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Actualités

 

L’OMI accompagne le Mexique dans l’élaboration de sa politique nationale des transports maritimes

10/11/2018 

Du 7 au 9 novembre, plusieurs fonctionnaires d'organismes publics mexicains ont suivi une formation sur l'élaboration des politiques nationales des transports maritimes, dont l'Organisation maritime internationale (OMI) fait la promotion en tant que bonne pratique de gouvernance pour les processus de planification, de prises de décisions et de législation au sein du secteur maritime et en tant que moteur indispensable pour le développement durable des pays. Une vidéo de l'OMI décrit le concept de politique nationale des transports maritimes et explique comment il peut permettre aux États de disposer de tous les outils nécessaires pour devenir des acteurs efficaces du secteur maritime.

Plusieurs représentants de la Marine mexicaine et d'autres organes gouvernementaux ainsi que diverses parties prenantes concernées par les politiques nationales des transports maritimes ont donc pris part à une formation sur l'élaboration et le contenu de ces dernières. L'objectif était d'aider le Mexique à se doter d'une politique nationale des transports maritimes et à définir une stratégie pour permettre sa mise en œuvre.

L'atelier, qui s'est déroulé dans la capitale du pays, Mexico, a été mis en place par l'OMI en étroite collaboration avec le Service de la capitainerie et des affaires maritimes (UNICAPAM) de la Marine mexicaine (SEMAR) et avec la participation de l'Université maritime mondiale (UMM).

 

Une conférence vise à promouvoir l’égalité des chances pour les femmes du secteur des pêches

09/11/2018 

La pêche est l'une des activités professionnelles les plus dangereuses au monde. Or, nombreux sont ceux qui dépendent de l'industrie de la pêche pour assurer leurs moyens de subsistance – et notamment les femmes qui sont souvent confrontées à des conditions de vie difficiles. Les femmes participent à l'ensemble des activités menées au sein des secteurs de la pêche et de l'aquaculture. L'Organisation maritime internationale (OMI) a ainsi profité de la première Conférence internationale pour les femmes du secteur des pêches, qui se déroulait du 5 au 7 novembre à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), pour présenter son programme en faveur de l'égalité des sexes. Cette présentation a mis l'accent sur le fait que l'OMI avait permis à de nombreuses femmes du secteur maritime d'avoir plus facilement accès à des formations techniques de haut niveau au cours des 30 dernières années – un modèle dont d'autres acteurs comme l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation internationale du Travail (OIT) ont décidé de s'inspirer. La FAO et l'OIT entendent travailler aux côtés de l'OMI pour élaborer des propositions de projets visant à favoriser le recrutement des femmes et à faciliter leur accès aux formations au sein des secteurs de la pêche et de l'aquaculture.

Les participants ont également pu débattre de plusieurs questions comme les conditions de travail, le rôle des femmes dans l'aquaculture, les associations pour les femmes du secteur maritime ou encore le leadership féminin. Ils ont par ailleurs eu la possibilité d'en savoir plus sur comment l'OMI avait réussi à faciliter la mise en place d'un réseau mondial d'associations pour les femmes du secteur maritime.

Après une série d'ateliers, la Conférence s'est conclue par l'adoption de la Déclaration de Saint-Jacques-de-Compostelle pour l'égalité des chances dans les secteurs de la pêche et de l'aquaculture. La Déclaration engage les participants à travailler de concert pour mettre au point une stratégie globale visant à promouvoir l'égalité des chances et énumère un certain nombre de mesures qu'il convient de prendre pour y parvenir. Celles-ci concernent par exemple la collecte de données pour identifier les disparités hommes-femmes, l'amélioration des conditions de travail, l'amélioration de l'accès des femmes à la formation et la création d'associations pour les femmes des secteurs de la pêche et de l'aquaculture afin de promouvoir l'autonomisation et le leadership des femmes. 

 

Les débris spatiaux et leur incidence sur le milieu marin

07/11/2018 

Les composants largués au cours des lancements de véhicules spatiaux peuvent avoir une incidence sur le milieu marin. Voici l'une des questions émergentes auxquelles s'intéressent les Parties contractantes à la Convention et au Protocole de Londres – les deux traités qui réglementent le rejet des déchets à la mer. Du 5 au 9 novembre, la réunion annuelle des Parties doit permettre au Groupe scientifique de la Convention et du Protocole de Londres de faire le point sur les travaux menés actuellement en vue d'évaluer la question des débris spatiaux. La réunion doit en outre s'intéresser à l'élimination des navires en plastique renforcé de fibres. Beaucoup d'entre eux, laissés à l'abandon ou qui ne sont plus utilisables, sont en effet éliminés en mer chaque année, probablement en raison du manque d'installations à terre. Notons que cela concerne un certain nombre de navires de pêche et de plaisance. S'agissant des autres points de l'ordre du jour, les Parties doivent formuler des observations concernant le Plan d'action de l'OMI visant à traiter le problème des déchets plastiques rejetés dans le milieu marin par les navires et procéder à l'examen continu des Directives spécifiques pour l'évaluation de l'immersion des plates-formes ou des autres structures artificielles en mer. La 40ème Réunion consultative des Parties contractantes à la Convention de Londres et la 13ème Réunion des Parties contractantes au Protocole de Londres, qui se tiennent sous la présidence de Mme Azara Prempeh (Ghana), ont été ouvertes par M. Hiroyuki Yamada, Directeur de la Division du milieu marin, au nom du Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim. Cliquez ici pour visualiser les photos. 

