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Actualités

 

L'OMI demande l'appui de l'ONU pour faire reconnaître les gens de mer comme «travailleurs-clés»

02/04/2020 

Le Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale, Kitack Lim, a demandé aux organismes des Nations Unies d'appuyer l'OMI dans sa demande, faite aux gouvernements, de reconnaître les gens de mer, le personnel portuaire et les autres travailleurs maritimes essentiels comme « travailleurs-clés ». M. Lim a lancé cet appel lors d'une réunion virtuelle avec d'autres chefs de Secrétariat des organismes des Nations Unies et le Secrétaire général de l'ONU, qui s'est tenue le 1er avril.  

La réunion a porté sur les répercussions de la COVID-19, notamment la perturbation et les restrictions imposées aux voyages, de même que les impacts sur les échanges commerciaux, la logistique mondiale et l'approvisionnement en nourriture, en produits pharmaceutiques et en équipements médicaux.

Lors de la réunion, M. Lim a souligné l'importance du bien-être du personnel maritime et en particulier des gens de mer, ainsi que la nécessité des changements d'équipage pour maintenir la chaîne d'approvisionnement mondiale. Il a également fait part des obstacles majeurs pour les changements d'équipages, qui sont provoqués par les restrictions aux déplacements imposées par un nombre grandissant de gouvernements en raison de la pandémie de COVID-19.

M. Lim a réitéré que les transports maritimes jouent un rôle vital pour maintenir la chaîne d'approvisionnement mondiale et les échanges commerciaux, afin de permettre l'acheminement, entre autres, de produits pharmaceutiques, d'équipements médicaux et de nourriture pour lesquels les besoins sont urgents. Le commerce maritime se poursuit, mais les défis sont grandissants en raison des restrictions imposées par certains pays. M. Lim a ajouté que l'OMI et le secteur des transports maritimes se sont engagées à assurer et à faciliter le commerce international et la chaîne d'approvisionnement mondiale. 

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a participé à la réunion du Conseil de direction des Nations Unies, qui était présidée par le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres. Des membres du Conseil de direction ainsi que les chefs des institutions spécialisées des Nations Unies (FAO, FIDA, OACI, OMI, OIT, UIT, OMS et OMM) ont participé à la réunion.

En ouverture de la réunion, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souligné qu'il est important et nécessaire d'adopter une approche coordonnée au niveau mondial, mais aussi à l'échelle régionale et locale, pour faire face à cette crise sans précédent. Il a invité tous les organismes des Nations Unies à travailler ensemble pour assurer une réponse coordonnée. 

 

Lancement d’une vidéo sur le projet GloFouling sur l’encrassement biologique

19/03/2020 

Qu'est-ce que l'encrassement biologique et pourquoi est-ce un enjeu important? Comment les navires et d'autres structures maritimes contribuent-ils à la prolifération d'espèces aquatiques envahissantes? De quelle façon l'encrassement biologique contribue-t-il aux émissions de gaz à effet de serre?

Une nouvelle animation vidéo dévoilée par l'OMI explique le phénomène de l'encrassement biologique, c'est-à-dire l'accumulation d'organismes aquatiques sur les surfaces et les structures exposées à la mer. Ces organismes peuvent être transportés d'un océan à l'autre et potentiellement devenir envahissantes, ce qui entraîne parfois des conséquences dramatiques sur la biodiversité et sur l'économie.

Toutefois, il y a de l'espoir : un projet mondial, mené par l'OMI, a été mis sur pied pour s'attaquer de front à ce problème.

Soutenu par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le projet de partenariats GloFouling de l'OMI rassemble des partenaires et des parties prenantes partout sur la planète afin d'élaborer et de partager des solutions au problème de l'encrassement biologique.

Cliquez ici pour visionner la vidéo et en apprendre davantage à propos de l'encrassement biologique et du projet de partenariats GloFouling.

 

Le Secrétariat de l’OMI poursuit son travail malgré le COVID-19

18/03/2020 

Le Secrétariat de l'OMI continue de fonctionner efficacement malgré la pandémie du coronavirus COVID-19. Le bâtiment qui abrite le Siège de l'OMI, à Londres, a rouvert après avoir été nettoyé en profondeur et désinfecté. Cependant, conformément aux recommandations du Gouvernement hôte, la majorité du personnel de l'OMI travaille à distance, en utilisant pleinement les technologies de télétravail et de téléconférence. L'OMI a décidé de reporter les réunions de ses comités et sous-comités de l'OMI jusqu'à la fin du mois de mai (consultez le communiqué de presse pour plus de détails).

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a insisté sur la nécessité de passer à ce mode opérationnel afin de protéger le personnel et les visiteurs et de contribuer aux efforts plus larges visant à atténuer les impacts de cette maladie. De plus, M. Lim a reconnu l'impact qu'a le COVID-19 non seulement sur le secteur des transports maritimes, mais sur le monde entier. Cependant, il espère que tout impact négatif que pourrait avoir cette pandémie sur les progrès accomplis par l'OMI sur des enjeux clés, comme la protection de l'environnement, sera de courte durée.

Le Secrétaire général a souligné que, bien qu'il travaille de la maison, le personnel de l'OMI demeure pleinement engagé à soutenir les États Membres et à réaliser les mandats et objectifs de l'Organisation. 

 

Des États Membres de l’OMI prennent position en faveur de droits égaux pour les femmes

06/03/2020 

Dans une déclaration présentée à l'occasion de la Journée internationale des femmes, qui est célébrée le 8 mars de chaque année, des États Membres et des organisations observatrices de l'OMI ont mis en avant l'importance de cette Journée et du combat constant pour défendre les droits des femmes et l'égalité entre les sexes.

Dans cette déclaration, ils ont rappelé que les femmes sont souvent victimes de violence, de difficultés et de discrimination dans tous les domaines, partout, et que les femmes et les filles sont les premières à subir les effets de la pauvreté, des conflits et des changements climatiques. La déclaration ajoute que « ce jour particulier nous rappelle la nécessité constante de s'assurer que les hommes et les femmes bénéficient des mêmes droits et des mêmes occasions de participer à l'économie, à la politique, au marché de l'emploi, de même qu'à leurs communautés et leurs familles ».

