Ignorer les commandes du ruban
Passer au contenu principal

Skip Navigation LinksArchive-2019 Archives 2019

Skip Navigation LinksIMO / French / Centre de presse / Actualités / Archives 2019

Archives 2019

 

La coopération technique de l’OMI en Asie passe à la vitesse supérieure

19/12/2019 

Le second atelier régional du Partenariat pour le savoir en Asie se tient à Bangkok (Thaïlande) du 16 au 20 décembre. L'atelier, qui vise à soutenir les activités de coopération technique dans la région, est organisé conjointement par l'OMI, le ministère thaïlandais des Transports et Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique (CESAP).

L'événement réunit des responsables provenant de ministères des Transports, responsables des affaires maritimes, et des Finances, responsables de l'aide au développement. Les participants à l'atelier proviennent des États Membres et organisations suivants : Australie, Bangladesh, Brunéi Darussalam, Cambodge, Chine, Indonésie, République islamique d'Iran, République démocratique populaire lao, Maldives, Mongolie, Myanmar, Népal, Pakistan, Philippines, République de Corée, Sri Lanka, Thaïlande, Timor-Leste, Viet Nam et CESAP.

Les participants partagent leurs connaissances, leur savoir-faire et leur expérience. En rencontrant leurs homologues d'autres pays de la région, ils cherchent à identifier de nouvelles occasions de collaborer. Un autre objectif important de l'événement est de sensibiliser aux enjeux maritimes et à l'importance de les prioriser dans les plans de développement nationaux.

L'atelier permet aux donateurs de définir des priorités et d'identifier les besoins et les demandes des pays bénéficiaires. Il permet aussi à ces derniers de mieux comprendre comment accéder aux différentes ressources disponibles pour répondre à leurs besoins. Ainsi, tant les donateurs que les bénéficiaires obtiennent une meilleure compréhension des mécanismes mis en place par l'autre partie.

Cet atelier fait partie de la nouvelle stratégie à long terme de l'OMI en matière de mobilisation de ressources pour les activités de coopération technique. Cette stratégie concrétise une approche plus proactive et méthodique visant à générer de nouvelles ressources et encourager les partenariats avec les États Membres de l'OMI, le système des Nations Unies et les banques multilatérales de développement, via des projets nouveaux et innovateurs. Cette démarche est basée sur une communication active avec les donateurs potentiels et les bénéficiaires, afin de faire ressortir l'utilité et les avantages de la collaboration avec l'OMI et l'alignement de l'Organisation avec les objectifs de développement durable des Nations Unies. 

 

Soutenir le Pakistan pour un meilleur recyclage des navires

16/12/2019 

Lorsqu'elle entrera en vigueur, la Convention de Hong Kong établira des normes mondiales pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires. Un atelier national visant à mieux faire connaître ce traité et ses directives connexes s'est tenu à Karachi (Pakistan) du 11 au 13 décembre. L'objectif est d'aider le pays à se préparer en vue de la ratification et de l'application de la Convention de Hong Kong.

L'atelier a rassemblé près de 40 participants provenant de différentes parties prenantes du pays, notamment le ministère des Affaires maritimes, la marine pakistanaise, l'association des recycleurs de navires, le ministère du Commerce et du Textile et l'Académie maritime et des douanes. Des représentants de l'Organisation internationale du travail (OIT) et du Fonds mondial pour la nature (WWF) ont aussi pris part à l'événement.

L'atelier a été organisé par l'OMI en collaboration avec le ministère des Affaires maritimes du Pakistan. L'objectif est de renforcer les capacités de ce pays en matière de recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires. Le Pakistan est l'un des cinq principaux pays recycleurs de navires, avec le Bangladesh, la Chine, l'Inde et la Turquie. Ensemble, ces cinq pays représentent ensemble plus de 98% du recyclage des navires par tonnage. Deux d'entre eux sont déjà Parties à la Convention de Hong Kong, soit l'Inde et la Turquie. 

 

Étendre le régime de responsabilité et d’indemnisation de l’OMI

13/12/2019 

Des pays qui bordent la mer Rouge et le golfe d'Aden se sont engagés à progresser vers la ratification, la mise en œuvre et l'application du régime de responsabilité et d'indemnisation de l'OMI, grâce à un atelier qui s'est tenu à Doubaï, du 8 au 12 décembre.

Ce régime couvre un vaste éventail d'incidents de pollution, l'enlèvement des épaves, de même que le transport des passagers et de leurs bagages. Il offre un système qui permet de déterminer la responsabilité et d'assurer que les indemnisations dues soient payées. Les pays doivent ratifier et mettre en œuvre les règles et réglementations afin que celles-ci prennent effet.

Lors de l'atelier, une vue d'ensemble des conventions relatives à la responsabilité a été présentée à des participants provenant d'Arabie saoudite, d'Égypte, des Émirats arabes unis, de Jordanie, d'Oman et du Yémen. Les participants ont aussi échangé sur le processus législatif de leurs pays respectifs, incluant l'élaboration de la législation maritime nationale. Les Émirats arabes unis et Oman ont fait part de leur intention de travailler vers la ratification de certains traités concernés.

L'atelier a été organisé par l'Autorité fédérale des transports (terrestres et maritimes) des Émirats arabes unis, en collaboration avec l'OMI. 

 

Un nouvel élan pour un centre d’intervention contre la pollution marine en Méditerranée

06/12/2019 

Les États côtiers de la Méditerranée ont convenu d'accorder davantage de ressources au Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC), administré par l'OMI. Ce Centre aide les États côtiers méditerranéens à renforcer leurs capacités nationales en matière de prévention de la pollution des mers due aux navires et d'intervention en cas d'incidents majeurs.

Les Parties de la Convention sur la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée (Convention de Barcelone) se sont réunies à Naples (Italie), du 2 au 5 décembre. Elles ont reconnu la charge de travail accrue et les nouveaux enjeux environnementaux, comme la pollution de l'air, qui font partie du mandat du REMPEC et des cinq autres centres menant des activités similaires. Ces Centres ont été établis en vertu du Plan d'action pour la Méditerranée (PAM), qui vise à appuyer la protection de l'environnement en mer Méditerranée.  

Les participants à la réunion ont approuvé de nouvelles normes et directives élaborées par le REMPEC. Il s'agit notamment des normes et directives en vertu du Protocole relatif à la protection de la mer Méditerranée contre la pollution résultant de l'exploration et de l'exploitation du plateau continental, du fond de la mer et de son sous-sol, de même que des directives sur les installations de réception portuaires.

Les États méditerranéens ont aussi adopté une feuille de route en vue de la possible désignation de la Mer Méditerranée à titre de zone de contrôle des émissions de SOx (SECA), en vertu de l'Annexe VI de la Convention MARPOL sur la prévention de la pollution de l'air causée par les navires. À compter du 1er janvier 2020, une nouvelle limite sur la teneur en soufre du fuel-oil des navires entrera en vigueur : cette limite passera de 3,50% m/m à 0,50%. Cependant, dans les zones de contrôle des émissions, la limite est encore plus basse, à 0,10%.

L'OMI et le REMPEC étaient représentés lors de la 21e réunion ordinaire des Parties contractantes à la Convention sur la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée, qui a rassemblé plus de 350 délégués provenant des 21 États côtiers de la Méditerranée. Dans un message vidéo, le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a insisté sur l'importance de la coopération de longue date entre l'Organisation et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), qui permet de travailler à l'atteinte des objectifs de développement durable, particulièrement ceux en lien avec les océans et les mers. 

 

La Turquie accueille un atelier sur la prévention et la lutte contre les déversements

06/12/2019 

Avec la croissance du transport par mer de produits chimiques et de gaz (en vrac et par conteneur), une préparation adéquate est essentielle afin d'assurer une réponse efficace en cas de déversements impliquant des substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD). Le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC) a tenu une formation de trois jours à Tekirdag (Turquie) du 3 au 5 décembre.

L'atelier a rassemblé plus de 50 responsables provenant du secteur public et du secteur privé, qui ont analysé des enjeux et des défis en lien avec l'intervention en cas d'événements mettant en cause des SNPD qui surviendraient dans les eaux nationales.

L'atelier était basé sur le cours type de formation sur le Protocole OPRC-HNS, qui a été mis au point afin d'assister les États Membres de l'OMI dans leurs efforts de renforcement des capacités nationales en matière de préparation et d'intervention en cas d'événements mettant en cause des SNPD, conformément au Protocole OPRC-HNS.

L'objectif du Protocole OPRC-HNS est de mettre en place des systèmes nationaux de préparation et d'intervention et de fournir un cadre mondial de coopération internationale pour lutter contre les accidents de grande ampleur ou les menaces de pollution des mers.

Le Gouvernement de Turquie était l'hôte de la formation, qui s'est déroulée sur les lieux du National Maritime Safety and Emergency Response Centre. L'événement a été financé par le Programme intégré de coopération technique de l'OMI, le Fonds d'affectation spéciale pour la Méditerranée du REMPEC et le Commissaire européen à l'élargissement et à la politique européenne de voisinage. 

 

L’OMI présente son engagement à réduire les émissions de GES des navires lors de la COP 25

03/12/2019 

L'OMI a décrit ses travaux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des transports maritimes lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 25), qui se tient à Madrid (Espagne), du 2 au 13 décembre. La Stratégie initiale de l'OMI comporte un engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires de manière urgente et se donne pour tâche de les éliminer complètement dès que possible.

Parmi les travaux récents menés par l'OMI, le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) a approuvé des projets d'amendements afin de renforcer les exigences relatives au rendement énergétique des navires neufs. De plus, un groupe de travail intersessions a examiné plusieurs projets d'amendements visant à réduire l'intensité carbone des navires existants. La mise au point de propositions concrètes devrait se poursuivre lors des prochaines réunions du Groupe de travail intersessions et du MEPC, qui se tiendront en mars et avril 2020.

L'OMI a aussi fait état, devant l'Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA 51), de l'exécution continue et réussie de deux importants projets de renforcement des capacités : le Projet GloMEEP et le Réseau mondial de MTCC. Ces projets soutiennent des pays en développement dans la mise en œuvre des mesures de l'OMI relatives au rendement énergétique. L'Organisation a également fait état du démarrage d'un troisième projet, nommé GreenVoyage-2050, dont l'objectif est de soutenir les efforts mondiaux pour étudier des solutions techniques visant à réduire les émissions de GES dues au secteur des transports maritimes, de même que de faciliter le partage de connaissances en soutien à la Stratégie initiale de l'OMI.

Parallèlement, une première année complète de comptes rendus a été complétée en vertu de la prescription obligatoire de l'OMI en matière de collecte de données sur la consommation de fuel-oil des navires. De plus, la Quatrième étude de l'OMI sur les GES, qui fournira un inventaire à jour sur les émissions de GES dues aux transports maritimes internationaux, a été entreprise.

Le 25 novembre, le Secrétaire général de l'Organisation, Kitack Lim, a lancé un appel en faveur de mesures concrètes pour lutter contre les changements climatiques et d'autres défis, dans un discours prononcé en ouverture de la 31e Assemblée de l'Organisation maritime internationale (OMI).

La déclaration de l'OMI dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 25) est disponible ici. L'OMI prendra part à de nombreux événements parallèles au cours de ce sommet. 

 

Le Viet Nam progresse dans l’élaboration d’un plan national contre les déversements d’hydrocarbures

27/11/2019 

Le Viet Nam est en voie d'achever son plan national d'urgence contre les déversements d'hydrocarbures. L'OMI soutient ce processus au moyen d'un atelier à Ho Chi Minh-Ville (Viet Nam) du 26 au 29 novembre.

Quarante participants, provenant de 10 départements gouvernementaux, du secteur des transports maritimes et de l'industrie pétrolière et gazière, prennent part à cet atelier. Il s'agit du plus récent d'une série d'ateliers menés par l'OMI en Asie du Sud-Est sur les interventions en cas de déversements d'hydrocarbures.

Lors de cet atelier, les participants en apprennent davantage sur les bonnes pratiques internationales et les derniers développements en matière de préparation et d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures. Un soutien leur est également apporté afin d'identifier des aspects à améliorer dans le cadre national existant. Au terme de l'événement, les participants conviendront d'un plan d'action afin de finaliser le projet de plan national d'urgence contre les déversements d'hydrocarbures.

Des échanges ont aussi porté sur l'adhésion à la Convention internationale sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC), ainsi que sur l'intention du Viet Nam de devenir Partie à ce traité. En vertu de cette convention, les pays sont tenus de mettre en place des dispositions en cas d'événement de pollution, soit à l'échelle nationale ou en collaboration avec d'autres pays.  

L'atelier a été organisé dans le cadre de l'Initiative mondiale pour l'Asie du Sud-Est (GI SEA), un projet conjoint avec l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA), qui appuie la mise en œuvre de la Convention OPRC. 

 

Former des instructeurs sur la navigation sécuritaire dans les eaux polaires

22/11/2019 

Afin d'assurer la sécurité de la navigation dans les eaux polaires, une formation adéquate des équipages est essentielle. L'OMI joue un rôle important en ce sens, grâce à une formation destinée aux instructeurs maritimes qui s'est tenue à Valparaiso (Chili) du 18 au 22 novembre.

Cette formation, qui porte une attention particulière au Recueil sur la navigation polaire, est offerte à des personnes responsables de la formation des gens de mer dans des établissements de formation d'Amérique du Sud. Lorsqu'il est mis en œuvre de façon appropriée, ce Recueil est un formidable outil pour préserver l'environnement et protéger les vies des passagers et des gens de mer dans les conditions périlleuses des régions polaires.

Le Recueil sur la navigation polaire est entré en vigueur le 1er janvier 2017. Il prévoit des normes obligatoires sur l'ensemble des questions de conception, de construction, d'armement, d'exploitation, de formation et de protection de l'environnement qui s'appliquent aux navires exploités dans les eaux entourant les deux pôles.

Le cours aide les participants à élaborer des programmes de formation basés sur les compétences, mettre à jour les programmes existants et améliorer l'utilisation des cours modèles de l'OMI pertinents. 

 

La gestion portuaire au féminin

19/11/2019 

Qu'ont en commun des ports bien gérés et l'autonomisation des femmes? Ces deux éléments peuvent apporter une contribution majeure au développement économique durable. L'OMI a offert un soutien à huit femmes fonctionnaires provenant de pays en développement, principalement de petits États insulaires en développement du Pacifique, afin qu'elles puissent suivre le programme avancé de gestion portuaire dispensé par le Galilee International Management Institute (GIMI) en Israël. 

Cette formation de deux semaines, qui s'est déroulée du 6 au 19 novembre, a rassemblé des participants de Cabo Verde, de Fidji, des Îles Salomon, de Kiribati, de Mongolie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée et des Seychelles. Le cours comportait des renseignements clés et des mises à jour à propos des innovations dans le secteur portuaire. Il a notamment été question des sujets suivants : tendances mondiales et avancées en matière de développement portuaire, gestion et opérations, sûreté portuaire et efficacité des terminaux à conteneurs, et droit international en matière de ports et navires. De plus, des visites ont été organisées à l'Autorité israélienne chargée de la formation maritime et au Port de Haifa. Des exercices sur simulateur ont permis aux participants de faire l'expérience des opérations quotidiennes d'un port, afin qu'ils puissent appliquer ces nouvelles connaissances dans leurs pays respectifs.

L'événement s'est tenu dans le cadre du Programme de l'OMI en faveur de l'égalité des sexes et du renforcement des capacités, en collaboration avec le GIMI. Il s'inscrit dans le cadre des efforts continus de l'OMI pour soutenir l'objectif de développement durable 5 visant à parvenir à l'égalité des genres et l'autonomisation des femmes et des filles.  

 

Madagascar prépare sa politique nationale des transports maritimes

15/11/2019 

L'OMI mène des activités de promotion de la bonne gouvernance maritime afin de soutenir le développement durable. Le plus récent pays à bénéficier de ce volet du travail de l'OMI est Madagascar. Un atelier, qui a eu lieu dans la capitale, Antananarivo, du 13 au 15 novembre, a permis d'entamer le processus d'élaboration d'une politique nationale des transports maritimes.

L'atelier a réuni 40 personnes, provenant de divers ministères et administrations gouvernementales. Les participants ont convenu de compléter une ébauche de politique nationale au début de l'année 2020. Toutes les entités gouvernementales et parties prenantes pertinentes seraient impliquées dans ce processus. L'objectif est de contribuer au développement socio-économique du pays et à la réalisation des objectifs de développement durable.

L'atelier a été organisé par l'OMI et l'Agence portuaire, maritime et fluviale de Madagascar, avec le soutien de l'Université maritime mondiale (UMM).

Le concept de politique nationale des transports maritimes est expliqué dans une vidéo, disponible ici

 

La Norvège renforce son appui à un projet sur la réduction des gaz à effet de serre

13/11/2019 

Les partenariats et l'innovation sont deux éléments essentiels pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et lutter contre les changements climatiques. La Norvège vient d'annoncer une contribution additionnelle de 40 millions de couronnes norvégiennes (4,3 millions de dollars des États-Unis) au projet « GreenVoyage-2050 ».

Mené conjointement par la Norvège et l'OMI, ce projet appuie la Stratégie initiale de l'OMI concernant les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Ces efforts de réduction des émissions de GES soutiennent l'objectif de développement durable 13 des Nations Unies sur la lutte contre les changements climatiques. 

Le projet GreenVoyage-2050 vise à aider les pays à mettre en place des réformes juridiques, stratégiques et institutionnelles, renforcer les capacités et initier et promouvoir des efforts à l'échelle mondiale afin d'étudier et de tester des solutions techniques visant à réduire les émissions de GES dues au secteur des transports maritimes. L'OMI procède présentement à la sélection de pays pilotes principaux, de nouveaux pays pilotes et de pays partenaires, en plus de partenaires industriels et stratégiques à l'échelle nationale, régionale et globale. 

Cette nouvelle contribution s'ajoute à un financement initial de 10 millions de couronnes norvégiennes (1,1 million de dollars), versé plus tôt cette année.

Le 13 novembre, le directeur et expert du ministère norvégien du Climat et de l'Environnement, Sveinung Oftedal, a rencontré le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, pour la signature de l'entente sur le financement additionnel. « La Norvège est très heureuse de rehausser son engagement financier afin de soutenir les efforts de l'OMI en matière de renforcement des capacités et d'assistance technique. Nous poursuivrons nos efforts afin de soutenir le Projet GreenVoyage-2050, étant donné l'importance de ce projet pour atteindre les objectifs de la Stratégie initiale de l'OMI sur les GES », a déclaré M. Oftedal.

L'OMI est impliquée dans de nombreux partenariats qui contribuent au développement durable et reflètent l'objectif de développement durable 17 de l'ONU sur les partenariats. Parmi les autres projets globaux exécutés par l'OMI en appui à la réduction des émissions de GES provenant des transports maritimes, on compte l'Alliance mondiale du secteur à l'appui des transports maritimes à faibles émissions de carbone, sous les auspices du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (Projet GloMEEP), de même que le Réseau mondial de MTCC, financé par l'Union européenne et mis en œuvre par l'OMI. 

 

L’OMI lance un outil en ligne pour simplifier les formalités déclaratives

11/11/2019 

​Simplifier les nombreuses procédures administratives requises lorsque les navires entrent dans les ports ou en sortent représente un aspect important du travail de l'OMI. L'Organisation vient de mettre à la disposition des concepteurs de logiciels, gratuitement et en ligne, un outil important afin de leur permettre de développer des systèmes électroniques d'échange de renseignements.  

Le Répertoire de l'OMI sur la simplification des formalités et le commerce électronique est un manuel de référence contenant des ensembles de données, leur structure et les relations entre eux. Il permettra aux États Membres de remplir leur obligation, en place depuis avril 2019, afin que les formalités déclaratives applicables aux navires, aux cargaisons et aux personnes à bord puissent être complétées par voie électronique et de façon harmonisée.

Cette mesure vise à simplifier le commerce transfrontalier et améliorer l'efficacité de la chaîne logistique, dans le contexte où plus de 10 milliards de tonnes de biens sont échangés par voie maritime chaque année dans le monde.

L'OMI n'est pas la seule organisation concernée par l'échange de données informatisé dans le secteur des transports maritimes. Afin de promouvoir l'harmonisation, d'autres organisations, notamment l'Organisation mondiale des douanes, la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe et l'Organisation internationale de normalisation, ont aligné leurs propres structures de données avec le Répertoire de l'OMI.

Pour accéder au nouveau Répertoire de l'OMI, cliquez ici.

 

Profils de femmes du secteur maritime : qualifiées, ambitieuses et de plus en plus visibles

07/11/2019 

« Les femmes contribuent à tous les domaines du secteur des transports maritimes grâce à leur intelligence et leurs grandes compétences. Larguons les amarres! », a lancé la capitaine de port Ayse Asli Basak, qui est l'une des dernières femmes du secteur maritime qui partage son histoire dans le cadre du thème de la Journée mondiale de la mer 2019 : « L'autonomisation des femmes dans la communauté maritime ».

Dans une série de profils de femmes du secteur maritime présentés par l'OMI, des femmes de partout dans le monde donnent un aperçu de leur travail, leurs aspirations, la façon dont le Programme sur les femmes du secteur maritime de l'OMI les a aidées et leurs conseils pour les professionnelles du secteur maritime et celles qui souhaitent joindre le secteur. 

Dans un de ces profils, une responsable du marketing et des affaires corporatives originaire du Ghana, Flavia Amoasi, fait l'éloge du cours portant sur la gestion portuaire au féminin qu'elle a suivi au Havre (France), avec le soutien de l'OMI. « Cela m'a donné l'occasion de partager mon expérience et d'apprendre des meilleures pratiques en matière de gestion portuaire dans le monde », a déclaré Mme Amoasi.

Les derniers profils publiés par l'OMI comprennent également une technicienne en infrastructures portuaires originaire d'El Salvador et une agente de soutien aux étudiants des Seychelles.

Ces profils peuvent être consultés et téléchargés ici. L'OMI encourage tous ceux qui font partie de la communauté maritime ou qui sont intéressés par celle-ci à partager ces histoires, afin d'offrir une plus grande visibilité au rôle joué par les femmes dans un secteur vital pour le monde. 

 

Une formation en Afrique du Sud sur l’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures

07/11/2019 

L'important trafic maritime et les activités d'exploration et de production pétrolières et gazières en mer au large des côtes sud-africaines se traduisent par un risque accru de déversement d'hydrocarbures, ce qui représente une menace pour la faune et l'environnement marin.

Afin de minimiser les impacts environnementaux et socio-économiques d'éventuels déversements, il est essentiel d'améliorer l'efficacité et la gestion des opérations d'urgence, tant de la part des gouvernements que de l'industrie.

Les 6 et 7 novembre, l'OMI a offert une formation de deux jours en Afrique du Sud sur les systèmes de gestion des incidents. Cette formation a permis aux participants d'évaluer leurs plans nationaux d'urgence contre les déversements d'hydrocarbures, et d'approfondir leurs connaissances sur les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes en matière de préparation et de lutte contre les déversements d'hydrocarbures.

La formation a réuni plus de 60 délégués sud-africains, provenant d'organes gouvernementaux et de l'industrie. L'hôte de l'événement était le ministère des Transports et son agence, soit l'Autorité sud-africaine de la sécurité maritime (SAMSA), en collaboration avec le ministère de l'Environnement, des Forêts et des Pêches.  

