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Actualités

 

L’OMI offre une formation sur les politiques maritimes aux futurs dirigeants du secteur

03/10/2019 

L'Université maritime mondiale (UMM) est un établissement d'enseignement et de formation à l'intention des futurs responsables maritimes, dont plusieurs seront impliqués dans l'élaboration de politiques dans leurs pays respectifs. Du 2 au 4 octobre, des étudiants du programme de maîtrise ès sciences en affaires maritimes ont bénéficié d'un séminaire à propos des politiques en matière de transports maritimes.

Présenté par un représentant de l'OMI, ce séminaire spécialisé était le tout premier à ce sujet à se dérouler à l'UMM. La formation s'est conclue avec un exercice pratique en groupe, de même que la rédaction et la présentation d'un document de politique générale couvrant les principaux aspects d'une politique en matière de transports maritimes.

L'élaboration de politiques nationales en matière de transports maritimes est encouragée par l'OMI. Il s'agit d'une pratique de bonne gouvernance qui permet d'orienter la planification, la prise de décision et la législation dans le secteur maritime, en plus de favoriser le développement durable. L'OMI offre une formation relative aux politiques nationales en matière de transport maritime à ses États Membres, sur demande, depuis 2015 et a réalisé des vidéos à ce sujet.

 

Soutenir la mise en œuvre des règles de l’OMI sur les émissions de GES

03/10/2019 

Quels sont les obstacles à la mise en œuvre des règles de l'OMI, et comment ces défis peuvent-ils être surmontés? Voilà les questions essentielles soulevées à l'occasion d'un atelier régional sur la ratification et l'application efficace de l'Annexe VI de MARPOL et de la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires.

Cet atelier, qui s'est déroulé à Viña del Mar (Chili) du 30 septembre au 2 octobre, a rassemblé des représentants des 12 pays suivants : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Équateur, Mexique, Panama, Paraguay, Uruguay et Venezuela. L'hôte de l'événement était l'organisme DIRECTEMAR, avec le soutien du Gouvernement de Malaisie.  

Les participants ont pu identifier des obstacles à la ratification de l'Annexe VI de MARPOL, tels que des préoccupations à propos des coûts associés pour le secteur du raffinage et les propriétaires de navires. Ils ont également identifié des solutions à partir de l'expérience de quatre pays participants qui ont déjà ratifié l'Annexe VI de MARPOL. Cette annexe comprend des règles qui limitent les polluants atmosphériques provenant des navires, notamment les oxydes de soufre (la limite de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé à bord des navires sera abaissée à 0,50% à compter du 1er janvier 2020). L'Annexe VI prévoit aussi des règles pour améliorer le rendement énergétique des navires dans le but de réduire les émissions de GES.  

Les participants ont convenu de recommandations afin de poursuivre la ratification et la mise en œuvre de l'Annexe VI de MARPOL dans la région de l'Amérique latine. Ils ont aussi accepté d'intensifier la collaboration à l'échelle régionale, notamment en ce qui a trait aux inspections dans le cadre du contrôle par l'État du port se rapportant aux dispositions de l'Annexe VI de MARPOL.

De plus, un représentant de l'Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM) a livré une formation sur l'application efficace de la limite en teneur de soufre, en utilisant les directives mises au point par l'OMI et la longue expérience d'application de prescriptions sur une faible teneur en soufre dans les zones européennes de contrôle des émissions de SO x.

Un représentant de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes a aussi exposé des moyens que pourrait mettre en place le secteur maritime dans la région pour contribuer davantage à la réduction des émissions de GES. Par ailleurs, le Chili accueillera en décembre la Conférence de Santiago sur le changement climatique (COP 25)

 

Une formation sur la sûreté maritime à Trinité-et-Tobago

27/09/2019 

Trinité-et-Tobago est le plus récent pays à bénéficier d'une formation sur la sûreté maritime offerte par l'OMI. Un atelier d'auto-évaluation et de formation à l'audit a eu lieu à Port-d'Espagne du 23 au 27 septembre.

Les participants ont été formés afin de pouvoir auto-évaluer la façon dont deux instruments clés de l'OMI en matière de sûreté maritime (le chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et le Code ISPS) sont mis en œuvre dans les installations portuaires. Cette auto-évaluation est faite au moyen de procédures de l'OMI et de l'ISO bien établies dans le secteur, qui permettent d'identifier des aspects à améliorer.

L'atelier comprenait des cours théoriques permettant aux participants de mieux comprendre le processus de certification menant à l'obtention d'une déclaration de conformité de l'installation portuaire, des présentations sur les processus d'audit et des exercices pratiques sur le rôle joué par les installations portuaires dans l'examen des plans de sûreté.

La formation a aussi abordé les résultats d'un atelier présenté par l'OMI l'an dernier à Port-d'Espagne, qui portait sur les responsabilités en vertu du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS).

 

La Thaïlande met à jour son plan d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures

27/09/2019 

Aider les pays à se préparer à intervenir lors de situations d'urgence est une partie importante du travail de renforcement des capacités mené par l'OMI.  La Thaïlande est le plus récent pays à bénéficier de l'assistance de l'OMI pour mettre à jour son plan d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures. Cette assistance a pris la forme d'un atelier national qui s'est tenu à Bangkok du 24 au 27 septembre.