 

À l’UMM, la cérémonie de remise des diplômes rappelle l’engagement de l’OMI en faveur de l’éducation

06/11/2018 

En tant qu'agence des Nations Unies, l'Organisation maritime internationale (OMI) est résolument engagée dans la réalisation des objectifs de développement durable, et notamment de l'objectif 4 sur l'accès à une éducation de qualité. En ce sens, les deux établissements de formation maritime que sont l'Université maritime mondiale (UMM) et l'Institut de droit maritime international (IMLI) constituent un élément majeur des efforts de l'Organisation dans ce domaine. Les deux établissements visent en effet à fournir un enseignement maritime de haut niveau aux élèves venus de pays en développement.

Ce dimanche 4 novembre s'est tenue la cérémonie de remise des diplômes de la promotion 2018 de l'UMM. Composée de 267 diplômés, dont un tiers de femmes, venus de 71 pays différents, la promotion 2018 est l'une des plus grandes jamais connues par l'Université. Sur les étudiants diplômés cette année : 124 ont obtenu leur maîtrise en sciences en assistant aux cours dispensés sur le campus de Malmö, 58 ont suivi le programme proposé par l'Université en Chine, deux ont obtenu leur doctorat et 83 ont suivi les programmes d'enseignement à distance de l'UMM.

L'année 2018 marque le trente-cinquième anniversaire de l'Université maritime mondiale, qui a su étendre et faire évoluer son programme d'étude depuis sa création. Alors qu'elle ne proposait initialement que des programmes sur la sécurité maritime et la protection du milieu marin, elle aborde aujourd'hui des thèmes comme la gestion de l'énergie maritime ou la viabilité, la gouvernance et la gestion des océans. La promotion 2018 porte le nombre total de diplômés de l'UMM à 4 921, représentant 168 pays, dont un grand nombre ont ensuite occupé des postes à responsabilité dans leur pays respectif ou au sein du secteur maritime. L'actuel Secrétaire général de l'OMI et Chancelier de l'Université maritime mondiale, M. Kitack Lim, est lui-même diplômé de l'UMM.

 

Ratifier l’Accord du Cap pour améliorer la sécurité des navires de pêche

06/11/2018 

La pêche commerciale est l'une des activités professionnelles les plus dangereuses au monde. Pourtant, l'instrument juridiquement contraignant spécifiquement consacré à la sécurité des navires de pêche, l'Accord du Cap, n'est toujours pas entré en vigueur en raison du faible nombre d'États l'ayant ratifié.

Face à ce constat, l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'ONG Pew Charitable Trusts ont décidé de faire équipe pour mettre en place une série de séminaires à l'intention des responsables gouvernementaux et des représentants du secteur maritime de plusieurs grands pays en développement. L'objectif est de mieux faire connaître l'Accord du Cap et de sensibiliser les participants aux avantages liés à sa ratification. Parmi les avantages en question : moins d'accidents, plus de vies sauvées et des infrastructures plus efficaces pour cibler et surveiller la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

Les deux derniers séminaires en date se sont déroulés au mois d'octobre dernier, aux Philippines et en Indonésie. D'autres organismes intéressés ont également pris part à ces événements, comme l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'œuvre de bienfaisance Apostleship of the Sea, Lloyd's Register Foundation ou encore l'Institut des pêches et de la marine de l'Université Memorial de Terre-Neuve.

L'Accord du Cap de 2012 entrera en vigueur 12 mois après la date à laquelle au moins 22 États, dont le nombre total de navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres exploités en haute mer est au moins égal à 3 600, l'auront ratifié. Or, pour l'heure, celui-ci n'a été ratifié que par dix pays, totalisant 1 020 navires de pêche.

 

À Busan, une formation régionale sur le Programme d'audit des États Membres de l'OMI

02/11/2018 

Le Programme d'audit des États Membres de l'OMI (IMSAS), qui permet d'évaluer l'efficacité avec laquelle ces derniers appliquent les instruments clés de l'OMI, constitue une part importante des travaux réalisés par l'Organisation pour s'assurer que son cadre réglementaire est adopté et mis en œuvre de la même manière par tous.

Du 29 octobre au 2 novembre, la ville de Busan (République de Corée) a accueilli un cours de formation régional organisé à l'intention des auditeurs du Programme.  

Grâce à cette formation, les participants ont pu acquérir les compétences spécifiques requises pour réaliser des audits des États Membres en se servant du Code d'application des instruments de l'OMI en tant que norme d'audit. Parmi eux figuraient des hauts fonctionnaires des administrations maritimes qui sont ou seront chargés de procéder à des audits internes afin de préparer leur pays en amont de l'audit.

Le Programme d'audit des États Membres de l'OMI est devenu obligatoire en janvier 2016. Pour l'heure, 56 audits obligatoires ont été réalisés et cinq doivent encore l'être avant la fin de l'année en cours.

Tous les États Membres de l'OMI doivent obligatoirement faire l'objet d'un audit tous les sept ans.

L'événement a été mis en place par l'OMI et accueilli et parrainé par le Ministère des pêches et des océans de la République de Corée. Trente-huit participants venus de 19 États Membres ou États Membres associés de l'OMI* ont pu suivre la formation.

* Australie, Bangladesh, Cambodge, Chine, Hong Kong (Chine), Inde, Indonésie, Japon, Malaisie, Maldives, Mongolie, Myanmar, Philippines, République de Corée, République islamique d'Iran, Singapour, Thaïlande, Timor-Leste et Viet Nam.

 

Renforcer la sûreté des installations portuaires en Libye

31/10/2018 

Du 27 au 31 octobre, plusieurs agents de sûreté portuaire et fonctionnaires libyens participent à une formation sur le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS), un instrument de l'OMI qui énonce un certain nombre de mesures préventives en matière de sûreté permettant d'identifier et de lutter contre les menaces qui pèsent sur les navires et les installations portuaires.