Cette activité a été menée dans le cadre de l'Initiative Mondiale pour l'Afrique occidentale, centrale et australe (GI WACAF), qui est un partenariat entre l'OMI et l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA). L'Initiative appuie ses pays partenaires depuis 13 ans. L'objectif est de renforcer la capacité des pays GI WACAF à se préparer et à intervenir en cas de déversements d'hydrocarbures. 

 

Coopérer pour renforcer la sûreté maritime dans le golfe de Guinée

06/11/2019 

La coopération et le renforcement des capacités sont deux avenues que prennent l'OMI et la communauté internationale afin de soutenir les pays dans leurs démarches visant à réduire le nombre d'incidents. L'OMI a participé à la réunion plénière annuelle des pays et organisations membres du Groupe du G7++ des amis du golfe de Guinée, qui s'est tenue à Accra (Ghana) les 5 et 6 novembre. 

Au cours de cette rencontre, les participants ont fait le point sur les progrès faits dans la mise en œuvre du Code de conduite relatif à la répression des actes de piraterie, des vols à main armée à l'encontre des navires et des activités maritimes illicites en Afrique de l'ouest et du centre (Code de conduite de Yaoundé), qui a été signé en 2013. L'événement a permis de faire la promotion de la coopération entre toutes les parties prenantes. Cinq groupes de travail virtuels, qui ont été mis en place en juillet, ont informé les participants de l'état de leurs travaux, qui portent sur les enjeux légaux, les aspects financiers, la sensibilisation au domaine maritime, la formation et l'économie bleue.

Le Groupe du G7++ des amis du golfe de Guinée est ouvert à tous les États Membres intéressés, de même qu'aux ONG et organisations intergouvernementales.

L'OMI a aussi pris part à la conférence annuelle des chefs d'État-major de la Marine du golfe de Guinée, qui s'est tenue le 7 novembre sous les auspices de la marine ghanéenne. Les participants ont pu voir la coopération en action à bord du navire français Somme, qui prenait part à l'exercice « Grand African NEMO ». L'exercice, mené par la marine française, a rassemblé 19 pays du golfe de Guinée et huit pays européens dans le cadre de 30 exercices portant sur les façons de gérer un éventail de crimes maritimes et incidents en mer. 

 

Identifier des zones maritimes à protéger en Afrique

06/11/2019 

La désignation d'une zone à titre de zone maritime particulièrement vulnérable (PSSA) permet de reconnaître que le secteur identifié peut être vulnérable aux impacts des transports maritimes internationaux. Les PSAA peuvent être protégées par des mesures d'organisation du trafic, en déterminant des zones que doivent éviter les navires ou des zones de mouillage interdit obligatoires. Cependant, la première étape est d'identifier les secteurs auxquels cette désignation de PSSA pourrait s'appliquer.

Un atelier sous-régional qui s'est tenu à Nosy Be (Madagascar) du 5 au 7 novembre a aidé des participants provenant d'Afrique du Sud, du Kenya, de Madagascar et de la République-Unie de Tanzanie d'identifier des zones maritimes qui pourraient être désignées en tant que PSAA.

Une zone maritime peut être désignée en tant que PSAA si elle remplit un certain nombre de critères. Il s'agit notamment de critères écologiques, soit un écosystème unique ou rare, la diversité des écosystèmes ou la vulnérabilité de ceux-ci face aux dégradations causées par des phénomènes naturels ou des activités humaines. Les critères socio-économiques et culturels comprennent l'importance de la zone pour les loisirs ou le tourisme, tandis que les critères scientifiques et éducatifs comptent l'intérêt scientifique et la valeur historique.

L'atelier a permis d'identifier le statut actuel des aires protégées et des activités de transport maritime dans la région, plus particulièrement du canal du Mozambique. En plus de recevoir des renseignements à propos des PSSA, les participants ont pu échanger et s'entendre sur des zones qui pourraient être candidates à une désignation comme PSSA. L'atelier a été facilité par l'Agence portuaire maritime et fluviale de Madagascar, avec la collaboration de l'OMI.

Le travail de l'OMI en lien avec les PSSA appuie la réalisation de l'objectif de développement durable 14 sur les océans. À ce jour, 17 PSAA ont été désignées. 

 

Remise des diplômes à l’Université maritime mondiale

05/11/2019 

Quelque 250 finissants provenant de 79 pays ont reçu cette semaine leur diplôme de l'Université maritime mondiale (UMM). La cérémonie de remise des diplômes s'est tenue le 3 novembre à Malmö (Suède).

L'Université maritime mondiale a été fondée par l'OMI en 1983 en tant que centre d'excellence d'enseignement, de recherche et de renforcement des capacités dans le domaine maritime. L'établissement offre des programmes d'enseignement uniques de deuxième cycle, mène des recherches d'une large portée sur des sujets liés aux affaires maritimes et aide à renforcer les capacités, dans la lignée des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. D'ailleurs, une éducation de qualité constitue l'un des ODD.

Les femmes représentent environ le tiers de la promotion 2019, qui compte 131 diplômés du Master ès sciences du campus de Malmö, 42 diplômés qui ont suivi le programme en Chine, trois diplômés du programme de doctorat et 74 diplômés qui ont suivi le programme d'enseignement à distance. En incluant la promotion 2019, l'UMM a remis depuis sa fondation un total de 5167 diplômes à des étudiants provenant de 170 pays.

Le Secrétaire général de l'OMI et chancelier de l'Université maritime mondiale, Kitack Lim, est le premier diplômé de l'UMM à occuper ces postes. Lors de la cérémonie de remise des diplômes, il a souligné l'impact significatif qu'a eu l'université dans sa vie et a insisté sur la responsabilité qui incombe aux diplômés lorsqu'ils retournent dans leurs pays respectifs.

« J'exhorte chacun d'entre vous à assumer votre part de responsabilité pour faire avancer le monde d'une manière durable, en ne laissant personne de côté. Vous êtes maintenant dans une position enviable, ayant les connaissances et le pouvoir nécessaires pour transformer les idées en réalité. Cela contribuera à améliorer nos vies et sera bénéfique pour nos pays, nos régions et notre planète », a déclaré M. Lim.

Des photos et un résumé complet de la cérémonie sont disponibles ici.  

 

Renforcer la coopération entre pays africains en cas de déversement d’hydrocarbures

05/11/2019 

De nos jours, les déversements majeurs d'hydrocarbures sont rares et le nombre d'accidents mettant en cause des pétroliers a diminué. Néanmoins, les pays côtiers doivent être prêts à intervenir en cas d'urgence. La coopération et l'assistance bilatérales, multilatérales et internationales sont essentielles pour compléter les capacités nationales. C'est le message qui a été souligné lors de la huitième Conférence régionale de l'Initiative mondiale pour l'Afrique occidentale, centrale et australe (projet GI-WACAF), qui s'est tenue au Cap (Afrique du Sud) du 28 au 31 octobre.

Le projet GI-WACAF, qui est une collaboration entre l'OMI et l'IPIECA, vise à renforcer les capacités de préparation et de lutte contre les déversements d'hydrocarbures en Afrique de l'ouest, centrale et australe. Il permet de soutenir la coopération mutuelle et d'aider les pays à renforcer leurs capacités d'intervention en cas de déversement. La région couverte par le projet compte d'importants producteurs de pétrole, comme l'Angola et le Nigeria, et est également vulnérable en raison du volume significatif de trafic maritime.

Au cours des deux dernières années, quelque 16 activités nationales et sous-régionales ont été mises en place. Celles-ci couvrent de nombreux aspects de la préparation et de la lutte contre les déversements d'hydrocarbures. Par exemple, un exercice transfrontière d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures impliquant l'Angola et la Namibie a eu lieu en août 2019. Le projet est caractérisé par la collaboration avec d'autres entités concernées par la préparation en cas de déversement d'hydrocarbures, afin d'assurer une approche coordonnée et cohérente. Le projet GI-WACAF, en place depuis 13 ans, a encouragé le développement d'un réseau de points focaux et d'experts sur la lutte et la préparation dans la région.

Lors de la conférence, plusieurs délégués se sont montrés intéressés par la possibilité de réaliser d'autres exercices transfrontières entre pays voisins, afin de mieux comprendre et de surmonter les défis qui risquent de se poser lors d'incidents réels. Les délégués se sont entendus sur la nécessité de mettre en œuvre efficacement, dans les législations nationales de tous les pays de la région, les conventions de l'OMI relatives à la préparation et à la lutte en cas de déversement d'hydrocarbures, comme la Convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC), de même que celles en matière de responsabilité et d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, comme la Convention sur les hydrocarbures de soute.

La Conférence a été organisée par l'OMI et l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA), en collaboration étroite avec le Gouvernement de la République sud-africaine. Elle a réuni des représentants des gouvernements et de l'industrie provenant de 22 pays africains qui participent au Projet GI-WACAF : Afrique du Sud, Angola, Bénin, Cameroun, Cabo Verde, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Libéria, Mauritanie, Namibie, Nigéria, République démocratique du Congo, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone et Togo. 

 

Redoubler d’efforts pour assurer la sécurité des navires

04/11/2019 

La Convention SOLAS est le plus important traité de l'OMI en matière de sécurité des navires de commerce. Il couvre un vaste éventail de sujets, incluant la construction des navires, la protection contre les incendies, les engins de sauvetage et le transport des cargaisons. De manière générale, la Convention SOLAS s'applique uniquement aux navires au-dessus d'une certaine taille qui effectuent des voyages internationaux.

Toutefois, les efforts de l'OMI visant à améliorer la sécurité des transports maritimes vont plus loin et concernent également les navires non soumis à la Convention SOLAS, soit les navires de pêche, les transbordeurs nationaux, les yachts privés et les petits navires de charge de jauge brute inférieure à 500.

Afin de renforcer la sécurité de ces navires en Amérique centrale et du Sud, l'OMI a organisé un cours de formation sur l'inspection des navires non soumis à la Convention SOLAS, qui s'est tenu à San Salvador (El Salvador) du 28 octobre au 1er novembre. L'événement a rassemblé des participants des six pays suivants : Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua et République dominicaine. La formation a porté sur les façons d'uniformiser les critères nationaux en matière de sécurité maritime, de sûreté maritime et de prévention de la pollution.

Le cours a été organisé en collaboration avec la Prefectura Naval Argentina (PNA) et présenté par la Commission centraméricaine du transport maritime (COCATRAM), un partenaire régional de l'OMI. La République d'El Salvador était l'hôte de l'événement.

 

Un projet international pour protéger la biodiversité franchit une nouvelle étape

01/11/2019 

Les espèces aquatiques envahissantes menacent la biodiversité marine, mais l'OMI mène un projet majeur, à l'échelle mondiale, pour lutter contre cette menace et trouver des solutions à ce problème. Ce projet vient de franchir deux jalons importants, puisque deux pays supplémentaires, soit l'Indonésie et le Mexique, ont formé leurs équipes spéciales nationales.

Le projet de partenariats GloFouling est une initiative conjointe du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l'OMI. Il permet à des pays en développement de lutter contre le transfert d'espèces aquatiques envahissantes causé par l'encrassement biologique, c'est-à-dire l'accumulation d'organismes aquatiques sur la coque des navires et d'autres structures maritimes.

L'OMI a mené des ateliers en Indonésie et au Mexique au cours du mois d'octobre afin d'échanger sur les aspects techniques de la problématique de l'encrassement biologique et sur les modalités institutionnelles mises en place par ces pays afin de prendre part au projet GloFouling. Ces ateliers ont réuni les nombreux intervenants qui joueront un rôle dans les équipes spéciales nationales : en plus des autorités nationales en matière d'affaires maritimes et d'environnement, les équipes spéciales comprennent des représentants de l'industrie, des universités et des établissements de recherche. Lors de l'atelier, une vue d'ensemble des menaces posées par les espèces envahissantes et l'encrassement biologique a été présentée. Il a également été question des cadres réglementaires existants et des éléments essentiels pour l'élaboration de politiques nationales.

Le projet de partenariats GloFouling compte 12 principaux pays partenaires. De ce nombre, huit ont maintenant leurs équipes nationales spéciales : en plus de l'Indonésie et le Mexique, c'est le cas du Brésil, des Fidji, de Madagascar, de Maurice, des Philippines et des Tonga. L'Équateur, la Jordanie, le Pérou et le Sri Lanka doivent mettre en place leurs équipes nationales spéciales au cours des prochains mois.

Pour le Mexique et l'Indonésie, la prochaine étape sera d'élaborer des rapports de base nationaux afin d'évaluer la situation actuelle en lien avec les espèces allogènes. Ce processus permettra d'identifier les résultats des travaux de recherche disponibles et les impacts économiques, en vue de prendre des décisions éclairées.  

 

Une formation pour une économie bleue durable en Afrique

01/11/2019 

Le futur de l’Afrique repose sur des océans sains et une économie bleue durable, puisque 38 des 54 pays africains sont des États côtiers et que plus de 90% des importations et exportations du continent sont transportées par voie maritime. 

Un nouveau programme de formation, développé au Kenya avec le soutien de l’OMI, permet de placer le secteur maritime au cœur des plans de développement nationaux en Afrique. Il met en avant une manière inclusive, propre et écologique d’exploiter les ressources maritimes. Cela contribuera à l’atteinte des objectifs de développement durable, qui représentent une orientation stratégique clé pour l’OMI.

Une session pilote du cours intitulé « Sécurité maritime stratégique et Économie bleue » a été offerte à des responsables du gouvernement kenyan, du 28 octobre au 1er novembre, au Centre de formation au maintien de la paix dans le monde de Nairobi. Ce cours comprend un module, mené par l’OMI, sur l’élaboration de politiques en matière d’économie bleue. Les participants peuvent en apprendre davantage sur l’état actuel, les dynamiques et le rôle des décideurs dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques d’économie bleue. 

Au cours de la semaine, les participants ont été confrontés à certaines questions clés : Le plus grand défi est-il posé par le fait que la valeur du secteur maritime est sous-estimée? Est-il juste d’affirmer que plusieurs pays africains n’ont pas une culture maritime forte? Si tel est le cas, comment remédier à ces problèmes?

Le module a souligné l’importance, pour toutes les agences gouvernementales, militaires et civiles, de s’unir dans un effort national et régional plutôt que de fonctionner séparément. De plus, les participants ont été invités à considérer le rôle actuel et potentiel des femmes dans la communauté maritime. Les discussions ont été alimentées par le slogan du Programme de l’OMI sur les femmes du secteur maritime : « formation, visibilité, reconnaissance ». 

Il est prévu qu’une fois complétée, la formation sera mise en œuvre plus largement sur tout le continent. 

 

Préserver l’intégrité des communications maritimes

29/10/2019 

L'importance de protéger l'intégrité des services de radiocommunications maritimes est un message clé défendu par l'OMI à l'occasion de la Conférence mondiale des radiocommunications (CMR-19) de l'Union internationale des télécommunications (UIT), qui se tient à Charm el-Cheikh, (Égypte), du 28 octobre au 22 novembre.

Les liaisons radio et satellite sont essentielles pour les communications de routine et pour assurer le bon fonctionnement du système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM), qui permet de sauvegarder la vie humaine en mer. Il faut donc préserver le spectre radioélectrique attribué aux services de radiocommunications maritimes existants et futurs.

Un élément important à l'ordre du jour de la CMR-19 vise à soutenir l'introduction du système à satellites Iridium au système mondial de détresse et de sécurité en mer. L'OMI invite l'UIT à adopter des mesures réglementaires d'ici le 1er janvier 2020 afin de garantir la protection totale et la disponibilité des bandes de fréquences que les nouveaux fournisseurs de services, comme Iridium, devront utiliser pour assurer des services dans le cadre du SMDSM.

Parmi les autres points importants à l'ordre du jour, on compte la réglementation des dispositifs de radiocommunication maritimes autonomes et des modifications au Règlement des radiocommunications visant à inclure de nouvelles attributions de fréquences au service mobile maritime par satellite pour permettre l'exploitation de la composante satellite du système d'échange de données en ondes métriques. 

​Plus de renseignements sur l'importance de protéger le spectre radioélectrique attribué aux services de radiocommunications maritimes sont disponibles dans un article rédigé par le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, dans le bulletin ITU News (p. 68, en anglais).

 

Accroître la communication entre pays méditerranéens en cas d’incidents de pollution

29/10/2019 

L'existence d'un système établi de communications en cas d'urgence permet de lutter contre la pollution des mers de façon plus rapide et plus efficace. Lors d'un atelier régional à Bruxelles (Belgique), des représentants de 12 pays méditerranéens ont envisagé la mise en place d'un système commun de communication d'urgence, qui inclurait l'ensemble de la région, afin de répondre aux incidents de pollution marine.

L'événement, qui s'est tenu les 22 et 23 octobre, a rassemblé des représentants des pays suivants : Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Égypte, Espagne, France, Israël, Malte, Monténégro, Maroc, Tunisie et Turquie. Les participants sont responsables, dans leurs pays respectifs, de la préparation et de la lutte contre la pollution marine accidentelle.

Ces représentants ont reçu une formation à propos du système commun de communication et d'information d'urgence pour la pollution marine de l'Union européenne, qui couvre présentement les États Membres de l'UE. Ils ont aussi examiné les façons d'étendre ce système afin d'en faire un outil régional de communication d'urgence reliant tous les pays méditerranéens.

Les participants ont convenu qu'une proposition sera préparée par le Projet de coopération contre la pollution marine par des hydrocarbures et SNPD dans la région de la Méditerranée occidentale (West MOPoCo). Cette proposition sera soumise en 2021 à la réunion des Points focaux du Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC).

L'atelier a été organisé par le REMPEC en collaboration avec la Direction générale de la protection civile européenne et des opérations d'aide humanitaire de la Commission européenne.

 

Ban Ki-moon appelle à la collaboration pour le climat et le développement durable

28/10/2019 

Affronter les changements climatiques et atteindre les objectifs fixés dans le Programme de développement durable à l'horizon 2030 sont les deux défis déterminants de notre époque, a déclaré l'ancien Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon dans un discours prononcé au Siège de l'OMI le 28 octobre.

Devant une audience formée de représentants d'États Membres, d'ONG et de membres du personnel de l'OMI, il a formulé une mise en garde contre l'unilatéralisme croissant. « En ces temps de discorde grandissante, je crois que la réalisation des objectifs de développement durable de l'ONU et des cibles de l'Accord de Paris sur le changement climatique sont deux démarches qui devraient unir toutes les nations, toutes les industries et toute la société civile », a affirmé M. Ban.

L'ancien Secrétaire général de l'ONU a louangé le travail mené par l'OMI pour lutter contre les changements climatiques, notamment l'adoption de la Stratégie initiale concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Il a souligné les efforts, notamment en matière de renforcement des capacités, afin de promouvoir un secteur des transports maritimes plus sûr et plus respectueux de l'environnement. « En prenant la mesure des réalités actuelles en matière de développement global et de changements climatiques, je crois que l'OMI et le secteur des transports maritimes sont bien placés pour nous aider à naviguer vers des ports plus sûrs », a déclaré M. Ban.

M. Ban, qui a lui-même mis en place ONU-Femmes au cours de son mandat comme Secrétaire général, a également vanté le travail de l'OMI en matière d'autonomisation des femmes, par l'entremise du thème de la Journée mondiale de la mer 2019 et de son Programme sur les femmes du secteur maritime. Il a rappelé que les compagnies qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants affichent de meilleures performances et que les femmes et les enfants sont touchés de manière disproportionnée par les conséquences de la pauvreté, des changements climatiques et des conflits.

L'engagement de l'OMI envers l'ODD 14 sur les océans, notamment son travail contre les déchets plastiques marins, a aussi été souligné. Les transports maritimes sont essentiels au commerce et au développement international, de même qu'à la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable. Avec 11 années restantes pour atteindre les cibles fixées par les 17 ODD, « nous devons tous mettre la main à la pâte et mettre en place une approche où tout le monde s'unit dans un partenariat faisant intervenir toutes les parties prenantes », a affirmé M. Ban. « Considérant l'importance majeure du secteur des transports maritimes pour nos économies et pour l'environnement, l'OMI se positionne véritablement en pionnière des efforts globaux pour bâtir un futur plus prospère et durable », a-t-il ajouté. Des photos de l'événement sont disponibles ici.

 

Unis dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée

28/10/2019 

La collaboration de tous les intervenants est nécessaire pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR). Un groupe de travail mixte qui rassemble trois institutions des Nations Unies, soit l'OMI, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation internationale du Travail (OIT), s'est réuni à Torremolinos (Espagne) du 23 au 25 octobre pour discuter de cet enjeu.

Les activités de pêche menées sans les autorisations appropriées peuvent nuire aux efforts nationaux, régionaux et mondiaux pour préserver et gérer les stocks de poissons, en plus de se traduire par de mauvaises conditions de travail et de sécurité pour les pêcheurs.

Le groupe de travail mixte a recommandé que les trois organisations mettent en avant et appuient le processus visant à améliorer la coordination et le partage d'informations sur les procédures d'inspection au niveau national. Les échanges ont aussi porté sur les efforts de renforcement des capacités. Le groupe de travail a recommandé le partage de renseignements et d'expériences en vue de mettre sur pied un éventuel programme de coopération technique et de renforcement des capacités à propos de la pêche INDNR. Cela pourrait inclure le partage d'information et d'expertise entre les instituts de formations comme l'Université maritime mondiale, l'Université mondiale des Pêches, l'Institut de droit maritime international et le Centre de formation international de l'OIT.

Ce quatrième Groupe de travail mixte FAO/OIT/OMI sur la pêche INDNR et sujets connexes a rassemblé des représentants d'États et d'autres organisations, notamment des organisations intergouvernementales (OIG) et des organisations non gouvernementales (ONG). Les recommandations seront soumises aux organes concernés de la FAO, l'OIT et l'OMI.

Cette rencontre a eu lieu immédiatement après la Conférence ministérielle sur la sécurité des navires de pêche et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, qui s'est tenue à Torremolinos du 21 au 23 octobre. Cette conférence ministérielle, organisée par l'OMI et le Gouvernement espagnol, a fait la promotion de la ratification de l'Accord du Cap, qui représente le traité fondamental de l'OMI en matière de sécurité des navires de pêche. Lorsqu'il entrera en vigueur, l'Accord du Cap devrait aussi contribuer à la lutte contre la pêche INDNR. 

 

Faciliter le partage d’informations sur les conditions météorologiques extrêmes en mer

28/10/2019 

Un colloque sur les conditions météorologiques extrêmes en mer a mis en lumière le besoin de combler le fossé entre les services de renseignements et d'avis relatifs à la météorologie et à l'océanographie et les utilisateurs de ces informations dans le secteur maritime.  

Le Colloque international sur le thème "Conditions météorologiques extrêmes en mer : garantir la sauvegarde de la vie humaine en mer et une économie bleue durable" était organisé par l'OMI et l'Organisation météorologique mondiale (OMM). L'événement a rassemblé plus de 200 intervenants du secteur des transports maritimes au Siège de l'OMI, à Londres, du 23 au 25 octobre. Les participants provenaient des domaines du fret, des transbordeurs à passagers, des navires de croisière, du secteur offshore, des ports, de la garde côtière, des fournisseurs d'assurance et des services de renseignements relatifs à la météorologie et à l'océanographie.