Le thème de la Journée internationale des femmes pour 2020 est « Génération Égalité : pour les droits des femmes et un futur égalitaire ».

La déclaration félicite l'OMI pour les nombreux efforts déployés pour faire avancer l'égalité entre les sexes dans un domaine traditionnellement masculin, notamment grâce au Programme sur les femmes du secteur maritime et les associations régionales de femmes du secteur maritime. De plus, elle souligne le succès du thème de la Journée mondiale de la mer 2019, soit « l'autonomisation des femmes du secteur maritime », et l'importance de s'assurer que ce thème continue à avoir une résonnance pendant longtemps.

Le thème de la Journée mondiale de la mer 2020 souligne les objectifs de développement durable des Nations Unies. Comme le mentionne la déclaration, l'ODD 5 sur l'égalité entre les sexes est un thème qui touche tous les autres.

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a accueilli favorablement la déclaration et confirmé que l'égalité entre les sexes demeure une priorité pour l'OMI. La déclaration a été prononcée par la délégation de la France, au nom d'autres États Membres et d'organisations. 

 

Assurer la sécurité de l’exploitation du service d’alimentation électrique à terre pour les navires

02/03/2020 

​Outre le choix de combustibles plus propres et plus verts, l'utilisation d'un service d'alimentation électrique des navires à quai (aussi connu sous l'appellation « autre source d'alimentation pour les navires », « alimentation à quai » et « courant à quai ») est une autre façon de réduire la pollution de l'air provoquée par les navires, en plus de limiter le niveau de bruit.

L'OMI se penche présentement sur la nécessité d'établir des normes globales pour la provision d'une alimentation électrique aux navires à quai, lorsque les machines principales et auxiliaires sont éteintes. Un projet de directives relatives à la sécurité de l'exploitation du service d'alimentation électrique à terre dans les ports pour les navires effectuant des voyages internationaux devrait être finalisé par le Sous-comité des systèmes et de l'équipement du navire (SSE), qui se réunit du 2 au 6 mars.

Concernant la sécurité des passagers et de l'équipage, le Sous-comité devrait finaliser un projet d'amendements au Recueil international de règles relatives aux engins de sauvetage (Recueil LSA) concernant les prescriptions relatives à la ventilation des embarcations et radeaux de sauvetage, ainsi que des amendements connexes à la Recommandation révisée sur la mise à l'essai des engins de sauvetage, afin d'assurer le maintien d'un environnement habitable dans les embarcations et radeaux de sauvetage.

Les travaux du Sous-comité visent également à prévenir les accidents liés aux appareils de levage et treuils de manutention des ancres, qui ont causé des blessures à des personnes et des dommages aux navires, aux cargaisons, aux structures à terre, aux structures sous-marines, ainsi qu'à l'environnement. Lors de cette session, le Sous-comité devrait achever un projet de directives applicables aux appareils de levage, de même qu'un projet de directives relatives aux treuils de manutention des ancres. Ces directives viendront compléter un projet de règles de la Convention SOLAS qui devraient être soumises au Comité de la sécurité maritime (MSC) pour approbation et adoption.

Concernant la protection contre l'incendie, le Sous-comité poursuivra ses travaux en vue de réduire au minimum la fréquence et les conséquences des incendies dans des navires rouliers à passagers, à la suite d'un certain nombre d'accidents graves survenus récemment. Au cours de cette session, le Sous-comité devrait poursuivre l'élaboration de projets d'amendements à la Convention SOLAS et aux codes et recueils de règles connexes afin de renforcer la prévention, la détection et l'extinction des incendies.

La 7e session du Sous-Comité SSE a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, et est présidée par M. Umut Senturk (Turquie). Des photos sont disponibles ici. 

 

Comment atteindre les objectifs de la Stratégie initiale de l’OMI sur les GES?

27/02/2020 

​Un large éventail de solutions sera nécessaire afin d'atteindre les objectifs ambitieux fixés dans la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Ces solutions vont de la conception des moteurs à la présence d'infrastructures portuaires adaptées pour permettre l'approvisionnement et le stockage en nouveaux combustibles, comme l'ammoniaque. Ces moyens font partie des avenues d'avenir qui ont fait l'objet de discussions lors d'un atelier d'experts qui s'est tenu à l'Université maritime mondiale (UMM) à Malmö (Suède), le 26-27 février. L'événement a été organisé conjointement avec le Forum International des Transports (FIT) et le Nordic Energy Research.

Les échanges ont aussi porté sur les façons innovantes de financer des essais à bord avec des combustibles à faible teneur en carbone, en assurant la participation d'importants propriétaires de cargaisons et des multinationales et en partageant les avantages financiers apportés par la réduction de la consommation d'énergie entre les armateurs et les affréteurs.

La Stratégie initiale de l'OMI joue un rôle moteur en matière de réglementation internationale et de recherche et développement en soutien à la décarbonisation des transports maritimes internationaux. Les prochaines discussions officielles de l'OMI auront lieu lors de la 7e session du Groupe de travail intersessions sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des navires, qui se tiendra du 23 au 30 mars 2020, soit juste avant la 75e session du Comité de la protection du milieu marin (MEPC), qui aura lieu du 30 mars au 3 avril 2020.

Un représentant du Secrétariat de l'OMI a assisté à l'atelier d'experts portant sur les perspectives en matière d'énergie et de transports maritimes pour la région nordique et la réalisation des objectifs de la Stratégie initiale de l'OMI sur la réduction des GES provenant des navires. L'événement a rassemblé des représentants de gouvernements, de l'industrie (incluant des propriétaires de navires, des fournisseurs de fuel-oils et des fabricants de moteurs), de la société civile et du milieu universitaire.  

 

Lutter contre les espèces aquatiques envahissantes au Sri Lanka

27/02/2020 

L'introduction d'organismes aquatiques envahissants dans de nouveaux milieux marins n'affecte pas seulement la biodiversité et la santé des écosystèmes, mais elle a également des répercussions mesurables sur de nombreux secteurs économiques. C'est pourquoi le projet de partenariats GloFouling s'attaque de front à ce problème.  