L'événement rassemble des acteurs chargés d'assurer la sûreté des installations portuaires dans l'ensemble du pays, ainsi que des membres de la commission nationale en charge du suivi de la conformité en Libye – lesquels doivent par ailleurs prendre part à une session extraordinaire sur les responsabilités qui leur incombent en la matière. L'atelier de formation a pour principal objectif de doter les participants des connaissances et des compétences nécessaires pour planifier et procéder à des auto-évaluations efficaces du respect des règles et directives pertinentes de l'OMI*.

Organisé chez le voisin tunisien, à Tunis, l'événement s'inscrit dans la continuité d'une formation initiale qui avait été suivie par le même groupe en avril dernier.

* Conformément aux dispositions du chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et du Code ISPS, en tenant compte du Guide sur l'auto-évaluation facultative par les Gouvernements contractants à la Convention SOLAS et par les installations portuaires (MSC.1/Circ.1192).

 

Immersion des déchets : le Pérou adhère au Protocole de Londres

31/10/2018 

La République du Pérou est devenue le 51ème État à adhérer au traité de l'Organisation maritime internationale (OMI) relatif à l'immersion des déchets dans la mer. Ce mercredi 31 octobre, M. Juan Carlos Gamarra Skeels, nouvel Ambassadeur du Pérou au Royaume-Uni et Représentant permanent du pays auprès de l'OMI, a en effet rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui présenter ses lettres de créance et de lui remettre l'instrument d'adhésion au Protocole de Londres.

Entré en vigueur en 2006, le Protocole de Londres a modernisé la Convention de 1972 sur la prévention de la pollution des mers résultant de l'immersion de déchets (Convention de Londres) en interdisant toute évacuation de déchets dans la mer – à l'exception des déchets définis d'un commun accord par les gouvernements et placés sur une liste approuvée.

 

L’OMI soutient le développement durable en Amérique latine

30/10/2018 

En tant que membre de la famille des Nations Unies, l'Organisation maritime internationale (OMI) œuvre activement à la réalisation du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et des objectifs de développement durable. Le Programme appelle tous les pays à éliminer la pauvreté et à parvenir au développement durable dans le monde entier d'ici 2030.

L'OMI s'efforce de soutenir ce processus et de s'assurer que le secteur des transports maritimes est pleinement intégré dans le Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement (PNUAD) – la principale plateforme du système des Nations Unies pour la collaboration entre les États. Un atelier de l'OMI organisé à l'intention des pays d'Amérique latine se déroule cette semaine, les 29 et 30 octobre, à Viña del Mar (Chili). L'événement rassemble 46 participants représentant 18 États Membres et plusieurs organismes de l'ONU* afin de sensibiliser les autorités maritimes des pays concernés au Programme 2030, en mettant tout particulièrement l'accent sur la réalisation des objectifs aux niveaux national et régional.

S'exprimant lors de l'événement, Juvenal Shiundu, Directeur par intérim de la Division de la coopération technique de l'OMI, a rappelé l'engagement de l'Organisation en faveur du Programme 2030. Il a ensuite encouragé les participants à prendre pleinement part aux processus nationaux ou régionaux du PNUAD, y compris par rapport à leurs besoins en matière d'assistance technique, pour faire en sorte que les questions liées au secteur maritime soient prises en compte au moment de la mise en œuvre des objectifs de développement durable à l'échelle nationale.

L'atelier a été conçu sous l'égide du Programme intégré de coopération technique (PICT) de l'OMI, en collaboration avec l'Autorité maritime du Chili (DIRECTEMAR). Il s'agit du tout premier atelier de ce type à être organisé dans le cadre du PICT. L'OMI envisage de mettre en place des événements similaires dans d'autres régions du monde.

* le Groupe des Nations Unies pour le développement (GNUD) en Amérique latine et dans les Caraïbes, la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), le Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

 

Une étude pour évaluer la pertinence d’une zone contrôle des émissions d’oxydes de soufre en Méditerranée

26/10/2018 

À compter du 1er Janvier 2020, une prescription de l'Organisation maritime internationale (OMI) fera passer le plafond mondial de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires à 0,50 % m/m (masse par masse), ce qui aura une incidence extrêmement positive sur la santé humaine. L'OMI dispose également d'un processus permettant de désigner certaines zones spécifiques en tant que zones de contrôle des émissions d'oxydes de soufre, ou SECA. À l'intérieur de ces zones, la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires est limitée à 0,10 % m/m. Le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC), administré par l'OMI, vient de réaliser une étude dont l'objectif était d'évaluer les avantages, les coûts et la faisabilité de la mise en place d'une zone de contrôle des émissions d'oxydes de soufre (SECA) provenant des navires en mer Méditerranée.

Selon cette étude, réduire davantage la teneur en soufre des combustibles marins utilisés en Méditerranée engendrerait des coûts considérables. Toutefois, les effets extrêmement positifs qu'aurait une telle mesure sur l'environnement et la santé humaine seraient bien plus importants que les coûts en question – notamment si l'on tient compte du fait qu'une meilleure qualité de l'air due à la mise en place d'une SECA en Méditerranée permettrait de réduire chaque année le nombre de maladies respiratoires ou de décès prématurés.  

L'étude du REMPEC sera examinée par une commission d'experts techniques de pays méditerranéens et de l'Union européenne. Des discussions plus approfondies se tiendront ensuite dans le cadre d'un atelier régional qui sera organisé au siège du REMPEC, à Malte, au mois de décembre prochain.

