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Actualités

 

Lancement d’une vidéo sur les avantages de travailler avec l’OMI

27/01/2020 

Une nouvelle vidéo produite par l'OMI présente la stratégie de l'Organisation en matière de mobilisation des ressources pour les activités de coopération technique, qui s'inscrivent dans la lignée des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Cette vidéo met en lumière l'utilité et les avantages de collaborer avec l'OMI et encourage une communication active avec des donateurs et bénéficiaires potentiels.

La vidéo a été lancée lors du premier atelier régional sur les partenariats pour le savoir dans les Caraïbes, qui s'est tenu à Kingston (Jamaïque), du 20 au 24 janvier. L'objectif de cet atelier est de montrer de quelle façon le partage efficace de connaissances, des compétences et de l'expérience peuvent renforcer la mise en œuvre des réglementations internationales. L'événement a rassemblé des fonctionnaires nationaux responsables des affaires maritimes et de l'aide publique au développement, de même que des responsables de banques multilatérales de développement et d'organisations intergouvernementales et non gouvernementales. Les participants ont été sensibilisés aux enjeux maritimes et à l'importance de prioriser ceux-ci dans leurs plans nationaux de développement. Par-dessus tout, ils ont bénéficié d'une communication multidirectionnelle, ce qui leur a permis d'établir de nouveaux contacts avec leurs homologues de la région.

L'atelier a été organisé par l'OMI, en collaboration avec l'Autorité maritime de la Jamaïque. Les pays, territoires dépendants et parties suivants étaient représentés lors de l'événement : Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Belize, Curaçao, Dominique, Grenade, Guyana, Haïti, Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Saint-Martin, Suriname et Trinité-et-Tobago.

Les organisations suivantes ont pris part à l'atelier : Association des États de la Caraïbe, Centre régional de formation et de transfert de technologie de la Convention de Bâle pour les Caraïbes, Secrétariat pour les pays du Commonwealth, Banque interaméricaine de développement, Association internationale de signalisation maritime, Organisation hydrographique internationale, Banque de développement des Caraïbes et le Siège sous-régional caribéen de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes des Nations Unies. 

 

À Davos, le Secrétaire général de l’OMI plaide pour une collaboration renouvelée

22/01/2020 

À l'occasion du Forum économique mondial de Davos, qui se tient cette semaine, le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a invité toutes les parties prenantes à renouveler leur coopération afin de lutter contre la pollution de l'air et des émissions de gaz à effet de serre provenant des navires, en précisant qu'il est urgent de s'attaquer à ces enjeux.

« Lorsque les records de température sont régulièrement fracassés, que les calottes glaciaires fondent et que certaines parties du monde sont inondées tandis que d'autres brûlent, il fait peu de doute que la lutte aux changements climatiques doit être la priorité principale de l'humanité », a déclaré M. Lim.

La stratégie de l'OMI est de réduire le volume total des émissions de GES provenant des transports maritimes internationaux d'au moins 50% d'ici à 2050, par rapport à 2008. Afin d'atteindre cet objectif, un nombre important de navires à zéro émission de carbone, ainsi que des navires qui pourront facilement être adaptés pour utiliser des combustibles à zéro ou faible émission de carbone, devront intégrer la flotte dès la décennie 2030, a indiqué M. Lim.

Soulignant le rôle essentiel de l'OMI à titre d'organisme régissant les transports maritimes à l'échelle mondiale, M. Lim a affirmé que « des cibles réglementaires ambitieuses serviront de catalyseur pour le développement de technologies, en encourageant l'innovation de même que les activités de recherche et développement ». Le Secrétaire général de l'OMI a ajouté : « il est maintenant temps de commencer la mise au point des navires, des combustibles, des mécanismes d'exécution et de toutes les infrastructures nécessaires à la réalisation de transports maritimes à zéro émission de carbone ».

À propos de la nécessité d'une approche collective pour l'ensemble de la chaîne logistique mondiale, M. Lim a précisé : « la collaboration en cette matière comprendra probablement la mise au point et la mise à l'épreuve de combustibles à faible ou à zéro émission de carbone, une meilleure communication et planification de la disponibilité des postes d'amarrage afin de faciliter l'optimisation de la vitesse et une bonne synchronisation de l'arrivée (concept du « juste à temps »), et l'approvisionnement en énergie plus propre pour les navires dans les ports. »

M. Lim a insisté sur le fait que la planification d'un secteur des transports maritimes à zéro émission de carbone ne peut se faire en vase clos. « Le développement d'infrastructures et les décisions en matière d'investissement devront se faire en suivant une approche collaborative, a-t-il déclaré. Les initiatives en recherche et développement doivent être intersectorielles. Les nouvelles technologies doivent être transférables et évolutives ». 

Le Forum économique mondial de Davos réunit des dirigeants du monde afin de discuter des progrès vers la réalisation de l'Accord de Paris et des objectifs de développement durable des Nations Unies. M. Lim prend la parole à l'occasion de différents forums à propos des façons dont les transports maritimes, ainsi que la chaîne d'approvisionnement dans son ensemble, peuvent réaliser une transition réussie vers un futur sans carbone, et ainsi contribuer au développement durable à l'échelle mondiale. 

 

Un pas de plus vers la relance du secteur maritime en Somalie

21/01/2020 

Une formation d'initiation est en cours pour le personnel de l'administration maritime de Somalie, en prévision de la relance du secteur maritime du pays.

L'événement se déroule du 19 au 23 janvier au Centre régional de formation de Djibouti. Il s'inscrit dans les efforts menés par l'OMI et la Mission d'assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM) pour soutenir le Gouvernement fédéral de Somalie et les autorités régionales dans l'établissement des fonctions principales d'une administration maritime, ce qui fournira des bases solides pour le développement maritime futur.

La formation est axée sur les droits et obligations en vertu des conventions maritimes internationales pertinentes*, ainsi que sur les cadres réglementaires qui seront nécessaires pour mettre en œuvre le Code maritime somalien, qui a été élaboré récemment. La relance du secteur maritime est une étape essentielle pour la reprise du pays à la suite d'un long conflit. De plus, elle représente un outil essentiel pour implanter de façon concrète le Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies.  