Le Sri Lanka est le dernier pays à ce jour à constituer une équipe spéciale nationale pour faire face à cet enjeu, à l'issue d'un atelier qui s'est déroulé du 25 au 27 février. L'événement a permis de sensibiliser au phénomène de l'encrassement biologique, qui peut mener à l'introduction d'espèces non indigènes, de même qu'aux impacts que ce phénomène peut provoquer le long du littoral. Parmi les participants, on compte des représentants d'autorités portuaires et environnementales, de chantiers navals, du secteur de l'aquaculture, du milieu industriel et de l'industrie en général.

L'atelier a également porté sur les Directives de l'OMI sur l'encrassement biologique, les structures et partenaires du projet et le rôle du Sri Lanka à titre de pays chef de file au sein du projet GloFouling. Un conférencier invité a présenté l'expérience de l'Australie en matière de gestion de l'encrassement biologique. 

Au terme de l'événement, le Sri Lanka a convenu qu'il est nécessaire d'inclure des mesures de gestion de l'encrassement biologique à la série de conventions qui sont déjà en processus d'intégration dans la législation nationale du Sri Lanka.

L'atelier a été organisé en collaboration avec l'autorité de protection du milieu marin du Sri Lanka (MEPA). Il s'inscrit dans le projet de partenariats GloFouling FEM-PNUD-OMI, dont l'objectif est de former des partenariats régionaux et des accords de coopération pour faire face aux enjeux liés à l'encrassement biologique. 

 

Coronavirus COVID-19 : l’OMI recommande d’éviter que les navires soient inutilement retardés

20/02/2020 

À la suite de rapports reçus par le Secrétaire général concernant les incidences sur le secteur des transports maritimes de la flambée soudaine du coronavirus COVID-19, l'OMI a diffusé une lettre circulaire portant sur l'application et le respect des instruments pertinents de l'OMI.

Dans cette lettre, l'OMI presse les autorités des États du pavillon, les autorités des États du port et les régimes de contrôle par l'État du port, les compagnies et les capitaines à coopérer, dans le contexte actuel de l'épidémie, pour s'assurer que, lorsqu'il y a lieu, les passagers puissent embarquer et débarquer, les opérations liées aux cargaisons puissent avoir lieu, les navires puissent entrer dans les chantiers navals et en sortir aux fins de réparation et de visite, les provisions et fournitures puissent être chargées, les certificats puissent être délivrés et les équipages puissent être relevés.

L'Organisation rappelle que les principes visant à éviter les restrictions ou retards inutiles aux navires, aux personnes et aux biens se trouvant à bord sont également inscrits dans les articles I et V et dans la section 6 de l'Annexe de la Convention FAL.

L'OMI continuera de suivre la situation de près et le Secrétaire général communiquera des renseignements supplémentaires au moment opportun. 

 

Le Secrétaire général de l’OMI réaffirme l’urgence d’agir pour réduire les émissions de GES

20/02/2020 

Le Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale, Kitack Lim, a parlé du « besoin urgent » d'élaborer des mesures concrètes à l'appui de la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires.

Dans un discours prononcé le 20 février à l'occasion de la Semaine du transport maritime européen, à Bruxelles, M. Lim a déclaré que « des cibles réglementaires ambitieuses, adoptées par l'OMI et soutenues par des activités de coopération technique et de renforcement des capacités, joueront un rôle moteur dans le développement de nouvelles technologies, en encourageant la recherche, le développement et l'innovation ».

« La réalisation d'un secteur des transports maritimes à zéro émission de carbone requiert l'élaboration, la disponibilité à grande échelle et l'accessibilité de nouveaux combustibles marins ou de techniques de propulsion renouvelables, par exemple l'hydrogène, l'ammoniac ou la propulsion éolienne.

Dans son discours, M. Lim a également abordé les efforts déployés conjointement par l'OMI et d'autres parties prenantes afin d'assurer une transition harmonieuse vers les combustibles à faible teneur en soufre, en soulignant les bienfaits majeurs pour la santé humaine apportés par ce changement.

Le Secrétaire général a aussi parlé des avantages que pourraient présenter l'introduction de nouvelles technologies dans le secteur des transports maritimes et de la nécessité que les enjeux concernant les gens de mer (incluant l'égalité entre les sexes) soient au cœur de l'élaboration des futures politiques.

En conclusion, M. Lim a appelé à une collaboration accrue pour bâtir un avenir véritablement durable pour les transports maritimes. 

 

Un nouvel atelier sur la gestion des risques en matière de sûreté maritime en Indonésie

20/02/2020 

Pour contrer les menaces à la sûreté maritime, la solution se trouve d'abord à terre et les ports jouent un rôle essentiel. Ce principe constitue le fondement d'un nouvel atelier national portant sur la gestion des risques à la sûreté maritime, que l'OMI mène à Denpasar (Indonésie), du 17 au 21 février. 

L'atelier a été conçu de façon à aider les participants à contrer les menaces dans le domaine maritime, ce qui comprend les actes de terrorisme, la piraterie et les vols à main armée, de même que les défis posés par la hausse du trafic de drogues illicites, la contrebande d'armes et la migration. Parmi les solutions, on compte la mise en place de protocoles appropriés afin de contrôler l'accès aux ports et aux navires, dans le cadre de mesures de sûreté et d'une évaluation des risques.

Lors de la formation, il est précisé qu'une part importante de la gestion des risques dans son ensemble consiste à établir des priorités à partir de ressources et de temps limités, afin de prendre les mesures appropriées pour réduire les risques les plus importants.

Afin d'aider les États à gérer et atténuer les risques, l'OMI a élaboré des règles et directives, incluant la Convention SOLAS et le Code ISPS, auxquels s'ajoutent les directives du Guide pour la sûreté maritime.

Dans le cadre de l'atelier, les participants ont pu mener une évaluation terrain sur le site du nouveau terminal pour navires de croisières de Benoa. L'événement a été organisé en collaboration avec les gouvernements de l'Australie, de l'Indonésie et du Royaume-Uni. 