Des exemples globaux de conditions météorologiques extrêmes en mer et un vaste éventail d'enjeux reliés ont été abordés, incluant les assurances, les enquêtes et indemnisations, l'utilisation des prévisions océanographiques pour améliorer la prise de décision par le secteur maritime, la transmission numérique de renseignements concernant la sécurité maritime, l'aide à la décision dans les régions polaires, l'optimisation des itinéraires, l'aide à la décision pour le secteur offshore, ainsi que la recherche et le sauvetage. Des photos de l'événement sont disponibles ici.

 

L’Espagne et l’OMI signent un mémorandum d’entente pour promouvoir la coopération technique

24/10/2019 

L'OMI et l'Espagne ont annoncé la signature d'un mémorandum d'entente pour la coopération technique, ce qui va soutenir des activités de renforcement des capacités dans des pays hispanophones et anglophones. Ces activités vont appuyer l'application des règles de l'OMI, sensibiliser au mandat de l'Organisation et contribuer à des transports maritimes durables de même qu'à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies.

Le mémorandum d'entente englobe un large éventail de secteurs, incluant les activités de recherche et sauvetage, la formation maritime et l'élément humain, la sécurité des navires à passagers, les systèmes de navigation et de communication maritimes, la sécurité des navires de pêche, les installations de réception portuaires, les enquêtes sur les accidents, la réduction de la pollution de l'atmosphère, la lutte contre la pollution par les hydrocarbures et les produits chimiques, la législation maritime, le principe du guichet unique, le régime de responsabilité et d'indemnisation, les compétences de l'État du pavillon, de l'État du port et de l'État côtier, les procédures pour le Programme d'audit des États Membres et les politiques nationales en matière de transport maritime.

Le mémorandum d'entente a été signé par le directeur général de la marine marchande, Benito Nuñez Quintanilla, et le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, à l'occasion de la Conférence ministérielle sur la sécurité des navires de pêche et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, qui s'est tenue à Torremolinos du 21 au 23 octobre. Ce mémorandum d'entente remplace et met à jour le précédent, qui avait été signé en 2009. 

 

Le rôle des femmes dans les pêcheries souligné à la Conférence ministérielle de Torremolinos

22/10/2019 

Les femmes jouent un rôle essentiel dans l'ensemble de la chaîne logistique reliée aux pêches, notamment dans le processus de transformation du poisson afin qu'il soit acheminé jusqu'aux marchés et aux foyers. Cette contribution, qui est fréquemment oubliée, a été mise en avant à l'occasion d'un événement parallèle sur les femmes dans les pêcheries organisé dans le cadre de la Conférence ministérielle sur la sécurité des navires de pêche qui s'est tenue à Torremolinos (Espagne), du 21 au 23 octobre.

« Les femmes jouent un rôle clé dans le secteur des pêches partout dans le monde. Ignorer ce rôle équivaut à ne voir que la moitié du portrait. Les données disponibles ne rendent pas compte de la nature multidimensionnelle du travail accompli par les femmes dans les pêcheries et peu de politiques sont développées en prenant les femmes en considération », a déclaré Juvenal Shiundu de l'OMI lors de cet événement parallèle.

Les intervenants ont fait part d'initiatives visant à soutenir les femmes dans les pêcheries, incluant la mise sur pied de réseaux et d'associations afin que ces femmes puissent faire entendre davantage leur voix et avoir accès à des formations. La directrice générale de l'Autorité nationale des Pêches et de l'Aquaculture du Libéria, Emma Metieh Glassco, a décrit un projet, soutenu par l'Islande, qui permet d'accroître la visibilité des femmes dans les pêcheries grâce à la création d'associations de marchands de poissons, en plus d'offrir des formations sur la salaison et l'utilisation de fumoirs plus performants.

La représentante du Réseau de femmes dans les pêcheries du Fidji, Cherie Morris, a expliqué que son organisation aide les femmes à se faire entendre au sein des communautés. Ce réseau a également obtenu un financement pour entreprendre une cueillette de données. D'ailleurs, la nécessité de telles données a aussi été évoquée par de nombreux intervenants, dont la présidente de l'Université maritime mondiale (UMM), Cleopatra Doumbia-Henry. « Nous devons recueillir des données et réaliser davantage de recherches sur les pêches, les pêcheurs, et le rôle de ces derniers, puis examiner des façons de sortir ces personnes de la pauvreté », a affirmé Dr. Doumbia-Henry.

Les estimations actuelles indiquent que le domaine des pêches comprend environ 40 millions de personnes, dont approximativement 15% sont des femmes. D'autres études seront nécessaires afin d'obtenir un portrait complet de la situation actuelle. Cependant, les femmes jouent un rôle essentiel et forment souvent la majorité de la main-d'œuvre impliquée dans les pêches artisanales dans des pays en développement.

Les intervenants ont aussi insisté sur la nécessité de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Ces démarches doivent suivre une approche ascendante (« bottom-up ») et impliquer les femmes qui travaillent à terre dans la chaîne logistique des pêches. Il est nécessaire de redoubler d'efforts afin de bâtir des partenariats, d'améliorer la collaboration entre l'OMI, la FAO et l'OIT pour augmenter la visibilité et la reconnaissance envers les femmes dans les pêcheries et de soutenir la création de réseaux et d'associations de femmes du secteur.

Ont aussi pris la parole lors de cet événement : Jane Njeri Grytten, directrice générale de Pweza Fishing Operations Management Ltd, Maria del Mar Saez Torres du réseau espagnol de femmes dans le secteur des pêches, Alicia Mosteiro Cabanelas de la FAO, Christine Bader de l'OIT et Helen Buni de l'OMI. Des photos de l'événement sont disponibles ici.

De plus, afin de remédier au manque de visibilité des femmes du secteur, l'OMI a lancé une campagne de sensibilisation en ligne, qui a encouragé les femmes dans les pêcheries à partager leurs photos avec le mot-clic #WomenInFisheries. Ces photos ont été rassemblées sur le site suivant : https://walls.io/womeninfisheries.

 

Sécurité des navires de pêche : 46 pays affirment leur soutien à l’Accord du Cap

21/10/2019 

Les Îles Cook et Sao Tomé-et-Principe ont annoncé leur adhésion à l'Accord du Cap de 2012. Ces deux États ont déposé leurs instruments d'adhésion au premier jour de la Conférence ministérielle sur la sécurité des navires de pêche et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, qui se tient du 21 au 23 octobre à Torremolinos, en Espagne.

Parallèlement, ces deux pays et 44 autres ont signé le même jour la Déclaration de Torremolinos, un instrument non juridiquement contraignant. Par ce geste, ces 46 États ont affirmé publiquement leur volonté de ratifier l'Accord du Cap d'ici le 11 octobre 2022, soit la date du dixième anniversaire de l'adoption de cet accord.

La Conférence ministérielle de Torremolinos vise à donner un nouvel élan pour la ratification et l'entrée en vigueur de l'Accord du Cap, qui prévoit des mesures de sécurité obligatoires s'appliquant aux navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres.

L'Accord du Cap entrera en vigueur 12 mois après la date à laquelle au moins 22 États, qui comptent ensemble au moins 3600 navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres exploités en haute mer, auront exprimé leur consentement à être lié par cet instrument. En incluant les deux dernières adhésions, 13 pays ont ratifié l'Accord du Cap : l'Afrique du Sud, l'Allemagne, la Belgique, le Congo, le Danemark, l'Espagne, la France, les Îles Cook, l'Islande, la Norvège, les Pays-Bas, Saint-Kitts-et-Nevis et Sao Tomé-et-Principe.

Le premier ministre des Îles Cook, Henry Puna, et le ministre de l'Agriculture, des Pêches et du Développement rural de Sao Tomé-et-Principe, Francisco Martins dos Ramos, ont déposé les instruments d'adhésion à l'Accord du Cap pour leurs pays respectifs.

Les pays signataires de la Déclaration de Torremolinos s'engagent à passer à l'action afin que les critères d'entrée en vigueur de l'Accord du Cap soient remplis avant la date limite du 11 octobre 2022. Ils promettent aussi de promouvoir cet Accord, reconnaissant que l'efficacité de l'instrument dépendra de l'existence d'un vaste appui de la part des États, en leur qualité d'État du pavillon, d'État du port et d'État côtier. Ces pays ont aussi dénoncé la prolifération de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et reconnu que l'Accord fournira aux États du port un instrument obligatoire afin de mener des inspections des navires de pêche, ce qui se traduira par un meilleur contrôle et une plus grande transparence des activités de pêche.

Les pays signataires de cette Déclaration sont les suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Belgique, Belize, Chili, Chine, Congo, Costa Rica, Croatie, Danemark, Équateur, Espagne, Fidji, Finlande, France, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Îles Cook, Îles Marshall, Indonésie, Irlande, Islande, Kiribati, Libéria, Mozambique, Namibie, Nicaragua, Nigéria, Norvège, Nouvelle-Zélande, Ouganda, Palaos, Panama, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Pays-Bas, Pérou, République centrafricaine, République de Corée, République démocratique du Congo, Royaume-Uni, Sao Tomé-et-Principe, Togo, et Vanuatu.

La Conférence de Torremolinos est organisée conjointement par l'OMI et le Gouvernement de l'Espagne, avec le soutien de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et des Pew Charitable Trusts. L'événement rassemble plus de 500 participants, incluant plus de 30 ministres, représentant 148 délégations. La Conférence se terminera mercredi avec l'adoption de résolutions.

 

La Conférence de Torremolinos donne un nouvel élan pour la ratification de l’Accord du Cap

21/10/2019 

La ratification et l'entrée en vigueur de l'Accord du Cap, un traité international fondamental sur la sécurité des navires de pêche, pourrait avoir un impact positif significatif et sauver des vies en mer. Cela est particulièrement important dans le contexte où le nombre de personnes qui perdent la vie sur des navires de pêche demeure inacceptable.

Du 21 au 23 octobre, une Conférence ministérielle se tient à Torremolinos (Espagne) afin d'insuffler un élan supplémentaire pour l'entrée en vigueur de cet Accord. Cela contribuera également à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. L'événement rassemble plus de 500 participants, incluant plus de 30 ministres, représentant 148 délégations. Cette forte participation indique une détermination renforcée afin d'assurer l'entrée en vigueur de l'Accord du Cap. Des photos de la conférence sont disponibles ici.

Dans son discours d'ouverture, le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a rappelé que la toute première convention internationale sur la sécurité des navires de pêche avait été adoptée à Torremolinos en 1977 (suivie d'un Protocole en 1993), mais celle-ci n'est toujours pas en vigueur. L'Accord du Cap de 2012 offrira un régime obligatoire à jour sur la sécurité des navires de pêche.

« En 1977, dans cette même salle, le cheminement vers un régime de sécurité international et obligatoire pour les navires de pêche commençait. Après plus de 42 ans, l'OMI et ses États Membres sont de retour à Torremolinos afin de donner un élan final pour l'entrée en vigueur d'un régime réglementaire international contraignant sur la sécurité des navires de pêche », a déclaré M. Lim.

Lundi, les États seront invités à signer la Déclaration de Torremolinos, un instrument non contraignant juridiquement grâce auquel les États peuvent déclarer publiquement leur volonté de ratifier l'Accord du Cap d'ici le 11 octobre 2022, soit la date du dixième anniversaire de l'adoption de cet accord. La Conférence se terminera mercredi avec l'adoption de résolutions.

L'Accord du Cap de 2012 comprend des prescriptions internationales obligatoires relatives à la stabilité et l'état correspondant de navigabilité, les machines et installations électriques, la lutte contre les incendies, les équipements de communications et les engins de sauvetage, de même que sur la construction des navires de pêche. Cet Accord vise à permettre un meilleur contrôle de la sécurité des navires de pêche par les États du pavillon, les États du port et les États côtiers. 

La Conférence de Torremolinos est organisée conjointement par l'OMI et le Gouvernement de l'Espagne, avec le soutien de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et des Pew Charitable Trusts. La Conférence ministérielle sera suivie d'une rencontre du Groupe de travail mixte FAO/OIT/OMI sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, qui aura lieu au même endroit, du 23 au 25 octobre.

 

De nouveaux combustibles pour décarboniser le secteur des transports maritimes

18/10/2019 

Le secteur des transports maritimes doit adopter des combustibles alternatifs à zéro émission de carbone afin d'atteindre les cibles établies dans la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Un colloque sur l'objectif 2020 de l'OMI et les combustibles de substitution, qui a pris fin le vendredi 18 octobre, a permis de montrer que l'ammoniac et l'hydrogène sont des carburants potentiels prometteurs pour ce secteur.

D'emblée, Edmund Hugues de l'OMI a rappelé que la Stratégie initiale avait envoyé un signal clair : le secteur des transports maritimes devra s'adapter. « Nous devons changer afin de faire face aux changements climatiques à l'échelle mondiale. Nous devons trouver de nouvelles technologies et de nouveaux carburants si nous voulons atteindre une réduction d'au moins 50% des émissions de GES provenant des transports maritimes internationaux d'ici 2050 », a déclaré M. Hugues. Cette cible, établie dans la Stratégie initiale, équivaut à une réduction de 85% des émissions de CO2 par navire. Certaines mesures opérationnelles et techniques peuvent aider à atteindre cet objectif. Par exemple, une bonne synchronisation de l'arrivée des navires au port, l'optimisation de la vitesse et l'installation de technologies sur les navires existants (comme la propulsion éolienne) améliorent le rendement énergétique des navires, ce qui se traduit par une baisse des émissions.

« À long terme, l'avenir consiste en une forme de combustible à base d'hydrogène », a affirmé Tristan Smith de l'Energy Institute de l'University College London (UCL). Le potentiel des carburants à base d'hydrogène et d'ammoniac comme substituts aux combustibles fossiles pour les moteurs de navires a aussi été souligné par Tore Longva de DNV GL et Alexandra Ebbinghaus, chef des projets stratégiques maritimes pour Shell et présidente de GloMEEP-Global Industry Alliance. Ces intervenants ont rappelé que les enjeux fondamentaux en lien avec ces nouveaux carburants incluent la rapidité à laquelle ils seront adoptés et la planification de la production.

L'attaché maritime malaisien Kanagalingam T. Selkvarasah a témoigné de l'engagement pris par la Malaisie envers le développement de l'hydrogène comme combustible pour les moteurs marins. Il a décrit les projets et les infrastructures déjà en développement à cette fin. Enfin, Madadh Maclaine de la Zero Emission Ship Technology Association (ZESTAs) a indiqué que l'hydrogène est déjà utilisé avec succès par de nombreux petits navires et que ce carburant a le potentiel nécessaire pour être utilisé à plus grande échelle.

Les intervenants ont soutenu que des mesures d'appui, une collaboration renforcée ainsi que des activités de recherche et développement seront nécessaires afin de déterminer la direction que prendra le secteur des transports maritimes dans le processus de décarbonisation. « Le secteur des transports maritimes est prêt à bouger », a lancé Johannah Christensen, directeur général et chef de projets et programmes pour la coalition « Getting to Zero » du Global Maritime Forum. M. Christensen a ajouté que la présence d'un organisme mondial de réglementation, soit l'OMI, est bénéfique pour le secteur des transports maritimes.

Lors de son discours de clôture, le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a souligné que les différents sujets abordés lors du colloque ont permis à de nombreuses parties prenantes d'échanger sur la limite de la teneur en soufre, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Il a aussi insisté sur la nécessité, à long terme, de faire face aux changements climatiques et de décarboniser le secteur des transports maritimes.

« Le développement et l'approvisionnement en combustibles de substitution économiquement viables ne peut être accompli seulement par le secteur des transports maritimes. Le soutien du secteur maritime au sens plus large, incluant l'industrie pétrolière et gazière, les affréteurs et les ports, sera nécessaire », a affirmé M. Lim. 

 

Le secteur maritime au cœur des plans de développement en Afrique

12/10/2019 

Seize pays d'Afrique de l'Est et australe ont résolu de faire du secteur maritime un élément central de leurs plans de développement nationaux, à la suite d'un atelier organisé par l'OMI à Nairobi (Kenya), les 8 et 9 octobre.

Il s'agit de l'Afrique du Sud, l'Angola, les Comores, Djibouti, l'Éthiopie, le Kenya, Madagascar, le Malawi, Maurice, le Mozambique, la Namibie, l'Ouganda, la République-Unie de Tanzanie les Seychelles et le Soudan du Sud.

Ces pays ont adopté une résolution en cinq points, dans laquelle ils ont convenu d'intégrer les questions maritimes dans leurs plans-cadres des Nations Unies pour la coopération au service du développement durable, qui déterminent leurs priorités nationales à des fins de financement et d'assistance.

Ils ont aussi affirmé leur volonté de travailler en collaboration avec les coordonnateurs résidents de l'ONU et les équipes de pays des Nations-Unies afin de s'assurer que les plans-cadres pour l'aide au développement de leurs pays respectifs incorporent le secteur maritime, et particulièrement les besoins en assistance technique de ce secteur. Les autorités nationales contribueront aux travaux du Groupe de développement durable des Nations Unies afin de d'élaborer des indicateurs de performance clés qui serviront à mesurer la réussite des activités de coopération technique maritime.

La résolution a souligné le travail accompli par la Division de la coopération technique de l'OMI et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) afin de développer l'économie bleue. Placer l'activité maritime au cœur des plans nationaux de développement en Afrique aidera à atteindre les objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU, ce qui représente une direction stratégique clé pour l'OMI.

L'hôte de l'événement était le Gouvernement de la République du Kenya, par l'entremise de son ministère des Transports et Affaires maritimes. 

 

Améliorer l’efficacité de la gestion et de l’exploitation des ports

11/10/2019 

Un cours intensif sur l'efficacité de la gestion et de l'exploitation des ports a été offert à des hauts fonctionnaires et décideurs d'autorités portuaires et maritimes de partout dans le monde. Cette formation de cinq semaines est présentée chaque année par l'Institut Portuaire d'Enseignement et de Recherche (IPER).

Le 33e Cours supérieur de formation à l'exploitation et à la gestion des ports s'est terminé le 11 octobre à Le Havre, en France. Il a réuni des participants de 19 pays : Algérie, Bangladesh, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Djibouti, Égypte, Guinée équatoriale, Jamaïque, Kenya, Madagascar, Maroc, Maurice, Mauritanie, Philippines, Sénégal, Somalie, République-Unie de Tanzanie et Togo. Sept de ces participants étaient des femmes.

La formation comprend des cours en classe et des visites sur le terrain. Des présentations ont été réalisées en français et en anglais sur une variété d'enjeux reliés aux ports, notamment l'économie portuaire et des transports maritimes, de même que l'organisation, la sécurité, les systèmes informatiques, l'entretien et l'environnement. De plus, l'OMI a livré une présentation sur la façon de rapprocher les ports de l'Organisation.

Le cours est présenté avec le soutien de l'OMI, l'Administration portuaire française et l'Union maritime et portuaire du Havre, entre autres. 

 

L’OMI offre une formation sur les politiques maritimes aux futurs dirigeants du secteur

03/10/2019 

L'Université maritime mondiale (UMM) est un établissement d'enseignement et de formation à l'intention des futurs responsables maritimes, dont plusieurs seront impliqués dans l'élaboration de politiques dans leurs pays respectifs. Du 2 au 4 octobre, des étudiants du programme de maîtrise ès sciences en affaires maritimes ont bénéficié d'un séminaire à propos des politiques en matière de transports maritimes.

Présenté par un représentant de l'OMI, ce séminaire spécialisé était le tout premier à ce sujet à se dérouler à l'UMM. La formation s'est conclue avec un exercice pratique en groupe, de même que la rédaction et la présentation d'un document de politique générale couvrant les principaux aspects d'une politique en matière de transports maritimes.

L'élaboration de politiques nationales en matière de transports maritimes est encouragée par l'OMI. Il s'agit d'une pratique de bonne gouvernance qui permet d'orienter la planification, la prise de décision et la législation dans le secteur maritime, en plus de favoriser le développement durable. L'OMI offre une formation relative aux politiques nationales en matière de transport maritime à ses États Membres, sur demande, depuis 2015 et a réalisé des vidéos à ce sujet.

 

Soutenir la mise en œuvre des règles de l’OMI sur les émissions de GES

03/10/2019 

Quels sont les obstacles à la mise en œuvre des règles de l'OMI, et comment ces défis peuvent-ils être surmontés? Voilà les questions essentielles soulevées à l'occasion d'un atelier régional sur la ratification et l'application efficace de l'Annexe VI de MARPOL et de la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires.

Cet atelier, qui s'est déroulé à Viña del Mar (Chili) du 30 septembre au 2 octobre, a rassemblé des représentants des 12 pays suivants : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Équateur, Mexique, Panama, Paraguay, Uruguay et Venezuela. L'hôte de l'événement était l'organisme DIRECTEMAR, avec le soutien du Gouvernement de Malaisie.  

Les participants ont pu identifier des obstacles à la ratification de l'Annexe VI de MARPOL, tels que des préoccupations à propos des coûts associés pour le secteur du raffinage et les propriétaires de navires. Ils ont également identifié des solutions à partir de l'expérience de quatre pays participants qui ont déjà ratifié l'Annexe VI de MARPOL. Cette annexe comprend des règles qui limitent les polluants atmosphériques provenant des navires, notamment les oxydes de soufre (la limite de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé à bord des navires sera abaissée à 0,50% à compter du 1er janvier 2020). L'Annexe VI prévoit aussi des règles pour améliorer le rendement énergétique des navires dans le but de réduire les émissions de GES.  

Les participants ont convenu de recommandations afin de poursuivre la ratification et la mise en œuvre de l'Annexe VI de MARPOL dans la région de l'Amérique latine. Ils ont aussi accepté d'intensifier la collaboration à l'échelle régionale, notamment en ce qui a trait aux inspections dans le cadre du contrôle par l'État du port se rapportant aux dispositions de l'Annexe VI de MARPOL.

De plus, un représentant de l'Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM) a livré une formation sur l'application efficace de la limite en teneur de soufre, en utilisant les directives mises au point par l'OMI et la longue expérience d'application de prescriptions sur une faible teneur en soufre dans les zones européennes de contrôle des émissions de SO x.

Un représentant de la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes a aussi exposé des moyens que pourrait mettre en place le secteur maritime dans la région pour contribuer davantage à la réduction des émissions de GES. Par ailleurs, le Chili accueillera en décembre la Conférence de Santiago sur le changement climatique (COP 25)

 

Une formation sur la sûreté maritime à Trinité-et-Tobago

27/09/2019 

Trinité-et-Tobago est le plus récent pays à bénéficier d'une formation sur la sûreté maritime offerte par l'OMI. Un atelier d'auto-évaluation et de formation à l'audit a eu lieu à Port-d'Espagne du 23 au 27 septembre.

Les participants ont été formés afin de pouvoir auto-évaluer la façon dont deux instruments clés de l'OMI en matière de sûreté maritime (le chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et le Code ISPS) sont mis en œuvre dans les installations portuaires. Cette auto-évaluation est faite au moyen de procédures de l'OMI et de l'ISO bien établies dans le secteur, qui permettent d'identifier des aspects à améliorer.

