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Actualités en 2018

 

Des exercices de simulation pour améliorer la sûreté dans les ports

14/12/2018 

Les exercices de simulation s'avèrent être de précieux outils pour aider les pays et les autorités portuaires à se préparer à faire face aux éventuelles menaces ou aux éventuels problèmes de sûreté. Les 13 et 14 décembre, un atelier interactif sur la sûreté des ports et des installations portuaires organisé dans la capitale du Panama a permis de couvrir toute une série de scénarios envisageables et volontairement différents – qu'il s'agisse des problèmes les plus simples à résoudre ou de ceux qui nécessitent une participation accrue et une analyse plus approfondie.

Les participants ont pu débattre des besoins et des possibilités d'amélioration relatifs à la collaboration entre eux et les autres acteurs chargés d'assurer la sûreté maritime et portuaire au Panama, à la fois au niveau portuaire et au niveau national. Les résultats obtenus permettront ensuite de renforcer les capacités de prévention et d'intervention des parties prenantes. Enfin, l'analyse et l'évaluation des résultats serviront à élaborer les stratégies futures – notamment grâce à un rapport final qui rassemblera un certain nombre de recommandations – et seront transmises à l'Autorité maritime du Panama et à tous les ports du pays.

L'exercice de simulation mené dans le cadre de l'atelier a été conçu de façon conjointe par l'OMI et le Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE) de l'Organisation des États américains (OEA). Il permettra d'accompagner les États Membres dans le renforcement des capacités de leurs agents de sûreté des installations portuaires afin que ces derniers puissent faire appliquer et respecter la législation locale liée aux différentes menaces et aux différents problèmes qu'ils sont amenés à rencontrer chaque jour dans le cadre de leurs activités. L'objectif est de déployer l'exercice dans d'autres États Membres de l'OEA par le biais d'une collaboration entre le CICTE, la Commission interaméricaine des ports de l'OEA et l'OMI.

 

Réduire la pollution de l'atmosphère par les navires en Méditerranée

13/12/2018 

Certains obstacles politiques, juridiques et techniques peuvent parfois être un frein à la ratification et à l'application efficace des règles de l'Annexe VI de MARPOL sur la pollution de l'atmosphère et le rendement énergétique. C'est pour cette raison qu'un atelier régional visant à aider les États côtiers de la Méditerranée à identifier et à éliminer ces obstacles a été organisé du 11 au 13 décembre au siège du Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC).

L'événement a rassemblé des représentants de 16 États côtiers de la Méditerranée – dont six n'ayant pas encore ratifié l'Annexe VI de MARPOL – de l'Union européenne (UE), de l'Organisation maritime internationale (OMI), de la Commission de la protection de l'environnement de la mer Baltique (Commission d'Helsinki) et d'une ONG locale. Ensemble, ils ont pu identifier les principaux obstacles à la ratification et à l'application efficace des dispositions de l'Annexe VI et examiner les moyens de les appliquer et de les faire respecter aux échelles régionale et sous-régionale dans le pourtour méditerranéen.

Les participants ont pu en outre débattre du projet d'étude technique et de faisabilité mandaté par le REMPEC visant à étudier la possibilité de désigner la mer Méditerranée, en tout ou en partie, en tant que zone de contrôle des émissions d'oxydes de soufre (SECA), en vertu de l'Annexe VI de MARPOL. La mise en place d'une SECA en Méditerranée permettrait de limiter la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires exploités dans la région à 0,1 % m/m.

Ces quelques jours ont également été l'occasion de présenter deux autres études commandées par la Commission européenne et la France. Bien que s'appuyant sur des sources de données et des méthodologies différentes, celles-ci ont obtenu des résultats similaires : la mise en place d'une SECA en Méditerranée aurait des effets extrêmement positifs sur l'environnement et la santé humaine qui seraient bien plus importants que les coûts engendrés. Une telle mesure permettrait par exemple de réduire chaque année le nombre de maladies respiratoires et cardiovasculaires et d'éviter un grand nombre de décès prématurés. Les résultats de l'atelier et des études permettront de soutenir les acteurs méditerranéens dans le processus de prise de décisions visant à définir la marche à suivre. Tous ces éléments seront intégrés à une feuille de route qui fera l'objet d'une discussion plus approfondie lors du Comité technique d'experts de SECA, au printemps 2019.

L'atelier a été organisé dans le cadre du Programme intégré de coopération technique (PICT) de l'OMI, avec le soutien du Fonds d'affectation spéciale pour la Méditerranée et grâce à une contribution volontaire du Gouvernement français. 

 

Une formation sur la gestion de l’insécurité dans l’océan Indien occidental et le golfe d’Aden

12/12/2018 

Cette semaine, du 9 au 13 décembre, plusieurs pays de l'océan Indien occidental et du golfe d'Aden* participent à une formation de l'OMI sur la gestion de l'insécurité dans le domaine maritime dans le cadre d'un atelier régional organisé dans les locaux du Centre régional de formation de Djibouti (DRTC).

Il s'agit du dernier atelier en date d'une série d'activités de renforcement des capacités régionales qui s'adressent aux points de contact nationaux et aux acteurs clés de la sûreté maritime. Parmi les participants figurent des représentants des services des garde-côtes, des polices maritimes, des marines nationales et des administrations maritimes des pays en question qui, au travers de leurs activités, qu'elles soient menées à terre ou en mer, sont chargés d'appliquer le droit maritime.

Les personnes présentes sont ainsi formées aux mesures nationales et régionales qu'il convient de prendre pour comprendre, influencer, prévenir, protéger et combattre correctement l'insécurité dans le domaine maritime. Une part importante de ces mesures nationales consiste à favoriser une approche pangouvernementale en partageant des meilleures pratiques sur comment les travaux multiorganisationnels et pluridisciplinaires peuvent améliorer l'application et le respect du Code de conduite de Djibouti et de l'Amendement de Djedda – deux instruments décisifs pour la répression des actes de piraterie et des vols à main armée à l'encontre des navires exploités dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden.

En partie financé par l'OMI, le Centre régional de formation de Djibouti soutient l'application du Code de conduite de Djibouti et de l'Amendement de Djedda.

* Afrique du Sud, Comores, Djibouti, Éthiopie, Jordanie, Kenya, Madagascar, Maldives, République-Unie de Tanzanie, Seychelles, Somalie, Soudan et Yémen.

 

L’OMI aide le Cameroun à mettre en place son guichet unique maritime

12/12/2018 

À partir d'avril 2019, les navires et les ports devront être en mesure d'échanger des données par voie électronique sur l'arrivée et le départ des navires en vertu de la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (Convention FAL). Les prescriptions du traité encouragent par ailleurs les nombreuses agences et autorités concernées à utiliser un guichet unique qui leur permettrait d'échanger des données par l'intermédiaire d'un point de contact unique. 

Afin d'aider les acteurs concernés à satisfaire à ces prescriptions, l'Organisation maritime internationale (OMI) organise actuellement plusieurs ateliers de formation. Le dernier d'entre eux s'est déroulé à Douala (Cameroun) du 10 au 12 décembre dernier en vue d'aider le pays à mettre en place un guichet unique maritime.