L'événement a réuni 35 participants provenant de 15 entités gouvernementales et de compagnies pétrolières et gazières. Ces participants ont pu en apprendre davantage sur les meilleures pratiques et les développements récents en matière de préparation et d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures. Ils ont ainsi identifié des aspects à améliorer dans le plan national existant.

L'atelier a été organisé dans le cadre de l'Initiative mondiale pour l'Asie du Sud-Est (GI-SEA), qui est un projet conjoint avec le secteur pétrolier et gazier. Ce projet appuie la mise en œuvre de la Convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC)

 

Les avantages du guichet unique maritime mis en évidence lors d’un séminaire en Géorgie

26/09/2019 

Grâce au guichet unique maritime, tous les renseignements requis par les pouvoirs publics et relatifs à l’entrée, au séjour au port ainsi qu’à la sortie de navires, des personnes et de la cargaison peuvent être soumis de façon électronique via un portail unique, ce qui permet d’éviter toute duplication. Ce système est recommandé par la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (Convention FAL) afin de simplifier les échanges transfrontaliers. 

Un séminaire national sur la facilitation du trafic maritime a été organisé par l’OMI et l’Agence des transports maritimes de Géorgie à Batoumi du 24 au 26 septembre. L’événement a rassemblé quelque 35 participants provenant de diverses administrations chargées de l’accomplissement des formalités concernant les navires, les cargaisons, les équipages et les passagers, de même que d’entreprises privées en opération dans des ports du pays. 

Les participants en ont appris davantage sur les avantages des prescriptions de la Convention FAL qui prévoient la mise en place, par tous les pouvoirs publics, de systèmes d’échange électronique de l’information relative au transport maritime. Ils ont aussi échangé sur la recommandation à propos de l’utilisation d’un guichet unique maritime. L’objectif de ces mesures est de rendre la chaîne logistique maritime plus efficace. 

 

Le Secrétaire général de l’ONU souligne les progrès accomplis par le secteur maritime

25/09/2019 

Dans un discours prononcé à l'issue du Sommet Action Climat, qui s'est tenu le 23 septembre à New York, le Secrétaire général de l'ONU a vanté les progrès faits par le secteur des transports maritimes afin de faire face à la crise climatique, qu'il a décrits comme « une avancée énorme ».

António Guterres a fait référence aux efforts déployés par des acteurs de premier plan dans le secteur maritime afin de réaliser la neutralité carbone d'ici 2050, et ainsi mettre en œuvre la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Adoptée en 2018, cette stratégie prévoit des mesures afin de réduire les émissions de GES dans l'ensemble du secteur.

La Stratégie initiale prévoit une réduction de l'intensité carbone, c'est-à-dire une diminution des émissions de CO2 par unité d'activité de transport, d'au moins 40% d'ici 2030, en poursuivant les efforts pour atteindre une réduction de 70% d'ici 2050, par rapport à 2008.

De plus, la Stratégie initiale prévoit une réduction des émissions totales de GES d'au moins 50% d'ici 2050 par rapport à 2008 et se donne pour objectif de les éliminer progressivement aussitôt que possible au cours de ce siècle. De tels niveaux d'ambition signifient une réduction de 80% des émissions de GES pour les navires qui sont présentement en mer, ce qui est conforme aux objectifs de température fixés dans l'Accord de Paris.

La Stratégie initiale devrait mener à une révolution dans les techniques de propulsion des navires. Elle a envoyé un signal clair au secteur qu'il s'agit de la voie à suivre. Il y a déjà des indices qui montrent que cette orientation est suivie à la fois par l'industrie et les institutions financières. Parmi les idées activement explorées, on compte des transbordeurs hybrides ou à batteries, des navires qui font l'essai de biocarburants ou de piles à hydrogène, ainsi que la propulsion éolienne.

 

L’OMI présente des avancées concrètes lors du Sommet Action Climat à New York

24/09/2019 

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a rendu compte des progrès majeurs réalisés par l'organisation afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des transports maritimes internationaux, à l'occasion du Sommet Action Climat des Nations Unies, qui s'est tenu à New York (États-Unis d'Amérique) le 23 septembre. L'événement a offert aux dirigeants du monde la possibilité de présenter des propositions concrètes et des actions tangibles entreprises pour lutter contre les changements climatiques.

Ces progrès appuient le Programme de développement durable à l'horizon 2030, plus particulièrement l'objectif de développement durable 13 sur la lutte aux changements climatiques.

M. Lim a prononcé un discours en ouverture d'un événement sur la décarbonisation des transports maritimes, organisé par le Forum économique mondial. Il a ensuite livré une présentation lors du lancement des Principes pour un océan durable, établis dans le cadre du Pacte mondial. Le Pacte mondial est une initiative qui permet aux entreprises d'adhérer à des valeurs qui vont au-delà de la génération de profits pour leurs actionnaires. Enfin, M. Lim a prononcé un discours lors d'un événement parallèle organisé par le Gouvernement de Belgique, qui était intitulé « les actions parlent plus fort que les mots ».

Tout au long de l'événement, M. Lim a mis l'accent sur la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Cette stratégie prévoit une réduction du volume total des émissions de GES annuelles d'au moins 50% d'ici 2050, par rapport à 2008, tout en poursuivant l'action menée en vue de leur élimination complète dès que possible au cours de ce siècle. En tenant compte de la croissance prévue du secteur, cela signifie que les navires existants devront réduire leurs émissions de plus de 80%.  