L'atelier comprenait des cours théoriques permettant aux participants de mieux comprendre le processus de certification menant à l'obtention d'une déclaration de conformité de l'installation portuaire, des présentations sur les processus d'audit et des exercices pratiques sur le rôle joué par les installations portuaires dans l'examen des plans de sûreté.

La formation a aussi abordé les résultats d'un atelier présenté par l'OMI l'an dernier à Port-d'Espagne, qui portait sur les responsabilités en vertu du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS).

 

La Thaïlande met à jour son plan d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures

27/09/2019 

Aider les pays à se préparer à intervenir lors de situations d'urgence est une partie importante du travail de renforcement des capacités mené par l'OMI.  La Thaïlande est le plus récent pays à bénéficier de l'assistance de l'OMI pour mettre à jour son plan d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures. Cette assistance a pris la forme d'un atelier national qui s'est tenu à Bangkok du 24 au 27 septembre.

L'événement a réuni 35 participants provenant de 15 entités gouvernementales et de compagnies pétrolières et gazières. Ces participants ont pu en apprendre davantage sur les meilleures pratiques et les développements récents en matière de préparation et d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures. Ils ont ainsi identifié des aspects à améliorer dans le plan national existant.

L'atelier a été organisé dans le cadre de l'Initiative mondiale pour l'Asie du Sud-Est (GI-SEA), qui est un projet conjoint avec le secteur pétrolier et gazier. Ce projet appuie la mise en œuvre de la Convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC)

 

Les avantages du guichet unique maritime mis en évidence lors d’un séminaire en Géorgie

26/09/2019 

Grâce au guichet unique maritime, tous les renseignements requis par les pouvoirs publics et relatifs à l’entrée, au séjour au port ainsi qu’à la sortie de navires, des personnes et de la cargaison peuvent être soumis de façon électronique via un portail unique, ce qui permet d’éviter toute duplication. Ce système est recommandé par la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (Convention FAL) afin de simplifier les échanges transfrontaliers. 

Un séminaire national sur la facilitation du trafic maritime a été organisé par l’OMI et l’Agence des transports maritimes de Géorgie à Batoumi du 24 au 26 septembre. L’événement a rassemblé quelque 35 participants provenant de diverses administrations chargées de l’accomplissement des formalités concernant les navires, les cargaisons, les équipages et les passagers, de même que d’entreprises privées en opération dans des ports du pays. 

Les participants en ont appris davantage sur les avantages des prescriptions de la Convention FAL qui prévoient la mise en place, par tous les pouvoirs publics, de systèmes d’échange électronique de l’information relative au transport maritime. Ils ont aussi échangé sur la recommandation à propos de l’utilisation d’un guichet unique maritime. L’objectif de ces mesures est de rendre la chaîne logistique maritime plus efficace. 

 

Le Secrétaire général de l’ONU souligne les progrès accomplis par le secteur maritime

25/09/2019 

Dans un discours prononcé à l'issue du Sommet Action Climat, qui s'est tenu le 23 septembre à New York, le Secrétaire général de l'ONU a vanté les progrès faits par le secteur des transports maritimes afin de faire face à la crise climatique, qu'il a décrits comme « une avancée énorme ».

António Guterres a fait référence aux efforts déployés par des acteurs de premier plan dans le secteur maritime afin de réaliser la neutralité carbone d'ici 2050, et ainsi mettre en œuvre la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Adoptée en 2018, cette stratégie prévoit des mesures afin de réduire les émissions de GES dans l'ensemble du secteur.

La Stratégie initiale prévoit une réduction de l'intensité carbone, c'est-à-dire une diminution des émissions de CO2 par unité d'activité de transport, d'au moins 40% d'ici 2030, en poursuivant les efforts pour atteindre une réduction de 70% d'ici 2050, par rapport à 2008.

De plus, la Stratégie initiale prévoit une réduction des émissions totales de GES d'au moins 50% d'ici 2050 par rapport à 2008 et se donne pour objectif de les éliminer progressivement aussitôt que possible au cours de ce siècle. De tels niveaux d'ambition signifient une réduction de 80% des émissions de GES pour les navires qui sont présentement en mer, ce qui est conforme aux objectifs de température fixés dans l'Accord de Paris.

La Stratégie initiale devrait mener à une révolution dans les techniques de propulsion des navires. Elle a envoyé un signal clair au secteur qu'il s'agit de la voie à suivre. Il y a déjà des indices qui montrent que cette orientation est suivie à la fois par l'industrie et les institutions financières. Parmi les idées activement explorées, on compte des transbordeurs hybrides ou à batteries, des navires qui font l'essai de biocarburants ou de piles à hydrogène, ainsi que la propulsion éolienne.

 

L’OMI présente des avancées concrètes lors du Sommet Action Climat à New York

24/09/2019 

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a rendu compte des progrès majeurs réalisés par l'organisation afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des transports maritimes internationaux, à l'occasion du Sommet Action Climat des Nations Unies, qui s'est tenu à New York (États-Unis d'Amérique) le 23 septembre. L'événement a offert aux dirigeants du monde la possibilité de présenter des propositions concrètes et des actions tangibles entreprises pour lutter contre les changements climatiques.

Ces progrès appuient le Programme de développement durable à l'horizon 2030, plus particulièrement l'objectif de développement durable 13 sur la lutte aux changements climatiques.

M. Lim a prononcé un discours en ouverture d'un événement sur la décarbonisation des transports maritimes, organisé par le Forum économique mondial. Il a ensuite livré une présentation lors du lancement des Principes pour un océan durable, établis dans le cadre du Pacte mondial. Le Pacte mondial est une initiative qui permet aux entreprises d'adhérer à des valeurs qui vont au-delà de la génération de profits pour leurs actionnaires. Enfin, M. Lim a prononcé un discours lors d'un événement parallèle organisé par le Gouvernement de Belgique, qui était intitulé « les actions parlent plus fort que les mots ».

Tout au long de l'événement, M. Lim a mis l'accent sur la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. Cette stratégie prévoit une réduction du volume total des émissions de GES annuelles d'au moins 50% d'ici 2050, par rapport à 2008, tout en poursuivant l'action menée en vue de leur élimination complète dès que possible au cours de ce siècle. En tenant compte de la croissance prévue du secteur, cela signifie que les navires existants devront réduire leurs émissions de plus de 80%.  

La Stratégie initiale de l'OMI a envoyé un signal clair au secteur des transports maritime sur la voie à suivre. Il y a déjà des indices qui montrent que cette orientation est suivie à la fois par l'industrie et les institutions financières. Parmi les idées activement explorées, on compte des transbordeurs hybrides ou à batteries, des navires qui font l'essai de biocarburants ou de piles à hydrogène, ainsi que la propulsion éolienne.

M. Lim a aussi abordé plusieurs projets majeurs menés par l'OMI, qui permettent de rassembler les États Membres et l'industrie afin de promouvoir la mise en œuvre des mesures reliées à la réduction des GES.

Le Secrétaire général de l'OMI a également saisi cette occasion pour tenir des rencontres bilatérales avec des personnalités influentes de la lutte contre les changements climatiques, incluant Mme Inger Andersen, qui a été nommée directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l'environnement en février 2019. M. Lim a également rencontré des hauts responsables de la Banque mondiale afin de discuter de sujets d'intérêt commun et d'explorer des possibilités de coopération future afin de soutenir la décarbonisation du secteur des transports maritimes et des infrastructures associées, de même que la gestion des déchets plastiques en mer. 

 

Une association de femmes du secteur maritime formellement lancée en Amérique latine

20/09/2019 

L'OMI, avec le soutien de la Malaisie, a donné un nouvel élan à un important réseau régional qui contribue à promouvoir les femmes dans la communauté maritime en Amérique latine. Une rencontre en Colombie, du 18 au 20 septembre, a permis de mettre en place des bases solides pour le Réseau des femmes des Autorités maritimes d'Amérique latine (Réseau MAMLA).

L'événement a réuni environ 40 participants provenant des 17 autorités maritimes suivantes : Argentine, Brésil, Bolivie, Costa Rica, Chili, Colombie, Cuba, El Salvador, Équateur, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Paraguay, Panama, Pérou et République dominicaine. Ces participants ont établi une structure de gouvernance et un processus d'adhésion des membres. Ils ont aussi convenu d'un programme de travail pour 2020, souligné des occasions de formation pour les membres et formé un Secrétariat, qui sera situé à Panama.  

Au cours de cette rencontre, des membres du Réseau MAMLA ont visité une école primaire locale dans le cadre d'un programme de mentorat et de sensibilisation. Elles ont pu présenter les carrières dans le secteur maritime à la nouvelle génération, et plus particulièrement aux jeunes filles.

Le Réseau MAMLA avait initialement été fondé au Chili en décembre 2017, dans le cadre d'une campagne menée par l'OMI depuis plus de 30 ans pour promouvoir les femmes dans la communauté maritime. Avec le soutien de l'OMI, plusieurs associations des femmes du secteur maritime ont été mises en place. Ces associations, qui couvrent plus de 150 pays et territoires dépendants, permettent aux femmes qui exercent des professions du milieu maritime de se rencontrer, de réseauter et de se soutenir et se conseiller mutuellement.

Cette deuxième conférence régionale du Réseau MAMLA a coïncidé avec la manifestation parallèle à la Journée mondiale de la mer. La promotion de l'égalité des sexes dans la communauté maritime était le thème central de cet événement, qui s'est aussi déroulé en Colombie. 

 

Un atelier sur la réduction des déchets plastiques rejetés dans le milieu marin

20/09/2019 

L'OMI travaille en collaboration avec des États d'Afrique australe et d'Afrique de l'Est afin d'aider ceux-ci à mettre en œuvre les mesures de protection de l'environnement marin contenues dans la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), un traité phare de l'organisation.

Du 17 au 19 septembre, un atelier a rassemblé à Mombasa (Kenya) des participants des 12 pays suivants : Afrique du Sud, Angola, Éthiopie, Kenya, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Ouganda, République-Unie de Tanzanie, Seychelles et Somalie. Cette formation a porté sur les Annexes I à V de MARPOL, et plus particulièrement sur la réglementation concernant le rejet d'ordures par les navires et le caractère adéquat des installations de réception portuaires.

Les participants ont échangé sur les facteurs qui nuisent à la mise en œuvre complète de la convention MARPOL et de ses annexes, incluant les enjeux identifiés lors des audits menés dans le cadre du Programme d'audit des États Membres de l'OMI (IMSAS). L'un de ces enjeux est la transposition incomplète de la convention et de ses amendements dans les législations nationales. Les participants se sont entendus sur des actions régionales et nationales visant à éliminer les barrières qui freinent la mise en œuvre et le respect de la convention.

L'atelier était organisé en collaboration avec l'Autorité maritime du Kenya. Les participants ont pu visiter les installations de réception et de recyclage des déchets du port de Mombasa. Ils ont discuté du régime d'attribution de permis aux installations de réception des déchets et des plans de gestion des déchets dans les ports.

Le Centre de coopération de technologie maritime (MTCC) pour l'Afrique, qui est basé à Mombasa, a informé les participants de ses activités visant à soutenir la mise en œuvre de l'Annexe VI de MARPOL, et plus particulièrement des exigences en matière de rendement énergétique des navires. 

Plus d'informations sur le plan d'action de l'OMI sur les déchets plastiques en mer sont disponibles ici

 

Promouvoir des transports maritimes plus verts dans la mer Rouge et le golfe d’Aden

20/09/2019 

La prévention de la pollution de l'air par les navires et les exigences en matière de rendement énergétique étaient au cœur d'une formation offerte aux représentants de huit pays de la région du Golfe, de la mer Rouge et du golfe d'Aden. L'atelier régional, qui s'est tenu du 17 au 19 septembre à Djeddah (Arabie saoudite), a rassemblé des participants des pays suivants : Arabie saoudite, Bahreïn, Djibouti, Égypte, Émirats arabes unis, Jordanie, Somalie et Soudan. 

La formation a porté sur l'Annexe VI de MARPOL, qui limite les principaux polluants présents dans les gaz d'échappement des navires, dont les oxydes de soufre et les oxydes d'azote, et inclut des mesures de rendement énergétique qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des navires. L'Annexe VI de MARPOL interdit également les émissions délibérées de substances qui appauvrissent la couche d'ozone.

L'atelier a aussi mis l'accent sur le système de collecte de données sur la consommation de fuel-oil, qui est en vigueur depuis mars 2018. En vertu de ce système, les navires d'une jauge brute égale ou supérieure à 5000 sont tenus de recueillir des données pour chaque type de fuel-oil qu'ils utilisent.

La formation était organisée par l'OMI et l'Organisation régionale pour la conservation de l'environnement de la mer rouge et du golfe d'Aden (PERSGA). Établie dans le cadre du Programme pour les mers régionales de l'ONU, cette organisation travaille en partenariat avec l'OMI afin de soutenir la gouvernance durable des mers régionales. 

 

Appel à la ratification d’un traité sur les cargaisons nocives et potentiellement dangereuses

19/09/2019 

L'OMI poursuit son travail de promotion de la Convention SNPD, un traité fondamental sur le transport de substances nocives et potentiellement dangereuses par les navires. L'organisation a pris part au Forum sur les cargaisons potentiellement dangereuses, qui s'est tenu à Singapour les 17 et 18 septembre, afin de mettre en lumière l'enjeu des incendies de conteneur à bord des navires.

Lorsqu'elle sera en vigueur, la Convention SNPD mettra en place un régime de responsabilité et de réparation des dommages causés par les cargaisons de SNPD transportées en mer, incluant les hydrocarbures et les produits chimiques. Le traité porte non seulement sur les dommages dus à la pollution, mais aussi sur les risques d'incendie et d'explosion, les décès ou lésions corporelles de même que les pertes de biens ou dommages à la propriété.  

À ce jour, ce traité a été ratifié par cinq États, qui représentent près de 10 millions de tonnes de cargaisons SNPD donnant lieu à contribution. La convention entrera en vigueur lorsqu'un total de 40 millions de tonnes de cargaisons donnant lieu à contribution sera atteint. 

 

Les Philippines accueillent une formation sur l’intervention en cas de pollution par les hydrocarbures

19/09/2019 

Lorsque survient un événement de pollution par les hydrocarbures, il est indispensable d'agir promptement et efficacement afin de minimiser les conséquences environnementales. Un atelier a été organisé à Manille (Philippines) du 17 au 20 septembre afin d'offrir aux instructeurs les compétences nécessaires pour offrir des formations sur la planification, la préparation et l'intervention en cas de déversement.

Près de 30 délégués, provenant de cinq des dix États Membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), ont pris part à cette formation. Celle-ci permet aux participants de se familiariser avec les éléments clés du cours type mis à jour sur la Convention internationale sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (OPRC). Des techniques d'enseignement sont aussi présentées.

L'objectif principal de la Convention OPRC est de faciliter la coopération internationale et l'assistance mutuelle pour la préparation et l'intervention en cas d'incident de pollution maritime.

Cette formation est mise en place avec le soutien de l'Initiative mondiale pour l'Asie du Sud-Est (GI-SEA).

 

Une formation en prévision de l’ouverture du Centre d’échange de renseignements de Djedda

13/09/2019 

Le nouveau Centre régional d'échange de renseignements maritimes de Djedda, qui permettra d'intensifier le partage d'information et d'améliorer la sûreté maritime dans la région, devrait être pleinement opérationnel d'ici la fin de l'année.

Avec le soutien de l'OMI, les 15 premiers opérateurs qui travailleront dans ce Centre ont complété une formation de trois semaines, qui s'est tenue du 25 août au 12 septembre à Djedda (Arabie saoudite).

Ce Centre régional servira à la fois à l'échange de renseignements entre les points de contact du Code de conduite de Djibouti et au partage d'informations avec tous les organismes nationaux responsables de la sûreté maritime.

À la suite de l'adoption de l'Amendement de Djedda, en 2017, les États participants ont convenu de la nécessité de renforcer le réseau d'échange de renseignements du Code de conduite de Djibouti afin de satisfaire aux exigences accrues du Code révisé. Les engagements incluent la mise en place de centres de partage de renseignements maritimes pluridisciplinaires dans chacun des États participants. En encourageant la collaboration entre les organismes nationaux qui s'occupent de sûreté maritime, ces Centres seront l'épine dorsale du réseau régional. 

 

Renforcer la sûreté maritime au Ghana

13/09/2019 

Le Ghana est le plus récent pays à bénéficier d'une formation sur la mise en œuvre des standards de l'OMI en matière de sûreté maritime, qui sont décrits dans le chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS).

L'atelier s'est déroulé à Accra (Ghana) du 9 au 13 septembre. Il a réuni des représentants de l'Autorité maritime et de l'Autorité portuaire du Ghana, de même que des propriétaires de navires et plusieurs opérateurs de terminaux maritimes. Les participants ont discuté des façons de coopérer, à l'échelle nationale, pour acquérir le soutien nécessaire afin de prendre en charge l'exécution des prescriptions de l'OMI et d'assurer le respect de celles-ci.  

La formation a notamment porté sur les responsabilités et le rôle de supervision de l'autorité désignée responsable de la mise en œuvre du Code ISPS. De plus, les participants ont été outillés afin d'être en mesure de former d'autres personnes qui ont des responsabilités similaires.

L'atelier était organisé par l'OMI et le Gouvernement du Ghana, dans le cadre du Programme mondial sur la sûreté maritime

 

Un effort continu pour promouvoir un traité sur l’enlèvement des épaves

13/09/2019 

L'OMI a poursuivi ses démarches afin de promouvoir la ratification d'un traité international sur l'enlèvement des épaves. Un représentant de l'Organisation a prononcé un discours à cet effet à l'occasion de la 10e Conférence sur le sauvetage maritime et l'intervention en cas d'accident, qui se tenait à Londres (Royaume-Uni), les 11 et 12 septembre.

Selon l'endroit où elles se trouvent, les épaves peuvent poser un danger pour la navigation, voire mettre en péril d'autres navires ainsi que leurs équipages. La Convention internationale de Nairobi sur l'enlèvement des épaves permet aux États de disposer d'un mandat juridique pour enlever, ou faire enlever, les épaves susceptibles de porter atteinte à la sécurité des vies humaines, des marchandises et des biens en mer, ainsi qu'au milieu marin.

De plus, la Convention de Nairobi prévoit des dispositions pour permettre aux États côtiers d'agir en cas d'incendie de conteneurs à bord d'un navire, ainsi qu'en cas de perte de conteneurs.

La Convention de Nairobi est entrée en vigueur en 2015. Elle compte présentement 47 États contractants, qui représentent 73% du tonnage brut mondial.

 

L’autonomisation des femmes au premier plan lors de la Semaine du transport maritime de Londres

12/09/2019 

Le thème de la Journée mondiale de la mer 2019 de l'OMI, « l'autonomisation des femmes dans la communauté maritime », est mis de l'avant à l'occasion de la Semaine du transport maritime de Londres, qui se tient du 9 au 13 septembre.

Le 10 septembre, un séminaire organisé conjointement par l'Organisation internationale de télécommunications maritimes par satellites (Inmarsat) et la WISTA International s'est penché sur le thème de la diversité et du virage numérique dans le secteur des transports maritimes.

Dans sa déclaration d'ouverture, le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a déclaré : « Puisque la nature fondamentale du travail est en train de changer, il s'agit du moment parfait pour réexaminer et réévaluer les rôles traditionnels et les attentes envers la main-d'œuvre. Cela signifie s'ouvrir à la diversité et à l'égalité ». M. Lim a souligné que la promotion de l'égalité des genres est importante en soi, mais qu'elle répond aussi à une réalité très concrète : le secteur des transports maritimes doit attirer des talents de partout dans le monde et de tous les groupes dans la population afin d'assurer sa propre viabilité.

L'OMI mène depuis plus de 30 ans un programme pour promouvoir les femmes au sein de la communauté maritime. Avec le soutien de l'OMI, sept Associations régionales de femmes du secteur maritime (WIMA) ont été créées. Ces associations couvrent plus de 150 pays et territoires dépendants. L'OMI offre des bourses réservées aux femmes dans ses propres établissements de formation maritime, soit l'Institut de droit maritime international (IMLI) et l'Université maritime mondiale (UMM), et dans d'autres institutions d'enseignement.

Cette année, l'OMI a entrepris une série d'initiatives afin de souligner le thème de la Journée mondiale de la mer, dont des échanges, une campagne sur les médias sociaux et le lancement d'un film intitulé « Turning the Tide » (« Renverser le cours de l'Histoire »).

 

Le groupe d’experts scientifiques GESAMP souligne 50 ans au service des océans

12/09/2019 

Le Groupe mixte d'experts chargé d'étudier les aspects scientifiques de la protection de l'environnement marin (GESAMP) célèbre cette semaine son 50e anniversaire. Ce groupe fournit une base scientifique solide sur laquelle le système des Nations Unies peut s'appuyer pour développer des politiques et des stratégies qui touchent les océans.

GESAMP est un groupe unique d'experts scientifiques indépendants administré par l'OMI. Il conseille le système des Nations Unies sur les enjeux scientifiques en lien avec le milieu marin, que ceux-ci soient émergents ou qu'ils durent depuis un certain temps.

Le 50e anniversaire du groupe a été célébré au Siège de l'ONU à New York, le 10 septembre, lors d'un événement organisé conjointement par la Division des affaires maritimes et du droit de la mer de l'ONU et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). L'événement a permis de souligner les accomplissements du GESAMP et son travail actuel, de même que d'envisager des avenues pour des contributions futures. 

 

La Malaisie encourage la mixité dans le secteur maritime

12/09/2019 

La Semaine mondiale de la mer 2019 a été lancée le 10 septembre à Kuala Lumpur (Malaisie). La session d'ouverture était dédiée à la promotion de la diversité hommes-femmes dans le secteur maritime, afin de refléter le thème de la Journée mondiale de la mer de l'OMI.

Au cours de cette session, l'OMI a présenté son Programme sur les femmes du secteur maritime, dont l'objectif principal est d'encourager les États Membres à ouvrir les portes de leurs instituts de formation maritime aux femmes afin que ces dernières puissent être formées au même titre que les hommes et ainsi atteindre le niveau de compétence élevé qui est exigé dans le secteur maritime.

Des débats animés ont ensuite eu lieu au sein d'un panel international de femmes du secteur maritime.

L'événement était organisé par l'Association malaisienne des propriétaires de navires (MASA). Il a rassemblé plus de 400 participants provenant de l'ensemble du secteur maritime de Malaisie, incluant des représentants des autorités maritimes, des professionnels, des universitaires, des experts et des dirigeants de l'industrie. Il représentait une occasion de réseautage, d'échange d'idées et de promotion de la coopération entre les intervenants. 

 

Le Nigeria accueille une formation sur la responsabilité et les compensations en cas de déversement d’hydrocarbures

12/09/2019 

Des officiers nigérians chargés de gérer les questions de responsabilité et de compensations en cas de déversement d'hydrocarbures suivent présenement une formation dans le cadre de l'Initiative Mondiale pour l'Afrique Occidentale, Centrale et Australe (GI WACAF). Cette Initiative est une collaboration entre l'OMI et l'IPIECA dont l'objectif est de renforcer les capacités d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures dans l'ouest, le centre et le sud de l'Afrique.