Pendant trois jours, cet atelier d'évaluation des besoins a permis aux participants de débattre du Guichet unique des opérations du commerce extérieur (GUCE) et du matériel dont les navires auraient besoin pour mettre en place des procédures permettant d'échanger des formulaires, des documents et des certificats par voie électronique.

L'événement s'est également penché sur les moyens de rédiger des rapports d'analyse des besoins, ainsi que sur les coûts et le calendrier de mise en œuvre du projet.

Le projet contribuera à définir le rôle que pourrait jouer la facilitation des transports maritimes dans la réduction de la pauvreté, conformément aux objectifs de développement durable des Nations Unies et à la recommandation faite dans une étude de l'OMI.

 

Lutte contre la pollution par les hydrocarbures : un Plan d’urgence commun pour la Méditerranée orientale

10/12/2018 

En vertu de la Convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC), les États sont tenus de se préparer à faire face aux événements de pollution des mers. Ainsi, le 6 décembre dernier, le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC), géré par l'OMI, a organisé une réunion dans les locaux de son siège, à Malte, entre Chypre, la Grèce et Israël. L'objectif était d'effectuer un suivi de l'accord de mise en œuvre du Plan d'urgence sous-régional contre la pollution des mers par les hydrocarbures signé par les trois pays au mois de mai dernier. La rencontre a permis de réaliser des progrès considérables qui favoriseront une application efficace du Plan d'urgence commun et aideront les acteurs concernés à traiter de nombreuses questions opérationnelles et transnationales. Les représentants du REMPEC ont apporté une contribution précieuse aux débats en s'appuyant sur leur solide expérience dans l'élaboration de plans d'urgence nationaux et sous-régionaux pour d'autres zones de Méditerranée.

Les 4 et 5 décembre, plusieurs représentants chypriotes, grecs et israéliens ont également pris part à un atelier sous-régional sur l'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, dans le cadre duquel ils ont notamment pu visiter « Zenon » – un centre de coordination de sauvetage conjoint de Chypre. L'atelier a été mis en place par le REMPEC, avec le soutien des Fonds internationaux d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL), de l'International Tanker Owners Pollution Federation Limited (ITOPF) et de l'International Group of Protection and Indemnity Associations (P & I Clubs).

 

La question de l’enlèvement des épaves et ses nombreux défis

07/12/2018 

Les épaves dangereuses peuvent causer de nombreux problèmes. En fonction de leur emplacement, elles peuvent représenter un danger pour la navigation et, éventuellement, mettre en péril les autres navires et leur équipage. Selon la nature de leur cargaison, elles peuvent aussi endommager gravement les milieux marin et côtier. À tout cela vient s'ajouter la question des coûts engendrés par la signalisation et l'enlèvement des épaves dangereuses.

La Convention internationale de Nairobi sur l'enlèvement des épaves (Convention WRC) de l'OMI contribue à résoudre ces questions. Elle permet en effet aux États de disposer d'un mandat juridique pour enlever, ou faire enlever, les épaves susceptibles de porter atteinte à la sécurité des vies humaines, des marchandises et des biens en mer, ainsi qu'au milieu marin. Elle s'applique aux épaves, aux objets appartenant à des navires et se trouvant en mer, aux navires à la dérive et aux installations flottantes en mer.

Afin de diffuser les connaissances relatives aux aspects spécifiques de la Convention, une table ronde portant sur la question de l'enlèvement des épaves et ses défis a été mise en place par l'OMI dans le cadre de la Conférence sur l'assistance et l'enlèvement des épaves, organisée du 5 au 7 décembre à Londres (Royaume-Uni).

Entrée en vigueur en 2015, la Convention WRC comble une lacune du régime juridique international sur la responsabilité et l'indemnisation en établissant le premier ensemble de règles internationales uniformes destinées à garantir l'enlèvement rapide et efficace des épaves qui se trouvent au-delà de la mer territoriale. En vertu du traité, les propriétaires de navires sont pleinement responsables des coûts inhérents à la localisation, à la signalisation et à l'enlèvement des épaves dangereuses et tenus de souscrire une assurance obligatoire ou une autre garantie financière pour couvrir leur responsabilité. En outre, la Convention couvre les critères permettant de déterminer les dangers présentés par les épaves, et notamment les critères relatifs à l'environnement, et comprend une clause facultative permettant aux États Parties d'appliquer certaines dispositions sur leur territoire, y compris la mer territoriale.

Pour l'heure, la Convention WRC a été ratifiée par 41 États, représentant plus de 72 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce. Cliquez ici pour en savoir plus sur la Convention WRC.

 

Activités maritimes illicites : Oman signe l’Amendement de Djedda

07/12/2018 

Le Sultanat d'Oman est devenu aujourd'hui le 16ème État signataire* de l'Amendement de Djedda au Code de conduite de Djibouti – un instrument décisif pour la répression des actes de piraterie et des vols à main armée à l'encontre des navires exploités dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden ayant été élaboré et adopté par plusieurs pays de la région.

L'Amendement de Djedda, adopté au mois de janvier 2017 lors d'une réunion de haut niveau organisée dans la ville de Djedda (Arabie saoudite), a considérablement élargi le champ d'application du Code de conduite de Djibouti. Il prévoit en effet de nombreuses mesures visant à couvrir tout un ensemble d'activités maritimes illicites, comme les actes de piraterie, le trafic d'armes, de stupéfiants et d'espèces sauvages, le soutage d'hydrocarbures illégal, le vol de pétrole brut, la traite et le trafic d'êtres humains ou encore les rejets illégaux de déchets toxiques.

Ce vendredi 7 décembre, M. Said Bin Al-Harthy, Sous-secrétaire d'État en charge des affaires maritimes et portuaires, a donc rencontré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, à Londres, afin de déposer l'instrument.

* Les États signataires sont les suivants : Arabie saoudite, Comores, Djibouti, Émirats arabes unis, Éthiopie, Jordanie, Kenya, Madagascar, Maldives, Maurice, Mozambique, Oman, République-Unie de Tanzanie, Seychelles, Somalie et Yémen.

 

La coopération interinstitutions au service du développement maritime

07/12/2018 

La coopération civilo-militaire peut servir à améliorer l’efficacité de la sûreté maritime et contribuer au développement du secteur maritime et d’une économie bleue durable. Voilà le message qu’a souhaité mettre en valeur l’OMI à l’occasion d’un cours du Commandement de la composante maritime des forces combinées (CFMCC), organisé du 3 au 7 décembre à Naples (Italie), auquel ont participé des officiers supérieurs de la marine de 28 pays. Parrainé par les Forces navales des États-Unis en Europe et en Afrique et par la sixième flotte des États-Unis, le cours a été dispensé par l'École de guerre de la marine américaine. L’objectif était d’encourager le dialogue et le partage d’expérience entre les participants et de trouver des solutions innovantes pour faire face aux défis que les pays d’Afrique sont amenés à rencontrer dans le contexte actuel de la sûreté maritime. 