 

La Turquie accueille un atelier sur le régime de responsabilité et d’indemnisation de l'OMI

25/10/2018 

Du 22 au 26 octobre, un atelier organisé à l'intention de représentants du secteur maritime et du Gouvernement turcs doit permettre de renforcer la capacité du pays à ratifier et à mettre en œuvre le régime de responsabilité et d'indemnisation de l'OMI*. L'événement se déroule à l'Université d'Ankara dans le cadre du programme de master de son Centre de recherche sur le droit maritime. Le programme se concentre sur les prescriptions spécifiques desdits instruments afin qu'ils puissent être transposés pleinement dans la législation nationale.

Le régime de responsabilité et d'indemnisation de l'OMI couvre des questions telles que les événements de pollution, l'enlèvement des épaves ou encore le transport de passagers et de leurs bagages – offrant ainsi une protection vitale en cas d'accident de mer. Or, pour que ces règles et réglementations soient efficaces, il est nécessaire que les États les ratifient et les mettent en œuvre.

Parmi les participants figurent des représentants du Ministère des transports, des forces navales turques et d'associations nationales d'armateurs. Plusieurs présentations ont été données par des intervenants de l'OMI et de l'International Group of P&I Clubs au cours de l'atelier.

* Le régime de responsabilité et d'indemnisation de l'OMI couvre les instruments relatifs à l'enlèvement des épaves, à l'assistance, au transport de substances nocives et potentiellement dangereuses, aux passagers, à la responsabilité civile, à la création d'un Fonds international d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, et aux hydrocarbures de soute.

 

Lutte contre les déversements d’hydrocarbures : le Bénin entend renforcer son Plan national d’intervention d’urgence

24/10/2018 

Fruit d'une collaboration entre l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA), le projet GI WACAF vise à renforcer les capacités des pays d'Afrique occidentale, centrale et australe en matière de préparation et de lutte contre les déversements d'hydrocarbures.

Cette semaine, du 22 au 25 octobre, le Bénin accueille un atelier du projet GI WACAF visant à renforcer son plan national d'urgence contre la pollution par les hydrocarbures. En dépit de son littoral peu étendu, le Bénin est exposé aux risques liés aux déversements d'hydrocarbures, en raison notamment du nombre élevé de pétroliers qui transitent au large de ses côtes dans le golfe de Guinée et par le port de Cotonou. Ainsi, en 2006, le pays a mis en place un dispositif national de prévention, de préparation et de lutte contre la pollution du milieu marin par les hydrocarbures qu'il convient aujourd'hui de mettre à jour et d'adapter à la lumière des nouveaux défis du pays et de sa récente réorganisation administrative.

Pour ce faire, l'atelier doit permettre de former les autorités nationales compétentes au Plan national d'intervention d'urgence (PNIU) en cas de déversement d'hydrocarbures et de le tester dans le cadre d'un exercice de simulation. Les enseignements tirés de cet exercice et les conclusions des ateliers et exercices précédents serviront ensuite de base pour progresser dans la mise à jour du PNIU.

Organisé dans la capitale économique du pays, Cotonou, l'atelier s'inscrit dans la continuité d'une série d'événements similaires mis en place par les autorités béninoises tout au long de l'année 2018 en vue d'améliorer le plan national d'urgence. Il est accueilli par le Ministère des infrastructures et des transports de la République du Bénin et par la Marine marchande.

Clément Chazot et Émilie Canova, respectivement chef et coordonnatrice du projet GI WACAF, participent à l'événement pour le compte de l'OMI aux côtés de deux consultants du Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE). 

 

Un programme chargé pour le Comité de la protection du milieu marin

22/10/2018 

Le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l'OMI se réunit cette semaine, du 22 au 26 octobre, avec un programme chargé. Lundi, le MEPC a progressé dans les travaux de mise en œuvre de la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires en approuvant un programme d'activités de suivi (en savoir plus). Un Groupe de travail sur la réduction des émissions de GES doit poursuivre les discussions, notamment par rapport au champ d'application de la quatrième étude de l'OMI sur les GES.

Le Comité doit ensuite se pencher sur l'application du plafond de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires. À compter du 1er janvier 2020, la limite de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé à bord des navires exploités en dehors des zones de contrôle des émissions (ECA) désignées sera abaissée à 0,50 % m/m (masse par masse). Cela permettra de réduire les émissions d'oxydes de soufre (SOx) provenant des navires de manière significative et devrait avoir une incidence extrêmement positive sur l'environnement et la santé de l'homme. L'OMI travaille aux côtés des États Membres et du secteur maritime pour soutenir l'application du nouveau plafond. Le MEPC 73 doit approuver des orientations sur la planification de la mise en œuvre pour 2020 ainsi que des guides de meilleures pratiques à l'intention des États Membres, des États côtiers et des fournisseurs de fuel-oil. Le Comité doit en outre adopter un amendement à MARPOL visant à interdire le transport de fuel-oil non conforme – excepté pour les navires qui utilisent des dispositifs d'épuration des gaz d'échappement, ou « épurateurs ».

Parmi les autres points clés de l'ordre du jour figure la question des déchets plastiques en mer provenant des navires. Le Comité doit en effet élaborer et approuver un plan d'action en vue de traiter ce problème dans le contexte du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et de l'objectif de développement durable 14 sur les océans. À cet égard, le MEPC 73 doit examiner un certain nombre de propositions formulées concernant : l'étude proposée sur l'état des déchets plastiques en mer ; la disponibilité et la conformité des installations de réception portuaires ; le marquage et la récupération des apparaux de pêche ; la notification des pertes d'apparaux de pêche ou de conteneurs ; la facilitation de la livraison des apparaux de pêche ou des déchets récupérés par des pêcheurs aux installations à terre ; la révision des formations ; la sensibilisation ; et le renforcement de la coopération internationale.