L'atelier, qui se déroule à Lagos (Nigeria) du 10 au 12 septembre, rassemble 70 participants provenant d'autorités nationales, de gouvernements fédéraux et du secteur maritime et pétrolier.

La formation, axée sur les façons d'appliquer les conventions de l'OMI en lien avec la responsabilité, est présentée par des experts des Fonds internationaux d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL) et de l'International Tanker Owners Pollution Federation Limited (ITOPF). Elle comprend des présentations techniques, des études de cas et des simulations théoriques à propos de l'évaluation des coûts et des procédures de compensation.

Il s'agit du premier événement du genre organisé par l'Agence de l'administration et de la sûreté maritime du Nigeria (NIMASA) et la National Oil Spill Detection and Response Agency (NOSDRA).

 

Un débat animé sur la réglementation internationale des ports

09/09/2019 

Les ports, qui sont essentiels à la chaine logistique mondiale, doivent-ils faire l'objet d'une réglementation internationale additionnelle? Un débat animé sur cette question a rassemblé des intervenants de haut niveau à l'occasion d'un séminaire qui s'est tenu à Londres (Royaume-Uni) le 9 septembre. L'événement était organisé par Hutchison Ports, l'OMI et l'Institut de droit maritime international (IMLI).

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a rappelé à l'auditoire qu'en vertu de la Convention portant création de l'OMI, l'Organisation a un mandat pour réglementer les ports. D'ailleurs, certains règlements de l'OMI touchent déjà le secteur portuaire, notamment les règles entourant la sécurité, les installations de réception et la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (FAL).

« Cependant, il y a de nombreuses possibilités à explorer afin de renforcer la coopération entre les secteurs du transport maritime, des ports et de la logistique », a souligné M. Lim. Il a ajouté qu'un secteur portuaire capable de faciliter les procédures, d'adopter de nouvelles technologies et de reconnaître l'importance de la sûreté et de la sécurité sera l'un des vecteurs principaux vers la stabilité et le développement durable, ce qui soutiendra aussi la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU.

Les intervenants ont convenu qu'il est nécessaire d'intensifier le dialogue avec les ports et d'assurer une implication plus grande de ce secteur à l'OMI. Cela est particulièrement important dans le contexte des avancées dans l'automatisation et du passage au numérique.

De plus, les ports jouent un rôle de plus en plus important dans la lutte contre les changements climatiques et la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des navires. Leur contribution inclut la provision de combustibles qui génèrent moins d'émissions et d'une alimentation électrique à terre, l'optimisation des escales et la bonne synchronisation des navires (concept du « juste à temps »).

Cependant, la portée de tout règlement international doit faire l'objet d'un examen approfondi. De plus, les activités de renforcement des capacités sont essentielles pour assurer la mise en œuvre harmonieuse des normes, recueils de règles pratiques ou lignes directrices, que celles-ci soient nouvelles ou déjà existantes.

Le ministre des Affaires maritimes du Royaume-Uni, Nusrat Ghani, a souligné les avancées faites dans l'intégration de la chaîne logistique. « Quelles nouvelles normes seront nécessaires est une question à laquelle nous devons répondre », a déclaré Mme Ghani, ajoutant que ces règlements devront être adaptés aux nouveaux défis. 

Les panélistes ont discuté du thème de la Journée mondiale de la mer 2019, « l'autonomisation des femmes dans la communauté maritime ». Ils ont salué la multiplication des possibilités pour les femmes dans ce secteur, qui reste majoritairement masculin, dans le contexte de l'automatisation grandissante de tâches manuelles.

L'événement s'inscrivait dans le cadre de la Semaine internationale du transport maritime (LISW). Frederick Kenney, de l'OMI, agissait à titre de modérateur. Les participants ont été accueillis par la directrice exécutive de Hutchison Ports, Clemence Cheng. Le directeur de l'Institut de droit maritime international, le professeur David Attard, a décrit le rôle des ports dans le droit maritime et insisté sur l'importance de la mise en application des règles, notamment via l'inclusion dans les législations nationales, et sur le besoin pour des formations et le renforcement des capacités.

Les panélistes suivants ont pris part à la discussion : Patrick Verhoeven de l'Association internationale des ports (IAPH), Guy Platten de la Chambre internationale de la marine marchande (ICS),  Lamia Kerdjoudj-Belkaid de la Fédération européenne des opérateurs portuaires et terminaux privés (FEPORT), Andrew Higgs de Setfords Sollicitors, Sakura Kuma du Port international Yokohama-Kawasaki (YKIP) et Diana Whitney de Hutchison Ports. 

 

Un cours type sur la manipulation sécuritaire des cargaisons en vrac bientôt validé

09/09/2019 

La sécurité des navires qui transportent des cargaisons en vrac dépend de l'application appropriée des règles de l'OMI. À cette fin, la formation est essentielle. Un nouveau cours type intitulé « Sécurité du transport et de la manutention des cargaisons solides en vrac » doit être validé par le Sous-comité du transport des cargaisons et des conteneurs (CCC) de l'OMI, qui se réunit du 9 au 13 septembre (des photos sont disponibles ici).

Les cours types de l'OMI sont conçus pour faciliter l'accès aux connaissances et compétences. Le nouveau cours portera sur les mesures obligatoires décrites dans le Code maritime international des cargaisons solides en vrac (Code IMSBC), qui est le recueil de règles du secteur sur la manière de traiter ces cargaisons.

Le cours type couvrira toutes les cargaisons solides, incluant celles qui peuvent se liquéfier lorsque certains seuls d'humidité sont atteints, ce qui risque de déstabiliser le navire. Pour ces cargaisons, il est important de porter une attention particulière à la mesure et l'enregistrement des teneurs limites en humidité avant le chargement.

Le travail du Sous-comité à propos des dispositions relatives à la sécurité des navires utilisant des combustibles à faible point d'éclair sera hautement prioritaire, dans le contexte où l'OMI a établi des cibles de réduction des émissions de CO2 pour 2030 et 2050 dans sa Stratégie initiale. De plus, de nouveaux combustibles ou mélanges de combustibles voient le jour pour assurer le respect de la teneur limite en soufre de 0,50%, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Le Sous-comité se penchera sur des enjeux reliés aux nouveaux types de combustibles, au point de l'ordre du jour sur le Recueil international de règles de sécurité applicables aux navires qui utilisent des gaz ou d'autres combustibles à faible point d'éclair (Recueil IGF).

La rencontre du Sous-comité devrait permettre de finaliser un projet de directives intérimaires relatives à la sécurité des navires qui utilisent de l'alcool méthylique/éthylique comme combustible. Un autre projet de directives intérimaires en développement porte sur la sécurité des navires qui utilisent des installations électriques à pile à combustible.

Le Sous-comité examinera des propositions d'amendements aux programmes d'inspection des engins de transport transportant des marchandises dangereuses. La session devrait également permettre de finaliser l'élaboration d'un projet d'amendements au Recueil de règles pratiques pour la sécurité de l'arrimage et de l'assujettissement des cargaisons (Recueil CSS) concernant l'assujettissement en fonction des conditions météorologiques. L'objectif est d'assurer que les cargaisons soient fixées selon les plus hauts standards en fonction des prévisions météorologiques et d'autres facteurs.

Le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, a ouvert la réunion, qui est présidée par Mme Maryanne Adams des Ïles Marshall. 

 

Former des instructeurs sur la sûreté maritime dans l’océan Indien occidental et le golfe d’Aden

06/09/2019 

Des participants de 13 pays ont bénéficié d'un cours qui permet de les préparer à offrir des formations pour renforcer la sûreté dans le domaine maritime. Cet atelier s'est déroulé au Centre régional de formation de Djibouti du 1er au 5 septembre.  

Les participants étaient originaires des Comores, de Djibouti, d'Éthiopie, de Jordanie, du Kenya, des Maldives, de Mozambique, d'Arabie Saoudite, de République-Unie de Tanzanie et du Yémen. Ils ont pu développer leurs compétences en matière d'enseignement et ont reçu des consignes sur la façon de répondre aux crimes commis en mer, incluant la piraterie, le trafic illicite de drogues, le terrorisme, la contrebande d'armes et le trafic humain.

Organisé par l'OMI, le cours a été financé par une contribution du Japon au Fonds d'affectation spéciale de l'OMI pour le Code de conduite de Djibouti. L'événement a été inauguré par l'ambassadeur japonais à Djibouti, Koji Yonetani.

Cette formation a été réalisée dans le cadre d'un projet qui a permis à ce jour d'organiser 83 cours, auxquels ont participé près de 1690 personnes de la région. 

 

Vers l'e-navigation en Asie-Pacifique

06/09/2019 

La mise en œuvre de l'e-navigation, c'est-à-dire la collecte, l'harmonisation et l'affichage de renseignements maritimes par des moyens électroniques, va renforcer la sûreté en mer et améliorer l'efficacité des transports maritimes tout en protégeant le milieu marin.

Diverses solutions d'e-navigation voient le jour. Le projet « SMART-Navigation », organisé et financé par le ministère des Océans et des Pêches de la République de Corée, a été présenté à l'occasion d'un atelier régional de l'OMI sur l'e-navigation pour la région de l'Asie-Pacifique, qui s'est tenu à Busan (République de Corée) du 4 au 6 septembre.  

L'objectif principal de l'atelier était de faire la promotion de l'e-navigation parmi les pays participants de la région de l'Asie-Pacifique, de même que d'examiner des perspectives de collaboration et de mise en œuvre. Le thème « Si vous voulez aller vite, allez seul ; si vous voulez aller loin, allez ensemble », a d'ailleurs été souligné par le ministre des Océans et des Pêches, M. Seong-Hyeok Moon.

L'hôte de l'atelier, qui était organisé par l'OMI et l'Association internationale de signalisation maritime, était le ministère des Océans et des Pêches de la République de Corée. Parallèlement les participants ont aussi pu assister à la conférence « e-Navigation Underway » à Séoul (République de Corée) les 2 et 3 septembre, et à l'Exposition coréenne sur la sécurité maritime à Busan, du 4 au 6 septembre. 

 

Une collaboration renforcée pour protéger le milieu marin du Pacifique

02/09/2019 

Un Centre international majeur chargé de coordonner les efforts de prévention et d'intervention en matière de pollution des mers dans le Pacifique du Nord-Ouest va étendre son champ d'action, à la suite d'une réunion de haut niveau à Séoul (République de Corée).

Soutenu par l'OMI, le Centre d'activités régionales pour la préparation et l'intervention en cas de situations d'urgence présentant un danger pour le milieu marin (MERRAC) canalise les efforts de collaboration entre la Chine, le Japon, la République de Corée et la Fédération de Russie afin de prévenir les déversements et d'assurer une réponse conjointe efficace à tout déversement se produisant dans la région.  

Lors de la dernière réunion des points de contact du projet, qui s'est tenue du 28 au 30 août, les quatre pays ont convenu de renforcer leur collaboration en identifiant de nouveaux domaines de travail, dont la surveillance des rejets effectués illégalement en vertu de la Convention MARPOL de l'OMI. Cette surveillance pourrait notamment s'effectuer à l'aide d'aéronefs sans pilote (UAS). De plus, des manuels supplémentaires portant sur la gestion des déversements mettant en cause des substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD), comme de l'essence ou du gaz liquéfié, seront développés. Le travail dans ces nouveaux domaines doit débuter en 2020.

Le MERRAC a été créé en 2000 par l'OMI, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et la République de Corée dans le cadre du Programme des mers régionales de l'ONU. Basé en République de Corée, le MERRAC est l'un des quatre centres d'activité régionaux (RAC) du Plan d'action du Pacifique du Nord-Ouest (NOWPAP).

Lors de cette 22e réunion des points de contact, le MERRAC a aussi été invité à collaborer avec des centres similaires créés dans le cadre du Programme pour les mers régionales, tels que REMPEC en Méditerranée et REMPEITC dans les Caraïbes. Le MERRAC doit également assister le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l'OMI dans l'élaboration d'un guide opérationnel sur la lutte contre les déversements de SNPD.

 

Les pays du MEPSEAS réaffirment leur engagement à protéger les mers d’Asie du Sud-Est

31/08/2019 

Les sept pays participants au Projet pour la protection du milieu marin des mers d'Asie du Sud-Est (MEPSEAS) ont réitéré leur détermination à mettre en œuvre des conventions prioritaires de l'OMI concernant la protection de l'environnement marin.

Il s'agit de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), la Convention internationale sur le contrôle des systèmes antisalissure nuisibles sur les navires (AFS), la Convention de Londres sur la prévention de la pollution des mers résultant de l'immersion de déchets et la Convention sur la gestion des eaux de Ballast.

La deuxième rencontre de haut niveau du projet, qui s'est déroulée du 27 au 29 août à Manille (Philippines), a rassemblé les délégations du Cambodge, de l'Indonésie, de Malaisie, du Myanmar, des Philippines, de Thaïlande et du Viet Nam. Les délégations étaient menées par des directeurs et des responsables des administrations maritimes de ces pays. Lors de cette réunion, une attention spéciale a été portée à l'Annexe V de la Convention MARPOL, qui couvre la pollution par les ordures des navires. La pollution par les plastiques représente une menace importante dans la région, qui est l'une des plus affectées de la planète par ce problème.

La réunion de Manille a permis d'évaluer les deux premières années du projet MEPSEAS, qui est mis en œuvre par l'OMI en partenariat avec l'Agence norvégienne de coopération pour le développement (Norad), et d'établir un plan d'action pour les deux prochaines années.

Les délégations ont exprimé leur intérêt pour les activités de renforcement des capacités prévues par le projet, qui vont se concentrer sur le respect, le suivi et la mise en œuvre, de même que sur le développement de procédures administratives pour l'application des instruments par l'État du port et l'État du pavillon. La possibilité d'une coopération dans le cadre du Mémorandum d'entente de Tokyo a été envisagée. Les discussions ont aussi porté sur la planification d'une conférence régionale, prévue en 2020, qui portera sur les technologies « vertes » pour le transport maritime. 

Les délégations ont aussi échangé sur les enjeux liés aux droits des femmes et l'égalité des genres, qui sont l'un des objectifs de développement liés au projet. Elles ont unanimement appuyé une proposition pour considérer une collaboration avec l'Association des femmes du secteur maritime – Asie (WIMA-Asie), afin d'organiser des séminaires de sensibilisation sur des enjeux relatifs au milieu marin et promouvoir des stratégies et politiques sur l'égalité des genres.

L'Autorité du secteur maritime des Philippines était l'hôte de l'événement, auquel ont assisté des représentants de l'OMI et de Norad, ainsi que des partenaires stratégiques du projet MEPSEAS (Singapour, le Secrétariat du Mémorandum d'entente de Tokyo, PEMSEA et WIMA-Asie) et un observateur du Réseau mondial de MTCC.

 

Les Seychelles accueillent un atelier permettant de « former des formateurs » sur la sûreté maritime

30/08/2019 

L'application en bonne et due forme des mesures de sécurité maritimes établies par l'OMI est essentielle pour le commerce. La République des Seychelles est le plus récent pays à bénéficier d'une formation sur la mise en œuvre du chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS).

L'atelier s'est déroulé du 26 au 30 août à Mahé (Seychelles). Les participants ont échangé sur les moyens de coopérer, au niveau national, afin d'obtenir le soutien dont ils ont besoin pour assurer la mise en œuvre et le respect des mesures de sécurité maritime de l'OMI. Ils ont aussi appris à former d'autres personnes ayant des responsabilités similaires. La formation a aussi traité des responsabilités et du rôle de supervision de l'autorité désignée responsable de la mise en œuvre du Code ISPS.  

L'événement a notamment rassemblé des agents de sûreté d'installations portuaires (PFSO) ainsi que des représentants de l'Autorité portuaire des Seychelles, de l'Administration de la sécurité maritime des Seychelles, des douanes, de la garde côtière, de la police maritime et de nombreuses sociétés d'exploitation portuaire.

La formation sur le Code ISPS à l'intention des autorités désignées et des agents de sûreté des installations portuaires (PFSO) a été organisée par l'OMI et le Gouvernement des Seychelles dans le cadre du Programme mondial sur la sûreté maritime de l'OMI

 

Renforcer la capacité d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures dans les Caraïbes

29/08/2019 

Puisque les Caraïbes abritent de nombreux écosystèmes vulnérables, il est essentiel pour la région de développer et maintenir ses capacités à répondre efficacement à des événements de pollution des mers impliquant des hydrocarbures ou des substances nocives et potentiellement dangereuses.

À cette fin, un exercice transfrontalier d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures a eu lieu au Suriname, les 27 et 28 août. L’exercice était organisé par le Centre régional de formation et de renseignements en cas de situation critique due à la pollution marine dans les Caraïbes, basé à Curaçao. 

L'exercice a permis à des responsables des opérations du Suriname et du Guyana de mettre à l’épreuve leurs plans d’intervention et d’échanger sur les mécanismes de collaboration internationale en cas de déversement d’hydrocarbures. Cette démarche s’appuyait sur le travail accompli lors d’ateliers nationaux sur la planification d’urgence qui ont eu lieu dans les deux pays.

Ces activités visent à développer les capacités des pays à protéger les écosystèmes marins et côtiers, ce qui contribue à la réalisation des Objectifs de développement durables (ODD), particulièrement l’ODD 14 (vie aquatique).

L’exercice a été financé par l’OMI. Par l’entremise de son Programme sur les femmes du secteur maritime, l’organisation a aussi parrainé une représentante guyanaise afin qu’elle puisse prendre part à l'événement.

 

La contribution du secteur maritime au développement durable

28/08/2019 

L'OMI mène une série d'actions afin que le secteur maritime soit partie prenante des plans et des initiatives visant à réaliser les objectifs de développement durable (ODD), adoptés par des dirigeants du monde entier en 2015.

Les 19 et 20 août, l'OMI a contribué à la présentation d'un atelier à Bangkok (Thaïlande) pour aider les autorités maritimes de pays asiatiques à inclure le secteur maritime dans leurs plans nationaux concernant l'atteinte des ODD. Il s'agit du second événement de cette nature, après celui réalisé au Chili en 2018. D'autres ateliers sont prévus en Afrique et dans la région du Pacifique.

Le secteur maritime constitue une composante essentielle de tout programme pour une croissance économique durable. La plupart des éléments du Programme de développement durable à l'horizon 2030 ne pourront être réalisés que dans un contexte où le commerce international et l'économie mondiale seront soutenus et facilités par un secteur des transports durable.

Le système des Nations Unies pour le développement soutient les pays qui œuvrent à la réalisation des ODD par l'intermédiaire d'un mécanisme nommé Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable. Les équipes de pays et les autorités nationales travaillent de concert pour identifier des priorités et des actions à prendre pour le développement à l'échelle nationale.

Dans le cadre de son propre plan stratégique, l'OMI travaille avec les autorités maritimes nationales pour s'assurer que le secteur maritime soit dûment examiné lorsque des initiatives et plans nationaux sont élaborés sous l'égide du Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable.

L'atelier était organisé et présenté en collaboration avec la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique (CESAP) et le Bureau de coordination des activités de développement.

 

L’importance du Recueil sur la navigation polaire soulignée lors d’un sommet au Groenland

28/08/2019 

Les changements climatiques permettent une activité maritime de plus en plus importante dans les régions polaires. Cependant, les navires en opération en Arctique et en Antarctique sont exposés à des risques particuliers en raison des conditions rigoureuses dans ces régions. La sécurité des navires et la protection du milieu polaire demeurent donc une préoccupation pour l'OMI.

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, prend part à une table ronde de haut niveau sur le transport maritime en Arctique. L'événement se tient à Ilulissat (Groenland), du 25 au 29 août. Il s'agit de la première fois qu'un Secrétaire général de l'OMI réalise une visite officielle au Groenland.

Lors de son allocution d'ouverture, M. Lim a insisté sur la nécessité que les activités de transport maritime dans les eaux arctiques soient équilibrées et durables. Il a ajouté qu'il faut développer davantage les infrastructures maritimes et que plus de collaboration est nécessaire, étant donné les défis auxquels sont confrontés les navires exploités dans les eaux polaires.  

Le Ministre du logement et des infrastructures du Groenland, Karl Frederik Danielsen, a déclaré que le Recueil sur la navigation polaire de l'OMI, qui édicte des prescriptions obligatoires en matière de sécurité et de protection de l'environnement pour les navires exploités dans les eaux polaires, est un instrument très important pour le Groenland. 

L'événement est parrainé par l'autorité maritime danoise et le Gouvernement du Groenland.  

 

Développer un cadre légal pour la nouvelle administration maritime de Somalie

27/08/2019 

Avec 3300 kilomètres de côtes, le littoral de la Somalie constitue le plus long de la Corne de l'Afrique, et peut-être le plus important en termes géographiques. Le pays compte quatre ports commerciaux principaux et environ cinq ports plus petits. Cependant, après des décennies de guerre civile, un effort considérable est nécessaire pour rebâtir le secteur maritime en Somalie.

L'OMI et la Mission d'assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM) ont organisé un atelier à Mogadiscio (Somalie), du 25 au 27 août. L'événement, qui a réuni 36 hauts fonctionnaires du gouvernement fédéral, visait à finaliser le fort attendu Code du transport maritime de Somalie, dans l'espoir qu'il soit promulgué par le Parlement.

Ce Code du transport maritime comprend les mesures nécessaires pour que la Somalie puisse accéder à tous les traités principaux de l'OMI, ce qui permettrait au pays de s'acquitter de ses responsabilités conformément aux instruments de l'OMI.

L'OMI a fourni une assistance technique dans l'élaboration du Code et soutenu les efforts pour la mise en place d'une Administration maritime nationale. Ces deux éléments sont essentiels pour permettre au pays de remplir ses obligations internationales, ce qui est nécessaire pour permettre au secteur maritime de prospérer dans la région. 

 

Protéger la biodiversité marine dans l’océan Indien oriental

23/08/2019 

Le projet de partenariats GloFouling FEM-PNUD-OMI a tenu deux ateliers à propos de la protection de la biodiversité marine : l'un à Madagascar les 19 et 20 août, et l'autre en République de Maurice les 22 et 23 août. Ces deux États font partie des principaux pays partenaires du projet, qui vise à protéger la biodiversité marine en luttant contre l'encrassement biologique, c'est-à-dire l'accumulation d'organismes aquatiques sur la coque des navires et d'autres structures maritimes.

« L'introduction d'espèces aquatiques envahissantes dans de nouveaux environnements affecte non seulement la biodiversité et la santé des écosystèmes, mais elle a aussi des impacts réels sur un certain nombre de secteurs économiques », a affirmé Lilia Khodjet El Khil, la directrice du projet de partenariats GloFouling.

Lors du premier atelier, qui s'est déroulé à Antananarivo (Madagascar), le directeur exécutif de l'Agence portuaire maritime et fluviale, Edmond Randrianantenaina, a précisé que « ces espèces envahissantes peuvent aussi représenter une menace pour la santé publique liée à la consommation de produits de la mer ». Des conséquences peuvent aussi se faire sentir dans d'autres secteurs, notamment le transport maritime, les pêches et le tourisme.