 

Lumière sur la Stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’OMI

06/12/2018 

Plusieurs représentants de l'Organisation maritime internationale (OMI) participent actuellement à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 24), qui se déroule en Pologne, afin de valoriser plusieurs éléments clés de la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. La Stratégie expose la vision de l'Organisation pour réduire le volume total d'émissions de GES annuelles d'au moins 50 % d'ici à 2050, par rapport à 2008, tout en poursuivant l'action menée en vue de leur élimination progressive. Ce scénario de réduction des émissions de CO2 est conforme aux objectifs de température fixés dans l'Accord de Paris.

L'OMI a rendu compte de ses travaux à la 49ème session de l'Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA 49). Cela a été l'occasion de souligner l'engagement de l'Organisation et de présenter les mesures prises par cette dernière pour réduire les émissions provenant des transports maritimes internationaux, comme l'adoption de la Stratégie initiale ou les travaux de coopération technologique et de renforcement des capacités.

Plusieurs manifestations parallèles à la COP 24 ont permis de se concentrer sur les perspectives offertes par les combustibles de substitution et à faible teneur en carbone, à un moment où le secteur maritime et les gouvernements débattent de la nécessité de s'éloigner des combustibles fossiles. La Stratégie initiale de l'OMI reconnaît que les innovations technologiques et l'introduction à l'échelle mondiale de combustibles et/ou sources d'énergie de substitution pour les transports maritimes internationaux seront des éléments essentiels à la réalisation de l'ambition globale. Les répercussions de ces évolutions sur le développement économique, et notamment sur les pays les plus vulnérables, ont également été au cœur des discussions. Le Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP) et le réseau mondial de Centres de coopération de technologie maritime – créé dans le cadre du projet GMN – accompagnent les pays en développement dans l'application des mesures de l'OMI relatives au rendement énergétique des navires et encouragent la mise en place de projets pilotes pour enregistrer et notifier les émissions.

Cliquez ici pour télécharger les présentations et déclarations de l'OMI.

 

Une visite royale pour la 100ème session du Comité de la sécurité maritime de l’OMI

06/12/2018 

Ce 5 décembre 2018, Son Altesse royale la Princesse royale était en visite au siège de l'Organisation maritime internationale (OMI), à Londres. La Princesse Anne a été reçue par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, avant de prononcer un discours lors de la 100ème session du Comité de la sécurité maritime (MSC) et de manifester un vif intérêt à l'égard des discussions en cours. Ces dernières portaient alors sur un certain nombre de mesures visant à améliorer la sûreté maritime, à lutter contre les actes de piraterie et les vols à main armée à l'encontre des navires et à traiter le problème des mouvements migratoires mixtes dangereux effectués par mer. Son Altesse Royale – qui détient également le titre honorifique de Master of Trinity House et assume la fonction de Présidente de l'œuvre de bienfaisance Mission to Seafarers – s'est ensuite entretenue avec plusieurs délégués de divers États Membres et organisations non gouvernementales. Cliquez ici pour visualiser les photos.

La visite a été organisée dans le cadre d'une série d'événements visant à célébrer le 70ème anniversaire de l'OMI et le thème de la Journée mondiale de la mer 2018 – « OMI 70 : Notre héritage - de meilleurs transports maritimes pour un avenir meilleur ». La Convention portant création de l'OMI a été adoptée au mois de mars 1948 et c'est par ce biais que sont nés le Comité de la sécurité maritime ainsi que d'autres organes de l'OMI. À noter que le MSC est le plus vieux comité technique de l'Organisation. Le 6 mars dernier, soixante-dix ans jour pour jour après l'adoption de la Convention, Sa Majesté la reine Élisabeth II était elle aussi venue visiter le siège de l'Organisation.

 

Sécurité des navires : l’Ukraine adhère au Protocole sur les lignes de charge

05/12/2018 

L'Ukraine vient d'adhérer à un important traité de l'Organisation maritime internationale (OMI) relatif à la sécurité des navires – le Protocole de 1988 relatif à la Convention internationale de 1966 sur les lignes de charge. Il est reconnu depuis longtemps que la limitation du tirant d'eau en charge d'un navire contribue dans une large mesure à sa sécurité. Ces limitations sont indiquées sous la forme de francs‑bords qui constituent, outre l'étanchéité aux intempéries et à l'eau, le principal objectif de la Convention. Les mesures prévues par le traité tiennent compte des risques auxquels les navires pourraient être exposés dans différentes zones et à différentes saisons.

Le Protocole de 1988 a été adopté afin de réviser et d'actualiser la Convention de 1966. L'annexe technique contient plusieurs mesures de sécurité additionnelles concernant les portes, les sabords de décharge, les écoutilles et plusieurs autres éléments. Ces mesures ont principalement vocation à assurer l'étanchéité à l'eau des structures du navire au-dessous du pont de franc-bord. Toutes les lignes de charge assignées doivent être marquées au milieu du navire de chaque côté de la coque, de même que la ligne de pont.

Aujourd'hui, mercredi 5 décembre, M. Andriy Galushchak, Secrétaire d'État au Ministère ukrainien des infrastructures, a donc rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre les instruments d'adhésion au traité. Le Protocole sur les lignes de charge de 1988 compte désormais 110 États contractants, représentant plus de 97 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce.

 

Ouverture de la 100ème session du Comité de la sécurité maritime

04/12/2018 

Le Comité de la sécurité maritime (MSC) de l'OMI se réunit cette semaine dans le cadre de sa 100ème session. Cette étape importante sera rythmée par un programme chargé qui permettra de couvrir les navires de surface autonomes, les Directives sur la fatigue à l'intention des gens de mer, la navigation dans les eaux polaires, les normes en fonction d'objectifs et d'autres points de l'ordre du jour. Le Comité sera saisi du rapport d'un groupe de travail par correspondance qui a mis à l'essai la méthodologie proposée pour l'exercice de définition réglementaire sur les navires de surface autonomes, en tenant compte des différents degrés d'autonomie. S'agissant de l'élément humain, le MSC doit approuver la version révisée des Directives sur la fatigue, qui constituent un outil essentiel pour les gens de mer et les exploitants de navires. Pour ce qui est de la navigation polaire, le Comité doit constituer un groupe de travail qui devra examiner plus avant les moyens d'élaborer des mesures obligatoires et/ou ayant valeur de recommandation applicables aux navires exploités dans les eaux polaires mais non visés par le Recueil sur la navigation polaire.

Le MSC doit ensuite se pencher sur un certain nombre de questions liées aux normes de construction des navires en fonction d'objectifs applicables aux vraquiers et aux pétroliers, après le bon déroulement des audits de vérification initiale de 12 organismes reconnus réalisés par les équipes GBS de l'OMI. Le Comité examinera par ailleurs l'audit initial d'un autre organisme reconnu.

Le Comité de la sécurité maritime doit en outre examiner les résultats des travaux des Sous-comités, qui prévoient notamment d'approuver plusieurs directives, et recevoir des renseignements actualisés sur le nombre de cas signalés d'actes de piraterie et de vols à main armée à l'encontre des navires.