*Convention des Nations Unies sur le droit de la mer ; conventions de l'OMI sur la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS), la prévention de la pollution par les navires (MARPOL) et la formation des gens de mer (STCW) ; Convention du travail maritime de l'Organisation internationale du travail (OIT).

 

Moderniser le système mondial de détresse et de sécurité en mer

15/01/2020 

Les services de recherche et de sauvetage en mer s'appuient sur un système intégré de radiocommunications satellites et terrestres, appelé Système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM). Ce système est obligatoire en vertu de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS).

Les travaux visant à réviser les exigences du SMDSM se poursuivent à l'occasion de la 7e session du Sous-comité de la navigation, des communications et de la recherche et du sauvetage (NCSR) de l'OMI, qui se tient à Londres du 15 au 24 janvier. L'objectif de cette révision est de permettre l'utilisation de systèmes de communication modernes dans le SMDSM, tout en supprimant l'obligation de transporter des systèmes obsolètes.  

L'objectif est que cette révision soit finalisée en 2021, pour soumission au Comité de la sécurité maritime (MSC). Ainsi, des amendements à la Convention SOLAS pourraient être adoptés, pour une entrée en vigueur en 2024.

Le Sous-comité devrait compléter sa mise à jour du Manuel sur les services SafetyNet internationaux. SafetyNet fait partie intégrante du Système mondial de détresse et de sécurité en mer. Il s'agit d'un service automatique d'impression directe qui permet de diffuser par satellite, dans le monde entier, des renseignements et avertissements en matière de sécurité.

De plus, le Sous-comité NCSR poursuit les travaux d'élaboration de mesures de sécurité applicables aux navires non soumis à la Convention SOLAS exploités dans les eaux polaires. Le Recueil sur la navigation polaire est obligatoire en vertu de la Convention SOLAS, mais ces mesures excluent généralement les navires de pêche, les yachts de plaisance, les navires d'une jauge brute inférieure à 500 et ceux effectuant des voyages nationaux. Le Sous-comité étudiera aussi des propositions d'amendements aux Directives sur les lieux de refuge pour les navires ayant besoin d'assistance.

Le Sous-comité recevra des renseignements sur le Système de navigation par satellite régional indien (IRNSS), en vue de considérer la reconnaissance de ce système à titre de future composante du Système mondial de radionavigation. Il recevra également des renseignements à propos du Système satellitaire Quasi-Zenith (QZSS), du Japon, à des fins d'élaboration de normes de performance pour l'équipement du QZSS et en vue de la reconnaissance éventuelle de celui-ci.  

Enfin, le Sous-comité devrait réviser les Directives applicables aux services de trafic maritime. La session permettra également d'examiner des propositions d'amendements aux mesures d'organisation du trafic maritime, de discuter d'enjeux en lien avec le fonctionnement et l'utilisation du Système d'identification et de suivi des navires à grande distance (LRIT) et d'élaborer des notes de liaison auprès de l'Union internationale des télécommunications.

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a ouvert la session, qui est présidée par Ringo Lakeman (Pays-Bas). Des photos sont disponibles ici

 

La coopération technique de l’OMI en Asie passe à la vitesse supérieure

19/12/2019 

Le second atelier régional du Partenariat pour le savoir en Asie se tient à Bangkok (Thaïlande) du 16 au 20 décembre. L'atelier, qui vise à soutenir les activités de coopération technique dans la région, est organisé conjointement par l'OMI, le ministère thaïlandais des Transports et Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique (CESAP).

L'événement réunit des responsables provenant de ministères des Transports, responsables des affaires maritimes, et des Finances, responsables de l'aide au développement. Les participants à l'atelier proviennent des États Membres et organisations suivants : Australie, Bangladesh, Brunéi Darussalam, Cambodge, Chine, Indonésie, République islamique d'Iran, République démocratique populaire lao, Maldives, Mongolie, Myanmar, Népal, Pakistan, Philippines, République de Corée, Sri Lanka, Thaïlande, Timor-Leste, Viet Nam et CESAP.

Les participants partagent leurs connaissances, leur savoir-faire et leur expérience. En rencontrant leurs homologues d'autres pays de la région, ils cherchent à identifier de nouvelles occasions de collaborer. Un autre objectif important de l'événement est de sensibiliser aux enjeux maritimes et à l'importance de les prioriser dans les plans de développement nationaux.

L'atelier permet aux donateurs de définir des priorités et d'identifier les besoins et les demandes des pays bénéficiaires. Il permet aussi à ces derniers de mieux comprendre comment accéder aux différentes ressources disponibles pour répondre à leurs besoins. Ainsi, tant les donateurs que les bénéficiaires obtiennent une meilleure compréhension des mécanismes mis en place par l'autre partie.

Cet atelier fait partie de la nouvelle stratégie à long terme de l'OMI en matière de mobilisation de ressources pour les activités de coopération technique. Cette stratégie concrétise une approche plus proactive et méthodique visant à générer de nouvelles ressources et encourager les partenariats avec les États Membres de l'OMI, le système des Nations Unies et les banques multilatérales de développement, via des projets nouveaux et innovateurs. Cette démarche est basée sur une communication active avec les donateurs potentiels et les bénéficiaires, afin de faire ressortir l'utilité et les avantages de la collaboration avec l'OMI et l'alignement de l'Organisation avec les objectifs de développement durable des Nations Unies. 

 

Soutenir le Pakistan pour un meilleur recyclage des navires

16/12/2019 

Lorsqu'elle entrera en vigueur, la Convention de Hong Kong établira des normes mondiales pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires. Un atelier national visant à mieux faire connaître ce traité et ses directives connexes s'est tenu à Karachi (Pakistan) du 11 au 13 décembre. L'objectif est d'aider le pays à se préparer en vue de la ratification et de l'application de la Convention de Hong Kong.