La Stratégie initiale de l'OMI a envoyé un signal clair au secteur des transports maritime sur la voie à suivre. Il y a déjà des indices qui montrent que cette orientation est suivie à la fois par l'industrie et les institutions financières. Parmi les idées activement explorées, on compte des transbordeurs hybrides ou à batteries, des navires qui font l'essai de biocarburants ou de piles à hydrogène, ainsi que la propulsion éolienne.

M. Lim a aussi abordé plusieurs projets majeurs menés par l'OMI, qui permettent de rassembler les États Membres et l'industrie afin de promouvoir la mise en œuvre des mesures reliées à la réduction des GES.

Le Secrétaire général de l'OMI a également saisi cette occasion pour tenir des rencontres bilatérales avec des personnalités influentes de la lutte contre les changements climatiques, incluant Mme Inger Andersen, qui a été nommée directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l'environnement en février 2019. M. Lim a également rencontré des hauts responsables de la Banque mondiale afin de discuter de sujets d'intérêt commun et d'explorer des possibilités de coopération future afin de soutenir la décarbonisation du secteur des transports maritimes et des infrastructures associées, de même que la gestion des déchets plastiques en mer. 

 

Une association de femmes du secteur maritime formellement lancée en Amérique latine

20/09/2019 

L'OMI, avec le soutien de la Malaisie, a donné un nouvel élan à un important réseau régional qui contribue à promouvoir les femmes dans la communauté maritime en Amérique latine. Une rencontre en Colombie, du 18 au 20 septembre, a permis de mettre en place des bases solides pour le Réseau des femmes des Autorités maritimes d'Amérique latine (Réseau MAMLA).

L'événement a réuni environ 40 participants provenant des 17 autorités maritimes suivantes : Argentine, Brésil, Bolivie, Costa Rica, Chili, Colombie, Cuba, El Salvador, Équateur, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Paraguay, Panama, Pérou et République dominicaine. Ces participants ont établi une structure de gouvernance et un processus d'adhésion des membres. Ils ont aussi convenu d'un programme de travail pour 2020, souligné des occasions de formation pour les membres et formé un Secrétariat, qui sera situé à Panama.  

Au cours de cette rencontre, des membres du Réseau MAMLA ont visité une école primaire locale dans le cadre d'un programme de mentorat et de sensibilisation. Elles ont pu présenter les carrières dans le secteur maritime à la nouvelle génération, et plus particulièrement aux jeunes filles.

Le Réseau MAMLA avait initialement été fondé au Chili en décembre 2017, dans le cadre d'une campagne menée par l'OMI depuis plus de 30 ans pour promouvoir les femmes dans la communauté maritime. Avec le soutien de l'OMI, plusieurs associations des femmes du secteur maritime ont été mises en place. Ces associations, qui couvrent plus de 150 pays et territoires dépendants, permettent aux femmes qui exercent des professions du milieu maritime de se rencontrer, de réseauter et de se soutenir et se conseiller mutuellement.

Cette deuxième conférence régionale du Réseau MAMLA a coïncidé avec la manifestation parallèle à la Journée mondiale de la mer. La promotion de l'égalité des sexes dans la communauté maritime était le thème central de cet événement, qui s'est aussi déroulé en Colombie. 

 

Un atelier sur la réduction des déchets plastiques rejetés dans le milieu marin

20/09/2019 

L'OMI travaille en collaboration avec des États d'Afrique australe et d'Afrique de l'Est afin d'aider ceux-ci à mettre en œuvre les mesures de protection de l'environnement marin contenues dans la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), un traité phare de l'organisation.

Du 17 au 19 septembre, un atelier a rassemblé à Mombasa (Kenya) des participants des 12 pays suivants : Afrique du Sud, Angola, Éthiopie, Kenya, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Ouganda, République-Unie de Tanzanie, Seychelles et Somalie. Cette formation a porté sur les Annexes I à V de MARPOL, et plus particulièrement sur la réglementation concernant le rejet d'ordures par les navires et le caractère adéquat des installations de réception portuaires.

Les participants ont échangé sur les facteurs qui nuisent à la mise en œuvre complète de la convention MARPOL et de ses annexes, incluant les enjeux identifiés lors des audits menés dans le cadre du Programme d'audit des États Membres de l'OMI (IMSAS). L'un de ces enjeux est la transposition incomplète de la convention et de ses amendements dans les législations nationales. Les participants se sont entendus sur des actions régionales et nationales visant à éliminer les barrières qui freinent la mise en œuvre et le respect de la convention.

L'atelier était organisé en collaboration avec l'Autorité maritime du Kenya. Les participants ont pu visiter les installations de réception et de recyclage des déchets du port de Mombasa. Ils ont discuté du régime d'attribution de permis aux installations de réception des déchets et des plans de gestion des déchets dans les ports.

Le Centre de coopération de technologie maritime (MTCC) pour l'Afrique, qui est basé à Mombasa, a informé les participants de ses activités visant à soutenir la mise en œuvre de l'Annexe VI de MARPOL, et plus particulièrement des exigences en matière de rendement énergétique des navires. 

Plus d'informations sur le plan d'action de l'OMI sur les déchets plastiques en mer sont disponibles ici

 

Promouvoir des transports maritimes plus verts dans la mer Rouge et le golfe d’Aden

20/09/2019 

La prévention de la pollution de l'air par les navires et les exigences en matière de rendement énergétique étaient au cœur d'une formation offerte aux représentants de huit pays de la région du Golfe, de la mer Rouge et du golfe d'Aden. L'atelier régional, qui s'est tenu du 17 au 19 septembre à Djeddah (Arabie saoudite), a rassemblé des participants des pays suivants : Arabie saoudite, Bahreïn, Djibouti, Égypte, Émirats arabes unis, Jordanie, Somalie et Soudan. 

