informés que les audits sur le terrain effectués en vertu du Programme d'audit des États Membres de l'OMI ont été suspendus et que le calendrier des audits restants à partir de 2020 sera repoussé d'un an à compter de 2021, tandis que les travaux d'audits de suivi se poursuivront comme à l'habitude.       

Les missions prévues dans le cadre d'activités de coopération technique ont aussi été interrompues, mais le Secrétariat de l'OMI travaille avec les établissements internationaux de l'OMI, soit l'Université maritime mondiale et l'Institut de droit maritime international, afin d'offrir un enseignement en ligne aux étudiants de partout dans le monde. Parallèlement, le processus de sélection des pays qui participeront à des projets mondiaux, dont GreenVoyage et GloLitter, se poursuit malgré la pandémie.

Les réunions d'information destinées aux Représentants permanents et aux officiers de liaison se tiennent habituellement au Siège de l'OMI, à l'invitation du Secrétaire général, mais les mesures de confinement et les restrictions aux déplacements imposés en raison de la pandémie ont rendu nécessaire la tenue d'une réunion virtuelle. Au total, 155 participants de 78 États Membres et d'un État Membre associé ont assisté à la réunion. Il s'agissait de la plus grande réunion virtuelle organisée par l'OMI à ce jour.

 

L'Université maritime mondiale offre des cours en ligne en raison de la pandémie

20/04/2020 

Alors que les déplacements sont restreints en raison de la pandémie de COVID-19, des étudiants et des établissements d'enseignement font preuve d'ingéniosité pour assurer la poursuite de l'enseignement. L'Université maritime mondiale de l'OMI (UMM) ne fait pas exception.

Des fonctionnaires techniques du Secrétariat de l'OMI ont pu donner, depuis Londres et la Tunisie, des cours virtuels portant sur les aspects juridiques de la sûreté et la sécurité maritime. Ces présentations s'inscrivent dans le cadre d'une collaboration annuelle entre l'OMI et l'UMM pour le cours de sûreté maritime du programme de maîtrise avec spécialisation en droit et en politique maritimes, qui est basé à Malmö, en Suède.

Les cours ont porté sur les aspects de la sûreté des opérations portuaires couverts par les conventions de l'OMI. Ils ont été présentés les 14 et 15 avril 2020 à 16 étudiants.

 

L'OMI et la FAO consolident leur partenariat pour lutter contre les déchets marins

15/04/2020 

Les partenariats sont essentiels pour s'attaquer au problème mondial que représentent les déchets plastiques rejetés dans le milieu marin. L'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont officiellement signé un accord leur permettant d'aller de l'avant et de mettre en oeuvre conjointement le projet de partenariats GloLitter. 

Ce projet, qui a initialement été lancé en décembre 2019 grâce au soutien financier de la Norvège, a pour objectif de prévenir et de réduire les déchets plastiques rejetés dans le milieu marin par les secteurs des transports maritimes et des pêcheries.

L'accord précise de quelle façon l'OMI et la FAO exécuteront conjointement le projet. Il marque une nouvelle étape vers la mise en place des nombreux partenariats stratégiques prévus dans le cadre du projet. Les deux institutions des Nations Unies vont maintenant communiquer avec les parties prenantes de leurs domaines respectifs afin de renforcer la coopération ainsi que la participation du secteur privé par l'entremise d'une Alliance mondiale du secteur.

Le Projet de partenariats GloLitter aidera les pays en développement à identifier des avenues pour prévenir et de réduire la présence, dans le milieu marin, de déchets provenant des secteurs des transports maritimes et de la pêche, y compris les déchets plastiques. De plus, il cherchera à diminuer l'utilisation de plastique dans ces secteurs de même qu'à identifier des possibilités de réutilisation et de recyclage des plastiques.  Ce faisant, le Projet de partenariats GloLitter contribuera directement à la réalisation d'une des cibles de l'objectif de développement durable (ODD) 14, soit de « prévenir et réduire nettement la pollution marine de tous types, en particulier celle résultant des activités terrestres, y compris les déchets en mer et la pollution par les nutriments » d'ici 2025.

L'accord a été signé le 14 avril 2020 par M. José Matheickal, chef du Département des partenariats et projets de l'OMI, et Roberto Ridolfi, sous-directeur général de la FAO.

Les pays sont invités à manifester leur intérêt à faire partie du projet avant le 30 avril.