 

Les institutions de l’ONU collaborent pour promouvoir une convention sur les droits des gens de mer

20/02/2020 

L'un des principaux objectifs de la Convention du travail maritime (CTM) de 2006 est d'offrir une protection complète des droits des gens de mer. Bien qu'elle ait été adoptée par l'Organisation internationale du Travail (OIT), cette Convention aborde des sujets qui sont aussi directement pertinents pour l'OMI, comme les heures de travail et de repos, le droit au rapatriement, l'abandon des gens de mer et les effectifs minimaux.

L'OMI et l'OIT travaillent de concert depuis longtemps sur les questions concernant les gens de mer. Le plus récent exemple de cette collaboration au sein du système des Nations Unies est un atelier, organisé conjointement avec l'Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM), qui se tient à Lisbonne (Portugal) du 18 au 20 février. L'atelier aide toutes les parties prenantes, particulièrement les pays en développement, à développer les capacités nécessaires pour ratifier et mettre en œuvre la Convention du travail maritime. À cet égard, l'OMI a financé la participation à l'atelier de 13 pays en développement.

Un objectif clé de l'atelier est de renforcer et d'harmoniser le respect des instruments par l'État du pavillon, de même que par l'État du port, ce qui est essentiel pour assurer l'application appropriée des dispositions de la CTM à bord des navires. Un autre but est d'aborder la question de la sécurité financière et des obligations en matière d'assurances en vertu de la CTM et d'encourager le signalement, par les voies appropriées, de toute lacune détectée. Le rôle joué par l'Université maritime mondiale, l'Institut de droit maritime international et le Centre de formation international de l'OIT à Turin en appui à une application efficace est également souligné. 

 

Coopérer dans la lutte contre la criminalité en mer

18/02/2020 

Dans le cadre des travaux menés par l'OMI pour lutter contre la piraterie, les vols à main armée et les activités illicites en mer, un atelier de formation est en cours à l'Académie Mohammed Bin Nayef des sciences de la mer et des études de sécurité à Djedda (Arabie saoudite), du 9 au 27 février.

Des participants provenant de 18 pays* ont l'occasion d'échanger à propos des meilleures pratiques et de développer de nouvelles compétences en lien avec la lutte contre la criminalité en mer. Les sujets abordés comprennent notamment la piraterie, les vols, le terrorisme en mer et le trafic illicite de drogues et d'armes.

C'est la deuxième fois que des pays de trois régions ont été invités à prendre part à cet événement, principalement destiné aux pays qui mettent en œuvre le Code de conduite de Djibouti et l'Amendement de Djedda. L'invitation a été élargie aux participants provenant de pays engagés dans le Code de conduite en Afrique de l'Ouest et du Centre et l'Accord de coopération régionale contre la piraterie et les vols à main armée à l'encontre des navires en Asie (ReCAAP).

Pour la première fois, des femmes provenant du Kenya, d'Arabie saoudite et des Seychelles ont participé à cette formation. Cela fait suite à l'engagement pris par l'Arabie saoudite de soutenir le thème de la Journée mondiale de la mer 2019, soit « l'autonomisation des femmes dans la communauté maritime ». Ce thème a permis de sensibiliser à l'importance de l'égalité entre les sexes, conformément à l'objectif de développement durable 5 des Nations Unies, et de mettre en relief la contribution essentielle, bien que sous-utilisée, des femmes du secteur maritime.  

*Arabie saoudite, Bahreïn, Cameroun, Comores, Djibouti, Égypte, Jordanie, Kenya, Maurice, Mozambique, Oman, Nigéria, Philippines, Seychelles, Somalie, Sri Lanka, République-Unie de Tanzanie, Yémen

 

Garder sous les projecteurs l’autonomisation des femmes du secteur maritime

18/02/2020 

Un colloque important, qui s'est tenu le 19 février au Siège de l'OMI, a permis de mettre en lumière certains enjeux fondamentaux, dont l'élimination des obstacles pour les femmes qui souhaitent joindre le secteur maritime, l'importance de la formation et les moyens de renforcer la visibilité des femmes qui occupent des rôles prédominants dans le secteur.

L'événement s'inscrit dans les efforts déployés de façon continue par l'OMI pour promouvoir l'autonomisation des femmes dans la communauté maritime, conformément à une résolution adoptée par l'Assemblée visant à préserver l'héritage du thème de la Journée mondiale de la mer 2019 et mettre en place un environnement exempt d'obstacles pour les femmes dans l'ensemble du secteur maritime. Le colloque reflète aussi le thème de la Journée mondiale de la mer 2020, soit « Des transports maritimes durables au service d'une planète durable », en mettant l'accent sur l'objectif de développement durable 5 (égalité entre les sexes).

Des participants provenant de partout sur la planète ont eu l'occasion d'entendre et de poser leurs questions à trois spécialistes : Mme Helen Thanopoulou, professeure en gestion des entreprises de transport maritime à l'Université de l'Égée (Grèce), Mme Sanchez Porras, directrice générale du Fonds pour l'enseignement et la formation du personnel de la marine marchande (Mexique) et Mme So Hyun Jo, professeure à la Korea Maritime and Ocean University (République de Corée).

L'événement a été organisé par la République de Corée et l'OMI, avec le soutien de l'Afrique du Sud, du Canada, de Géorgie et du Mexique. Des photos sont disponibles ici

 

La Finlande adhère à l’Accord du Cap sur la sécurité des navires de pêche

18/02/2020 

La Finlande est le 14e pays à devenir Partie à l'Accord du Cap de 2012 sur la sécurité des navires de pêche. L'Accord prévoit des dispositions visant à assurer la sécurité des équipages et des observateurs à bord des navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres, ce qui mettra en place une réglementation uniforme pour le secteur. 

L'Accord du Cap entrera en vigueur 12 mois après la date à laquelle au moins 22 États, qui totaliseront ensemble 3600 navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres exploités en haute mer, auront exprimé leur consentement à être liés par cet instrument. En incluant la Finlande, 14 pays ont ratifié l'Accord à ce jour.

L'entrée en vigueur de l'Accord du Cap devrait se traduire par une amélioration de la sécurité en mer pour des centaines de milliers de pêcheurs à travers le monde. De plus, l'Accord contribuera à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et aidera à réduire la pollution causée par les navires de pêche, incluant les détritus marins.