L'atelier a rassemblé près de 40 participants provenant de différentes parties prenantes du pays, notamment le ministère des Affaires maritimes, la marine pakistanaise, l'association des recycleurs de navires, le ministère du Commerce et du Textile et l'Académie maritime et des douanes. Des représentants de l'Organisation internationale du travail (OIT) et du Fonds mondial pour la nature (WWF) ont aussi pris part à l'événement.

L'atelier a été organisé par l'OMI en collaboration avec le ministère des Affaires maritimes du Pakistan. L'objectif est de renforcer les capacités de ce pays en matière de recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires. Le Pakistan est l'un des cinq principaux pays recycleurs de navires, avec le Bangladesh, la Chine, l'Inde et la Turquie. Ensemble, ces cinq pays représentent ensemble plus de 98% du recyclage des navires par tonnage. Deux d'entre eux sont déjà Parties à la Convention de Hong Kong, soit l'Inde et la Turquie. 

 

Étendre le régime de responsabilité et d’indemnisation de l’OMI

13/12/2019 

Des pays qui bordent la mer Rouge et le golfe d'Aden se sont engagés à progresser vers la ratification, la mise en œuvre et l'application du régime de responsabilité et d'indemnisation de l'OMI, grâce à un atelier qui s'est tenu à Doubaï, du 8 au 12 décembre.

Ce régime couvre un vaste éventail d'incidents de pollution, l'enlèvement des épaves, de même que le transport des passagers et de leurs bagages. Il offre un système qui permet de déterminer la responsabilité et d'assurer que les indemnisations dues soient payées. Les pays doivent ratifier et mettre en œuvre les règles et réglementations afin que celles-ci prennent effet.

Lors de l'atelier, une vue d'ensemble des conventions relatives à la responsabilité a été présentée à des participants provenant d'Arabie saoudite, d'Égypte, des Émirats arabes unis, de Jordanie, d'Oman et du Yémen. Les participants ont aussi échangé sur le processus législatif de leurs pays respectifs, incluant l'élaboration de la législation maritime nationale. Les Émirats arabes unis et Oman ont fait part de leur intention de travailler vers la ratification de certains traités concernés.

L'atelier a été organisé par l'Autorité fédérale des transports (terrestres et maritimes) des Émirats arabes unis, en collaboration avec l'OMI. 

 

Un nouvel élan pour un centre d’intervention contre la pollution marine en Méditerranée

06/12/2019 

Les États côtiers de la Méditerranée ont convenu d'accorder davantage de ressources au Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC), administré par l'OMI. Ce Centre aide les États côtiers méditerranéens à renforcer leurs capacités nationales en matière de prévention de la pollution des mers due aux navires et d'intervention en cas d'incidents majeurs.

Les Parties de la Convention sur la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée (Convention de Barcelone) se sont réunies à Naples (Italie), du 2 au 5 décembre. Elles ont reconnu la charge de travail accrue et les nouveaux enjeux environnementaux, comme la pollution de l'air, qui font partie du mandat du REMPEC et des cinq autres centres menant des activités similaires. Ces Centres ont été établis en vertu du Plan d'action pour la Méditerranée (PAM), qui vise à appuyer la protection de l'environnement en mer Méditerranée.  

Les participants à la réunion ont approuvé de nouvelles normes et directives élaborées par le REMPEC. Il s'agit notamment des normes et directives en vertu du Protocole relatif à la protection de la mer Méditerranée contre la pollution résultant de l'exploration et de l'exploitation du plateau continental, du fond de la mer et de son sous-sol, de même que des directives sur les installations de réception portuaires.

Les États méditerranéens ont aussi adopté une feuille de route en vue de la possible désignation de la Mer Méditerranée à titre de zone de contrôle des émissions de SOx (SECA), en vertu de l'Annexe VI de la Convention MARPOL sur la prévention de la pollution de l'air causée par les navires. À compter du 1er janvier 2020, une nouvelle limite sur la teneur en soufre du fuel-oil des navires entrera en vigueur : cette limite passera de 3,50% m/m à 0,50%. Cependant, dans les zones de contrôle des émissions, la limite est encore plus basse, à 0,10%.

L'OMI et le REMPEC étaient représentés lors de la 21e réunion ordinaire des Parties contractantes à la Convention sur la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée, qui a rassemblé plus de 350 délégués provenant des 21 États côtiers de la Méditerranée. Dans un message vidéo, le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a insisté sur l'importance de la coopération de longue date entre l'Organisation et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), qui permet de travailler à l'atteinte des objectifs de développement durable, particulièrement ceux en lien avec les océans et les mers. 

 

La Turquie accueille un atelier sur la prévention et la lutte contre les déversements

06/12/2019 

Avec la croissance du transport par mer de produits chimiques et de gaz (en vrac et par conteneur), une préparation adéquate est essentielle afin d'assurer une réponse efficace en cas de déversements impliquant des substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD). Le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC) a tenu une formation de trois jours à Tekirdag (Turquie) du 3 au 5 décembre.

L'atelier a rassemblé plus de 50 responsables provenant du secteur public et du secteur privé, qui ont analysé des enjeux et des défis en lien avec l'intervention en cas d'événements mettant en cause des SNPD qui surviendraient dans les eaux nationales.

L'atelier était basé sur le cours type de formation sur le Protocole OPRC-HNS, qui a été mis au point afin d'assister les États Membres de l'OMI dans leurs efforts de renforcement des capacités nationales en matière de préparation et d'intervention en cas d'événements mettant en cause des SNPD, conformément au Protocole OPRC-HNS.

L'objectif du Protocole OPRC-HNS est de mettre en place des systèmes nationaux de préparation et d'intervention et de fournir un cadre mondial de coopération internationale pour lutter contre les accidents de grande ampleur ou les menaces de pollution des mers.