Enfin, le Comité doit adopter des amendements visant à mettre à jour le Recueil international sur le programme renforcé d'inspections à l'occasion des visites des vraquiers et des pétroliers (Recueil ESP), ainsi que des amendements au Recueil de règles de sécurité applicables aux navires spéciaux (Recueil SPS).

Le MSC 100 est présidé par M. Brad Groves (Australie). Cliquez ici pour visualiser les photos. À noter qu'un événement spécial a été organisé au siège de l'OMI ce lundi 3 décembre pour célébrer les cent premières sessions du MSC.

 

L’OMI accompagne le Bangladesh, les Maldives et le Sri Lanka dans la lutte contre le terrorisme

03/12/2018 

Du 27 au 29 novembre, plusieurs experts juridiques et agents de sûreté maritime et portuaire du Bangladesh, des Maldives et du Sri Lanka étaient réunis au siège de l'OMI, à Londres, dans le cadre d'un atelier sous-régional sur l'application des instruments de lutte contre le terrorisme dans le secteur des transports, et plus particulièrement dans celui des transports maritimes. Cet événement sous-régional, une initiative commune de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et de l'OMI, fait suite à trois ateliers nationaux organisés précédemment dans ces mêmes pays.

Ces efforts s'inscrivent dans le cadre d'un projet mené actuellement par l'ONUDC et l'OMI en vue de donner un nouvel élan à la mise en œuvre des traités de l'OMI relatifs à la sûreté maritime et à la lutte contre le terrorisme, dont font partie le chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et les Conventions pour la répression d'actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime. Ces derniers sont d'ailleurs des éléments clés des instruments internationaux de lutte contre le terrorisme. Cette activité de renforcement des capacités a tout particulièrement mis l'accent sur la nécessité d'adopter une législation d'appui efficace à l'échelle nationale et de favoriser la collaboration entre les différents organismes concernés.

Les ateliers nationaux en question ont mis en lumière les avantages liés à l'élaboration de stratégies nationales dans les domaines de la sûreté maritime et de la lutte contre le terrorisme. Ainsi, des représentants du Royaume-Uni – qui a mis au point ces deux types de stratégies – ont été invités à faire part de leur expérience en la matière pendant ce rendez-vous sous-régional. L'Association internationale de la police des ports et des aéroports (INTERPORTPOLICE) et le Comité 1540 des Nations Unies étaient également présents pendant ces trois jours. L'Organisation mondiale des douanes (OMD), la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme des Nations Unies (UNCTED) et l'Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL) participeront quant à elles aux prochains ateliers, qui porteront sur la non-prolifération des armes de destruction massive par l'intermédiaire des transports maritimes.

Le projet de l'ONUDC et de l'OMI sur la sûreté maritime et la lutte contre le terrorisme se poursuivra dès le début de l'année 2019 avec la mise en place d'exercices de simulation en Indonésie, en Malaisie et au Viet Nam. Une réunion régionale se tiendra ensuite au mois de février 2019, à laquelle participeront les Philippines. Le pays vient en effet de réaliser un exercice de simulation au cours duquel ont pu être testés plusieurs plans d'urgence visant à faire face à d'éventuels actes de terrorisme dans le secteur maritime.

 

Un atelier réunit les donateurs et les bénéficiaires des activités de coopération technique de l’OMI

30/11/2018 

Du 26 au 30 novembre, à Séoul (République de Corée), s'est déroulé le tout premier atelier régional des donateurs et des bénéficiaires des activités de coopération technique de l'OMI. Celui-ci s'est appuyé sur la stratégie de mobilisation des ressources à long terme en faveur des activités de coopération technique de l'OMI, approuvée par la soixante-huitième session du Comité de la coopération technique. Cette stratégie a montré qu'une démarche plus volontariste et plus méthodique visant à générer de nouvelles ressources était essentielle pour encourager la mise en place de partenariats avec des États Membres, le système des Nations Unies et les banques multilatérales de développement (BMD), ainsi que la conception de projets nouveaux et novateurs.

Cet atelier régional, le premier du genre depuis le lancement de la stratégie, a rassemblé des représentants des ministères des transports et des ministères des finances des pays concernés – en charge respectivement des affaires maritimes et de l'aide publique au développement. Pendant une semaine, les acteurs présents ont pu partager leurs connaissances, leurs compétences et leurs expériences en tant que ressources indispensables. L'événement a en outre été l'occasion rêvée pour les participants de réseauter avec leurs homologues régionaux en charge des affaires maritimes et de la coopération au développement pour rechercher d'éventuelles possibilités de coopération et réfléchir aux moyens d'accroître la sensibilisation aux questions maritimes et de prioriser ces dernières dans les plans de développement nationaux.

L'événement a servi de plateforme : pour que les donateurs puissent prioriser leurs intérêts et identifier les besoins et les exigences des pays bénéficiaires ; pour permettre aux bénéficiaires de mieux comprendre comment accéder aux ressources disponibles qui permettront de répondre à leurs besoins ; pour que l'ensemble des participants en apprennent davantage sur les mécanismes de fonctionnement des uns et des autres relatifs à l'obtention et à l'attribution d'aides et de financements ; et pour construire un réseau plus efficace de communication et de partenariats de la connaissance.

Organisé par l'OMI avec le soutien du Gouvernement de la République de Corée, l'atelier a réuni des représentants des États Membres suivants : Cambodge ; Chine ; Indonésie ; Myanmar ; Nouvelle-Zélande ; Philippines ; République de Corée ; Singapour ; Thaïlande ; et Viet Nam. La Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique (CESAP) était elle aussi représentée pendant ces quelques jours. 

 

Déversements d’hydrocarbures : promouvoir la prévention et l’intervention dans le sud-ouest de la Méditerranée

30/11/2018 

Les plans d'intervention sont indispensables pour assurer la fiabilité des systèmes nationaux et sous-régionaux de préparation et de lutte, du personnel qualifié, du matériel de base et des plans d'intervention d'urgence en cas d'événements de pollution des mers. Cette semaine, le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC) a ainsi organisé une réunion des autorités nationales concernées par le Plan d'urgence pour le sud-ouest de la Méditerranée.

Les 27 et 28 novembre, la capitale algérienne, Alger, a accueilli la cinquième réunion des autorités nationales compétentes en charge de la mise en place du Plan d'urgence sous-régional entre l'Algérie, le Maroc et la Tunisie pour la préparation et la lutte contre la pollution des mers par les navires dans le sud-ouest de la Méditerranée. Dans son discours liminaire, Mme Fatma Zohra Zerouati, Ministre de l'environnement et des énergies renouvelables de l'Algérie, a mis l'accent sur la nécessité d'organiser des réunions sous-régionales de haut niveau sur une base annuelle afin d'assurer la continuité de l'engagement des pays concernés par l'application du Plan d'urgence régional.