Cliquez ici pour en savoir plus sur l'ordre du jour du MEPC 73. La 73ème session du Comité de la protection du milieu marin (MEPC 73) a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Hideaki Saito (Japon). Cliquez ici pour visualiser les photos.

 

Au Myanmar, une formation sur le concept de politique nationale des transports maritimes

17/10/2018 

Du 17 au 19 octobre, à Yangon, plusieurs fonctionnaires d'organismes publics du Myanmar suivent une formation sur le concept de « politique nationale des transports maritimes », dont l'Organisation maritime internationale (OMI) fait la promotion en tant que bonne pratique de gouvernance pour les processus de planification, de prise de décisions et de législation au sein du secteur maritime et en tant que moteur indispensable pour le développement durable des pays.

L'événement a rassemblé des représentants de divers ministères, départements et organismes officiels, ainsi que d'autres acteurs dont le mandat et les activités ont un impact sur les transports maritimes au Myanmar. Axée sur l'élaboration des politiques nationales des transports maritimes, la formation a tout particulièrement mis l'accent sur la nécessité d'adopter une approche intégrée et coordonnée.

Il s'agit du dernier atelier en date d'une série d'ateliers mis en place dans le cadre du Programme intégré de coopération technique (PICT) de l'OMI qui, avec le concours de l'Université maritime mondiale (UMM), accompagnent les États dans la planification, l'élaboration et l'adoption de leur politique nationale des transports maritimes.

Une récente vidéo de l'OMI décrit le concept de politique nationale des transports maritimes et explique comment il peut permettre aux États de disposer de tous les outils nécessaires pour devenir des acteurs efficaces du secteur maritime.

 

Appliquer la méthode du « juste-à-temps » pour réduire les émissions

16/10/2018 

Selon plusieurs études réalisées par des membres de l'Alliance mondiale du secteur (GIA) du Projet GloMEEP de l'OMI, réduire le temps d'attente des navires à l'extérieur des ports permettrait de réduire considérablement les émissions provenant des transports maritimes. En arrivant à leur port de destination, les navires peuvent parfois rester au mouillage à l'extérieur des ports pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Or, le fait de fournir régulièrement des informations aux navires concernant la disponibilité des postes d'amarrage, notamment dans les 12 heures précédant leur arrivée au port, pourrait contribuer à réduire les émissions produites par les navires et les ports de manière non négligeable.

Appliquer la méthode du « juste-à-temps » consiste à communiquer au préalable des renseignements aux navires afin qu'ils puissent prévoir d'arriver au poste d'amarrage au moment le plus opportun. Cela permet également aux navires de réduire leur vitesse, participant ainsi à la réduction de l'empreinte carbone des transports maritimes et des coûts de carburant. L'Alliance mondiale du secteur se penche actuellement sur les obstacles opérationnels et contractuels à l'application de cette méthode afin d'identifier les mesures qui pourraient être prises par l'ensemble des parties prenantes – y compris les navires, les autorités portuaires ou les exploitants de terminaux – pour faire du « juste-à-temps » une réalité mondiale.

Une nouvelle vidéo expliquant le principe du « juste-à-temps » a été diffusée lors d'une présentation faite aux délégués en marge de la réunion du Groupe de travail intersessions sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires, qui se tient du 15 au 19 octobre au siège de l'OMI, à Londres. Cliquez ici pour voir les présentations faites sur le « juste-à-temps » et les obstacles à sa mise en place.

L'Alliance mondiale du secteur est un partenariat public-privé créé sous l'égide du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP) – une initiative commune du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l'Organisation maritime internationale (OMI) – dont l'objectif est de réunir les principaux responsables du secteur maritime pour aider le système de transport maritime à améliorer son rendement énergétique et à réduire ses émissions de carbone. L'Alliance se compose de propriétaires et d'exploitants de navires de premier plan, de sociétés de classification, de constructeurs et de fournisseurs de moteurs et de nouvelles technologies, d'acteurs du big data, de compagnies pétrolières et de ports. Elle a pour objet d'identifier et de mettre au point des solutions innovantes permettant de surmonter les obstacles communs à l'adoption et à l'application de technologies en matière de rendement énergétique et de mesures opérationnelles.

 

Un pas de plus dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre

15/10/2018 

Cette semaine, du 15 au 19 octobre, un Groupe de travail intersessions ayant pour objectif d'élaborer un programme d'activités de suivi de la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires se réunit au siège de l'Organisation, à Londres. La Stratégie initiale, adoptée au mois d'avril 2018, expose la vision de l'OMI qui « reste engagée à réduire les émissions de GES provenant des transports maritimes internationaux et vise à les éliminer dans les plus brefs délais au cours du siècle ». La Stratégie donne des instructions claires au secteur maritime et à ses partenaires pour stimuler l'investissement dans le développement de combustibles à faible teneur en carbone ou à zéro émission de carbone et de technologies innovantes permettant d'améliorer le rendement énergétique des navires. En ouverture de la réunion, le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, a déclaré : « Le temps est venu d'ouvrir un nouveau chapitre et d'entamer, ensemble, la mise en œuvre de la Stratégie initiale de l'OMI. Vous êtes cordialement invités à faire preuve de détermination tout au long de la semaine pour élaborer un programme d'activités de suivi clair qui soit conforme à la vision, aux principes et aux niveaux d'ambition de la Stratégie initiale, ce qui permettra de la faire vivre, et pour faire en sorte que ce même programme puisse être approuvé par le Comité (de la protection du milieu marin) la semaine prochaine ». Le Groupe de travail rendra compte de ses travaux au Comité de la protection du milieu marin (MEPC), qui se réunira la semaine prochaine, du 22 au 26 octobre, dans le cadre de sa 73ème session. Le MEPC 73 doit poursuivre l'élaboration du programme et l'approuver. La réunion intersessions est présidée par M. Sveinung Oftedal (Norvège).  