Le Gouvernement de Turquie était l'hôte de la formation, qui s'est déroulée sur les lieux du National Maritime Safety and Emergency Response Centre. L'événement a été financé par le Programme intégré de coopération technique de l'OMI, le Fonds d'affectation spéciale pour la Méditerranée du REMPEC et le Commissaire européen à l'élargissement et à la politique européenne de voisinage. 

 

L’OMI présente son engagement à réduire les émissions de GES des navires lors de la COP 25

03/12/2019 

L'OMI a décrit ses travaux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des transports maritimes lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 25), qui se tient à Madrid (Espagne), du 2 au 13 décembre. La Stratégie initiale de l'OMI comporte un engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires de manière urgente et se donne pour tâche de les éliminer complètement dès que possible.

Parmi les travaux récents menés par l'OMI, le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) a approuvé des projets d'amendements afin de renforcer les exigences relatives au rendement énergétique des navires neufs. De plus, un groupe de travail intersessions a examiné plusieurs projets d'amendements visant à réduire l'intensité carbone des navires existants. La mise au point de propositions concrètes devrait se poursuivre lors des prochaines réunions du Groupe de travail intersessions et du MEPC, qui se tiendront en mars et avril 2020.

L'OMI a aussi fait état, devant l'Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA 51), de l'exécution continue et réussie de deux importants projets de renforcement des capacités : le Projet GloMEEP et le Réseau mondial de MTCC. Ces projets soutiennent des pays en développement dans la mise en œuvre des mesures de l'OMI relatives au rendement énergétique. L'Organisation a également fait état du démarrage d'un troisième projet, nommé GreenVoyage-2050, dont l'objectif est de soutenir les efforts mondiaux pour étudier des solutions techniques visant à réduire les émissions de GES dues au secteur des transports maritimes, de même que de faciliter le partage de connaissances en soutien à la Stratégie initiale de l'OMI.

Parallèlement, une première année complète de comptes rendus a été complétée en vertu de la prescription obligatoire de l'OMI en matière de collecte de données sur la consommation de fuel-oil des navires. De plus, la Quatrième étude de l'OMI sur les GES, qui fournira un inventaire à jour sur les émissions de GES dues aux transports maritimes internationaux, a été entreprise.

Le 25 novembre, le Secrétaire général de l'Organisation, Kitack Lim, a lancé un appel en faveur de mesures concrètes pour lutter contre les changements climatiques et d'autres défis, dans un discours prononcé en ouverture de la 31e Assemblée de l'Organisation maritime internationale (OMI).

La déclaration de l'OMI dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 25) est disponible ici. L'OMI prendra part à de nombreux événements parallèles au cours de ce sommet. 

 

Le Viet Nam progresse dans l’élaboration d’un plan national contre les déversements d’hydrocarbures

27/11/2019 

Le Viet Nam est en voie d'achever son plan national d'urgence contre les déversements d'hydrocarbures. L'OMI soutient ce processus au moyen d'un atelier à Ho Chi Minh-Ville (Viet Nam) du 26 au 29 novembre.

Quarante participants, provenant de 10 départements gouvernementaux, du secteur des transports maritimes et de l'industrie pétrolière et gazière, prennent part à cet atelier. Il s'agit du plus récent d'une série d'ateliers menés par l'OMI en Asie du Sud-Est sur les interventions en cas de déversements d'hydrocarbures.

Lors de cet atelier, les participants en apprennent davantage sur les bonnes pratiques internationales et les derniers développements en matière de préparation et d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures. Un soutien leur est également apporté afin d'identifier des aspects à améliorer dans le cadre national existant. Au terme de l'événement, les participants conviendront d'un plan d'action afin de finaliser le projet de plan national d'urgence contre les déversements d'hydrocarbures.

Des échanges ont aussi porté sur l'adhésion à la Convention internationale sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC), ainsi que sur l'intention du Viet Nam de devenir Partie à ce traité. En vertu de cette convention, les pays sont tenus de mettre en place des dispositions en cas d'événement de pollution, soit à l'échelle nationale ou en collaboration avec d'autres pays.  

L'atelier a été organisé dans le cadre de l'Initiative mondiale pour l'Asie du Sud-Est (GI SEA), un projet conjoint avec l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA), qui appuie la mise en œuvre de la Convention OPRC. 

 

Former des instructeurs sur la navigation sécuritaire dans les eaux polaires

22/11/2019 

Afin d'assurer la sécurité de la navigation dans les eaux polaires, une formation adéquate des équipages est essentielle. L'OMI joue un rôle important en ce sens, grâce à une formation destinée aux instructeurs maritimes qui s'est tenue à Valparaiso (Chili) du 18 au 22 novembre.

Cette formation, qui porte une attention particulière au Recueil sur la navigation polaire, est offerte à des personnes responsables de la formation des gens de mer dans des établissements de formation d'Amérique du Sud. Lorsqu'il est mis en œuvre de façon appropriée, ce Recueil est un formidable outil pour préserver l'environnement et protéger les vies des passagers et des gens de mer dans les conditions périlleuses des régions polaires.

Le Recueil sur la navigation polaire est entré en vigueur le 1er janvier 2017. Il prévoit des normes obligatoires sur l'ensemble des questions de conception, de construction, d'armement, d'exploitation, de formation et de protection de l'environnement qui s'appliquent aux navires exploités dans les eaux entourant les deux pôles.

Le cours aide les participants à élaborer des programmes de formation basés sur les compétences, mettre à jour les programmes existants et améliorer l'utilisation des cours modèles de l'OMI pertinents. 

 

La gestion portuaire au féminin

19/11/2019 

Qu'ont en commun des ports bien gérés et l'autonomisation des femmes? Ces deux éléments peuvent apporter une contribution majeure au développement économique durable. L'OMI a offert un soutien à huit femmes fonctionnaires provenant de pays en développement, principalement de petits États insulaires en développement du Pacifique, afin qu'elles puissent suivre le programme avancé de gestion portuaire dispensé par le Galilee International Management Institute (GIMI) en Israël. 