Le REMPEC aide les États côtiers de la Méditerranée à ratifier, à transposer, à appliquer et à assurer le respect des conventions maritimes internationales relatives à la prévention, à la préparation et à l'intervention en cas de déversements d'hydrocarbures – dont fait partie la Convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC). Disposer d'un plan d'intervention régional efficace est considéré comme un facteur déterminant pour assurer l'efficacité et le succès des opérations de lutte contre les événements de pollution des mers. Cette réunion s'inscrit dans le cadre des efforts constants du REMPEC pour permettre l'adoption d'un cadre solide d'assistance mutuelle et de coopération en cas de déversements d'hydrocarbures en Méditerranée.

L'événement a rassemblé plus de 150 représentants venus d'Algérie, du Maroc et de Tunisie, mais aussi des Nations Unies, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du REMPEC. 

Le REMPEC a en outre facilité la collaboration et le partage d'expérience entre le Plan d'urgence pour le sud-ouest de la Méditerranée et l'Accord de Ramoge – un accord de coopération régional similaire qui lie la France, l'Italie et Monaco depuis plus de 40 ans.

 

Renforcer la facilitation du trafic maritime dans le Pacifique

22/11/2018 

Assurer le bon fonctionnement des communications entre les navires et les ports permet aux cargaisons de circuler plus rapidement, plus facilement et plus efficacement. C'est là qu'intervient la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (Convention FAL) de l'OMI. Afin d'encourager les États à ratifier la Convention FAL et de favoriser une meilleure compréhension des prescriptions qu'elle contient, l'OMI, en collaboration avec la Communauté du Pacifique, a organisé deux séminaires nationaux sur la facilitation du trafic maritime international – l'un à Tarawa (Kiribati) du 14 au 16 novembre ; l'autre à Honiara (Îles Salomon) du 20 au 22 novembre.

Mis en place par l'OMI et le Ministère de l'information, des communications, des transports et du développement touristique de la République de Kiribati, le premier a réuni 21 participants représentant les autorités publiques compétentes, des organismes nationaux et des acteurs privés. Le second, organisé par l'OMI et l'Autorité portuaire des Îles Salomon, a quant à lui rassemblé 30 participants.

 

Deux séminaires pour promouvoir l’échange électronique de données en Afrique de l’Ouest

22/11/2018 

À partir d'avril 2019, les navires et les ports devront être en mesure d'échanger des données par voie électronique concernant l'arrivée et le départ des navires en vertu de la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (Convention FAL). Les prescriptions du traité encouragent par ailleurs les nombreuses agences et autorités concernées à utiliser un guichet unique qui leur permettrait d'échanger des données par l'intermédiaire d'un point de contact unique. Deux séminaires nationaux récemment organisés à Malabo (Guinée équatoriale), du 13 au 15 novembre, et à Nouakchott (Mauritanie), du 20 au 22 novembre, ont permis aux acteurs impliqués de suivre une formation sur ces prescriptions.

Les deux séminaires ont mis en évidence les objectifs de la Convention FAL, qui vise à encourager les autorités publiques à appliquer les différentes procédures de manière rationnelle et efficace afin d'alléger et d'accélérer les formalités applicables aux navires, aux cargaisons, à l'équipage et aux passagers dans les ports.

Organisé par l'OMI et le Ministère des transports, des postes et télécommunications de la République de Guinée équatoriale, le séminaire de Malabo a rassemblé 46 participants. Quelques jours plus tard, 21 représentants des autorités publiques et du secteur privé étaient présents à Nouakchott pour participer au second séminaire, mis en place par l'OMI et le Ministère des pêches et de l'économie maritime de la République islamique de Mauritanie.

 

En Turquie, une formation sur l’intervention en cas de déversement de substances nocives et potentiellement dangereuses

21/11/2018 

Gérer et lutter contre les événements maritimes mettant en cause des substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD), généralement des produits chimiques, constitue une part importante des travaux de l'Organisation maritime internationale (OMI). Outre le fait qu'elle adopte des règles internationales pour s'attaquer à ces questions, à l'instar du Protocole OPRC-HNS, l'OMI met également en place des exercices de formation pratique.

La semaine dernière, du 13 au 16 novembre, un de ces cours de formation a été dispensé en Turquie par le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC). Celui-ci a rassemblé plusieurs représentants des secteurs public et privé afin de les sensibiliser aux différentes considérations et difficultés dont il faut tenir compte pour intervenir en cas de déversement de SNPD.

L'événement a permis d'évoquer certaines lacunes dans les capacités nationales que des recommandations formulées lors de MEDEXPOL 2018 – un atelier régional organisé par le REMPEC en juin 2018 à Malte – avaient permis d'identifier. Les conclusions et recommandations de cet atelier, relatives notamment à la nécessité d'élaborer des stratégies d'intervention plus spécifiques et de sensibiliser le grand public aux impacts des déversements, seront soumises au Sous-comité de la prévention de la pollution et de l'intervention (PPR) de l'OMI, qui se réunira au mois de février prochain dans le cadre de sa 6ème session.

La formation s'est déroulée dans le cadre du Programme intégré de coopération technique (PICT) de l'OMI et a été accueilli par le Gouvernement turc.

 

Un atelier pour aider la Guinée à protéger son littoral contre les déversements d’hydrocarbures

20/11/2018 

L'intensité de la navigation dans le golfe de Guinée et les activités d'exploration offshore qui y sont menées constituent un risque majeur pour les côtes guinéennes. La Guinée accorde par conséquent une attention toute particulière à la protection de son littoral.

La semaine dernière, du 12 au 15 novembre, un atelier national mis en place dans le cadre du projet GI WACAF – fruit d'une collaboration entre l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA) – avait pour objectif de renforcer les capacités du pays en matière de préparation et de lutte contre la pollution par les hydrocarbures.

Les participants ont ainsi pu acquérir des connaissances et des compétences clés, relatives notamment aux techniques d'évaluation et aux opérations de nettoyage, qui les aideront ensuite à élaborer une stratégie adaptée et à mettre en œuvre des moyens efficaces d'intervention à terre. Une visite de terrain et un exercice d'évaluation leur ont en outre permis de mieux saisir les enjeux et les difficultés liés à ce type d'interventions.

L'événement s'est déroulé dans la capitale du pays, Conakry, et a été organisé par le Ministère de l'Environnement, des Eaux et Forêts de la République de Guinée et, en particulier, par la Direction du milieu marin et des zones côtières. 

 

L’importance de la sûreté maritime dans le golfe de Guinée

19/11/2018 

La sûreté maritime repose sur la capacité des autorités nationales à élaborer des plans et des procédures efficaces de sûreté portuaire et à procéder à des auto-évaluations. Ainsi, du 13 au 16 novembre, des représentants de plusieurs pays du golfe de Guinée* ont participé à un atelier régional organisé dans la ville de Tema (Ghana) en vue de les aider à renforcer leurs capacités nationales et à améliorer la sûreté de leurs ports.