À Maurice, le Ministre de l'économie maritime, des ressources marines, des pêches et des transports maritimes, M. Premdut Koonjoo, a souligné l'importance de l'Objectif 14 de développement durable (Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable). Il a aussi insisté sur le rôle du secteur maritime dans l'élaboration d'un futur durable pour de petits États insulaires en voie de développement, comme Maurice.

Les deux ateliers ont aussi abordé la mise sur pied des équipes spéciales nationales dans la région. Ces équipes seront essentielles pour mettre en œuvre les stratégies nationales pour faire face au problème du transfert d'espèces aquatiques envahissantes causé par l'encrassement biologique.

Un rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a identifié les espèces exotiques envahissantes comme l'un des cinq facteurs directs qui ont les plus forts impacts sur la nature et la perte de biodiversité. Ce rapport a été élaboré par environ 150 experts issus de 50 pays.

Exécuté par l'OMI, le projet de partenariats GloFouling vise à protéger la biodiversité marine de la menace posée par l'introduction d'espèces allogènes causée par l'encrassement biologique.

Le projet de partenariats GloFouling aide ses 12 principaux pays partenaires à évaluer leur situation actuelle à l'égard des espèces aquatiques envahissantes, ce qui inclut une étude des impacts économiques, un guide pour l'élaboration d'une stratégie nationale et des formations spécialisées sur l'encrassement biologiques et sur les aspects juridiques reliés à la mise en œuvre des Directives de 2011 pour le contrôle et la gestion de l'encrassement biologique des navires en vue de réduire au minimum le transfert d'espèces aquatiques envahissantes. L'objectif est de développer un cadre pour une approche de précaution efficace dans ces 12 pays. 

 

Un pas de plus vers un nouveau traité pour protéger la biodiversité marine

21/08/2019 

Des représentants de l'OMI assistent à la plus récente d'une série de conférences visant à développer un instrument légal portant sur la conservation et l'exploitation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des limites des juridictions nationales. Ce nouvel instrument aurait force obligatoire en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

La Conférence intergouvernementale en charge d'élaborer cet instrument international se réunit pour une troisième session, du 19 au 30 août, au Siège de l'ONU à New York (États-Unis d'Amérique). Les discussions portent sur un « avant-projet d’accord » présenté par la Présidente de la Conférence intergouvernementale, Mme Rena Lee (Singapour). Ce document est le fruit des discussions et propositions émises lors des deux précédentes sessions, qui ont eu lieu respectivement en septembre 2018 et en mars et avril 2019. La quatrième et dernière session doit se tenir pendant la première moitié de l'année 2020.

Les représentants de l'OMI assistent aux sessions plénières et aux groupes de travail qui portent sur les outils de gestion par zone, l'évaluation des impacts environnementaux, le renforcement des capacités, le transfert des technologies et les questions interdisciplinaires. 

L'OMI a contribué à l'élaboration du traité depuis la phase préparatoire, et ce soutien se poursuit auprès de la Conférence intergouvernementale. L'Organisation fournit de l'information et une assistance aux États qui participent aux négociations.

L'OMI a acquis une longue expérience en matière d'élaboration de normes applicables aux transports maritimes internationaux afin d'assurer l'utilisation durable des océans par les acteurs du secteur maritime. Plus de 50 instruments juridiquement contraignants sont déjà en place à l'échelle mondiale.

Les règles de l'OMI sont mises en application grâce à un système bien établi de contrôles par les États du pavillon, les États côtiers, et les États du port. Plusieurs de ces mesures contribuent à la conservation de la diversité biologique dans les zones situées au-delà des limites des juridictions nationales. La liste d'exemples comprend la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), la Convention sur la gestion des eaux de ballast (qui vise à prévenir le transfert d'espèces aquatiques potentiellement envahissantes), de même que la Convention et le Protocole de Londres sur la prévention de la pollution des mers résultant de l'immersion de déchets.

L'OMI a adopté de nombreuses mesures protectrices auxquelles tous les navires doivent adhérer dans des secteurs désignés comme zones maritimes particulièrement vulnérables (PSSA) et dans des zones spéciales et zones de contrôle des émissions.

Ces mesures de protection particulières incluent des règles strictes sur les rejets liés à l'exploitation, des zones à éviter et des mesures d'organisation du trafic maritime visant par exemple à tenir les navires à distance des sites de reproduction des baleines. Le Recueil sur la navigation polaire de l'OMI est obligatoire pour les navires en opération dans les environnements arctique et antarctique. L'OMI a aussi émis des lignes directrices pour protéger la faune marine des bruits sous-marins causés par la navigation.

En juin 2019, la présidente de la Conférence intergouvernementale, Mme Rena Lee, s'est adressée aux représentants des États Membres de l'OMI à l'occasion d'un événement au Siège de l'organisation, à Londres (Royaume-Uni). Elle a souligné que le futur instrument légal au sujet de la conservation et de l'exploitation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des limites des juridictions nationales est étroitement lié au mandat de l'OMI. 

 

Planifier les interventions d’urgence en cas de déversement d’hydrocarbures en Asie du Sud-Est

20/08/2019 

Des représentants de neuf États membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) ont pris part à un atelier à Pulau Indah (Malaisie) du 19 au 21 août. L'objectif de l'activité était d'aider ces représentants à mettre en œuvre le Plan régional d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures, qui a été adopté en 2018.

Un élément essentiel de la planification des interventions d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures consiste à déterminer les voies de communication qui seront utilisées par les parties coopérantes lorsque survient un incident. Les participants à l'atelier ont pu se familiariser avec les éléments clés du Plan régional et s'exercer à la communication entre États, ce qui leur a permis d'identifier des lacunes et des leçons à retenir. Ainsi, cet atelier fera progresser la mise en œuvre du Plan régional.

Chapeauté par le Programme intégré de coopération technique (PICT) de l'OMI, l'atelier a eu lieu à l'Institut de formation au transport maritime de Malaisie. Le Gouvernement et le Ministère des affaires maritimes de Malaisie étaient les hôtes de l'événement, qui était organisé dans le cadre de l'Initiative mondiale pour l'Asie du Sud-Est (GISEA), un projet conjoint avec des acteurs du secteur pétrolier et gazier. Cet atelier appuie le processus de mise en œuvre de la Convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures.

Le Plan régional d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures établit un mécanisme qui prévoit que les États Membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) peuvent demander et offrir une assistance mutuelle en réponse à un déversement d'hydrocarbures. Ce plan assure aussi une compréhension commune, ce qui facilite la concertation entre le ou les pays touchés par un déversement et ceux qui lui viennent en aide. 

 

Une formation sur la sécurité maritime en Libye

19/08/2019 

Une formation sur la sécurité maritime destinée aux gestionnaires, agents de sûreté et fonctionnaires responsables des installations portuaires de Libye se tient du 18 au 22 août. Présenté par l'OMI, l'atelier est offert en anglais et en arabe.

L'objectif de cette formation est d'aider le Gouvernement libyen à améliorer l'évaluation des risques de sécurité et les contrôles exercés sur le transport maritime sur son territoire.

Quinze officiers responsables de la sécurité de différents ports libyens assistent à l'atelier. Cinq d'entre eux font partie du Comité national sur la sécurité maritime, chargé de superviser la mise en œuvre du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) dans le pays.

Les participants reçoivent une formation sur la façon de s'acquitter des fonctions qui leur sont assignées dans le cadre du chapitre XI-2 de la Convention SOLAS, du Code ISPS et des directives connexes. Ils apprennent aussi à former d'autres officiers ayant des responsabilités similaires.

De plus, l'atelier permettra à l'OMI de constater le niveau de connaissances et les compétences déjà existantes parmi les officiers. L'Organisation pourra ainsi évaluer la pertinence d'une assistance de suivi.

La formation a été organisée à la demande du Président de l'Autorité des transports maritimes et des ports de Libye. Elle a eu lieu en Tunisie. 

 

Le Brésil prépare son équipe spéciale contre l’encrassement biologique

13/08/2019 

L'encrassement biologique, soit l'accumulation d'organismes aquatiques sur la coque des navires et d'autres structures maritimes, représente une menace pour la biodiversité.  

À l'occasion d'un atelier qui s'est tenu à Arraial do Cabo (Brésil) le 5 août, des experts de l'encrassement biologique et des espèces envahissantes ont entrepris de mettre sur pied une équipe d'intervention nationale pour lutter contre ce problème.

Le Brésil est l'un des 12 principaux pays partenaires dans le projet de partenariat GloFouling, lancé en décembre 2018. L'objectif du projet est de s'attaquer au transfert d'espèces aquatiques envahissantes causé par l'encrassement biologique des navires.

L'équipe spéciale de chacun de ces pays va élaborer une politique nationale sur l'encrassement biologique et les espèces envahissantes. Ces équipes rédigeront aussi un plan d'action et une stratégie nationale pour mettre en œuvre les Directives de l'OMI pour le contrôle et la gestion de l'encrassement biologique des navires en vue de réduire au minimum le transfert d'espèces aquatiques envahissantes.

Au Brésil, les prochaines étapes seront d'évaluer la situation actuelle à l'égard des espèces allogènes, identifier les études disponibles en la matière, analyser les impacts économiques et établir un cadre juridique national.

L'atelier a eu lieu pendant la 13e Rencontre sur l'encrassement biologique, l'écologie benthique et les biotechnologies marines (XIII BIOINC), qui était organisée par l'Instituto de Estudos do Mar Almirante Paulo Moreira, du 5 au 9 août.

En plus d'experts à propos de l'encrassement biologique et des espèces envahissantes, l'événement a réuni des représentants de la marine brésilienne, des gouvernements, et d'entreprises privées de premier plan, comme Petrobras et Vale.  

Le projet GloFouling est le fruit d'une collaboration entre le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l'OMI.

Le projet réunit 12 principaux pays partenaires (Brésil, Équateur, Fidji, Indonésie, Jordanie, Madagascar, Maurice, Mexique, Pérou, Philippines, Sri Lanka et Tonga), quatre organisations régionales, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO, le World Ocean Council et de nombreux partenaires stratégiques. 

 

Une formation pour mettre en œuvre les traités de l’OMI dans les législations nationales

09/08/2019 

Les traités de l'OMI doivent être intégrés au sein de lois nationales afin qu'ils soient appliqués aux navires battant le pavillon d'un État et pour qu'un contrôle efficace des navires par l'État du port soit en place. Cela permet aussi aux pays de respecter leurs autres obligations en vertu des instruments de l'OMI.

L'Organisation maritime internationale offre une formation qui permet à des avocats et des législateurs d'acquérir les outils nécessaires à la compréhension des traités de l'OMI, de leur élaboration et adoption, jusqu'à leur mise en œuvre dans les législations nationales.

Au total, près de 30 participants de pays d'Amérique latine ont assisté à un atelier régional sur les principes généraux de rédaction de la législation maritime afin de mettre en œuvre les conventions de l'OMI. Cet atelier a eu lieu à Guayaquil (Équateur), du 5 au 9 août.

Il a été question des instruments pertinents visés par le Programme d'audit des États Membres de l'OMI (IMSAS), ainsi que des conventions relatives à la responsabilité et à l'indemnisation. Les participants ont pu apprendre les meilleures pratiques dans le processus de mise en application légale. Une attention spéciale a été portée à la mise en œuvre des amendements aux instruments de l'OMI qui sont adoptés au moyen de la procédure d'acceptation tacite.

L'objectif premier de cet atelier est de donner aux participants les connaissances nécessaires pour mettre au point la législation nationale et la tenir à jour, afin d'assurer le respect des normes de l'OMI.

Cet atelier régional sur la transposition des instruments de l'OMI dans la législation nationale a été organisé par l'OMI et le Secrétariat du Réseau opérationnel de coopération régionale des autorités maritimes des Amériques (ROCRAM), en collaboration avec le Service argentin des garde-côtes et la Direction générale du territoire maritime et de la marine marchande de la République du Chili, qui a fourni des experts gratuitement.

L'OMI a parrainé 21 participants originaires de l'Argentine, de Bolivie, du Brésil, du Chili, de Colombie, de Cuba, du Mexique, du Panama, du Paraguay du Pérou et du Vénézuela. Huit participants de l'Équateur ont aussi pris part à l'atelier. 

 

Un atelier pour renforcer la sécurité maritime au Kenya

09/08/2019 

L'application adéquate des mesures de l'OMI en matière de sécurité maritime est cruciale pour le commerce. Le Kenya est le dernier pays à bénéficier d'une formation sur la mise en application des prescriptions du chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS).

Entre le 5 et le 9 août, un atelier national à Mombasa (Kenya) a rassemblé des agents de sûreté d'installations portuaires ainsi que des représentants de tous les départements impliqués dans la sécurité maritime et portuaire, notamment l'Autorité portuaire du Kenya, l'Autorité maritime du Kenya, les douanes, la garde côtière, la police maritime et plusieurs sociétés d'exploitation portuaire.

Les agents de sûreté d'installations portuaires ont discuté des façons de coopérer, au niveau national, pour prendre en charge l'application et le respect des mesures de sécurité de l'OMI, et pour acquérir les connaissances nécessaires afin de former d'autres personnes.

Il a aussi été question du rôle de surveillance de l'autorité responsable de la mise en œuvre du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS). L'atelier était organisé par l'OMI et le Gouvernement du Kenya, sous l'égide du Programme intégré de coopération technique (PICT). 

 

Entraide entre pays voisins pour une meilleure préparation en cas de déversement d’hydrocarbures

09/08/2019 

La capacité de pays voisins à entretenir de bonnes relations et à travailler de concert est essentielle, particulièrement en cas de déversement d'hydrocarbures transfrontalier.  Ainsi, la Namibie et l'Angola ont mené un exercice d'intervention simultané du 6 au 9 août, à Luanda (Angola) et Walvis Bay (Namibie).

Les deux pays sont situés dans une région productrice de pétrole caractérisée par un trafic maritime dense, ce qui se traduit par un risque accru de pollution pour un environnement marin vulnérable.

Puisque les déversements d'hydrocarbures ne connaissent pas les frontières, un déversement dans l'un de ces pays affecterait probablement son voisin également. La coopération régionale est donc cruciale, tant au niveau de la préparation que de l'intervention lors de tels événements. D'ailleurs, la Convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures encourage spécifiquement les initiatives qui favorisent la coopération internationale.

L'exercice visait à tester les liens de communication entre l'Angola et la Namibie, mais aussi à revoir les mécanismes de demande d'assistance et de mobilisation de ressources internationales dans l'éventualité d'un déversement d'hydrocarbures.

L'événement a permis de dresser une liste de recommandations pour les deux pays. Celles-ci formeront la base d'un plan sous-régional d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures.

L'événement était organisé par le ministère des Travaux publics et des Transports de Namibie, par l'intermédiaire de sa Direction générale des affaires maritimes, et par le ministère du Pétrole et des ressources minières de l'Angola. L'atelier a reçu le soutien de l'Initiative Mondiale pour l'Afrique Occidentale, Centrale et Australe (GI WACAF), qui est une collaboration entre l'OMI et l'IPIECA pour renforcer la capacité des pays partenaires à se préparer pour intervenir en cas de déversement d'hydrocarbures. 

 

Le Cambodge actualise son plan d’intervention en cas de déversement d’hydrocarbures

07/08/2019 

Aider les pays à préparer leur plan d'intervention en cas d'urgence est une partie essentielle du travail de renforcement des capacités des États mené par l'Organisation maritime internationale (OMI). Le Cambodge est le dernier pays à avoir bénéficié de l'assistance de l'OMI pour mettre à jour son plan d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures. L'exercice a permis d'identifier des lacunes existantes et des risques particuliers à ce pays, ce qui permettra de répondre aux incidents de manière plus efficace. 

Au total, 60 participants, qui proviennent de 20 entités gouvernementales et de compagnies pétrolières, se sont réunis pour un atelier national à Phnom Penh (Cambodge), du 6 au 9 août. Une vue d'ensemble du cadre international sur la préparation et l'intervention en matière de déversement d'hydrocarbures a été présentée à ces participants, qui travaillent à l'élaboration d'un plan d'action pour finaliser et mettre en œuvre le Plan national d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures.

Cet atelier a été organisé dans le cadre du Projet Initiative mondiale pour l'Asie du Sud-Est (GI-SEA), qui est un projet conjoint avec l'industrie du pétrole et du gaz (IPIECA). Les projets comme celui-ci favorisent la mise en œuvre de la Convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures.

 

Échanger sur les meilleures pratiques de recyclage des navires

06/08/2019 

L'application à l'échelle mondiale des règles prévues par la Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires aura des effets positifs significatifs pour l'environnement et pour la sécurité des travailleurs.

La Chine, qui est l'un des principaux pays pratiquant le recyclage des navires, travaille à développer ses installations de recyclage pour s'assurer de leur conformité avec les normes environnementales et relatives à la santé et sécurité des travailleurs prévues par la Convention de Hong Kong.

La Chine a partagé son expérience et ses connaissances avec des représentants du Gouvernement du Bangladesh et de l'industrie du recyclage des navires lors d'un atelier de l'OMI sur le recyclage des navires et la Convention de Hong Kong, qui s'est tenu à Zhoushan (Chine), du 23 au 25 juillet.

Les participants ont pris part à un atelier d'une journée sur la réglementation et les usages en lien avec le recyclage des navires. Par la suite, ils ont visité le site de la Zhoushan Changhong International Ship Recycling Company Limited, une compagnie qui construit, répare et recycle des navires en conformité avec les règles et directives nationales et internationales. Enfin, les participants ont pu voir les installations de traitement, stockage et d'évacuation des déchets lors d'une visite sur le site de la Zhoushan Nahai Solid Waste Central Disposal Company Limited.

L'Administration chinoise de la sécurité maritime (MSA) était l'hôte de l'événement. Cet échange de connaissances s'inscrit dans le cadre du projet de Recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires au Bangladesh (SENSREC), qui est mis en œuvre conjointement par l'OMI et le Gouvernement du Bangladesh.

L'atelier était organisé conjointement par l'OMI et la MSA, avec le soutien du China Waterborne Transport Research et d'autres parties prenantes concernées du Gouvernement de la République populaire de Chine.

Il y a un élan grandissant vers la ratification et la mise en œuvre de la Convention de Hong Kong, qui couvre la conception, la construction, l'exploitation, l'entretien et la préparation des navires, de manière à en faciliter le recyclage sûr et écologiquement rationnel, sans compromettre la sécurité et l'efficacité de l'exploitation.

Adoptée en 2009, la Convention de Hong Kong vise à traiter toutes les questions relatives au recyclage des navires, notamment le fait que les navires vendus pour être démolis peuvent contenir des substances dangereuses pour l'environnement, comme l'amiante, des métaux lourds, des hydrocarbures ou des substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Elle entrera en vigueur 24 mois après sa ratification par 15 États, soit 40% du tonnage brut de la flotte mondiale des navires de commerce.

En vertu de ce traité, un inventaire des matières potentiellement dangereuses devra être établi pour chaque navire destiné au recyclage. Les chantiers de recyclage de navires devront se doter d'un plan de recyclage du navire qui précisera de quelle manière chaque navire sera recyclé, compte tenu de ses caractéristiques et de son inventaire.

À l'heure actuelle, il y a 13 États contractants à cette Convention, lesquels représentent 29,42% du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce. 

 

Un atelier sur la sécurité des navires de pêche se penche sur la ratification d’un traité par la Chine

01/08/2019 

Les conventions relatives aux pêches sont des outils essentiels qui permettent aux États du pavillon, aux États du port et aux États côtiers de surveiller et de contrôler efficacement les navires de pêche, ainsi que de limiter les activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée, tout en renforçant la transparence, la traçabilité et la bonne gouvernance.

Cet enjeu était au cœur d'un atelier national qui s'est tenu les 29 et 30 juillet à Shanghai (Chine). L'événement était organisé par la Shanghai Ocean University et le Bureau des pêches du ministère de l'Agriculture et des Affaires rurales de la République populaire de Chine, avec la collaboration de l'OMI, de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), des Pew Charitable Trusts et du gestionnaire du Système de numéros OMI d'identification des navires.

Les participants ont échangé à propos de la ratification et de la mise en œuvre éventuelles, par la Chine, de conventions relatives aux pêches, dont l'Accord du Cap de 2012, qui vise à améliorer les normes de sécurité applicables aux navires de pêche, et la Convention internationale de 1995 sur les normes de formation du personnel des navires de pêche, de délivrance des brevets et de veille (STCW-F).

Les participants ont aussi discuté de la mise en œuvre de l'Accord de la FAO relatif aux mesures du ressort de l'État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (2009).

À ce jour, la République populaire de Chine n'a pas encore adhéré aux traités de l'OMI sur la sécurité des navires de pêche et la formation des équipages. Cependant, la Chine a signalé qu'elle a entrepris des études importantes à propos des implications d'une ratification. L'adhésion de la Chine à l'Accord du Cap aurait un effet mondial considérable, puisque ce pays compte des milliers de navires d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres. 

Le directeur général adjoint du Bureau des Pêches, M. Han Xu, a déclaré que la sécurité des pêcheurs était une priorité pour le Gouvernement chinois. « La mise en œuvre de ces Conventions présente des difficultés en raison de la taille de notre flotte. Toutefois, nous avons un dicton en Chine : il y a davantage de solutions que de problèmes », a-t-il ajouté.

Brice Martin-Castex, de l'OMI, a déclaré : « Nous sommes ravis d'être ici, à Shanghai, pour échanger sur ces enjeux, et nous souhaitons que cet atelier ouvre la voie à une coopération continue. Les conventions et les mesures dont nous discutons fonctionnent ensemble, mais l'Accord du Cap n'est pas encore en vigueur. La Chine peut contribuer grandement à son entrée en vigueur, à titre d'État fondateur, ce qui représente une occasion à ne pas manquer ».  

L'atelier s'est conclu avec de nombreux résultats positifs. La Chine s'est engagée à assister à la Conférence ministérielle sur la sécurité des navires de pêche et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Cette conférence, organisée par l'OMI et le Gouvernement espagnol, se tiendra du 21 au 23 octobre 2019 à Torremolinos, Malaga. La Chine fournira alors des renseignements à propos des mesures à prendre pour l'entrée en vigueur de l'Accord du Cap.

La Chine a aussi accueilli favorablement la proposition, formulée par le gestionnaire du Système de numéros OMI d'identification des navires, d'autoriser l'attribution progressive de numéros d'identification des navires aux navires de pêche chinois d'une longueur égale ou supérieure à 12 mètres. Cela permettra d'alimenter le Fichier mondial des navires de pêche, des navires de transport frigorifique et des navires de ravitaillement. À l'heure actuelle, l'application de ce système aux navires de pêche se fait sur une base volontaire.  

À ce jour, 11 États, qui comptent un total de 1413 navires, ont ratifié l'Accord du Cap. Le traité entrera en vigueur 12 mois après la date à laquelle au moins 22 États, qui totaliseront 3600 navires de pêches d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres, auront consenti à être liés par cet Accord.

La Conférence ministérielle sur la sécurité des navires de pêche et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, qui se tiendra du 21 au 23 octobre, sera suivie du Groupe de travail mixte FAO/OIT/OMI sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et les questions connexes, qui se réunira du 23 au 25 octobre.