Cette formation de deux semaines, qui s'est déroulée du 6 au 19 novembre, a rassemblé des participants de Cabo Verde, de Fidji, des Îles Salomon, de Kiribati, de Mongolie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et des Seychelles. Le cours comportait des renseignements clés et des mises à jour à propos des innovations dans le secteur portuaire. Il a notamment été question des sujets suivants : tendances mondiales et avancées en matière de développement portuaire, gestion et opérations, sûreté portuaire et efficacité des terminaux à conteneurs, et droit international en matière de ports et navires. De plus, des visites ont été organisées à l'Autorité israélienne chargée de la formation maritime et au Port de Haifa. Des exercices sur simulateur ont permis aux participants de faire l'expérience des opérations quotidiennes d'un port, afin qu'ils puissent appliquer ces nouvelles connaissances dans leurs pays respectifs.

L'événement s'est tenu dans le cadre du Programme de l'OMI en faveur de l'égalité des sexes et du renforcement des capacités, en collaboration avec le GIMI. Il s'inscrit dans le cadre des efforts continus de l'OMI pour soutenir l'objectif de développement durable 5 visant à parvenir à l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes et des filles.  

 

Madagascar prépare sa politique nationale des transports maritimes

15/11/2019 

L'OMI mène des activités de promotion de la bonne gouvernance maritime afin de soutenir le développement durable. Le plus récent pays à bénéficier de ce volet du travail de l'OMI est Madagascar. Un atelier, qui a eu lieu dans la capitale, Antananarivo, du 13 au 15 novembre, a permis d'entamer le processus d'élaboration d'une politique nationale des transports maritimes.

L'atelier a réuni 40 personnes, provenant de divers ministères et administrations gouvernementales. Les participants ont convenu de compléter une ébauche de politique nationale au début de l'année 2020. Toutes les entités gouvernementales et parties prenantes pertinentes seraient impliquées dans ce processus. L'objectif est de contribuer au développement socio-économique du pays et à la réalisation des objectifs de développement durable.

L'atelier a été organisé par l'OMI et l'Agence portuaire, maritime et fluviale de Madagascar, avec le soutien de l'Université maritime mondiale (UMM).

Le concept de politique nationale des transports maritimes est expliqué dans une vidéo, disponible ici

 

La Norvège renforce son appui à un projet sur la réduction des gaz à effet de serre

13/11/2019 

Les partenariats et l'innovation sont deux éléments essentiels pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et lutter contre les changements climatiques. La Norvège vient d'annoncer une contribution additionnelle de 40 millions de couronnes norvégiennes (4,3 millions de dollars des États-Unis) au projet « GreenVoyage-2050 ».

Mené conjointement par la Norvège et l'OMI, ce projet appuie la Stratégie initiale de l'OMI concernant les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Ces efforts de réduction des émissions de GES soutiennent l'objectif de développement durable 13 des Nations Unies sur la lutte contre les changements climatiques. 

Le projet GreenVoyage-2050 vise à aider les pays à mettre en place des réformes juridiques, stratégiques et institutionnelles, renforcer les capacités et initier et promouvoir des efforts à l'échelle mondiale afin d'étudier et de tester des solutions techniques visant à réduire les émissions de GES dues au secteur des transports maritimes. L'OMI procède présentement à la sélection de pays pilotes principaux, de nouveaux pays pilotes et de pays partenaires, en plus de partenaires industriels et stratégiques à l'échelle nationale, régionale et globale. 

Cette nouvelle contribution s'ajoute à un financement initial de 10 millions de couronnes norvégiennes (1,1 million de dollars), versé plus tôt cette année.

Le 13 novembre, le directeur et expert du ministère norvégien du Climat et de l'Environnement, Sveinung Oftedal, a rencontré le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, pour la signature de l'entente sur le financement additionnel. « La Norvège est très heureuse de rehausser son engagement financier afin de soutenir les efforts de l'OMI en matière de renforcement des capacités et d'assistance technique. Nous poursuivrons nos efforts afin de soutenir le Projet GreenVoyage-2050, étant donné l'importance de ce projet pour atteindre les objectifs de la Stratégie initiale de l'OMI sur les GES », a déclaré M. Oftedal.

L'OMI est impliquée dans de nombreux partenariats qui contribuent au développement durable et reflètent l'objectif de développement durable 17 de l'ONU sur les partenariats. Parmi les autres projets globaux exécutés par l'OMI en appui à la réduction des émissions de GES provenant des transports maritimes, on compte l'Alliance mondiale du secteur à l'appui des transports maritimes à faibles émissions de carbone, sous les auspices du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (Projet GloMEEP), de même que le Réseau mondial de MTCC, financé par l'Union européenne et mis en œuvre par l'OMI. 

 

L’OMI lance un outil en ligne pour simplifier les formalités déclaratives

11/11/2019 

​Simplifier les nombreuses procédures administratives requises lorsque les navires entrent dans les ports ou en sortent représente un aspect important du travail de l'OMI. L'Organisation vient de mettre à la disposition des concepteurs de logiciels, gratuitement et en ligne, un outil important afin de leur permettre de développer des systèmes électroniques d'échange de renseignements.  

Le Répertoire de l'OMI sur la simplification des formalités et le commerce électronique est un manuel de référence contenant des ensembles de données, leur structure et les relations entre eux. Il permettra aux États Membres de remplir leur obligation, en place depuis avril 2019, afin que les formalités déclaratives applicables aux navires, aux cargaisons et aux personnes à bord puissent être complétées par voie électronique et de façon harmonisée.

Cette mesure vise à simplifier le commerce transfrontalier et améliorer l'efficacité de la chaîne logistique, dans le contexte où plus de 10 milliards de tonnes de biens sont échangés par voie maritime chaque année dans le monde.

L'OMI n'est pas la seule organisation concernée par l'échange de données informatisé dans le secteur des transports maritimes. Afin de promouvoir l'harmonisation, d'autres organisations, notamment l'Organisation mondiale des douanes, la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe et l'Organisation internationale de normalisation, ont aligné leurs propres structures de données avec le Répertoire de l'OMI.