 

La coopération au service de transports maritimes durables en Méditerranée

12/10/2018 

Lors d'une réunion du projet SAFEMED IV organisée en Jordanie, le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC) a décidé de coordonner ses activités d'assistance technique de 2019 avec celles de l'Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM).

Après plusieurs présentations au cours desquelles les bénéficiaires du projet ont pu exposer leurs besoins en matière d'assistance technique, l'AESM a approuvé les activités qui seront mises en place dans le cadre du projet jusqu'à la fin de l'année prochaine. Le REMPEC coordonnera ses activités d'assistance technique en Méditerranée avec celles de l'AESM – notamment concernant les installations de réception portuaires, les émissions provenant des navires et les stratégies nationales de gestion des eaux de ballast. 

Financé par l'Union européenne (UE) et géré par l'AESM, le projet SAFEMED fournit une assistance technique à huit pays et territoires du sud et de l'est du bassin méditerranéen* et vise à renforcer les capacités des États du port et des États du pavillon, à promouvoir les questions liées à l'élément humain dans le secteur maritime, à améliorer la sûreté des ports et des navires et à contribuer à la protection du milieu marin en Méditerranée.

Le REMPEC participe à un certain nombre d'activités du projet SAFEMED IV, en particulier dans le domaine de la protection du milieu marin, rappelant ainsi l'engagement ferme pris par l'OMI de faciliter la coopération régionale pour ainsi promouvoir la sûreté et la viabilité des transports maritimes. Cette participation du REMPEC vient compléter les travaux qu'il mène en vue d'aider les États de la région à ratifier et à appliquer les conventions environnementales de l'OMI – y compris les règles relatives à la réduction de la pollution atmosphérique et au rendement énergétique des navires, à la gestion des eaux de ballast et à la coopération et à la lutte contre la pollution par les hydrocarbures.

* Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc et Tunisie. La Palestine fait elle aussi partie des bénéficiaires.

 

L’importance de la législation nationale pour appliquer les instruments de l’OMI

08/10/2018 

Un des principaux objectifs stratégiques de l'Organisation maritime internationale (OMI) est d'améliorer la manière avec laquelle ses traités et conventions sont appliqués au niveau national. Bien qu'il soit nécessaire pour les États d'adopter une législation nationale d'application, les audits menés par l'Organisation montrent que, pour bon nombre d'entre eux, celle-ci est incomplète, voire inexistante.

Afin de répondre à ce besoin, l'OMI a mis au point un atelier intensif de cinq jours à l'intention des juristes et des rédacteurs législatifs – un moyen pour eux d'acquérir tous les outils nécessaires pour comprendre les traités de l'OMI et comment ils sont élaborés et adoptés. Le dernier atelier en date s'est déroulé du 1er au 5 octobre au siège de l'Organisation, à Londres.

L'événement a permis aux participants* d'en savoir plus sur les principes généraux de rédaction de la législation nationale relative à l'application des conventions de l'OMI. L'accent a été mis tout particulièrement sur le processus de modification, et notamment sur la procédure d'acceptation tacite. Les participants ont ensuite reçu des recommandations sur les techniques de rédaction et eu l'occasion de réseauter et de partager leurs expériences, notamment concernant les défis auxquels les pays pourraient être confrontés au moment d'appliquer les règles techniques de l'OMI dans leur législation nationale.

Cliquez ici pour voir la vidéo réalisée lors de l'édition 2017 de l'atelier.

* L'atelier a réuni deux représentants de la Communauté du Pacifique (CPS) et des participants venus des 16 pays suivants : Argentine, Équateur, Érythrée, Îles Salomon, Malawi, Maldives, Monténégro, Nigéria, Palaos, Pologne, République de Moldova, Tchéquie, Timor-Leste, Tonga, Tuvalu et Viet Nam.

 

Naufrage du Sanchi : le Secrétaire général de l’OMI rend hommage aux victimes

05/10/2018 

Le 8 septembre dernier, le Secrétaire général de l’OMI, M. Kitack Lim, était en visite en République islamique d'Iran pour participer aux célébrations nationales mises en place par le pays dans le cadre de la Journée mondiale de la mer. À cette occasion, le Secrétaire général a rencontré le Ministre des affaires étrangères, M. Mohammad Javad Zarif, et pris part à une cérémonie organisée pour commémorer les gens de mer ayant perdu la vie au début de l’année dans le naufrage du pétrolier iranien Sanchi

 

En Afrique, une conférence sur la place des femmes dans le secteur maritime

01/10/2018 

Du 26 au 28 septembre, à Antananarivo (Madagascar), s'est tenue la 9ème conférence régionale de l'Association des femmes cadres du secteur maritime de l'Afrique de l'Est et australe (WOMESA), l'occasion de se pencher sur tout un ensemble de questions centrales comme l'économie bleue en Afrique, les perspectives d'emploi, le mentorat, la protection du milieu marin ou encore la lutte contre les violences faites aux femmes.

Placée sous le thème « Évolution de la place des femmes africaines au sein du secteur maritime : perspectives et défis », la réunion a rassemblé 60 participants de la région, leur offrant ainsi la possibilité de débattre et d'échanger leurs points de vue sur la place des femmes dans le secteur maritime en Afrique.

Helen Buni, en charge du programme de l'OMI en faveur de l'égalité des sexes, a rappelé que promouvoir l'accès des femmes à des emplois de qualité et à des postes de cadres supérieurs au sein du secteur maritime était une priorité essentielle. L'OMI continue de favoriser l'accès des femmes aux professions du secteur, à terre comme en mer, conformément aux cibles définies dans le cadre de l'objectif de développement durable 5 des Nations Unies sur l'égalité entre les sexes – « Parvenir à l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ».