La formation s'est concentrée, d'une part, sur les moyens d'établir des commissions interinstitutions ayant un mandat spécifique pour la simplification des formalités et la sûreté des ports et des installations portuaires et, d'autre part, sur l'élaboration d'évaluations et de plans de sûreté des installations portuaires. D'autres questions essentielles ont également été couvertes, telles que : l'expertise technique adaptée relative à la sûreté des navires et des installations portuaires ; la connaissance de la situation maritime ; la mise en place de procédures harmonisées pour le contrôle et le respect des règles de sûreté maritime ; le partage de renseignements ; l'assistance mutuelle ; la planification d'urgence ; ou encore les opérations et interventions conjointes qui s'appuient sur les infrastructures existantes.

Les différentes présentations ont permis d'aborder les actes de piraterie, les vols à main armée à l'encontre des navires et les autres activités maritimes illicites et de couvrir plusieurs instruments clés comme les mesures de sûreté maritime de l'OMI énoncées dans le chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et dans le Code ISPS, ainsi que le Recueil de directives pratiques OMI/OIT sur la sûreté dans les ports. Les participants ont aussi eu la possibilité de visiter le port de Tema et d'en savoir plus sur la manière d'appliquer ces mesures sur le terrain.

Le programme visant à renforcer la sûreté des ports d'Afrique de l'Ouest et du Centre est financé par le Gouvernement danois. Cet atelier régional s'est inspiré des conclusions de plusieurs ateliers de formation nationaux sur la sûreté portuaire et la simplification des formalités – organisés en Côte d'Ivoire, au Ghana, au Sénégal et en Sierra Leone – qui s'étaient tout particulièrement intéressés au problème des passagers clandestins.

* Bénin, Cameroun, Côte d'Ivoire, Gabon, Ghana, Guinée équatoriale, Nigéria, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone et Togo. 

 

Inspecter les navires pour assurer un haut niveau de sécurité dans les transports maritimes

16/11/2018 

Inspecter les navires est une tâche essentielle. Les inspections menées par les États du port et les États du pavillon sont en effet décisives pour faire en sorte que les normes applicables aux navires restent élevées et réduire le nombre d’accidents et d’événements de pollution du milieu marin.  

Afin de maintenir un haut niveau de sécurité dans la région, un cours de formation régional à l'intention d'inspecteurs de navires des Caraïbes (CASIT) a été organisé du 29 octobre au 16 novembre à Trinité-et-Tobago.

L’objectif de la formation était de préparer les inspecteurs à travailler au sein des administrations maritimes caribéennes. À l’issue de ces trois semaines, les participants devraient être en mesure de procéder à des inspections au titre de l'État du pavillon à bord de tous les navires d'une longueur inférieure à 24 mètres et de réaliser des visites annuelles et de renouvellement à bord de navires d'une jauge brute allant jusqu'à 500. Ils devraient également être aptes à effectuer les inspections prévues dans le cadre du contrôle par l'État du port, qui prévoient d’inspecter les documents à bord de tous les navires.

Le cours a par ailleurs abordé toute une série de questions théoriques, comme le respect des traités internationaux, les différents régimes de contrôle par l’État du port ou l’État du pavillon, les organismes reconnus, les conventions sur la sécurité maritime et la prévention de la pollution ou encore les recueils de règles de sécurité. Il a aussi permis de couvrir des aspects techniques tels que la stabilité des navires, les lignes de charge, les cargaisons dangereuses, les installations de machines et la construction des coques.

Les participants ont ensuite été formés sur plusieurs questions relatives aux conditions de travail et de vie à bord des navires, conformément à la Convention du travail maritime de 2006 de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

Les acteurs présents ont en outre eu la possibilité d’effectuer de véritables inspections de navires et de saisir ainsi tous les aspects de la profession.

Enfin, dans le cadre du programme de l'OMI en faveur de l'égalité des sexes, une bourse a été décernée à un membre de WiMAC, une association régionale mise en place par l’OMI en vue de promouvoir la place des femmes au sein du secteur maritime dans les Caraïbes.

Animé par l’Organisation maritime internationale (OMI), le cours de formation a rassemblé 40 participants venus de 13 États Membres et de quatre territoires de la région des Caraïbes.

 

L’OMI aide les autorités cubaines à se préparer en cas de déversement d'hydrocarbures

15/11/2018 

Cuba est le quatrième pays* de la région des Caraïbes à avoir bénéficié du soutien de l'OMI en matière de préparation en cas de déversement d'hydrocarbures au cours des dernières semaines. Un atelier financé par l'OMI et portant sur la planification nationale d'urgence s'est en effet déroulé dans la capitale du pays, La Havane, du 13 au 15 novembre. L'événement s'inscrivait dans la continuité des efforts renouvelés en vue d'identifier les lacunes existantes dans les plans d'intervention d'urgence des pays de la région.

Venus de tout le pays, les hauts responsables de la planification et de l'intervention d'urgence réunis pour l'occasion ont ainsi pu procéder à une auto-évaluation des programmes nationaux existants en matière de préparation et de lutte contre les déversements d'hydrocarbures – concernant notamment les opérations d'intervention, les formations, les exercices de simulation et l'évaluation des risques. À l'avenir, les enseignements tirés de ces auto-évaluations serviront à élaborer une stratégie d'amélioration globale. Cette dernière fera d'ailleurs l'objet d'un suivi par l'OMI dans le but de mesurer les progrès réalisés et de déterminer la nécessité de fournir une assistance supplémentaire.

L'atelier a été organisé par le Centre régional d'activités de formation et de renseignements en cas de situation critique due à la pollution marine pour les Caraïbes (RAC/REMPEITC-Caribe) – qui avait été mis sur pied en vertu du Programme pour les mers régionales d'ONU Environnement.

* Des événements similaires avaient été mis en place au Mexique, au Suriname et à Trinité-et-Tobago.

 

Rendement énergétique des transports maritimes : lancement d’une formation sur la collecte des données

15/11/2018 

Ce mercredi 14 novembre, un cours de formation visant à aider les administrations maritimes et les sociétés de classification à jouer leur rôle dans le cadre de l'ambitieux système de collecte des données relatives à la consommation de fuel-oil des navires a été dispensé dans le cadre du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP). Ces données seront indispensables pour soutenir les efforts entrepris au niveau mondial par l'OMI pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des transports maritimes internationaux.

À compter du 1er janvier 2019, les navires d'une jauge brute égale ou supérieure à 5 000 seront en effet tenus de recueillir les données relatives à la consommation de chaque type de fuel-oil utilisé à bord. Ces mêmes navires produisent environ 85 % des émissions de CO2 provenant des transports maritimes internationaux. Les données collectées seront conservées dans une base de données hébergée par l'OMI et constitueront une base solide à partir de laquelle les décisions relatives aux mesures supplémentaires – c'est-à-dire celles qui compléteront ou s'ajouteront aux mesures existantes – pourront être prises à l'avenir.

Ce cours de formation du Projet GloMEEP, le premier du genre, s'est tenu à Hangzhou (Chine) et a rassemblé quelque 25 participants. Ces derniers ont donc appris à élaborer des plans de collecte des données relatives à la consommation de fuel-oil des navires, à vérifier les données collectées et à les notifier à l'OMI. La formation a été accueillie par l'Administration chinoise de la sécurité maritime.