Pour accéder au nouveau Répertoire de l'OMI, cliquez ici.

 

Profils de femmes du secteur maritime : qualifiées, ambitieuses et de plus en plus visibles

07/11/2019 

« Les femmes contribuent à tous les domaines du secteur des transports maritimes grâce à leur intelligence et leurs grandes compétences. Larguons les amarres! », a lancé la capitaine de port Ayse Asli Basak, qui est l'une des dernières femmes du secteur maritime qui partage son histoire dans le cadre du thème de la Journée mondiale de la mer 2019 : « L'autonomisation des femmes dans la communauté maritime ».

Dans une série de profils de femmes du secteur maritime présentés par l'OMI, des femmes de partout dans le monde donnent un aperçu de leur travail, leurs aspirations, la façon dont le Programme sur les femmes du secteur maritime de l'OMI les a aidées et leurs conseils pour les professionnelles du secteur maritime et celles qui souhaitent joindre le secteur. 

Dans un de ces profils, une responsable du marketing et des affaires corporatives originaire du Ghana, Flavia Amoasi, fait l'éloge du cours portant sur la gestion portuaire au féminin qu'elle a suivi au Havre (France), avec le soutien de l'OMI. « Cela m'a donné l'occasion de partager mon expérience et d'apprendre des meilleures pratiques en matière de gestion portuaire dans le monde », a déclaré Mme Amoasi.

Les derniers profils publiés par l'OMI comprennent également une technicienne en infrastructures portuaires originaire d'El Salvador et une agente de soutien aux étudiants des Seychelles.

Ces profils peuvent être consultés et téléchargés ici. L'OMI encourage tous ceux qui font partie de la communauté maritime ou qui sont intéressés par celle-ci à partager ces histoires, afin d'offrir une plus grande visibilité au rôle joué par les femmes dans un secteur vital pour le monde. 

 

Une formation en Afrique du Sud sur l’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures

07/11/2019 

L'important trafic maritime et les activités d'exploration et de production pétrolières et gazières en mer au large des côtes sud-africaines se traduisent par un risque accru de déversement d'hydrocarbures, ce qui représente une menace pour la faune et l'environnement marin.

Afin de minimiser les impacts environnementaux et socio-économiques d'éventuels déversements, il est essentiel d'améliorer l'efficacité et la gestion des opérations d'urgence, tant de la part des gouvernements que de l'industrie.

Les 6 et 7 novembre, l'OMI a offert une formation de deux jours en Afrique du Sud sur les systèmes de gestion des incidents. Cette formation a permis aux participants d'évaluer leurs plans nationaux d'urgence contre les déversements d'hydrocarbures, et d'approfondir leurs connaissances sur les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes en matière de préparation et de lutte contre les déversements d'hydrocarbures.

La formation a réuni plus de 60 délégués sud-africains, provenant d'organes gouvernementaux et de l'industrie. L'hôte de l'événement était le ministère des Transports et son agence, soit l'Autorité sud-africaine de la sécurité maritime (SAMSA), en collaboration avec le ministère de l'Environnement, des Forêts et des Pêches.  

Cette activité a été menée dans le cadre de l'Initiative Mondiale pour l'Afrique occidentale, centrale et australe (GI WACAF), qui est un partenariat entre l'OMI et l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA). L'Initiative appuie ses pays partenaires depuis 13 ans. L'objectif est de renforcer la capacité des pays GI WACAF à se préparer et à intervenir en cas de déversements d'hydrocarbures. 

 

Coopérer pour renforcer la sûreté maritime dans le golfe de Guinée

06/11/2019 

La coopération et le renforcement des capacités sont deux avenues que prennent l'OMI et la communauté internationale afin de soutenir les pays dans leurs démarches visant à réduire le nombre d'incidents. L'OMI a participé à la réunion plénière annuelle des pays et organisations membres du Groupe du G7++ des amis du golfe de Guinée, qui s'est tenue à Accra (Ghana) les 5 et 6 novembre. 

Au cours de cette rencontre, les participants ont fait le point sur les progrès faits dans la mise en œuvre du Code de conduite relatif à la répression des actes de piraterie, des vols à main armée à l'encontre des navires et des activités maritimes illicites en Afrique de l'ouest et du centre (Code de conduite de Yaoundé), qui a été signé en 2013. L'événement a permis de faire la promotion de la coopération entre toutes les parties prenantes. Cinq groupes de travail virtuels, qui ont été mis en place en juillet, ont informé les participants de l'état de leurs travaux, qui portent sur les enjeux légaux, les aspects financiers, la sensibilisation au domaine maritime, la formation et l'économie bleue.

Le Groupe du G7++ des amis du golfe de Guinée est ouvert à tous les États Membres intéressés, de même qu'aux ONG et organisations intergouvernementales.

L'OMI a aussi pris part à la conférence annuelle des chefs d'État-major de la Marine du golfe de Guinée, qui s'est tenue le 7 novembre sous les auspices de la marine ghanéenne. Les participants ont pu voir la coopération en action à bord du navire français Somme, qui prenait part à l'exercice « Grand African NEMO ». L'exercice, mené par la marine française, a rassemblé 19 pays du golfe de Guinée et huit pays européens dans le cadre de 30 exercices portant sur les façons de gérer un éventail de crimes maritimes et incidents en mer. 

 

Identifier des zones maritimes à protéger en Afrique

06/11/2019 

La désignation d'une zone à titre de zone maritime particulièrement vulnérable (PSSA) permet de reconnaître que le secteur identifié peut être vulnérable aux impacts des transports maritimes internationaux. Les PSAA peuvent être protégées par des mesures d'organisation du trafic, en déterminant des zones que doivent éviter les navires ou des zones de mouillage interdit obligatoires. Cependant, la première étape est d'identifier les secteurs auxquels cette désignation de PSSA pourrait s'appliquer.

Un atelier sous-régional qui s'est tenu à Nosy Be (Madagascar) du 5 au 7 novembre a aidé des participants provenant d'Afrique du Sud, du Kenya, de Madagascar et de la République-Unie de Tanzanie d'identifier des zones maritimes qui pourraient être désignées en tant que PSAA.