Le 18 février, l'Ambassadeur et Représentant permanent de la Finlande auprès de l'OMI, M. Markku Keinänen, a rencontré le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, au Siège de l'Organisation pour déposer l'instrument de ratification.

 

Vérifier la teneur en soufre du fuel-oil à bord pour assurer le respect de la limite «OMI 2020»

17/02/2020 

La nouvelle limite de la teneur en soufre du fuel-oil des navires, fixée à 0,50%, est en vigueur depuis le 1er janvier 2020, ce qui entraîne une réduction des émissions d'oxydes de soufre des navires à travers le monde. Afin de favoriser l'application de cette limite, il sera interdit à compter du 1er mars 2020 de transporter du fuel-oil non conforme (sauf pour les navires qui ont un dispositif d'épuration des gaz s'échappement en place).

Le Sous-comité de la prévention de la pollution et de l'intervention (PPR) de l'OMI, qui se réunit du 17 au 21 février au Siège de l'Organisation, mettra au point la version définitive des Directives relatives à l'échantillonnage à bord aux fins de la vérification de la teneur en soufre des fuel-oils transportés. Ces directives ont principalement pour objet l'élaboration de méthodes sûres et uniformes permettant d'échantillonner les fuel-oils transportés en vue d'être utilisés à bord des navires, afin d'assurer le respect de l'interdiction de transporter du fuel-oil non conforme.

Le Sous-comité poursuivra aussi ses travaux de révision des Directives de 2015 sur les dispositifs d'épuration des gaz d'échappement (aussi appelés « épurateurs »). L'objectif de cette révision est de renforcer l'application uniforme des directives, à la lumière des récents progrès techniques et de l'expérience acquise lors de l'approbation et de l'exploitation de tels systèmes de conformité alternatifs.

Le Sous-comité débutera ses travaux portant sur l'évaluation et l'harmonisation des règles et des recommandations relatives au rejet dans les eaux d'effluents liquides provenant de dispositifs EGC. Afin de faciliter les échanges, un rapport produit par une équipe spéciale mise en place par le Groupe mixte d'experts chargé d'étudier les aspects scientifiques de la protection de l'environnement marin (GESAMP) a été soumis. Ce rapport expose les conclusions de l'équipe spéciale relativement aux preuves disponibles à propos des incidences qu'ont sur l'environnement les rejets des effluents de dispositifs d'épuration des gaz d'échappement, de même que des recommandations sur les données, outils et l'approche qui pourraient être utilisés pour mener une évaluation des risques posés par les effets possibles des rejets.

La biosécurité marine figure aussi à l'ordre du jour. Le Sous-comité révisera une proposition d'amendement à la Convention de l'OMI sur le contrôle des systèmes antisalissure nuisibles sur les navires (Convention AFS) afin d'y inclure des contrôles sur le biocide cybutryne. La Convention AFS interdit déjà l'utilisation de biocides contenant des composés organostanniques.

L'OMI poursuit ses efforts pour prévenir le transfert d'espèces aquatiques envahissantes potentiellement nuisibles. Le Sous-comité révisera les directives concernant les essais de mise en service des systèmes de gestion des eaux de ballast. Ces systèmes peuvent être utilisés à bord des navires pour respecter les exigences de la Convention sur la gestion des eaux de ballast de l'OMI, qui est en vigueur depuis 2017 et dont l'objectif est de prévenir la propagation d'espèces nuisibles dans les eaux de ballast des navires.

Les espèces envahissantes peuvent aussi être transportées sur la surface extérieure des navires. Le Sous-comité débutera sa révision des Directives de l'OMI pour le contrôle et la gestion de l'encrassement biologique des navires, qui fournissent une approche cohérente au niveau mondial pour la gestion de l'encrassement biologique, c'est-à-dire l'accumulation de divers organismes aquatiques sur les coques des navires.

Des points à l'ordre du jour de la réunion du Sous-comité visent à minimiser l'impact des activités de transport maritime sur l'environnement fragile de l'Arctique. Le Sous-comité devrait faire avancer ses travaux concernant l'élaboration de mesures visant à réduire les risques associés à l'utilisation et au transport de fuel-oil lourd en tant que combustible par les navires exploités dans les eaux arctiques, ainsi que ceux visant à réduire l'impact sur l'Arctique des émissions de carbone noir provenant des transports maritimes internationaux. 

La réunion a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim. Elle est présidée par Flavio Da Costa Fernandes (Brésil). Des photos sont disponibles ici.

 

Une formation permet à des femmes gestionnaires de ports de parfaire leurs compétences

07/02/2020 

Un nombre croissant de femmes joignent les rangs d'une grande diversité de professions du secteur maritime. Afin d'encourager cette tendance et de poursuivre l'élan en faveur de l'autonomisation des femmes dans la communauté maritime, l'OMI parraine un programme de formation qui cible les femmes fonctionnaires qui exercent des fonctions dans des autorités maritimes et/ou portuaires.  

Du 27 janvier au 7 février, 22 femmes ont pris part au cours « La gestion portuaire au féminin », qui s'est tenu à Le Havre (France). Ces femmes proviennent de 10 pays francophones d'Afrique, soit l'Algérie, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, Djibouti, la Guinée, Madagascar, le Sénégal, les Seychelles et le Togo.  

La formation comprenait des cours sur la gestion portuaire, la sûreté portuaire, l'environnement marin, la facilitation du trafic maritime, la commercialisation, la logistique et d'autres sujets. Les participantes ont pu en apprendre davantage sur les compétences nécessaires afin d'améliorer la gestion et l'efficacité opérationnelle de leurs ports. Lors de visites aux ports du Havre et de Rouen, les participantes ont eu la chance de faire l'expérience des opérations quotidiennes d'un port, afin qu'elles puissent appliquer ces nouvelles connaissances dans leurs pays respectifs.

Le cours sur la gestion portuaire a été offert grâce au Programme sur les femmes du secteur maritime de l'OMI, en partenariat avec l'Institut Portuaire d'Enseignement et de Recherche (IPER) et l'autorité portuaire du Havre. Cette initiative fait partie des efforts croissants menés par l'OMI en soutien à l'objectif de développement durable 5 des Nations Unies, soit parvenir à l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.