La formation a porté sur l'Annexe VI de MARPOL, qui limite les principaux polluants présents dans les gaz d'échappement des navires, dont les oxydes de soufre et les oxydes d'azote, et inclut des mesures de rendement énergétique qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des navires. L'Annexe VI de MARPOL interdit également les émissions délibérées de substances qui appauvrissent la couche d'ozone.

L'atelier a aussi mis l'accent sur le système de collecte de données sur la consommation de fuel-oil, qui est en vigueur depuis mars 2018. En vertu de ce système, les navires d'une jauge brute égale ou supérieure à 5000 sont tenus de recueillir des données pour chaque type de fuel-oil qu'ils utilisent.

La formation était organisée par l'OMI et l'Organisation régionale pour la conservation de l'environnement de la mer rouge et du golfe d'Aden (PERSGA). Établie dans le cadre du Programme pour les mers régionales de l'ONU, cette organisation travaille en partenariat avec l'OMI afin de soutenir la gouvernance durable des mers régionales. 

 

Appel à la ratification d’un traité sur les cargaisons nocives et potentiellement dangereuses

19/09/2019 

L'OMI poursuit son travail de promotion de la Convention SNPD, un traité fondamental sur le transport de substances nocives et potentiellement dangereuses par les navires. L'organisation a pris part au Forum sur les cargaisons potentiellement dangereuses, qui s'est tenu à Singapour les 17 et 18 septembre, afin de mettre en lumière l'enjeu des incendies de conteneur à bord des navires.

Lorsqu'elle sera en vigueur, la Convention SNPD mettra en place un régime de responsabilité et de réparation des dommages causés par les cargaisons de SNPD transportées en mer, incluant les hydrocarbures et les produits chimiques. Le traité porte non seulement sur les dommages dus à la pollution, mais aussi sur les risques d'incendie et d'explosion, les décès ou lésions corporelles de même que les pertes de biens ou dommages à la propriété.  

À ce jour, ce traité a été ratifié par cinq États, qui représentent près de 10 millions de tonnes de cargaisons SNPD donnant lieu à contribution. La convention entrera en vigueur lorsqu'un total de 40 millions de tonnes de cargaisons donnant lieu à contribution sera atteint. 

 

Les Philippines accueillent une formation sur l’intervention en cas de pollution par les hydrocarbures

19/09/2019 

Lorsque survient un événement de pollution par les hydrocarbures, il est indispensable d'agir promptement et efficacement afin de minimiser les conséquences environnementales. Un atelier a été organisé à Manille (Philippines) du 17 au 20 septembre afin d'offrir aux instructeurs les compétences nécessaires pour offrir des formations sur la planification, la préparation et l'intervention en cas de déversement.

Près de 30 délégués, provenant de cinq des dix États Membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), ont pris part à cette formation. Celle-ci permet aux participants de se familiariser avec les éléments clés du cours type mis à jour sur la Convention internationale sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (OPRC). Des techniques d'enseignement sont aussi présentées.

L'objectif principal de la Convention OPRC est de faciliter la coopération internationale et l'assistance mutuelle pour la préparation et l'intervention en cas d'incident de pollution maritime.

Cette formation est mise en place avec le soutien de l'Initiative mondiale pour l'Asie du Sud-Est (GI-SEA).

 

Une formation en prévision de l’ouverture du Centre d’échange de renseignements de Djedda

13/09/2019 

Le nouveau Centre régional d'échange de renseignements maritimes de Djedda, qui permettra d'intensifier le partage d'information et d'améliorer la sûreté maritime dans la région, devrait être pleinement opérationnel d'ici la fin de l'année.

Avec le soutien de l'OMI, les 15 premiers opérateurs qui travailleront dans ce Centre ont complété une formation de trois semaines, qui s'est tenue du 25 août au 12 septembre à Djedda (Arabie saoudite).

Ce Centre régional servira à la fois à l'échange de renseignements entre les points de contact du Code de conduite de Djibouti et au partage d'informations avec tous les organismes nationaux responsables de la sûreté maritime.

À la suite de l'adoption de l'Amendement de Djedda, en 2017, les États participants ont convenu de la nécessité de renforcer le réseau d'échange de renseignements du Code de conduite de Djibouti afin de satisfaire aux exigences accrues du Code révisé. Les engagements incluent la mise en place de centres de partage de renseignements maritimes pluridisciplinaires dans chacun des États participants. En encourageant la collaboration entre les organismes nationaux qui s'occupent de sûreté maritime, ces Centres seront l'épine dorsale du réseau régional. 

 

Renforcer la sûreté maritime au Ghana

13/09/2019 

Le Ghana est le plus récent pays à bénéficier d'une formation sur la mise en œuvre des standards de l'OMI en matière de sûreté maritime, qui sont décrits dans le chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS).

L'atelier s'est déroulé à Accra (Ghana) du 9 au 13 septembre. Il a réuni des représentants de l'Autorité maritime et de l'Autorité portuaire du Ghana, de même que des propriétaires de navires et plusieurs opérateurs de terminaux maritimes. Les participants ont discuté des façons de coopérer, à l'échelle nationale, pour acquérir le soutien nécessaire afin de prendre en charge l'exécution des prescriptions de l'OMI et d'assurer le respect de celles-ci.  