Une zone maritime peut être désignée en tant que PSAA si elle remplit un certain nombre de critères. Il s'agit notamment de critères écologiques, soit un écosystème unique ou rare, la diversité des écosystèmes ou la vulnérabilité de ceux-ci face aux dégradations causées par des phénomènes naturels ou des activités humaines. Les critères socio-économiques et culturels comprennent l'importance de la zone pour les loisirs ou le tourisme, tandis que les critères scientifiques et éducatifs comptent l'intérêt scientifique et la valeur historique.

L'atelier a permis d'identifier le statut actuel des aires protégées et des activités de transport maritime dans la région, plus particulièrement du canal du Mozambique. En plus de recevoir des renseignements à propos des PSSA, les participants ont pu échanger et s'entendre sur des zones qui pourraient être candidates à une désignation comme PSSA. L'atelier a été facilité par l'Agence portuaire maritime et fluviale de Madagascar, avec la collaboration de l'OMI.

Le travail de l'OMI en lien avec les PSSA appuie la réalisation de l'objectif de développement durable 14 sur les océans. À ce jour, 17 PSAA ont été désignées. 

 

Remise des diplômes à l’Université maritime mondiale

05/11/2019 

Quelque 250 finissants provenant de 79 pays ont reçu cette semaine leur diplôme de l'Université maritime mondiale (UMM). La cérémonie de remise des diplômes s'est tenue le 3 novembre à Malmö (Suède).

L'Université maritime mondiale a été fondée par l'OMI en 1983 en tant que centre d'excellence d'enseignement, de recherche et de renforcement des capacités dans le domaine maritime. L'établissement offre des programmes d'enseignement uniques de deuxième cycle, mène des recherches d'une large portée sur des sujets liés aux affaires maritimes et aide à renforcer les capacités, dans la lignée des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. D'ailleurs, une éducation de qualité constitue l'un des ODD.

Les femmes représentent environ le tiers de la promotion 2019, qui compte 131 diplômés du Master ès sciences du campus de Malmö, 42 diplômés qui ont suivi le programme en Chine, trois diplômés du programme de doctorat et 74 diplômés qui ont suivi le programme d'enseignement à distance. En incluant la promotion 2019, l'UMM a remis depuis sa fondation un total de 5167 diplômes à des étudiants provenant de 170 pays.

Le Secrétaire général de l'OMI et chancelier de l'Université maritime mondiale, Kitack Lim, est le premier diplômé de l'UMM à occuper ces postes. Lors de la cérémonie de remise des diplômes, il a souligné l'impact significatif qu'a eu l'université dans sa vie et a insisté sur la responsabilité qui incombe aux diplômés lorsqu'ils retournent dans leurs pays respectifs.

« J'exhorte chacun d'entre vous à assumer votre part de responsabilité pour faire avancer le monde d'une manière durable, en ne laissant personne de côté. Vous êtes maintenant dans une position enviable, ayant les connaissances et le pouvoir nécessaires pour transformer les idées en réalité. Cela contribuera à améliorer nos vies et sera bénéfique pour nos pays, nos régions et notre planète », a déclaré M. Lim.

Des photos et un résumé complet de la cérémonie sont disponibles ici.  

 

Renforcer la coopération entre pays africains en cas de déversement d’hydrocarbures

05/11/2019 

De nos jours, les déversements majeurs d'hydrocarbures sont rares et le nombre d'accidents mettant en cause des pétroliers a diminué. Néanmoins, les pays côtiers doivent être prêts à intervenir en cas d'urgence. La coopération et l'assistance bilatérales, multilatérales et internationales sont essentielles pour compléter les capacités nationales. C'est le message qui a été souligné lors de la huitième Conférence régionale de l'Initiative mondiale pour l'Afrique occidentale, centrale et australe (projet GI-WACAF), qui s'est tenue au Cap (Afrique du Sud) du 28 au 31 octobre.

Le projet GI-WACAF, qui est une collaboration entre l'OMI et l'IPIECA, vise à renforcer les capacités de préparation et de lutte contre les déversements d'hydrocarbures en Afrique de l'ouest, centrale et australe. Il permet de soutenir la coopération mutuelle et d'aider les pays à renforcer leurs capacités d'intervention en cas de déversement. La région couverte par le projet compte d'importants producteurs de pétrole, comme l'Angola et le Nigeria, et est également vulnérable en raison du volume significatif de trafic maritime.

Au cours des deux dernières années, quelque 16 activités nationales et sous-régionales ont été mises en place. Celles-ci couvrent de nombreux aspects de la préparation et de la lutte contre les déversements d'hydrocarbures. Par exemple, un exercice transfrontière d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures impliquant l'Angola et la Namibie a eu lieu en août 2019. Le projet est caractérisé par la collaboration avec d'autres entités concernées par la préparation en cas de déversement d'hydrocarbures, afin d'assurer une approche coordonnée et cohérente. Le projet GI-WACAF, en place depuis 13 ans, a encouragé le développement d'un réseau de points focaux et d'experts sur la lutte et la préparation dans la région.

Lors de la conférence, plusieurs délégués se sont montrés intéressés par la possibilité de réaliser d'autres exercices transfrontières entre pays voisins, afin de mieux comprendre et de surmonter les défis qui risquent de se poser lors d'incidents réels. Les délégués se sont entendus sur la nécessité de mettre en œuvre efficacement, dans les législations nationales de tous les pays de la région, les conventions de l'OMI relatives à la préparation et à la lutte en cas de déversement d'hydrocarbures, comme la Convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC), de même que celles en matière de responsabilité et d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, comme la Convention sur les hydrocarbures de soute.

La Conférence a été organisée par l'OMI et l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA), en collaboration étroite avec le Gouvernement de la République sud-africaine. Elle a réuni des représentants des gouvernements et de l'industrie provenant de 22 pays africains qui participent au Projet GI-WACAF : Afrique du Sud, Angola, Bénin, Cameroun, Cabo Verde, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Libéria, Mauritanie, Namibie, Nigéria, République démocratique du Congo, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone et Togo. 