À ce jour, 355 femmes ont reçu des formations dans le cadre de cette activité, à l'occasion de 16 cours de formation organisés à l'IPER. 

 

Vers une nouvelle génération de critères de stabilité des navires

03/02/2020 

Pour qu'un navire soit considéré sûr et apte à naviguer, il doit être conçu de manière à demeurer stable et à flot dans toutes les conditions, qu'il soit intact ou endommagé. À cet effet, des critères obligatoires et des dispositions recommandées sont énoncés dans le Recueil international de règles de stabilité à l'état intact de 2008. Désormais, des technologies informatiques avancées permettent l'élaboration de critères de stabilité à l'état intact dits « de deuxième génération », ce qui permet une évaluation approfondie de la dynamique du navire dans les vagues.

À l'occasion de sa 7e session, qui se tient du 3 au 7 février au Siège de l'OMI à Londres, le Sous-comité de la conception et de la construction du navire de l'OMI (Sous-comité SDC) devrait achever une série complète de directives intérimaires relatives à la deuxième génération de critères de stabilité à l'état intact, incluant des directives relatives aux critères de vulnérabilité, à l'évaluation directe de la stabilité et aux mesures opérationnelles. L'objectif est de produire une série complète de directives pour utilisation à titre expérimental. La session permettra aussi d'avancer l'élaboration de notes explicatives associées.

Le Sous-comité devrait également achever un projet d'amendements aux Notes explicatives révisées se rapportant aux règles de compartimentage et de stabilité après avarie du chapitre II-1 de la Convention SOLAS.

Parmi les autres questions à l'ordre du jour, on compte l'achèvement du projet de nouveau chapitre XV de la Convention SOLAS et du projet de Recueil de règles relatives au transport du personnel industriel (Recueil IP). Ce Recueil sera un complément aux instruments existants de l'OMI afin de faciliter le transport et le transfert en toute sécurité du personnel d'installations industrielles des secteurs de l'énergie et offshore, par exemple pour la construction, l'entretien, le démantèlement, l'exploitation ou la réparation d'installations au large.

Des recommandations en matière de sécurité pour les navires non soumis à la Convention SOLAS exploités dans les eaux polaires, qui ne sont présentement pas couverts par le Recueil sur la navigation polaire, sont également à l'ordre du jour. Le Sous-comité examinera deux projets de recommandations : l'un porte sur les yachts de plaisance d'une jauge brute supérieure à 300 exploités dans les eaux polaires, mais qui n'assurent pas un service commercial, et l'autre porte sur la sécurité des navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres. Ce dernier complémentera l'Accord du Cap de 2012 qui, lorsqu'il entrera en vigueur, instaurera un régime mondial prévoyant des normes de sécurité applicables aux navires de pêche.     

La 7e session du Sous-comité SDC a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, et est présidée par Kevin Hunter (Royaume-Uni). Des photos sont disponibles ici

 

Un nouveau site web présente le Projet GI WACAF sur la lutte aux déversements d’hydrocarbures

03/02/2020 

Améliorer la capacité des pays d'Afrique occidentale, centrale et australe à se préparer et à intervenir en cas de déversements d'hydrocarbures est essentiel pour assurer la protection du milieu marin et côtier de la région. C'est là qu'entre en jeu l'Initiative Mondiale pour l'Afrique Occidentale, Centrale et Australe (Projet GI WACAF), une collaboration entre l'OMI et l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA).

Un tout nouveau site web décrit le travail entrepris par le projet GI WACAF avec les autorités nationales dans 22 pays d'Afrique partenaires du projet, qui peut être consulté à l'adresse suivante : www.giwacaf.net. Ce site comprend les dernières actualités et activités, une carte montrant l'avancement des politiques, des profils de pays, de même que des conventions et publications.

Le soutien offert aux pays comporte une aide lors de la désignation des autorités compétentes, la ratification des conventions internationales et l'élaboration des Plans nationaux d'intervention d'urgence. Le Projet GI WACAF met aussi en place des formations et des exercices et appuie le développement d'accords régionaux.

À ce jour, le projet a permis de former plus de 5000 personnes grâce à plus de 100 activités tenues dans 22 pays. 

 

L'OMI nomme la nouvelle directrice de sa Division des conférences

31/01/2020 

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a nommé Ariane Gireud à titre de Directrice de la Division des conférences de l'Organisation à compter du 1er février 2020.

La Division des conférences veille au bon déroulement des réunions de l'OMI. Elle accueille environ 10 000 délégués chaque année et fournit un appui aux travaux de l'Organisation visant à promouvoir un secteur des transports maritimes sûr, sans danger, respectueux de l'environnement et durable.  

La Division comprend les Services de traduction, la Section du service des réunions, les Unités de traitement de texte, ainsi que la Section de terminologie et références et la Section des documents. De plus, la division offre des services d'interprétation simultanée pendant des réunions de l'OMI.  

Pour en savoir plus sur les travaux de la Division des conférences, voyez la vidéo « Behind the scenes: the making of IMO meetings » (Dans les coulisses : la préparation des réunions de l'OMI ». 

 

L’OMI s’allie à WISTA pour promouvoir une plus grande diversité dans le secteur maritime

27/01/2020 

L'OMI et la Women's International Shipping and Trading Association (WISTA International) ont signé un mémorandum d'entente sur la promotion de la diversité et de l'inclusion par la mise en place d'activités de coopération dans le domaine maritime.

Ces activités serviront de point de départ aux discussions futures sur l'importance d'une main-d'œuvre diversifiée pour assurer un avenir durable. 

Parmi les initiatives déjà en cours, on compte une étude permettant de recueillir et d'analyser des données relatives au nombre de femmes qui occupent un emploi dans le secteur maritime. Ces initiatives comprennent aussi la création d'une base de données de femmes spécialistes de divers sujets maritimes disponibles pour des allocutions. L'objectif de cette base de données est d'assurer une meilleure diversité dans les panels d'experts. Ces mesures appuient la mise en œuvre de la résolution A.1147(31) de l'Assemblée de l'OMI, intitulée « Préserver l'héritage du thème de la Journée mondiale de la mer de 2019 et mettre en place un environnement de travail exempt d'obstacles pour les femmes dans le secteur maritime ».