L'un des principaux objectifs de la stratégie de l'OMI est de donner aux femmes la visibilité qu'elles méritent. « Si les femmes ne peuvent être vues, alors elles ne peuvent être reconnues et, par conséquent, ne peuvent être considérées comme une ressource », a souligné Mme Buni.

Elle a également insisté sur le fait que le thème de la Journée mondiale de la mer 2019 – « L'autonomisation des femmes dans la communauté maritime » – permettrait de donner une impulsion supplémentaire à toutes les associations régionales pour mieux faire connaître leurs activités.

Un certain nombre de mesures concrètes ont été prises à la fin de l'événement, comme la création d'une nouvelle antenne nationale à Madagascar, portant ainsi à 10 le nombre d'antennes nationales créées sous l'égide de WOMESA. Les parties prenantes ont en outre élu les nouveaux membres du Conseil d'administration et se sont engagées à organiser des opérations de nettoyage des plages chaque année, aux alentours de la Journée africaine des mers et des océans.

La prochaine réunion de WOMESA se tiendra l'année prochaine en Zambie.

L'OMI a soutenu la création de sept associations régionales pour les femmes du secteur maritime en Afrique, en Amérique latine, en Asie, dans les Caraïbes, au Moyen-Orient et dans le Pacifique.

 

Zoom sur l’application de la Convention sur la gestion des eaux de ballast

27/09/2018 

Le traité de l'OMI visant à lutter contre la menace que représentent les espèces envahissantes transportées dans les eaux de ballast des navires pour les écosystèmes marins est entré en vigueur dans le monde entier au mois de septembre 2017. Un an plus tard, la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM) a été ratifiée par 77 États, représentant un peu plus de 77 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce, et l'attention se porte maintenant sur la question de l'application de cet instrument.

Afin d'impliquer et de soutenir les acteurs qui seront chargés d'appliquer ces règles, Theofanis Karayannis, de la Division du milieu marin de l'OMI, a participé à une série d'événements organisés dans le cadre de la conférence BWMTech North America, qui se déroule à Fort Lauderdale (États-Unis) du 25 au 27 septembre. Il a, à cette occasion, mis l'accent sur les travaux mis en œuvre par l'OMI pour faciliter une application uniforme et efficace de la Convention BWM, en insistant tout particulièrement sur la phase d'acquisition d'expérience. M. Karayannis a également pris part à des débats sur divers aspects réglementaires du traité.

Cliquez ici pour en savoir plus sur l'application de la Convention sur la gestion des eaux de ballast.

 

Une formation sur l’application du Code de conduite de Djibouti

26/09/2018 

L'Amendement de Djedda au Code de conduite de Djibouti joue un rôle essentiel dans la répression des actes de piraterie et des vols à main armée à l'encontre des navires exploités dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden.

Élaboré et adopté par les pays de la région en 2017, il couvre tout un ensemble d'activités maritimes illicites, comme les actes de piraterie, le trafic d'armes, le trafic de stupéfiants, le commerce illicite d'espèces sauvages, le soutage d'hydrocarbures illégal, le vol de pétrole brut, la traite des personnes, le trafic de migrants ou encore le rejet illégal de déchets toxiques.

Afin de soutenir les points de contact nationaux chargés d'appliquer les dispositions du Code, un atelier de formation a été organisé au Centre régional de formation de Djibouti (DRTC) du 24 au 26 septembre. Ce cours de l'OMI est le deuxième d'une série d'ateliers régionaux sur la sûreté maritime financés par le Gouvernement japonais.

Lors du lancement officiel de l'événement, l'Ambassadeur du Japon à Djibouti, Koji Yonetani, a tenu à remercier l'OMI pour ses initiatives visant à lutter contre les actes de piraterie et les autres activités maritimes illicites qui constituent une menace pour la sûreté et la sécurité de la navigation dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden. M. Yonetani a expliqué que le Japon s'engageait à continuer de soutenir les efforts déployés dans le cadre du Code de conduite de Djibouti pour renforcer les capacités régionales.

À l'issue de la formation, les participants* ont convenu d'un plan d'action pour que tous les États signataires obtiennent des résultats clairement définis et mesurables qui les aideront à s'acquitter des obligations qui leur incombent en matière de sûreté maritime, de simplification des formalités et d'application du droit maritime en vertu du Code et, par extension, des instruments de l'OMI et des autres conventions internationales auxquels ils sont Parties. Cela permettra de faciliter et de garantir le développement durable du secteur maritime, conformément aux objectifs de développement durable des Nations Unies.

L'accent sera mis sur la mise en place de fondations solides à l'échelle nationale, lesquelles serviront ensuite de base pour renforcer la coopération régionale. Il sera à cet égard essentiel d'établir des commissions nationales interinstitutions multidisciplinaires chargées de la sûreté maritime et de la simplification des formalités, de créer de centres nationaux d'échange de renseignements maritimes et de développer des stratégies maritimes nationales, tout en s'appuyant sur des stratégies nationales de sûreté maritime mises en œuvre dans le cadre d'une approche pangouvernementale.

L'atelier a été dirigé par Kiruja Micheni, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, et une équipe de consultants.

*L'événement a rassemblé 22 fonctionnaires venus d'Afrique du Sud, d'Arabie saoudite, des Comores, de Djibouti, d'Éthiopie, du Kenya, de Madagascar, de Maurice, du Mozambique, de la République-Unie de Tanzanie, des Seychelles, de Somalie et du Yémen.