La formation a notamment porté sur les responsabilités et le rôle de supervision de l'autorité désignée responsable de la mise en œuvre du Code ISPS. De plus, les participants ont été outillés afin d'être en mesure de former d'autres personnes qui ont des responsabilités similaires.

L'atelier était organisé par l'OMI et le Gouvernement du Ghana, dans le cadre du Programme mondial sur la sûreté maritime

 

Un effort continu pour promouvoir un traité sur l’enlèvement des épaves

13/09/2019 

L'OMI a poursuivi ses démarches afin de promouvoir la ratification d'un traité international sur l'enlèvement des épaves. Un représentant de l'Organisation a prononcé un discours à cet effet à l'occasion de la 10e Conférence sur le sauvetage maritime et l'intervention en cas d'accident, qui se tenait à Londres (Royaume-Uni), les 11 et 12 septembre.

Selon l'endroit où elles se trouvent, les épaves peuvent poser un danger pour la navigation, voire mettre en péril d'autres navires ainsi que leurs équipages. La Convention internationale de Nairobi sur l'enlèvement des épaves permet aux États de disposer d'un mandat juridique pour enlever, ou faire enlever, les épaves susceptibles de porter atteinte à la sécurité des vies humaines, des marchandises et des biens en mer, ainsi qu'au milieu marin.

De plus, la Convention de Nairobi prévoit des dispositions pour permettre aux États côtiers d'agir en cas d'incendie de conteneurs à bord d'un navire, ainsi qu'en cas de perte de conteneurs.

La Convention de Nairobi est entrée en vigueur en 2015. Elle compte présentement 47 États contractants, qui représentent 73% du tonnage brut mondial.

 

L’autonomisation des femmes au premier plan lors de la Semaine du transport maritime de Londres

12/09/2019 

Le thème de la Journée mondiale de la mer 2019 de l'OMI, « l'autonomisation des femmes dans la communauté maritime », est mis de l'avant à l'occasion de la Semaine du transport maritime de Londres, qui se tient du 9 au 13 septembre.

Le 10 septembre, un séminaire organisé conjointement par l'Organisation internationale de télécommunications maritimes par satellites (Inmarsat) et la WISTA International s'est penché sur le thème de la diversité et du virage numérique dans le secteur des transports maritimes.

Dans sa déclaration d'ouverture, le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a déclaré : « Puisque la nature fondamentale du travail est en train de changer, il s'agit du moment parfait pour réexaminer et réévaluer les rôles traditionnels et les attentes envers la main-d'œuvre. Cela signifie s'ouvrir à la diversité et à l'égalité ». M. Lim a souligné que la promotion de l'égalité des genres est importante en soi, mais qu'elle répond aussi à une réalité très concrète : le secteur des transports maritimes doit attirer des talents de partout dans le monde et de tous les groupes dans la population afin d'assurer sa propre viabilité.

L'OMI mène depuis plus de 30 ans un programme pour promouvoir les femmes au sein de la communauté maritime. Avec le soutien de l'OMI, sept Associations régionales de femmes du secteur maritime (WIMA) ont été créées. Ces associations couvrent plus de 150 pays et territoires dépendants. L'OMI offre des bourses réservées aux femmes dans ses propres établissements de formation maritime, soit l'Institut de droit maritime international (IMLI) et l'Université maritime mondiale (UMM), et dans d'autres institutions d'enseignement.

Cette année, l'OMI a entrepris une série d'initiatives afin de souligner le thème de la Journée mondiale de la mer, dont des échanges, une campagne sur les médias sociaux et le lancement d'un film intitulé « Turning the Tide » (« Renverser le cours de l'Histoire »).

 

Le groupe d’experts scientifiques GESAMP souligne 50 ans au service des océans

12/09/2019 

Le Groupe mixte d'experts chargé d'étudier les aspects scientifiques de la protection de l'environnement marin (GESAMP) célèbre cette semaine son 50e anniversaire. Ce groupe fournit une base scientifique solide sur laquelle le système des Nations Unies peut s'appuyer pour développer des politiques et des stratégies qui touchent les océans.

GESAMP est un groupe unique d'experts scientifiques indépendants administré par l'OMI. Il conseille le système des Nations Unies sur les enjeux scientifiques en lien avec le milieu marin, que ceux-ci soient émergents ou qu'ils durent depuis un certain temps.

Le 50e anniversaire du groupe a été célébré au Siège de l'ONU à New York, le 10 septembre, lors d'un événement organisé conjointement par la Division des affaires maritimes et du droit de la mer de l'ONU et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). L'événement a permis de souligner les accomplissements du GESAMP et son travail actuel, de même que d'envisager des avenues pour des contributions futures. 

 

La Malaisie encourage la mixité dans le secteur maritime

12/09/2019 

La Semaine mondiale de la mer 2019 a été lancée le 10 septembre à Kuala Lumpur (Malaisie). La session d'ouverture était dédiée à la promotion de la diversité hommes-femmes dans le secteur maritime, afin de refléter le thème de la Journée mondiale de la mer de l'OMI.

Au cours de cette session, l'OMI a présenté son Programme sur les femmes du secteur maritime, dont l'objectif principal est d'encourager les États Membres à ouvrir les portes de leurs instituts de formation maritime aux femmes afin que ces dernières puissent être formées au même titre que les hommes et ainsi atteindre le niveau de compétence élevé qui est exigé dans le secteur maritime.