Un autre volet essentiel du Mémorandum d'entente porte sur une collaboration renforcée et l'échange des meilleures pratiques entre les Associations des femmes du secteur maritimes, établies par l'OMI, et les associations nationales de la WISTA International.

Le Mémorandum d'entente a été signé le 27 janvier par le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, et la présidente de la WISTA International, Despina Panayiotou Theodosiou. À la suite de cet événement important, une session d'information a eu lieu au Siège de l'OMI afin de présenter les travaux de la WISTA International et de ses sections nationales et régionales et d'offrir des conseils sur la façon d'adhérer à l'Association. 

 

Lancement d’une vidéo sur les avantages de travailler avec l’OMI

27/01/2020 

Une nouvelle vidéo produite par l'OMI présente la stratégie de l'Organisation en matière de mobilisation des ressources pour les activités de coopération technique, qui s'inscrivent dans la lignée des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Cette vidéo met en lumière l'utilité et les avantages de collaborer avec l'OMI et encourage une communication active avec des donateurs et bénéficiaires potentiels.

La vidéo a été lancée lors du premier atelier régional sur les partenariats pour le savoir dans les Caraïbes, qui s'est tenu à Kingston (Jamaïque), du 20 au 24 janvier. L'objectif de cet atelier est de montrer de quelle façon le partage efficace de connaissances, des compétences et de l'expérience peuvent renforcer la mise en œuvre des réglementations internationales. L'événement a rassemblé des fonctionnaires nationaux responsables des affaires maritimes et de l'aide publique au développement, de même que des responsables de banques multilatérales de développement et d'organisations intergouvernementales et non gouvernementales. Les participants ont été sensibilisés aux enjeux maritimes et à l'importance de prioriser ceux-ci dans leurs plans nationaux de développement. Par-dessus tout, ils ont bénéficié d'une communication multidirectionnelle, ce qui leur a permis d'établir de nouveaux contacts avec leurs homologues de la région.

L'atelier a été organisé par l'OMI, en collaboration avec l'Autorité maritime de la Jamaïque. Les pays, territoires dépendants et parties suivants étaient représentés lors de l'événement : Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Belize, Curaçao, Dominique, Grenade, Guyana, Haïti, Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Saint-Martin, Suriname et Trinité-et-Tobago.

Les organisations suivantes ont pris part à l'atelier : Association des États de la Caraïbe, Centre régional de formation et de transfert de technologie de la Convention de Bâle pour les Caraïbes, Secrétariat pour les pays du Commonwealth, Banque interaméricaine de développement, Association internationale de signalisation maritime, Organisation hydrographique internationale, Banque de développement des Caraïbes et le Siège sous-régional caribéen de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes des Nations Unies. 

 

À Davos, le Secrétaire général de l’OMI plaide pour une collaboration renouvelée

22/01/2020 

À l'occasion du Forum économique mondial de Davos, qui se tient cette semaine, le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a invité toutes les parties prenantes à renouveler leur coopération afin de lutter contre la pollution de l'air et des émissions de gaz à effet de serre provenant des navires, en précisant qu'il est urgent de s'attaquer à ces enjeux.

« Lorsque les records de température sont régulièrement fracassés, que les calottes glaciaires fondent et que certaines parties du monde sont inondées tandis que d'autres brûlent, il fait peu de doute que la lutte aux changements climatiques doit être la priorité principale de l'humanité », a déclaré M. Lim.

La stratégie de l'OMI est de réduire le volume total des émissions de GES provenant des transports maritimes internationaux d'au moins 50% d'ici à 2050, par rapport à 2008. Afin d'atteindre cet objectif, un nombre important de navires à zéro émission de carbone, ainsi que des navires qui pourront facilement être adaptés pour utiliser des combustibles à zéro ou faible émission de carbone, devront intégrer la flotte dès la décennie 2030, a indiqué M. Lim.

Soulignant le rôle essentiel de l'OMI à titre d'organisme régissant les transports maritimes à l'échelle mondiale, M. Lim a affirmé que « des cibles réglementaires ambitieuses serviront de catalyseur pour le développement de technologies, en encourageant l'innovation de même que les activités de recherche et développement ». Le Secrétaire général de l'OMI a ajouté : « il est maintenant temps de commencer la mise au point des navires, des combustibles, des mécanismes d'exécution et de toutes les infrastructures nécessaires à la réalisation de transports maritimes à zéro émission de carbone ».

À propos de la nécessité d'une approche collective pour l'ensemble de la chaîne logistique mondiale, M. Lim a précisé : « la collaboration en cette matière comprendra probablement la mise au point et la mise à l'épreuve de combustibles à faible ou à zéro émission de carbone, une meilleure communication et planification de la disponibilité des postes d'amarrage afin de faciliter l'optimisation de la vitesse et une bonne synchronisation de l'arrivée (concept du « juste à temps »), et l'approvisionnement en énergie plus propre pour les navires dans les ports. »

M. Lim a insisté sur le fait que la planification d'un secteur des transports maritimes à zéro émission de carbone ne peut se faire en vase clos. « Le développement d'infrastructures et les décisions en matière d'investissement devront se faire en suivant une approche collaborative, a-t-il déclaré. Les initiatives en recherche et développement doivent être intersectorielles. Les nouvelles technologies doivent être transférables et évolutives ». 

Le Forum économique mondial de Davos réunit des dirigeants du monde afin de discuter des progrès vers la réalisation de l'Accord de Paris et des objectifs de développement durable des Nations Unies. M. Lim prend la parole à l'occasion de différents forums à propos des façons dont les transports maritimes, ainsi que la chaîne d'approvisionnement dans son ensemble, peuvent réaliser une transition réussie vers un futur sans carbone, et ainsi contribuer au développement durable à l'échelle mondiale. 

 

Un pas de plus vers la relance du secteur maritime en Somalie

21/01/2020 

Une formation d'initiation est en cours pour le personnel de l'administration maritime de Somalie, en prévision de la relance du secteur maritime du pays.