Fruit d'une collaboration entre l'Organisation maritime internationale (OMI), le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Projet GloMEEP vise à soutenir l'adoption et l'application de mesures relatives au rendement énergétique des navires, participant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des transports maritimes.

 

Déversements d'hydrocarbures : le Myanmar finalise son Plan national d'urgence

13/11/2018 

Le Myanmar est le dernier pays en date à avoir bénéficié des activités mises en place par l'OMI pour renforcer les capacités des pays de l'ASEAN en matière de préparation et de lutte en cas de déversement d'hydrocarbures. Plusieurs hauts fonctionnaires et membres de l'équipe nationale de gestion des déversements d'hydrocarbures ont en effet participé à un cours de formation* organisé à Yangon (Myanmar) du 12 au 14 novembre.

Le cours s'est concentré sur les moyens de lutter efficacement contre la pollution par les hydrocarbures, comprenant notamment la gestion des risques liés à la navigation maritime et la gestion des incidents. Il s'appuie sur les efforts déployés actuellement par l'Équipe spéciale nationale du Myanmar en vue d'élaborer un Plan national d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures, lequel est sur le point d'être finalisé. Le cours de formation coïncide avec la finalisation du Plan et sera suivi de deux autres activités – à savoir un atelier de consultation national et un exercice de simulation au niveau national – qui permettront de débattre du projet final de Plan et de le mettre à l'essai.

La formation a été organisée dans le cadre de l'Initiative mondiale pour l'Asie du Sud-Est (GISEA), fruit d'un partenariat entre l'OMI et l'Association mondiale d'études des questions environnementales et sociales du secteur pétrolier (IPIECA), et a bénéficié du soutien du Programme norvégien « Pétrole pour le développement ».

* Cours de formation de la Convention internationale sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC) de niveau 3.

 

L’OMI accompagne le Mexique dans l’élaboration de sa politique nationale des transports maritimes

10/11/2018 

Du 7 au 9 novembre, plusieurs fonctionnaires d'organismes publics mexicains ont suivi une formation sur l'élaboration des politiques nationales des transports maritimes, dont l'Organisation maritime internationale (OMI) fait la promotion en tant que bonne pratique de gouvernance pour les processus de planification, de prises de décisions et de législation au sein du secteur maritime et en tant que moteur indispensable pour le développement durable des pays. Une vidéo de l'OMI décrit le concept de politique nationale des transports maritimes et explique comment il peut permettre aux États de disposer de tous les outils nécessaires pour devenir des acteurs efficaces du secteur maritime.

Plusieurs représentants de la Marine mexicaine et d'autres organes gouvernementaux ainsi que diverses parties prenantes concernées par les politiques nationales des transports maritimes ont donc pris part à une formation sur l'élaboration et le contenu de ces dernières. L'objectif était d'aider le Mexique à se doter d'une politique nationale des transports maritimes et à définir une stratégie pour permettre sa mise en œuvre.

L'atelier, qui s'est déroulé dans la capitale du pays, Mexico, a été mis en place par l'OMI en étroite collaboration avec le Service de la capitainerie et des affaires maritimes (UNICAPAM) de la Marine mexicaine (SEMAR) et avec la participation de l'Université maritime mondiale (UMM).

 

Une conférence vise à promouvoir l’égalité des chances pour les femmes du secteur des pêches

09/11/2018 

La pêche est l'une des activités professionnelles les plus dangereuses au monde. Or, nombreux sont ceux qui dépendent de l'industrie de la pêche pour assurer leurs moyens de subsistance – et notamment les femmes qui sont souvent confrontées à des conditions de vie difficiles. Les femmes participent à l'ensemble des activités menées au sein des secteurs de la pêche et de l'aquaculture. L'Organisation maritime internationale (OMI) a ainsi profité de la première Conférence internationale pour les femmes du secteur des pêches, qui se déroulait du 5 au 7 novembre à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), pour présenter son programme en faveur de l'égalité des sexes. Cette présentation a mis l'accent sur le fait que l'OMI avait permis à de nombreuses femmes du secteur maritime d'avoir plus facilement accès à des formations techniques de haut niveau au cours des 30 dernières années – un modèle dont d'autres acteurs comme l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation internationale du Travail (OIT) ont décidé de s'inspirer. La FAO et l'OIT entendent travailler aux côtés de l'OMI pour élaborer des propositions de projets visant à favoriser le recrutement des femmes et à faciliter leur accès aux formations au sein des secteurs de la pêche et de l'aquaculture.

Les participants ont également pu débattre de plusieurs questions comme les conditions de travail, le rôle des femmes dans l'aquaculture, les associations pour les femmes du secteur maritime ou encore le leadership féminin. Ils ont par ailleurs eu la possibilité d'en savoir plus sur comment l'OMI avait réussi à faciliter la mise en place d'un réseau mondial d'associations pour les femmes du secteur maritime.

Après une série d'ateliers, la Conférence s'est conclue par l'adoption de la Déclaration de Saint-Jacques-de-Compostelle pour l'égalité des chances dans les secteurs de la pêche et de l'aquaculture. La Déclaration engage les participants à travailler de concert pour mettre au point une stratégie globale visant à promouvoir l'égalité des chances et énumère un certain nombre de mesures qu'il convient de prendre pour y parvenir. Celles-ci concernent par exemple la collecte de données pour identifier les disparités hommes-femmes, l'amélioration des conditions de travail, l'amélioration de l'accès des femmes à la formation et la création d'associations pour les femmes des secteurs de la pêche et de l'aquaculture afin de promouvoir l'autonomisation et le leadership des femmes. 

 

Trinité-et-Tobago bénéficie du soutien de l’OMI pour renforcer la sûreté de ses ports

08/11/2018 

Cette semaine, du 5 au 9 novembre, l'instrument de l'OMI qui énonce des mesures préventives en matière de sûreté permettant d'identifier et de lutter contre les menaces qui pèsent sur les navires et les installations portuaires – le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) – est au programme d'un atelier de formation organisé à Port d'Espagne (Trinité-et-Tobago).

L'atelier a vocation à aider les représentants de l'autorité désignée et les agents de sûreté des installations portuaires à approfondir leurs connaissances des moyens d'application des dispositions pertinentes du Code ISPS et du chapitre XI-2 de la Convention SOLAS. Il s'inscrit dans la continuité d'un autre atelier national sur la planification et la conduite d'exercices et d'entraînements de sûreté maritime qui avait été mis en place par l'OMI l'année dernière. Les résultats de ce premier atelier doivent d'ailleurs être en partie examinés cette semaine.

Les participants s'intéressent également aux recommandations pratiques formulées dans le « Guide pour la sûreté maritime et le Code ISPS », relatives notamment aux responsabilités des gouvernements, des autorités nationales et des opérateurs des installations portuaires en matière de sûreté. Ces quelques jours permettront enfin aux représentants de l'autorité désignée d'acquérir de solides connaissances concernant les rôles et responsabilités de surveillance qui incombent à cette dernière. 

Cliquez ici pour en savoir plus sur les travaux menés par l'OMI en matière de sûreté maritime.