L'atelier a rassemblé 45 participants du Bureau des Pêches, du ministère de l'Agriculture et des Affaires rurales, du ministère des Transports, de la Shanghai Ocean University, de la Dalian Maritime University, de l'Association des pêcheries d'outre-mer de Chine, de la Société de classification de Chine, de toutes les autorités portuaires des provinces côtières du pays, de l'OMI, de la FAO, des Pew Charitable Trusts ainsi que le gestionnaire du Système de numéros OMI d'identification des navires.

 

Un atelier pour renforcer la préparation aux opérations de recherche et sauvetage dans le Pacifique

30/07/2019 

Un exercice de recherche et sauvetage d'envergure mené au large d'Hawaï, dans l'océan Pacifique, a été le point culminant du 8e atelier régional PACSAR, qui s'est tenu du 22 au 26 juillet.

L'atelier était organisé par l'OMI en collaboration avec la Communauté du Pacifique. L'objectif était de promouvoir la ratification, dans la région, de la Convention internationale de 1979 sur la recherche et le sauvetage maritimes. L'événement visait aussi à identifier des lacunes et à promouvoir de meilleures pratiques communes dans les services de recherche et sauvetage. (Une vidéo réalisée par le Département de la défense des États-Unis est disponible ici).

Des administrateurs et coordonnateurs en recherche et sauvetage d'îles du Pacifique faisaient partie des participants. En plus de l'exercice pratique de sauvetage de grande ampleur, les participants ont assisté à des séances en classe à propos d'un éventail de sujets, dont la coordination des opérations de recherche et sauvetage dans la région, l'efficacité de la planification et de la gestion de ces opérations, ainsi que les exigences internationales pour la recherche et sauvetage.

Des séances ont aussi porté sur les liens entre les services de recherche et sauvetage maritimes et aéronautiques, ainsi que sur les limites des équipements aériens et de surface qui aident au repérage lors des interventions.

Organisé tous les deux ans, l'atelier a aussi permis aux participants d'échanger leurs points de vue et de partager leur expérience. Les États et territoires insulaires océaniens ont pu faire le point sur les progrès accomplis en lien avec le Plan stratégique 2017-2021 du PACSAR SC. L'atelier a également permis de dresser un portrait opérationnel régional des opérations de recherche et sauvetage, de même que des ressources disponibles.

De plus, l'événement a souligné la valeur et le potentiel de l'Association des Océaniennes du secteur maritime (PacWIMA) et des sections nationales afin de promouvoir des mesures de prévention des accidents, d'éduquer et de sensibiliser le public à propos de la sécurité en mer. Les États et territoires insulaires océaniens ont ainsi été invités à inclure PacWIMA et ses sections nationales dans les interventions auprès de la communauté lorsque cela est possible.

L'hôte de l'atelier était la quatorzième division de la Garde Côtière des États-Unis à Honolulu, Hawaï. Les sessions plénières se sont déroulées au Daniel K. Inouye Asia Pacific Centre for Security Studies.

L'événement était parrainé par les Gouvernements de la Chine, de la Nouvelle-Zélande et des États-Unis, et soutenu par le comité directeur sur la recherche et sauvetage dans le Pacifique.

En outre, les Gouvernements de l'Australie, de la France, de la Nouvelle-Zélande et des États-Unis ont fourni un soutien logistique, notamment un hélicoptère et trois unités de recherche de surface. 

 

Un exercice de nettoyage des plages mené par une association de femmes africaines

30/07/2019 

Un exercice inaugural de nettoyage des plages mené par des femmes d'Afrique orientale et australe a permis de sensibiliser le public aux problèmes environnementaux causés par les déchets marins.

Au Kenya seulement, l'exercice a permis de ramasser 337 kg de déchets générés par des activités menées à terre.

La journée a été dirigée par des membres de l'Association des femmes du secteur maritime d'Afrique de l'Est et australe (WOMESA), une organisation appuyée par l'OMI, en collaboration avec d'autres membres de l'industrie et des communautés locales.

Ce nettoyage, qui s'est tenu le 27 juillet, a été organisé pour souligner la Journée africaine des mers et des océans. Il a aussi permis de souligner le rôle important des femmes africaines dans la préservation du milieu marin, afin d'assurer la viabilité des moyens de subsistance.

L'OMI a adopté un plan d'action pour limiter les déchets marins provenant des navires et s'est engagée à soutenir l'atteinte des cibles fixées par l'objectif de développement durable (ODD) 14 de prévenir et à réduire nettement la pollution marine de tous types, incluant les déchets en mer.

La pollution et la négligence humaine, comme le rejet de plastique dans des cours d'eau, a des conséquences dévastatrices sur les écosystèmes marins. Cela pose un problème particulier dans les zones marines et côtières d'Afrique, qui sont parmi les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques. 

 

En Algérie, une formation de l'OMI pour protéger le milieu marin

10/04/2019 

Une formation de l'OMI portant sur le traité international qui réglemente le rejet des déchets à la mer, le Protocole de Londres, s'est tenue à Alger (Algérie) les 9 et 10 avril. Plusieurs représentants gouvernementaux algériens ainsi que des représentants* de compagnies maritimes et des autorités portuaires du pays étaient réunis pour l'occasion.

L'atelier a permis à différents secteurs de collaborer, favorisant ainsi une application efficace des mesures visant à protéger le milieu marin contre l'immersion des déchets nocifs** en mer.

Les participants se sont intéressés aux moyens d'évaluer efficacement l'impact du rejet de certaines substances sur l'environnement, y compris les déblais de dragage et les effluents des usines de dessalement. Ils ont également pu débattre des avantages liés au réseau mondial d'experts et de scientifiques rattaché au Protocole de Londres, ainsi que des recherches en cours visant à mettre au point des techniques innovantes et durables pour prévenir la pollution des mers due à l'immersion.

L'atelier a été organisé par le Bureau de la Convention et du Protocole de Londres et des affaires océaniques de l'OMI et la Direction de la marine marchande et des ports du Ministère algérien des travaux publics et des transports, avec le concours d'Environnement et Changement climatique Canada.

* l'événement a rassemblé 35 participants représentant des ministères et des administrations chargés des questions liées au transport, à l'environnement, à la pêche, au tourisme et aux affaires étrangères, ainsi que des compagnies maritimes et des autorités portuaires.

** tels que définis par le Protocole de Londres et le Protocole relatif aux opérations d'immersion de la Convention de Barcelone – la convention régionale pour la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée, mise en place dans le cadre du Programme pour les mers régionales d'ONU Environnement.

 

6 avril 2019 : êtes-vous prêts pour la réinitialisation de la numérotation du calendrier GPS ?

02/04/2019 

Les utilisateurs du service de positionnement normal du système mondial de localisation (GPS-SPS) sont priés de vérifier l'état de leur système GPS en amont de la réinitialisation de la numérotation du calendrier GPS, qui sera effectuée le 6 avril 2019. Certains récepteurs GPS obsolètes pourraient cesser de fonctionner correctement après cette date, ce qui pourrait avoir de graves conséquences sur la navigation.

Pourquoi cette réinitialisation ? Le système GPS transmet des données de temps aux récepteurs à l'aide d'un format qui tient compte du nombre de semaines écoulées depuis la date de démarrage du GPS, soit le 6 janvier 1980, et qui s'appuie sur un espace de stockage de 10 bits. Ce dernier est donc limité à un maximum de 1 023 semaines. Lorsqu'il atteint la semaine 1 024, le système GPS est alors réinitialisé à la semaine zéro. La dernière réinitialisation remonte au 21 août 1999.

Il est connu que certains récepteurs GPS sont incapables d'opérer la transition entre la semaine 1 023 et la semaine 1 024. S'il est obsolète ou s'il n'a pas bénéficié des mises à jour pertinentes, le récepteur GPS considérera que la semaine zéro correspond au mois d'août 1999. Ainsi, les horloges internes de ces récepteurs GPS ne disposeront plus d'une référence absolue et pourraient transmettre des données de temps et de position erronées ou cesser de fonctionner de façon permanente. Certains de ces récepteurs GPS peuvent être réparés grâce à des mises à jour tandis que d'autres deviendront inutilisables.

Il est conseillé aux utilisateurs de vérifier l'état de leur récepteur auprès du fabricant de leur GPS. L'OMI a publié une circulaire relative à la sécurité de la navigation (SN.1/Circ.182/Add.1) dans laquelle elle invite les usagers maritimes à prendre des mesures en prévision de cette réinitialisation.

Le GPS-SPS est reconnu par l'OMI en tant qu'élément du système mondial de radionavigation depuis 1996.

 

Sécurité des navires : la Géorgie adhère à la Convention sur les lignes de charge

28/03/2019 

Aujourd'hui, jeudi 28 mars, la Géorgie est devenue le 112ème État à adhérer au Protocole de 1988 relatif à la Convention internationale de 1966 sur les lignes de charge – un important traité de l'Organisation maritime internationale (OMI) sur la sécurité des navires. Il est reconnu depuis longtemps que la limitation du tirant d'eau en charge d'un navire contribue dans une large mesure à sa sécurité. Ces limitations sont indiquées sous la forme de francs‑bords. Les mesures prévues par le traité tiennent compte des risques auxquels les navires pourraient être exposés dans différentes zones et à différentes saisons.

Le Protocole de 1988 a été adopté afin de réviser et d'actualiser la Convention de 1966. L'annexe technique contient plusieurs mesures de sécurité additionnelles concernant les portes, les sabords de décharge, les écoutilles et plusieurs autres éléments. Ces mesures ont principalement vocation à assurer l'étanchéité aux intempéries et à l'eau des structures du navire au-dessous du pont de franc-bord. Toutes les lignes de charge assignées doivent être marquées au milieu du navire de chaque côté de la coque, de même que la ligne de pont.

Mme Tamar Beruchashvili, Ambassadrice de Géorgie au Royaume-Uni et Représentante permanente du pays auprès de l'OMI, a donc rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre l'instrument d'adhésion au traité.

 

Le Japon ratifie la Convention sur le recyclage des navires

27/03/2019 

Le traité de l'OMI pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires vient de connaître un nouvel élan. Le Japon est en effet devenu le dixième État à ratifier l'instrument. La Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires couvre la conception, la construction, l'exploitation, l'entretien et la préparation des navires de façon à promouvoir un recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires, sans compromettre la sécurité et l'efficacité de leur exploitation.

En vertu de ce traité, les navires destinés au recyclage seront tenus d'avoir à leur bord un inventaire des matières potentiellement dangereuses, qui devra être spécifique à chaque navire. Les chantiers de recyclage des navires devront quant à eux fournir un « plan de recyclage du navire » pour indiquer la manière dont chaque navire devra être recyclé, compte tenu de ses particularités et de son inventaire.

Ce mercredi 27 mars, M. Koji Tsuruoka, Ambassadeur du Japon au Royaume-Uni et Représentant permanent du pays auprès de l'OMI, a ainsi rencontré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de déposer l'instrument d'adhésion.

Afin d'aider à sensibiliser la communauté internationale à l'importance d'une entrée en vigueur rapide de la Convention de Hong Kong, le Ministère japonais du territoire, des infrastructures, des transports et du tourisme et le Secrétariat de l'OMI organiseront prochainement un séminaire international intitulé "Ship Recycling - Towards the Early Entry into Force of the Hong Kong Convention". Ce séminaire, qui se tiendra le 10 mai 2019 au siège de l'OMI, à Londres, sera l'occasion de débattre des moyens de promouvoir la viabilité du recyclage des navires et de permettre à la Convention de Hong Kong d'entrer en vigueur dans les meilleurs délais.

Les États contractants à la Convention sur le recyclage des navires sont la Belgique, le Congo, le Danemark, la France, le Japon, la Norvège, le Panama, les Pays-Bas, la Serbie et la Turquie. Ensemble, ils représentent environ 23,16 % du tonnage brut de la flotte mondiale des navires de commerce. Le volume annuel maximal de recyclage des navires des États contractants au cours des dix dernières années représente au total un tonnage brut de 1 709 955, soit 0,57 % du tonnage de la flotte des navires de commerce de ces mêmes États.

La Convention entrera en vigueur 24 mois après la date à laquelle les conditions suivantes auront été remplies : au moins 15 États ont ratifié la Convention ; les flottes marchandes des États contractants représentent au total au moins 40 % du tonnage brut de la flotte mondiale des navires de commerce ; et le volume annuel maximal de recyclage des navires des États contractants au cours des dix dernières années représente au total au moins 3 % du tonnage brut de l'ensemble de la flotte mondiale des navires de commerce desdits États.

 

Une formation pour renforcer la lutte contre les déversements d’hydrocarbures dans les Caraïbes

13/03/2019 

Du 11 au 14 mars, Saint-Kitts-et-Nevis accueille un cours de formation* destiné aux responsables chargés d'intervenir en cas de déversement d'hydrocarbures dans la région des Caraïbes.

Financé par l'OMI, l'événement rassemble des participants venus de 15 pays** et se concentre sur les aspects tactiques de la préparation et de l'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures et sur l'application des systèmes de gestion des incidents pour garantir l'efficacité de la coordination de la lutte contre les déversements d'hydrocarbures. Il est également l'occasion de valoriser plusieurs exemples de pays ayant ratifié les instruments internationaux pertinents en matière de préparation et de lutte contre la pollution par les hydrocarbures, adopté une législation nationale de lutte contre les déversements d'hydrocarbures et renforcé leurs capacités d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures.

Le cours de formation participe à la réalisation du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et des objectifs de développement durable qui y sont associés, et en particulier de l'objectif 14 – « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ».

Cet événement a été organisé sous l'égide du Centre régional d'activités de formation et de renseignements en cas de situation critique due à la pollution marine pour les Caraïbes (RAC/REMPEITC-Caribe), qui avait été mis en place dans le cadre du Programme pour les mers régionales d'ONU Environnement pour les Caraïbes.

* Cours de formation de niveau 2 sur la Convention internationale sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC) de l'OMI.

** Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Aruba, Barbade, Cuba, Curaçao, Dominique, Grenade, Guyana, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Suriname, Trinité-et-Tobago et Venezuela.

 

Publication de directives pour assurer le suivi des matières plastiques dans les océans

13/03/2019 

Une nouvelle série de directives pour le suivi des matières plastiques et des microplastiques dans les océans vient d'être publiée et devraient permettre d'harmoniser la manière avec laquelle les scientifiques et les autres acteurs concernés mesurent l'ampleur du problème des déchets plastiques en mer.

Les directives pour le suivi et l'évaluation des déchets plastiques dans les océans (Guidelines for the Monitoring and Assessment of Plastic Litter in the Ocean) ont été publiées par le Groupe mixte d'experts chargé d'étudier les aspects scientifiques de la protection de l'environnement marin (GESAMP), un organe consultatif qui conseille les organismes des Nations Unies sur les aspects scientifiques de la protection du milieu marin. Les directives présentent les types d'échantillons à prélever ainsi que les méthodes de prélèvement et expliquent comment enregistrer et évaluer les matières plastiques qui se trouvent dans les océans et sur les côtes, notamment par le biais d'enquêtes de références. Elles contiennent également des recommandations, des conseils et des orientations pratiques pour la mise en place de programmes permettant de suivre et d'évaluer la répartition et l'abondance des déchets ou débris plastiques dans les océans.

Les directives proposent en outre des définitions communes des différentes catégories de détritus marins et de matières plastiques, donnent des exemples des différentes tailles et formes de déchets plastiques et expliquent comment concevoir des programmes de suivi et d'évaluation, prélever des échantillons et réaliser des enquêtes. Certaines sections des directives portent sur les programmes de sciences citoyennes, c'est-à-dire des programmes d'enquête et de recherche sur les détritus marins auxquels participent des citoyens volontaires. Les directives prévoient par ailleurs des chapitres détaillés sur le suivi des matières plastiques qui flottent à la surface et de celles qui reposent sur les fonds marins.

Les directives peuvent être téléchargées gratuitement à partir du site Internet du GESAMP.

Elles peuvent être utilisées par les organisations nationales, intergouvernementales et internationales chargées de gérer les conséquences sociales, économiques et environnementales liées aux activités humaines menées à terre et en mer.

Les directives entendent remédier au fait que, à ce jour, aucune méthodologie n'a été approuvée à l'échelle internationale pour rendre compte de la répartition et de l'abondance des déchets plastiques et des microplastiques dans les océans. Enfin, elles participent directement à la réalisation de l'objectif de développement durable 14 des Nations Unies sur les océans, notamment dans le contexte de la cible 14.1 – « D'ici à 2025, prévenir et réduire nettement la pollution marine de tous types, en particulier celle résultant des activités terrestres, y compris les déchets en mer et la pollution par les nutriments ».

 

Déchets plastiques en mer : l'OMI présente son plan d'action

11/03/2019 

Du 11 au 15 mars, à Nairobi (Kenya), une manifestation parallèle portant sur les sources marines de déchets présents dans le milieu marin se tient en marge de l'Assemblée des Nations Unies pour l'environnement. L'occasion de mieux comprendre les conséquences liées à la présence de déchets plastiques dans les mers et les océans ainsi que les moyens de les éliminer.

Les sources marines de déchets présents dans le milieu marin, et en particulier le secteur des transports maritimes et l'industrie de la pêche, représentent une part importante des détritus marins et ont de graves effets sur le milieu marin, la sécurité alimentaire, la protection des animaux, la santé humaine, la sécurité et les moyens de subsistance.

Dans le cadre de cet événement, l'Organisation maritime internationale (OMI) a pu expliquer aux participants comment elle comptait intensifier la lutte contre ce problème grâce à son plan d'action, adopté en 2018. Ce dernier vise à renforcer le cadre réglementaire existant et à introduire de nouvelles mesures complémentaires pour réduire les déchets plastiques rejetés dans le milieu marin par les navires.

Bien qu'elle ait été la première à interdire l'évacuation dans la mer des matières plastiques provenant des navires, il y a presque 30 ans, l'OMI ne cesse de réviser les pratiques en vigueur dans le but de les améliorer. De plus amples renseignements relatifs au plan d'action de l'OMI ont été partagés au cours de la manifestation, au sujet notamment de l'utilisation d'installations adéquates dans les ports et les terminaux pour la réception des ordures et de la recommandation selon laquelle « tous les propriétaires et les exploitants de navires devraient embarquer le moins de matières susceptibles de devenir des ordures ».

Une minute de silence a été observée en la mémoire de notre consœur des Nations Unies, Joanna Toole, qui devait participer à l'événement et qui a tragiquement perdu la vie lors du crash de l'avion d'Ethiopian Airlines.

L'événement a été mis en place conjointement par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), ONU Environnement, le Partenariat mondial sur les déchets marins (GPML), Ocean Conservancy et la Global Ghost Gear Initiative.

 

Lumière sur le Programme de l'OMI en faveur de l’égalité des sexes

05/03/2019 

Ce lundi 4 mars, le Programme de l'OMI sur les femmes du secteur maritime et le thème de la Journée mondiale de la mer 2019 étaient à l'honneur lors d'une session sur les femmes, la paix et la résolution des conflits organisée au palais de Westminster, à Londres (Royaume-Uni). La présentation a permis de communiquer des renseignements sur l'approche stratégique adoptée par l'OMI au cours des 31 dernières années en vue d'améliorer la contribution des femmes en tant que parties prenantes clés du secteur maritime. L'OMI est résolument engagée à soutenir ses États Membres dans la réalisation du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et de ses 17 objectifs de développement durable, et en particulier de l'objectif 5 – « Parvenir à l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ». Sur les 1,2 million de gens de mer dans le monde, environ 2 % d'entre eux sont des femmes.

Il est évident qu'investir dans la participation des femmes est le moyen le plus efficace de tirer le meilleur parti des communautés, des entreprises et même des pays. Les pays dans lesquels les femmes sont traitées sur un pied d'égalité avec les hommes jouissent d'une meilleure croissance économique. Les accords de paix qui font intervenir des femmes s'avèrent viables à plus long terme. Favoriser la diversité hommes-femmes au sein d'une équipe permet souvent à cette dernière d'accroître son efficacité. Dans le domaine de la piraterie par exemple, certaines femmes peuvent être de meilleures négociatrices grâce à leurs compétences relationnelles.

Il ne fait donc pas l'ombre d'un doute que l'égalité entre les femmes et les hommes est un avantage pour tous.

L'événement a été organisé par Rotary International. 

 

Les technologies vertes au service de la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des navires

27/02/2019 

Comment les technologies vertes et l'innovation peuvent-elles contribuer à la réalisation de la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires ? Voici l'une des principales questions à l'ordre du jour du forum mondial Greentech in shipping organisé cette semaine, les 26 et 27 février, à Hambourg (Allemagne).

Lors de la conférence, Camille Bourgeon, fonctionnaire technique au sein de la Division du milieu marin de l'OMI, s'est exprimé face à plusieurs experts du secteur maritime au sujet des technologies vertes et de l'innovation, en expliquant que leurs travaux seraient essentiels pour permettre la réalisation de la Stratégie initiale de l'OMI et atteindre l'objectif de faire des transports maritimes un secteur à zéro émission de carbone.

Adoptée par les États Membres de l'OMI l'année dernière, la Stratégie est un engagement clair de l'Organisation en faveur de la réduction progressive des émissions de GES provenant des navires. Elle établit par ailleurs un lien direct avec l'Accord de Paris et fixe plusieurs niveaux d'ambition, visant notamment à réduire le volume total des émissions de GES annuelles imputables au secteur d'au moins 50 % d'ici à 2050.

« Ces niveaux d'ambition et les technologies joueront un rôle clé pour permettre aux transports maritimes de devenir un secteur à faible ou à zéro émission de carbone à l'avenir. Cela sera notamment le cas des innovations technologiques relatives aux sources d'énergie et aux combustibles de remplacement », a déclaré M. Bourgeon dans le cadre de son intervention.

« Il est encourageant de constater que de nombreux acteurs au sein des compagnies, des sociétés de classification et des groupes de recherche s'efforcent de trouver de nouvelles solutions et de voir que ce forum offre la possibilité aux parties prenantes du secteur de poursuivre les discussions à ce sujet – qu'il s'agisse notamment des combustibles de substitution, des technologies des moteurs, des dispositifs de postcombustion ou des technologies d'économies d'énergie », a-t-il ajouté.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les travaux menés par l'OMI en vue de réduire les émissions de carbone du secteur maritime et de lutter contre la pollution atmosphérique.

 

Les Émirats arabes unis adhèrent à un instrument clé de l'OMI sur la pollution de l'atmosphère et le rendement énergétique des navires

20/02/2019 

Les Émirats arabes unis (EAU) sont maintenant le dernier État en date à avoir adhéré à l'Annexe VI de MARPOL – un instrument de l'Organisation maritime internationale (OMI) qui établit des règles pour la prévention de la pollution de l'atmosphère par les navires et contient des prescriptions en matière de rendement énergétique. Avec cette adhésion, les États contractants sont désormais au nombre de 93, représentant 96,6 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce.

L'Annexe VI de MARPOL introduit des limites d'émission pour les principaux polluants atmosphériques provenant des gaz d'échappement des navires, y compris les oxydes de soufre (SOx) et les oxydes d'azote (NOx), et interdit l'émission délibérée de substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Elle contient également des mesures de rendement énergétique visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des navires.

Ce mercredi 20 février, Mme Rawdha Al Otaiba, chef adjointe de la mission émirienne au Royaume-Uni, a ainsi rencontré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de déposer l'instrument d'adhésion.