 

Redoubler d’efforts pour assurer la sécurité des navires

04/11/2019 

La Convention SOLAS est le plus important traité de l'OMI en matière de sécurité des navires de commerce. Il couvre un vaste éventail de sujets, incluant la construction des navires, la protection contre les incendies, les engins de sauvetage et le transport des cargaisons. De manière générale, la Convention SOLAS s'applique uniquement aux navires au-dessus d'une certaine taille qui effectuent des voyages internationaux.

Toutefois, les efforts de l'OMI visant à améliorer la sécurité des transports maritimes vont plus loin et concernent également les navires non soumis à la Convention SOLAS, soit les navires de pêche, les transbordeurs nationaux, les yachts privés et les petits navires de charge de jauge brute inférieure à 500.

Afin de renforcer la sécurité de ces navires en Amérique centrale et du Sud, l'OMI a organisé un cours de formation sur l'inspection des navires non soumis à la Convention SOLAS, qui s'est tenu à San Salvador (El Salvador) du 28 octobre au 1er novembre. L'événement a rassemblé des participants des six pays suivants : Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua et République dominicaine. La formation a porté sur les façons d'uniformiser les critères nationaux en matière de sécurité maritime, de sûreté maritime et de prévention de la pollution.

Le cours a été organisé en collaboration avec la Prefectura Naval Argentina (PNA) et présenté par la Commission centraméricaine du transport maritime (COCATRAM), un partenaire régional de l'OMI. La République d'El Salvador était l'hôte de l'événement.

 

Un projet international pour protéger la biodiversité franchit une nouvelle étape

01/11/2019 

Les espèces aquatiques envahissantes menacent la biodiversité marine, mais l'OMI mène un projet majeur, à l'échelle mondiale, pour lutter contre cette menace et trouver des solutions à ce problème. Ce projet vient de franchir deux jalons importants, puisque deux pays supplémentaires, soit l'Indonésie et le Mexique, ont formé leurs équipes spéciales nationales.

Le projet de partenariats GloFouling est une initiative conjointe du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l'OMI. Il permet à des pays en développement de lutter contre le transfert d'espèces aquatiques envahissantes causé par l'encrassement biologique, c'est-à-dire l'accumulation d'organismes aquatiques sur la coque des navires et d'autres structures maritimes.

L'OMI a mené des ateliers en Indonésie et au Mexique au cours du mois d'octobre afin d'échanger sur les aspects techniques de la problématique de l'encrassement biologique et sur les modalités institutionnelles mises en place par ces pays afin de prendre part au projet GloFouling. Ces ateliers ont réuni les nombreux intervenants qui joueront un rôle dans les équipes spéciales nationales : en plus des autorités nationales en matière d'affaires maritimes et d'environnement, les équipes spéciales comprennent des représentants de l'industrie, des universités et des établissements de recherche. Lors de l'atelier, une vue d'ensemble des menaces posées par les espèces envahissantes et l'encrassement biologique a été présentée. Il a également été question des cadres réglementaires existants et des éléments essentiels pour l'élaboration de politiques nationales.

Le projet de partenariats GloFouling compte 12 principaux pays partenaires. De ce nombre, huit ont maintenant leurs équipes nationales spéciales : en plus de l'Indonésie et le Mexique, c'est le cas du Brésil, des Fidji, de Madagascar, de Maurice, des Philippines et des Tonga. L'Équateur, la Jordanie, le Pérou et le Sri Lanka doivent mettre en place leurs équipes nationales spéciales au cours des prochains mois.

Pour le Mexique et l'Indonésie, la prochaine étape sera d'élaborer des rapports de base nationaux afin d'évaluer la situation actuelle en lien avec les espèces allogènes. Ce processus permettra d'identifier les résultats des travaux de recherche disponibles et les impacts économiques, en vue de prendre des décisions éclairées.  

 

Une formation pour une économie bleue durable en Afrique

01/11/2019 

Le futur de l’Afrique repose sur des océans sains et une économie bleue durable, puisque 38 des 54 pays africains sont des États côtiers et que plus de 90% des importations et exportations du continent sont transportées par voie maritime. 

Un nouveau programme de formation, développé au Kenya avec le soutien de l’OMI, permet de placer le secteur maritime au cœur des plans de développement nationaux en Afrique. Il met en avant une manière inclusive, propre et écologique d’exploiter les ressources maritimes. Cela contribuera à l’atteinte des objectifs de développement durable, qui représentent une orientation stratégique clé pour l’OMI.

Une session pilote du cours intitulé « Sécurité maritime stratégique et Économie bleue » a été offerte à des responsables du gouvernement kenyan, du 28 octobre au 1er novembre, au Centre de formation au maintien de la paix dans le monde de Nairobi. Ce cours comprend un module, mené par l’OMI, sur l’élaboration de politiques en matière d’économie bleue. Les participants peuvent en apprendre davantage sur l’état actuel, les dynamiques et le rôle des décideurs dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques d’économie bleue. 

Au cours de la semaine, les participants ont été confrontés à certaines questions clés : Le plus grand défi est-il posé par le fait que la valeur du secteur maritime est sous-estimée? Est-il juste d’affirmer que plusieurs pays africains n’ont pas une culture maritime forte? Si tel est le cas, comment remédier à ces problèmes?

Le module a souligné l’importance, pour toutes les agences gouvernementales, militaires et civiles, de s’unir dans un effort national et régional plutôt que de fonctionner séparément. De plus, les participants ont été invités à considérer le rôle actuel et potentiel des femmes dans la communauté maritime. Les discussions ont été alimentées par le slogan du Programme de l’OMI sur les femmes du secteur maritime : « formation, visibilité, reconnaissance ». 

Il est prévu qu’une fois complétée, la formation sera mise en œuvre plus largement sur tout le continent.