Des débats animés ont ensuite eu lieu au sein d'un panel international de femmes du secteur maritime.

L'événement était organisé par l'Association malaisienne des propriétaires de navires (MASA). Il a rassemblé plus de 400 participants provenant de l'ensemble du secteur maritime de Malaisie, incluant des représentants des autorités maritimes, des professionnels, des universitaires, des experts et des dirigeants de l'industrie. Il représentait une occasion de réseautage, d'échange d'idées et de promotion de la coopération entre les intervenants. 

 

Le Nigeria accueille une formation sur la responsabilité et les compensations en cas de déversement d’hydrocarbures

12/09/2019 

Des officiers nigérians chargés de gérer les questions de responsabilité et de compensations en cas de déversement d'hydrocarbures suivent présenement une formation dans le cadre de l'Initiative Mondiale pour l'Afrique Occidentale, Centrale et Australe (GI WACAF). Cette Initiative est une collaboration entre l'OMI et l'IPIECA dont l'objectif est de renforcer les capacités d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures dans l'ouest, le centre et le sud de l'Afrique.

L'atelier, qui se déroule à Lagos (Nigeria) du 10 au 12 septembre, rassemble 70 participants provenant d'autorités nationales, de gouvernements fédéraux et du secteur maritime et pétrolier.

La formation, axée sur les façons d'appliquer les conventions de l'OMI en lien avec la responsabilité, est présentée par des experts des Fonds internationaux d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL) et de l'International Tanker Owners Pollution Federation Limited (ITOPF). Elle comprend des présentations techniques, des études de cas et des simulations théoriques à propos de l'évaluation des coûts et des procédures de compensation.

Il s'agit du premier événement du genre organisé par l'Agence de l'administration et de la sûreté maritime du Nigeria (NIMASA) et la National Oil Spill Detection and Response Agency (NOSDRA).

 

Un débat animé sur la réglementation internationale des ports

09/09/2019 

Les ports, qui sont essentiels à la chaine logistique mondiale, doivent-ils faire l'objet d'une réglementation internationale additionnelle? Un débat animé sur cette question a rassemblé des intervenants de haut niveau à l'occasion d'un séminaire qui s'est tenu à Londres (Royaume-Uni) le 9 septembre. L'événement était organisé par Hutchison Ports, l'OMI et l'Institut de droit maritime international (IMLI).

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a rappelé à l'auditoire qu'en vertu de la Convention portant création de l'OMI, l'Organisation a un mandat pour réglementer les ports. D'ailleurs, certains règlements de l'OMI touchent déjà le secteur portuaire, notamment les règles entourant la sécurité, les installations de réception et la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (FAL).

« Cependant, il y a de nombreuses possibilités à explorer afin de renforcer la coopération entre les secteurs du transport maritime, des ports et de la logistique », a souligné M. Lim. Il a ajouté qu'un secteur portuaire capable de faciliter les procédures, d'adopter de nouvelles technologies et de reconnaître l'importance de la sûreté et de la sécurité sera l'un des vecteurs principaux vers la stabilité et le développement durable, ce qui soutiendra aussi la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU.

Les intervenants ont convenu qu'il est nécessaire d'intensifier le dialogue avec les ports et d'assurer une implication plus grande de ce secteur à l'OMI. Cela est particulièrement important dans le contexte des avancées dans l'automatisation et du passage au numérique.

De plus, les ports jouent un rôle de plus en plus important dans la lutte contre les changements climatiques et la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des navires. Leur contribution inclut la provision de combustibles qui génèrent moins d'émissions et d'une alimentation électrique à terre, l'optimisation des escales et la bonne synchronisation des navires (concept du « juste à temps »).

Cependant, la portée de tout règlement international doit faire l'objet d'un examen approfondi. De plus, les activités de renforcement des capacités sont essentielles pour assurer la mise en œuvre harmonieuse des normes, recueils de règles pratiques ou lignes directrices, que celles-ci soient nouvelles ou déjà existantes.

Le ministre des Affaires maritimes du Royaume-Uni, Nusrat Ghani, a souligné les avancées faites dans l'intégration de la chaîne logistique. « Quelles nouvelles normes seront nécessaires est une question à laquelle nous devons répondre », a déclaré Mme Ghani, ajoutant que ces règlements devront être adaptés aux nouveaux défis. 

Les panélistes ont discuté du thème de la Journée mondiale de la mer 2019, « l'autonomisation des femmes dans la communauté maritime ». Ils ont salué la multiplication des possibilités pour les femmes dans ce secteur, qui reste majoritairement masculin, dans le contexte de l'automatisation grandissante de tâches manuelles.

L'événement s'inscrivait dans le cadre de la Semaine internationale du transport maritime (LISW). Frederick Kenney, de l'OMI, agissait à titre de modérateur. Les participants ont été accueillis par la directrice exécutive de Hutchison Ports, Clemence Cheng. Le directeur de l'Institut de droit maritime international, le professeur David Attard, a décrit le rôle des ports dans le droit maritime et insisté sur l'importance de la mise en application des règles, notamment via l'inclusion dans les législations nationales, et sur le besoin pour des formations et le renforcement des capacités.