 

Pas de retard dans l’application du plafond de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires

25/09/2018 

Le nouveau plafond de la teneur en soufre (0,50 % masse par masse) du fuel-oil utilisé à bord des navires entrera en vigueur le 1er janvier 2020 en vertu de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), ce qui aura une incidence positive sur l'environnement et la santé humaine. Voilà ce qu'a expliqué Edmund Hughes, de la Division du milieu marin de l'OMI, lors de l'Asia Pacific Petroleum Conference (APPEC) organisée du 24 au 26 septembre. Ce nouveau plafond sera appliqué à l'échelle mondiale, sauf dans les zones de contrôle des émissions (ECA) désignées, où la teneur en soufre est limitée à 0,10 % m/m.

Au mois d'octobre 2016, l'Organisation maritime internationale (OMI) a confirmé la date du 1er janvier 2020, apportant ainsi des certitudes aux acteurs du raffinage, du soutage et des transports maritimes. L'OMI a travaillé aux côtés des États Membres et du secteur maritime pour soutenir l'application du nouveau plafond. Le Comité de la protection du milieu marin de l'OMI, qui se réunira du 22 au 26 octobre dans le cadre de sa 73ème session, doit approuver des orientations sur la planification de la mise en œuvre pour 2020 ainsi que des guides de meilleures pratiques à l'intention des États Membres, des États côtiers et des fournisseurs de fuel-oil.

Le MEPC doit également adopter un amendement complémentaire à MARPOL en vue de soutenir l'application de la limite de 0,50 % m/m à partir du 1er janvier 2020. Cet amendement interdira le transport de fuel-oil non conforme – excepté pour les navires qui utilisent des dispositifs d'épuration des gaz d'échappement, ou « épurateurs ».

Il est prévu que la plupart des navires aient recours à de nouveaux mélanges de combustibles, lesquels seront conçus pour satisfaire à ce nouveau plafond. Actuellement, la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires est limitée à 3,50 % m/m, contre 0,10 % dans les ECA. Il existe à ce jour quatre ECA dans le monde : la zone de la mer Baltique ; la zone de la mer du Nord ; la zone de l'Amérique du Nord (couvrant les zones côtières désignées au large des États-Unis et du Canada) ; et la zone maritime caraïbe des États-Unis (soit les eaux entourant Porto Rico et les Îles Vierges américaines).

Les navires auront en outre la possibilité de satisfaire à cette nouvelle prescription par le biais de méthodes équivalentes. Parmi ces dernières, les épurateurs leur permettront de continuer à utiliser du fuel-oil à haute teneur en soufre car ils « nettoient » les émissions à bord. 

 

En savoir plus sur le concept de politique nationale des transports maritimes

24/09/2018 

Les transports maritimes sont un élément central de l'économie bleue, laquelle possède un potentiel énorme pour promouvoir la croissance économique et améliorer la vie des populations du monde – tout en participant à la réalisation de la plupart des objectifs de développement durable des Nations Unies.

Or, de nombreux pays ne sont pas suffisamment préparés pour tirer parti de ce potentiel. Ce qui leur fait défaut et ce dont ils ont besoin : une politique nationale des transports maritimes cohérente et coordonnée. Une nouvelle vidéo de l'OMI explique en quoi consiste exactement le concept de politique nationale des transports maritimes et comment il peut permettre aux États de disposer de tous les outils nécessaires pour devenir des acteurs efficaces du secteur maritime.

Au travers de son Programme intégré de coopération technique (PICT), l'Organisation maritime internationale met en place des activités visant à accompagner les États dans la conception, l'élaboration et l'adoption de leur politique nationale des transports maritimes. Pour faciliter ce processus, l'OMI a mis au point, avec le concours de l'Université maritime mondiale (UMM), un module de formation à l'intention des représentants gouvernementaux et d'autres hauts fonctionnaires, qui est actuellement en cours de déploiement dans plusieurs pays du monde. Cliquez ici pour en savoir plus.

 

Ouverture du Sous-comité de l'application des instruments de l'OMI

24/09/2018 

Cette semaine, du 24 au 28 septembre, le Sous-comité de l'application des instruments de l'OMI (Sous-comité III), qui se réunit dans le cadre de sa 5ème session, doit examiner le premier rapport récapitulatif des synthèses d'audits établi au titre des audits obligatoires réalisés en vertu du Programme d'audit des États Membres de l'OMI (IMSAS). Ce dernier, lancé en 2016, a pour objectif de déterminer si les États audités s'acquittent pleinement des obligations et des responsabilités qui leur incombent en vertu d'un certain nombre d'instruments conventionnels de l'OMI. Ce premier rapport récapitulatif fournira des renseignements essentiels qui serviront les travaux de réglementation de l'OMI et aideront à identifier les besoins des pays en matière de renforcement des capacités et d'assistance technique. Le Sous-comité poursuivra également ses travaux réguliers visant à examiner les rapports d'enquête de sécurité maritime et à rassembler les enseignements tirés des accidents de mer.

Parmi les autres points de l'ordre du jour figurent : la finalisation attendue du projet d'Accord type pour l'habilitation des organismes reconnus agissant au nom de l'Administration, conformément aux prescriptions du Code régissant les organismes reconnus (Code OR) ; et la mise à jour des Directives sur les visites en vertu du système harmonisé de visites et de délivrance des certificats (système HSSC), de la liste non exhaustive des obligations découlant des instruments mentionnés dans le Code d'application des instruments de l'OMI (Code III) et des Procédures de contrôle des navires par l'État du port afin qu'elles puissent être adoptées par l'Assemblée de l'OMI à sa trentième session l'année prochaine.

La réunion a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Jean-Luc Le Liboux (France). Cliquez ici pour visualiser les photos.