 

Les Pays-Bas ratifient la Convention sur le recyclage des navires

20/02/2019 

Le traité de l'OMI pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires vient de connaître un nouvel élan. Les Pays-Bas sont en effet devenus cette semaine le huitième État à ratifier l'instrument.

La Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires couvre la conception, la construction, l'exploitation, l'entretien et la préparation des navires de façon à promouvoir un recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires, sans compromettre la sécurité et l'efficacité de leur exploitation.

En vertu de ce traité, les navires destinés au recyclage seront tenus d'avoir à leur bord un inventaire des matières potentiellement dangereuses, qui devra être spécifique à chaque navire. Les chantiers de recyclage des navires devront quant à eux fournir un « plan de recyclage du navire » pour indiquer la manière dont chaque navire devra être recyclé, compte tenu de ses particularités et de son inventaire.

Ce mercredi 20 février, M. Dick Brus, de la Direction générale des affaires maritimes des Pays-Bas, a ainsi rencontré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de déposer l'instrument d'acceptation.

 

Le Guyana ratifie onze instruments de l’OMI

20/02/2019 

Le Guyana vient de ratifier toute une série d'instruments de l'OMI visant à améliorer la sécurité, la sûreté et la propreté des transports maritimes internationaux. Les traités en question couvrent un large éventail de sujets, comme la pollution des mers, l'immersion des déchets en mer ou encore l'intervention face aux événements de pollution mettant en cause des substances nocives et potentiellement dangereuses. Le pays a ratifié deux importants traités visant à préserver la biodiversité, à savoir la Convention sur la gestion des eaux de ballast et la Convention sur les systèmes antisalissure. Il a également ratifié des instruments relatifs à la répression des actes illicites contre la sécurité de la navigation et à l'enlèvement des épaves des fonds marins, ainsi que quatre autres portant sur la responsabilité et l'indemnisation.

Au total, le Guyana a ratifié onze traités de l'OMI. Aujourd'hui, mercredi 20 février, M. Frederick Hamley Case, Haut-Commissaire de la République coopérative du Guyana, a rencontré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de déposer les différents instruments d'adhésion.

 

Le Costa Rica adhère à la Convention visant à faciliter le trafic maritime international

12/02/2019 

Le Costa Rica est le dernier pays en date à avoir ratifié la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (Convention FAL). Ce traité de l'OMI a pour objectif d'améliorer la communication entre les navires et les ports afin que les cargaisons puissent circuler plus rapidement, plus facilement et plus efficacement. Aujourd'hui, mardi 12 février, l'Ambassadeur du Costa Rica, M. Rafael Ortiz Fábrega, a rencontré le Secrétaire général de l'OMI au siège de l'Organisation, à Londres, pour déposer l'instrument d'adhésion. Cliquez ici pour en savoir plus sur la Convention FAL – pourquoi elle est nécessaire, le rôle des gouvernements ou encore l'échange électronique de données à partir du 8 avril 2019.

 

À Bali, un séminaire pour promouvoir les traités internationaux de lutte contre le terrorisme dans la région

08/02/2019 

Les instruments internationaux de sûreté maritime et de lutte contre le terrorisme* de l'OMI sont essentiels pour soutenir les pays dans la lutte contre le terrorisme. Afin de promouvoir ces traités en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est, l'OMI et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) organisent un séminaire inter-régional à Bali (Indonésie) du 5 au 8 février.

Le séminaire aborde la nécessité de ratifier les divers instruments internationaux de lutte contre le terrorisme, d'incorporer leurs dispositions dans la législation nationale et de promouvoir la collaboration régionale et interinstitutionnelle.

Cet évènement s'inscrit dans la continuité de plusieurs séminaires nationaux récemment organisés au Bangladesh, aux Maldives, aux Philippines, au Sri Lanka et au Viet Nam, et d'un événement sous-régional qui s'est tenu au siège de l'OMI en novembre 2018.

Ce séminaire permet aux participants** de partager leurs expériences et leurs meilleures pratiques, et d'explorer la possibilité de mettre en place une collaboration régionale et inter-régionale en matière de prévention et de lutte contre le terrorisme maritime.

Il s'agit de la dernière étape de la phase 1 du projet partnership without paperwork, initié par l'ONUDC et financé par le Gouvernement japonais. Durant ce séminaire, l'OMI aborde des sujets tels que « le cadre juridique international de la lutte contre le terrorisme », « le transport présumé d'armes nucléaires, biologiques et chimiques par les navires en transit ou traversant les eaux territoriales » et « les actes de terrorisme biologique et les évènements ayant fait de nombreuses victimes et impliquant des navires de croisières à quai au port ».

* Y compris le chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et les instruments pour la répression d'actes illicites (SUA)

** Le séminaire a rassemblé des participants des pays suivants : Bangladesh ; Cambodge ; Indonésie ; Malaisie ; Maldives ; Népal ; Philippines ; République démocratique populaire lao ; Sri Lanka ; et Viet Nam.

 

L’OMI contribue au développement maritime de l’Afrique

06/02/2019 

Dans le cadre de ses efforts permanents visant à aider les pays africains à améliorer la viabilité de leur secteur économique et à renforcer leur économie bleue, l'Organisation maritime internationale (OMI) travaille régulièrement avec ses partenaires pour soutenir leurs initiatives.

Une partie de ces travaux consiste à participer à deux grands exercices annuels de sûreté maritime en Afrique. Le premier, Cutlass Express, se déroule actuellement (du 25 janvier au 7 février) à Djibouti, au Mozambique et aux Seychelles. Il vise tout particulièrement à favoriser la collaboration entre les marines nationales, les organismes civils et les différents pays concernés, comme le prévoient le Code de conduite de Djibouti et l'Amendement de Djedda au Code de conduite de Djibouti – un accord régional de lutte contre la criminalité maritime dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden que l'OMI a aidé à mettre en place.

En marge de l'exercice Cutlass Express, l'OMI participe également à un séminaire de hauts dirigeants organisé par le Centre d'études stratégiques de l'Afrique à Maputo (Mozambique), auquel prennent part les dirigeants des marines nationales de la région. À cette occasion, l'OMI entend mettre l'accent sur la nécessité d'adopter une approche interinstitutionnelle, pluridisciplinaire et pangouvernementale du développement maritime dans le contexte des Codes de conduite, et sur le fait que la sûreté maritime permet de soutenir le développement économique et de favoriser une plus grande stabilité.

 

La Turquie ratifie la Convention sur le recyclage des navires

31/01/2019 

La Turquie, qui est l'un des cinq plus grands États recycleurs au monde, vient de ratifier la Convention de Hong Kong – un important traité de l'OMI relatif au recyclage des navires.

La Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires couvre la conception, la construction, l'exploitation, l'entretien et la préparation des navires de façon à promouvoir un recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires, sans compromettre la sécurité et l'efficacité de leur exploitation.

En vertu de cet instrument, les navires destinés au recyclage devront posséder un inventaire des matières potentiellement dangereuses, lequel devra être propre à chaque navire. Les chantiers de recyclage des navires devront fournir un plan de recyclage du navire pour indiquer la manière dont chaque navire devra être recyclé, compte tenu de ses particularités et de son inventaire.

Dans son instrument de ratification, la Turquie déclare qu'un navire ne pourra être recyclé dans sa ou ses installations de recyclage autorisées qu'après l'approbation expresse du plan de recyclage du navire.

Aujourd'hui, jeudi 31 janvier, M. Ümit Yalçın, Ambassadeur et Représentant permanent de la République turque auprès de l'OMI, a ainsi rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, afin de lui remettre l'instrument de ratification.

La Turquie devient ainsi le septième État à ratifier la Convention sur le recyclage des navires. Le traité entrera en vigueur 24 mois après sa ratification par 15 États, soit 40 % du tonnage brut de la flotte mondiale des navires de commerce, le volume annuel maximal de recyclage de navires représentant au total au moins 3 % du tonnage.

Les sept États contractants représentent plus de 20 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce, dont le volume annuel maximal de recyclage de navires au cours des dix dernières années représente au total un tonnage brut de 1 652 961 – soit 0,62 % du tonnage de la flotte des navires de commerce des mêmes États (Belgique, Congo, Danemark, France, Norvège, Panama et Turquie).

Les cinq plus grands États recycleurs au monde sont le Bangladesh, la Chine, l'Inde, le Pakistan et la Turquie, représentant plus de 90 % des activités de recyclage recensées dans le monde.

L'Organisation maritime internationale (OMI) met actuellement en œuvre un projet visant à aider le Bangladesh à renforcer ses capacités en vue d'élaborer une feuille de route de réformes juridiques, politiques et institutionnelles pour accompagner le pays dans le processus d'adhésion à la Convention internationale de Hong Kong. Le projet a également vocation à former les principaux acteurs du secteur bangladais du recyclage des navires. 

 

À Djibouti, un atelier s’intéresse à la facilitation du trafic maritime

25/01/2019 

De nouvelles prescriptions relatives à l'échange électronique de données pour l'accomplissement des formalités concernant les navires prendront effet le 9 avril 2019. Afin de se préparer au mieux à cette étape, un atelier national sur la facilitation du trafic maritime a été organisé à Djibouti du 22 au 24 janvier. L'événement a rassemblé plusieurs représentants des ministères chargés de l'accomplissement des formalités concernant les navires, les cargaisons, les équipages et les passagers dans les ports nationaux, ainsi que plusieurs acteurs privés, et permis de les sensibiliser à ces nouvelles prescriptions. L'atelier s'est en outre intéressé aux avantages liés à l'utilisation du guichet unique maritime et à l'échange électronique de données. Il a également permis d'aborder un certain nombre de questions de facilitation, comme celles des passagers clandestins ou des personnes secourues en mer. Le séminaire a été organisé par l'Organisation maritime internationale (OMI) et la Direction des affaires maritimes de Djibouti.

 

La Fédération de Russie adhère au traité de l’OMI prévoyant l’indemnisation des passagers

18/01/2019 

Cette semaine, mercredi 16 janvier, la Fédération de Russie a adhéré au traité de l'OMI prévoyant une assurance obligatoire pour couvrir les passagers à bord des navires. Le Protocole de 2002 à la Convention d'Athènes de 1974 relative au transport par mer de passagers et de leurs bagages définit les limites de responsabilité pour les événements impliquant des passagers à bord d'un navire, notamment en cas de décès ou de lésions corporelles d'un passager, de dommages causés aux bagages et aux véhicules ou de la perte de ceux-ci. M. Yury Melenas, Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l'OMI, a ainsi rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, afin de lui remettre l'instrument d'adhésion. 

 

L’interprétation de conférence ou comment franchir la barrière de la langue

18/01/2019 

La nature multinationale et multiculturelle du système des Nations Unies est l'une de ses grandes forces. Les organismes de l'ONU essayent dans la mesure du possible de travailler dans la langue de leurs délégués ou au moins dans une langue qu'ils connaissent et avec laquelle ils se sentent à l'aise. La grande majorité des réunions internationales du système des Nations Unies assurent des services d'interprétation simultanée dans les six langues officielles de l'ONU que sont l'anglais, l'arabe, le chinois, l'espagnol, le français et le russe.

Ainsi, les interprètes sont souvent les héros méconnus de la diplomatie internationale. La semaine dernière, les 12 et 13 janvier, l'Organisation maritime internationale (OMI) a accueilli une réunion de l'Association internationale des interprètes de conférence (AIIC). L'ONU et l'AIIC travaillent en étroite collaboration. L'année 2019 marque d'ailleurs le cinquantième anniversaire du premier accord conclu entre ces deux acteurs pour définir les conditions d'emploi des interprètes de conférence indépendants. La réunion a permis aux interprètes présents de tester les cabines d'interprétation et les services de conférence de l'OMI, ainsi que de nouveaux systèmes d'interprétation simultanée à distance dans le cadre d'exercices de simulation.

 

Ouverture du Sous-comité de la navigation, des communications et de la recherche et du sauvetage

16/01/2019 

Le Recueil sur la navigation polaire de l'OMI permet de s'assurer que les navires exploités dans l'environnement hostile des eaux arctiques et antarctiques tiennent compte des températures extrêmes et veillent à ce que le matériel essentiel reste opérationnel. Le projet de directives générales relatives au matériel de navigation et de communication destiné à être utilisé à bord des navires exploités dans les eaux polaires doit être finalisé dans le cadre de la 6ème session du Sous-comité de la navigation, des communications et de la recherche et du sauvetage (NCSR 6) de l'OMI, qui se réunit du 16 au 25 janvier. Ces directives doivent inclure des recommandations sur les essais de température et de choc mécanique ainsi que des recommandations visant à traiter les questions de l'accumulation de glace et des performances des piles à des températures basses.

Le Sous-comité examinera en outre les travaux de la 14ème réunion du Groupe d'experts OMI/UIT sur les questions liées aux radiocommunications maritimes. La réunion finalisera le projet de texte faisant état de la position de l'OMI sur ces mêmes questions en vue de le soumettre à la 19ème Conférence mondiale des radiocommunications (CMR 19), qui se tiendra au mois de novembre 2019. La disponibilité de fréquences sans brouillage du spectre radioélectrique réservé aux radiocommunications maritimes et à la radionavigation est essentielle pour assurer la sécurité et la sûreté des transports maritimes.

Le NCSR poursuivra ensuite les travaux qu'il mène sur un certain nombre de points clés de l'ordre du jour, comme les travaux visant à moderniser le système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM). Le SMDSM a été adopté en 1988 afin de garantir une pleine intégration des radiocommunications maritimes et des communications par satellites afin que les alertes de détresse puissent être émises à n'importe quel endroit de la planète. Le plan de modernisation vise à actualiser les dispositions de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS), notamment concernant l'autorisation d'incorporer de nouveaux services de communication par satellites.

S'agissant de l'e-navigation, le Sous-comité se concentrera sur l'harmonisation et la normalisation – qui sont fondamentales pour permettre une application efficace de la stratégie de l'OMI en matière d'e-navigation. Il doit : fournir une description de plusieurs services maritimes coordonnés par diverses organisations, en vue d'améliorer l'harmonisation ; et progresser dans l'élaboration du projet de directives sur les modes d'exploitation normalisés (S-Mode), lequel permettra de renforcer la normalisation des renseignements et l'interface utilisateur qu'utilisent les gens de mer.

Pour ce qui est des questions liées à la recherche et au sauvetage, le NCSR examinera les recommandations formulées lors de la dernière réunion du Groupe de travail mixte de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et de l'OMI. Les deux Organisations collaborent étroitement pour harmoniser les procédures de recherche et de sauvetage aéronautiques et maritimes. La réunion doit également permettre de valider le cours type révisé intitulé « Recherche et sauvetage – Coordination des missions ».

Enfin, parmi les autres points de l'ordre du jour, le Sous-comité doit : étudier les propositions de nouvelles mesures d'organisation du trafic maritime ainsi que les propositions d'amendements aux mesures existantes ; examiner les mises à jour des dispositions relatives aux renseignements sur la sécurité maritime (RSM) ; et débattre d'un certain nombre de questions liées au fonctionnement et à l'exploitation du système d'identification et de suivi des navires à grande distance (LRIT).

La 6ème session du Sous-comité NCSR a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et se déroule sous la présidence de M. Ringo Lakeman (Pays-Bas). Cliquez ici pour visualiser les photos.

 

Technologie et automatisation : publication d’un rapport sur les défis qui attendent le secteur maritime

16/01/2019 

Ce mardi 15 janvier, le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, a insisté sur la nécessité de tenir compte de la formation des gens de mer et des normes connexes pour accompagner l'évolution du secteur des transports maritimes, au sein duquel la technologie et l'automatisation sont de plus en plus présentes. S'exprimant à l'occasion du lancement d'un nouveau rapport intitulé « Transport 2040: Automation, Technology and Employment - the Future of Work », au siège de l'OMI, M. Lim a évoqué un certain nombre de questions sur lesquelles l'ensemble des parties prenantes devront se pencher : Comment le marin du futur pourra-t-il gérer les défis liés à l'utilisation accrue des technologies et de l'automatisation au sein du secteur maritime ? Quels seront les effets de ces nouvelles technologies sur la nature des emplois du secteur ? Quelles normes s'appliqueront aux gens de mer en matière d'enseignement, de formation et de brevets pour répondre aux exigences des emplois de demain ?

Une des orientations stratégiques de l'OMI vise à intégrer les technologies nouvelles et avancées dans le cadre réglementaire. Cela suppose de trouver un juste équilibre entre les avantages découlant des technologies nouvelles et avancées et les préoccupations liées à la sécurité et la sûreté, les conséquences pour l'environnement et la facilitation du commerce international, les éventuels coûts pour le secteur et les répercussions sur le personnel à bord et à terre. « Les États membres et les acteurs du secteur maritime doivent anticiper les conséquences que ces changements pourraient avoir et se préparer à y faire face », a expliqué M. Lim.

Publié par la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) et l'Université maritime mondiale (UMM), ce rapport est la toute première évaluation exhaustive et indépendante à être réalisée en vue de déterminer l'impact qu'aura l'automatisation sur les emplois du secteur. Celle-ci s'est concentrée sur les évolutions technologiques et l'automatisation au sein des transports routiers, aériens, ferroviaires et maritimes. Selon la conclusion du rapport, l'arrivée de l'automatisation dans les transports internationaux sera « une évolution plutôt qu'une révolution » et « malgré un haut degré d'automatisation, des ressources humaines qualifiées possédant les compétences nécessaires seront toujours requises dans un avenir proche ». Les avancées technologiques sont inévitables, mais elles seront progressives et varieront d'une région à l'autre. Les travailleurs seront touchés de différentes manières, en fonction de leur niveau de compétences et des divers degrés de préparation des États.

Le Secrétaire général de l'OMI a salué la publication du rapport, en soulignant qu'il permettrait de contribuer aux efforts de la communauté maritime mondiale visant à soutenir la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies – et notamment des objectifs portant sur l'éducation de qualité, l'égalité entre les sexes, le travail décent et la croissance économique, et l'industrie, l'innovation et l'infrastructure. 

 

Sécurité des navires : le Qatar adhère au Protocole sur les lignes de charge

15/01/2019 

Aujourd'hui, mardi 15 janvier, le Qatar est devenu le 111ème État à adhérer au Protocole de 1988 relatif à la Convention internationale de 1966 sur les lignes de charge – un important traité de l'Organisation maritime internationale (OMI) sur la sécurité des navires. Il est reconnu depuis longtemps que la limitation du tirant d'eau en charge d'un navire contribue dans une large mesure à sa sécurité. Ces limitations sont indiquées sous la forme de francs‑bords qui constituent, outre l'étanchéité aux intempéries et à l'eau, le principal objectif de la Convention. Les mesures prévues par le traité tiennent compte des risques auxquels les navires pourraient être exposés dans différentes zones et à différentes saisons.

Le Protocole de 1988 a été adopté afin de réviser et d'actualiser la Convention de 1966. L'annexe technique contient plusieurs mesures de sécurité additionnelles concernant les portes, les sabords de décharge, les écoutilles et plusieurs autres éléments. Ces mesures ont principalement vocation à assurer l'étanchéité à l'eau des structures du navire au-dessous du pont de franc-bord. Toutes les lignes de charge assignées doivent être marquées au milieu du navire de chaque côté de la coque, de même que la ligne de pont.

M. Mohamed Abdulla Al-Jabir, Ambassadeur adjoint du Qatar au Royaume-Uni, a donc rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre l'instrument d'adhésion au traité. Les signataires du Protocole représentent désormais plus de 97 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce.

 

L’OMI accompagne ses États Membres dans la réalisation des objectifs de développement durable

11/01/2019 

En 2015, 193 pays ont adopté le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et ses 17 objectifs de développement durable. Le Programme appelle tous les pays à éliminer la pauvreté et à parvenir au développement durable dans le monde entier d'ici 2030.

Afin d'aider les États Membres à mieux comprendre les objectifs de développement durable et le rôle joué par l'OMI pour favoriser leur réalisation, l'École des cadres du système des Nations Unies a organisé un atelier à l'intention des délégations des États Membres ce vendredi 11 janvier au siège de l'Organisation, à Londres. L'atelier a permis de s'intéresser aux moyens d'intégrer les diverses parties prenantes dans ce processus, de mettre au point des politiques cohérentes en matière de développement durable et de susciter l'engagement et l'adhésion d'autres partenaires.

En tant que membre de la famille des Nations Unies, l'Organisation maritime internationale (OMI) s'efforce de soutenir ses États Membres dans la réalisation du Programme 2030 et des objectifs. En effet, la plupart des éléments du Programme ne pourront être menés à bien que dans un contexte où le commerce international et l'économie mondiale seront soutenus et facilités par un secteur des transports durable. Le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et les objectifs de développement durable sont considérés comme une occasion de transformer le monde et de le rendre meilleur en ne laissant personne de côté.

Cliquez ici pour en savoir plus sur l'OMI et les objectifs de développement durable. 

 

Au Viet Nam, une formation se penche sur l’application des mesures de lutte contre le terrorisme

11/01/2019 

L'Organisation maritime internationale (OMI) accompagne le Gouvernement vietnamien dans l'application des mesures internationales de lutte contre le terrorisme dans le secteur maritime.

Organisé à Hai Phong (Viet Nam), l'atelier de formation s'inscrit dans le cadre d'un projet mené en collaboration avec l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour aider les États à appliquer et à faire respecter la législation en matière de sécurité et de sûreté maritimes*. L'objectif est de soutenir la lutte contre le terrorisme, les actes de piraterie et les vols à main armée à l'encontre des navires.

L'événement, qui s'est déroulé les 9 et 10 janvier, a mis l'accent sur la nécessité de favoriser la coopération entre les différents ministères et organismes gouvernementaux. Pendant deux jours, les participants ont pris part à des exercices conçus sur la base de scénarios évolutifs permettant de déterminer les rôles et les responsabilités de chacun, les processus et les procédures à suivre, et d'anticiper la dynamique de l'ensemble, au quotidien comme lors d'un incident.

Les résultats de l'atelier permettront d'identifier d'éventuelles lacunes dans les politiques et plans existants et d'améliorer l'assistance fournie par l'OMI et les autres agences.

* Parmi les traités en question figurent plusieurs instruments de l'OMI relatifs à la sûreté maritime : la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS) ; le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) ; la Convention pour la répression d'actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime (Convention SUA) ; et les aspects liés à la sûreté de la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (Convention FAL).

 

Le Costa Rica adhère à la Convention sur la recherche et le sauvetage maritimes

08/01/2019 

Les plans internationaux de recherche et de sauvetage sont essentiels pour faire en sorte que, quel que soit le lieu de l'accident, le sauvetage des personnes en détresse en mer soit coordonné avec succès. La ratification et la mise en œuvre de la Convention internationale de l'OMI sur la recherche et le sauvetage maritimes (Convention SAR) au niveau mondial sont un élément clé des efforts visant à assurer la sécurité des transports maritimes internationaux.

Le Costa Rica est devenu cette semaine le 112ème État à adhérer au traité, dont les signataires représentent désormais plus de 80 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce. Ce lundi 7 janvier, M. Rafael Ortiz Fábrega, Ambassadeur du Costa Rica au Royaume-Uni, a en effet rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre l'instrument d'adhésion.