Les panélistes suivants ont pris part à la discussion : Patrick Verhoeven de l'Association internationale des ports (IAPH), Guy Platten de la Chambre internationale de la marine marchande (ICS),  Lamia Kerdjoudj-Belkaid de la Fédération européenne des opérateurs portuaires et terminaux privés (FEPORT), Andrew Higgs de Setfords Sollicitors, Sakura Kuma du Port international Yokohama-Kawasaki (YKIP) et Diana Whitney de Hutchison Ports. 

 

Un cours type sur la manipulation sécuritaire des cargaisons en vrac bientôt validé

09/09/2019 

La sécurité des navires qui transportent des cargaisons en vrac dépend de l'application appropriée des règles de l'OMI. À cette fin, la formation est essentielle. Un nouveau cours type intitulé « Sécurité du transport et de la manutention des cargaisons solides en vrac » doit être validé par le Sous-comité du transport des cargaisons et des conteneurs (CCC) de l'OMI, qui se réunit du 9 au 13 septembre (des photos sont disponibles ici).

Les cours types de l'OMI sont conçus pour faciliter l'accès aux connaissances et compétences. Le nouveau cours portera sur les mesures obligatoires décrites dans le Code maritime international des cargaisons solides en vrac (Code IMSBC), qui est le recueil de règles du secteur sur la manière de traiter ces cargaisons.

Le cours type couvrira toutes les cargaisons solides, incluant celles qui peuvent se liquéfier lorsque certains seuls d'humidité sont atteints, ce qui risque de déstabiliser le navire. Pour ces cargaisons, il est important de porter une attention particulière à la mesure et l'enregistrement des teneurs limites en humidité avant le chargement.

Le travail du Sous-comité à propos des dispositions relatives à la sécurité des navires utilisant des combustibles à faible point d'éclair sera hautement prioritaire, dans le contexte où l'OMI a établi des cibles de réduction des émissions de CO2 pour 2030 et 2050 dans sa Stratégie initiale. De plus, de nouveaux combustibles ou mélanges de combustibles voient le jour pour assurer le respect de la teneur limite en soufre de 0,50%, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Le Sous-comité se penchera sur des enjeux reliés aux nouveaux types de combustibles, au point de l'ordre du jour sur le Recueil international de règles de sécurité applicables aux navires qui utilisent des gaz ou d'autres combustibles à faible point d'éclair (Recueil IGF).

La rencontre du Sous-comité devrait permettre de finaliser un projet de directives intérimaires relatives à la sécurité des navires qui utilisent de l'alcool méthylique/éthylique comme combustible. Un autre projet de directives intérimaires en développement porte sur la sécurité des navires qui utilisent des installations électriques à pile à combustible.

Le Sous-comité examinera des propositions d'amendements aux programmes d'inspection des engins de transport transportant des marchandises dangereuses. La session devrait également permettre de finaliser l'élaboration d'un projet d'amendements au Recueil de règles pratiques pour la sécurité de l'arrimage et de l'assujettissement des cargaisons (Recueil CSS) concernant l'assujettissement en fonction des conditions météorologiques. L'objectif est d'assurer que les cargaisons soient fixées selon les plus hauts standards en fonction des prévisions météorologiques et d'autres facteurs.

Le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, a ouvert la réunion, qui est présidée par Mme Maryanne Adams des Ïles Marshall. 

 

Former des instructeurs sur la sûreté maritime dans l’océan Indien occidental et le golfe d’Aden

06/09/2019 

Des participants de 13 pays ont bénéficié d'un cours qui permet de les préparer à offrir des formations pour renforcer la sûreté dans le domaine maritime. Cet atelier s'est déroulé au Centre régional de formation de Djibouti du 1er au 5 septembre.  

Les participants étaient originaires des Comores, de Djibouti, d'Éthiopie, de Jordanie, du Kenya, des Maldives, de Mozambique, d'Arabie Saoudite, de République-Unie de Tanzanie et du Yémen. Ils ont pu développer leurs compétences en matière d'enseignement et ont reçu des consignes sur la façon de répondre aux crimes commis en mer, incluant la piraterie, le trafic illicite de drogues, le terrorisme, la contrebande d'armes et le trafic humain.

Organisé par l'OMI, le cours a été financé par une contribution du Japon au Fonds d'affectation spéciale de l'OMI pour le Code de conduite de Djibouti. L'événement a été inauguré par l'ambassadeur japonais à Djibouti, Koji Yonetani.

Cette formation a été réalisée dans le cadre d'un projet qui a permis à ce jour d'organiser 83 cours, auxquels ont participé près de 1690 personnes de la région. 

 

Vers l'e-navigation en Asie-Pacifique

06/09/2019 

La mise en œuvre de l'e-navigation, c'est-à-dire la collecte, l'harmonisation et l'affichage de renseignements maritimes par des moyens électroniques, va renforcer la sûreté en mer et améliorer l'efficacité des transports maritimes tout en protégeant le milieu marin.

Diverses solutions d'e-navigation voient le jour. Le projet « SMART-Navigation », organisé et financé par le ministère des Océans et des Pêches de la République de Corée, a été présenté à l'occasion d'un atelier régional de l'OMI sur l'e-navigation pour la région de l'Asie-Pacifique, qui s'est tenu à Busan (République de Corée) du 4 au 6 septembre.  

L'objectif principal de l'atelier était de faire la promotion de l'e-navigation parmi les pays participants de la région de l'Asie-Pacifique, de même que d'examiner des perspectives de collaboration et de mise en œuvre. Le thème « Si vous voulez aller vite, allez seul ; si vous voulez aller loin, allez ensemble », a d'ailleurs été souligné par le ministre des Océans et des Pêches, M. Seong-Hyeok Moon.