L'événement se déroule du 19 au 23 janvier au Centre régional de formation de Djibouti. Il s'inscrit dans les efforts menés par l'OMI et la Mission d'assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM) pour soutenir le Gouvernement fédéral de Somalie et les autorités régionales dans l'établissement des fonctions principales d'une administration maritime, ce qui fournira des bases solides pour le développement maritime futur.

La formation est axée sur les droits et obligations en vertu des conventions maritimes internationales pertinentes*, ainsi que sur les cadres réglementaires qui seront nécessaires pour mettre en œuvre le Code maritime somalien, qui a été élaboré récemment. La relance du secteur maritime est une étape essentielle pour la reprise du pays à la suite d'un long conflit. De plus, elle représente un outil essentiel pour implanter de façon concrète le Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies.  

*Convention des Nations Unies sur le droit de la mer ; conventions de l'OMI sur la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS), la prévention de la pollution par les navires (MARPOL) et la formation des gens de mer (STCW) ; Convention du travail maritime de l'Organisation internationale du travail (OIT).

 

Moderniser le système mondial de détresse et de sécurité en mer

15/01/2020 

Les services de recherche et de sauvetage en mer s'appuient sur un système intégré de radiocommunications satellites et terrestres, appelé Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM). Ce système est obligatoire en vertu de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS).

Les travaux visant à réviser les exigences du SMDSM se poursuivent à l'occasion de la 7e session du Sous-comité de la navigation, des communications et de la recherche et du sauvetage (NCSR) de l'OMI, qui se tient à Londres du 15 au 24 janvier. L'objectif de cette révision est de permettre l'utilisation de systèmes de communication modernes dans le SMDSM, tout en supprimant l'obligation de transporter des systèmes obsolètes.  

L'objectif est que cette révision soit finalisée en 2021, pour soumission au Comité de la sécurité maritime (MSC). Ainsi, des amendements à la Convention SOLAS pourraient être adoptés, pour une entrée en vigueur en 2024.

Le Sous-comité devrait compléter sa mise à jour du Manuel sur les services SafetyNet internationaux. SafetyNet fait partie intégrante du Système mondial de détresse et de sécurité en mer. Il s'agit d'un service automatique d'impression directe qui permet de diffuser par satellite, dans le monde entier, des renseignements et avertissements en matière de sécurité.

De plus, le Sous-comité NCSR poursuit les travaux d'élaboration de mesures de sécurité applicables aux navires non soumis à la Convention SOLAS exploités dans les eaux polaires. Le Recueil sur la navigation polaire est obligatoire en vertu de la Convention SOLAS, mais ces mesures excluent généralement les navires de pêche, les yachts de plaisance, les navires d'une jauge brute inférieure à 500 et ceux effectuant des voyages nationaux. Le Sous-comité étudiera aussi des propositions d'amendements aux Directives sur les lieux de refuge pour les navires ayant besoin d'assistance.

Le Sous-comité recevra des renseignements sur le Système de navigation par satellite régional indien (IRNSS), en vue de considérer la reconnaissance de ce système à titre de future composante du Système mondial de radionavigation. Il recevra également des renseignements à propos du Système satellitaire Quasi-Zenith (QZSS), du Japon, à des fins d'élaboration de normes de performance pour l'équipement du QZSS et en vue de la reconnaissance éventuelle de celui-ci.  

Enfin, le Sous-comité devrait réviser les Directives applicables aux services de trafic maritime. La session permettra également d'examiner des propositions d'amendements aux mesures d'organisation du trafic maritime, de discuter d'enjeux en lien avec le fonctionnement et l'utilisation du Système d'identification et de suivi des navires à grande distance (LRIT) et d'élaborer des notes de liaison auprès de l'Union internationale des télécommunications.

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a ouvert la session, qui est présidée par Ringo Lakeman (Pays-Bas). Des photos sont disponibles ici

 

La coopération technique de l’OMI en Asie passe à la vitesse supérieure

19/12/2019 

Le second atelier régional du Partenariat pour le savoir en Asie se tient à Bangkok (Thaïlande) du 16 au 20 décembre. L'atelier, qui vise à soutenir les activités de coopération technique dans la région, est organisé conjointement par l'OMI, le ministère thaïlandais des Transports et Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique (CESAP).

L'événement réunit des responsables provenant de ministères des Transports, responsables des affaires maritimes, et des Finances, responsables de l'aide au développement. Les participants à l'atelier proviennent des États Membres et organisations suivants : Australie, Bangladesh, Brunéi Darussalam, Cambodge, Chine, Indonésie, République islamique d'Iran, République démocratique populaire lao, Maldives, Mongolie, Myanmar, Népal, Pakistan, Philippines, République de Corée, Sri Lanka, Thaïlande, Timor-Leste, Viet Nam et CESAP.

Les participants partagent leurs connaissances, leur savoir-faire et leur expérience. En rencontrant leurs homologues d'autres pays de la région, ils cherchent à identifier de nouvelles occasions de collaborer. Un autre objectif important de l'événement est de sensibiliser aux enjeux maritimes et à l'importance de les prioriser dans les plans de développement nationaux.

L'atelier permet aux donateurs de définir des priorités et d'identifier les besoins et les demandes des pays bénéficiaires. Il permet aussi à ces derniers de mieux comprendre comment accéder aux différentes ressources disponibles pour répondre à leurs besoins. Ainsi, tant les donateurs que les bénéficiaires obtiennent une meilleure compréhension des mécanismes mis en place par l'autre partie.

Cet atelier fait partie de la nouvelle stratégie à long terme de l'OMI en matière de mobilisation de ressources pour les activités de coopération technique. Cette stratégie concrétise une approche plus proactive et méthodique visant à générer de nouvelles ressources et encourager les partenariats avec les États Membres de l'OMI, le système des Nations Unies et les banques multilatérales de développement, via des projets nouveaux et innovateurs. Cette démarche est basée sur une communication active avec les donateurs potentiels et les bénéficiaires, afin de faire ressortir l'utilité et les avantages de la collaboration avec l'OMI et l'alignement de l'Organisation avec les objectifs de développement durable des Nations Unies.