L'hôte de l'atelier, qui était organisé par l'OMI et l'Association internationale de signalisation maritime, était le ministère des Océans et des Pêches de la République de Corée. Parallèlement les participants ont aussi pu assister à la conférence « e-Navigation Underway » à Séoul (République de Corée) les 2 et 3 septembre, et à l'Exposition coréenne sur la sécurité maritime à Busan, du 4 au 6 septembre. 

 

Une collaboration renforcée pour protéger le milieu marin du Pacifique

02/09/2019 

Un Centre international majeur chargé de coordonner les efforts de prévention et d'intervention en matière de pollution des mers dans le Pacifique du Nord-Ouest va étendre son champ d'action, à la suite d'une réunion de haut niveau à Séoul (République de Corée).

Soutenu par l'OMI, le Centre d'activités régionales pour la préparation et l'intervention en cas de situations d'urgence présentant un danger pour le milieu marin (MERRAC) canalise les efforts de collaboration entre la Chine, le Japon, la République de Corée et la Fédération de Russie afin de prévenir les déversements et d'assurer une réponse conjointe efficace à tout déversement se produisant dans la région.  

Lors de la dernière réunion des points de contact du projet, qui s'est tenue du 28 au 30 août, les quatre pays ont convenu de renforcer leur collaboration en identifiant de nouveaux domaines de travail, dont la surveillance des rejets effectués illégalement en vertu de la Convention MARPOL de l'OMI. Cette surveillance pourrait notamment s'effectuer à l'aide d'aéronefs sans pilote (UAS). De plus, des manuels supplémentaires portant sur la gestion des déversements mettant en cause des substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD), comme de l'essence ou du gaz liquéfié, seront développés. Le travail dans ces nouveaux domaines doit débuter en 2020.

Le MERRAC a été créé en 2000 par l'OMI, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et la République de Corée dans le cadre du Programme des mers régionales de l'ONU. Basé en République de Corée, le MERRAC est l'un des quatre centres d'activité régionaux (RAC) du Plan d'action du Pacifique du Nord-Ouest (NOWPAP).

Lors de cette 22e réunion des points de contact, le MERRAC a aussi été invité à collaborer avec des centres similaires créés dans le cadre du Programme pour les mers régionales, tels que REMPEC en Méditerranée et REMPEITC dans les Caraïbes. Le MERRAC doit également assister le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l'OMI dans l'élaboration d'un guide opérationnel sur la lutte contre les déversements de SNPD.

 

Les pays du MEPSEAS réaffirment leur engagement à protéger les mers d’Asie du Sud-Est

31/08/2019 

Les sept pays participants au Projet pour la protection du milieu marin des mers d'Asie du Sud-Est (MEPSEAS) ont réitéré leur détermination à mettre en œuvre des conventions prioritaires de l'OMI concernant la protection de l'environnement marin.

Il s'agit de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), la Convention internationale sur le contrôle des systèmes antisalissure nuisibles sur les navires (AFS), la Convention de Londres sur la prévention de la pollution des mers résultant de l'immersion de déchets et la Convention sur la gestion des eaux de Ballast.

La deuxième rencontre de haut niveau du projet, qui s'est déroulée du 27 au 29 août à Manille (Philippines), a rassemblé les délégations du Cambodge, de l'Indonésie, de Malaisie, du Myanmar, des Philippines, de Thaïlande et du Viet Nam. Les délégations étaient menées par des directeurs et des responsables des administrations maritimes de ces pays. Lors de cette réunion, une attention spéciale a été portée à l'Annexe V de la Convention MARPOL, qui couvre la pollution par les ordures des navires. La pollution par les plastiques représente une menace importante dans la région, qui est l'une des plus affectées de la planète par ce problème.

La réunion de Manille a permis d'évaluer les deux premières années du projet MEPSEAS, qui est mis en œuvre par l'OMI en partenariat avec l'Agence norvégienne de coopération pour le développement (Norad), et d'établir un plan d'action pour les deux prochaines années.

Les délégations ont exprimé leur intérêt pour les activités de renforcement des capacités prévues par le projet, qui vont se concentrer sur le respect, le suivi et la mise en œuvre, de même que sur le développement de procédures administratives pour l'application des instruments par l'État du port et l'État du pavillon. La possibilité d'une coopération dans le cadre du Mémorandum d'entente de Tokyo a été envisagée. Les discussions ont aussi porté sur la planification d'une conférence régionale, prévue en 2020, qui portera sur les technologies « vertes » pour le transport maritime. 

Les délégations ont aussi échangé sur les enjeux liés aux droits des femmes et l'égalité des genres, qui sont l'un des objectifs de développement liés au projet. Elles ont unanimement appuyé une proposition pour considérer une collaboration avec l'Association des femmes du secteur maritime – Asie (WIMA-Asie), afin d'organiser des séminaires de sensibilisation sur des enjeux relatifs au milieu marin et promouvoir des stratégies et politiques sur l'égalité des genres.

L'Autorité du secteur maritime des Philippines était l'hôte de l'événement, auquel ont assisté des représentants de l'OMI et de Norad, ainsi que des partenaires stratégiques du projet MEPSEAS (Singapour, le Secrétariat du Mémorandum d'entente de Tokyo, PEMSEA et WIMA-Asie) et un observateur du Réseau mondial de MTCC.