 

Les débris spatiaux et leur incidence sur le milieu marin

07/11/2018 

Les composants largués au cours des lancements de véhicules spatiaux peuvent avoir une incidence sur le milieu marin. Voici l'une des questions émergentes auxquelles s'intéressent les Parties contractantes à la Convention et au Protocole de Londres – les deux traités qui réglementent le rejet des déchets à la mer. Du 5 au 9 novembre, la réunion annuelle des Parties doit permettre au Groupe scientifique de la Convention et du Protocole de Londres de faire le point sur les travaux menés actuellement en vue d'évaluer la question des débris spatiaux. La réunion doit en outre s'intéresser à l'élimination des navires en plastique renforcé de fibres. Beaucoup d'entre eux, laissés à l'abandon ou qui ne sont plus utilisables, sont en effet éliminés en mer chaque année, probablement en raison du manque d'installations à terre. Notons que cela concerne un certain nombre de navires de pêche et de plaisance. S'agissant des autres points de l'ordre du jour, les Parties doivent formuler des observations concernant le Plan d'action de l'OMI visant à traiter le problème des déchets plastiques rejetés dans le milieu marin par les navires et procéder à l'examen continu des Directives spécifiques pour l'évaluation de l'immersion des plates-formes ou des autres structures artificielles en mer. La 40ème Réunion consultative des Parties contractantes à la Convention de Londres et la 13ème Réunion des Parties contractantes au Protocole de Londres, qui se tiennent sous la présidence de Mme Azara Prempeh (Ghana), ont été ouvertes par M. Hiroyuki Yamada, Directeur de la Division du milieu marin, au nom du Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim. Cliquez ici pour visualiser les photos. 

 

À l’UMM, la cérémonie de remise des diplômes rappelle l’engagement de l’OMI en faveur de l’éducation

06/11/2018 

En tant qu'agence des Nations Unies, l'Organisation maritime internationale (OMI) est résolument engagée dans la réalisation des objectifs de développement durable, et notamment de l'objectif 4 sur l'accès à une éducation de qualité. En ce sens, les deux établissements de formation maritime que sont l'Université maritime mondiale (UMM) et l'Institut de droit maritime international (IMLI) constituent un élément majeur des efforts de l'Organisation dans ce domaine. Les deux établissements visent en effet à fournir un enseignement maritime de haut niveau aux élèves venus de pays en développement.

Ce dimanche 4 novembre s'est tenue la cérémonie de remise des diplômes de la promotion 2018 de l'UMM. Composée de 267 diplômés, dont un tiers de femmes, venus de 71 pays différents, la promotion 2018 est l'une des plus grandes jamais connues par l'Université. Sur les étudiants diplômés cette année : 124 ont obtenu leur maîtrise en sciences en assistant aux cours dispensés sur le campus de Malmö, 58 ont suivi le programme proposé par l'Université en Chine, deux ont obtenu leur doctorat et 83 ont suivi les programmes d'enseignement à distance de l'UMM.

L'année 2018 marque le trente-cinquième anniversaire de l'Université maritime mondiale, qui a su étendre et faire évoluer son programme d'étude depuis sa création. Alors qu'elle ne proposait initialement que des programmes sur la sécurité maritime et la protection du milieu marin, elle aborde aujourd'hui des thèmes comme la gestion de l'énergie maritime ou la viabilité, la gouvernance et la gestion des océans. La promotion 2018 porte le nombre total de diplômés de l'UMM à 4 921, représentant 168 pays, dont un grand nombre ont ensuite occupé des postes à responsabilité dans leur pays respectif ou au sein du secteur maritime. L'actuel Secrétaire général de l'OMI et Chancelier de l'Université maritime mondiale, M. Kitack Lim, est lui-même diplômé de l'UMM.

 

Ratifier l’Accord du Cap pour améliorer la sécurité des navires de pêche

06/11/2018 

La pêche commerciale est l'une des activités professionnelles les plus dangereuses au monde. Pourtant, l'instrument juridiquement contraignant spécifiquement consacré à la sécurité des navires de pêche, l'Accord du Cap, n'est toujours pas entré en vigueur en raison du faible nombre d'États l'ayant ratifié.

Face à ce constat, l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'ONG Pew Charitable Trusts ont décidé de faire équipe pour mettre en place une série de séminaires à l'intention des responsables gouvernementaux et des représentants du secteur maritime de plusieurs grands pays en développement. L'objectif est de mieux faire connaître l'Accord du Cap et de sensibiliser les participants aux avantages liés à sa ratification. Parmi les avantages en question : moins d'accidents, plus de vies sauvées et des infrastructures plus efficaces pour cibler et surveiller la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

Les deux derniers séminaires en date se sont déroulés au mois d'octobre dernier, aux Philippines et en Indonésie. D'autres organismes intéressés ont également pris part à ces événements, comme l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'Organisation internationale du Travail (OIT), l'œuvre de bienfaisance Apostleship of the Sea, Lloyd's Register Foundation ou encore l'Institut des pêches et de la marine de l'Université Memorial de Terre-Neuve.

L'Accord du Cap de 2012 entrera en vigueur 12 mois après la date à laquelle au moins 22 États, dont le nombre total de navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres exploités en haute mer est au moins égal à 3 600, l'auront ratifié. Or, pour l'heure, celui-ci n'a été ratifié que par dix pays, totalisant 1 020 navires de pêche.

 

À Busan, une formation régionale sur le Programme d'audit des États Membres de l'OMI

02/11/2018 

Le Programme d'audit des États Membres de l'OMI (IMSAS), qui permet d'évaluer l'efficacité avec laquelle ces derniers appliquent les instruments clés de l'OMI, constitue une part importante des travaux réalisés par l'Organisation pour s'assurer que son cadre réglementaire est adopté et mis en œuvre de la même manière par tous.

Du 29 octobre au 2 novembre, la ville de Busan (République de Corée) a accueilli un cours de formation régional organisé à l'intention des auditeurs du Programme.  

Grâce à cette formation, les participants ont pu acquérir les compétences spécifiques requises pour réaliser des audits des États Membres en se servant du Code d'application des instruments de l'OMI en tant que norme d'audit. Parmi eux figuraient des hauts fonctionnaires des administrations maritimes qui sont ou seront chargés de procéder à des audits internes afin de préparer leur pays en amont de l'audit.

Le Programme d'audit des États Membres de l'OMI est devenu obligatoire en janvier 2016. Pour l'heure, 56 audits obligatoires ont été réalisés et cinq doivent encore l'être avant la fin de l'année en cours.

Tous les États Membres de l'OMI doivent obligatoirement faire l'objet d'un audit tous les sept ans.

L'événement a été mis en place par l'OMI et accueilli et parrainé par le Ministère des pêches et des océans de la République de Corée. Trente-huit participants venus de 19 États Membres ou États Membres associés de l'OMI* ont pu suivre la formation.

* Australie, Bangladesh, Cambodge, Chine, Hong Kong (Chine), Inde, Indonésie, Japon, Malaisie, Maldives, Mongolie, Myanmar, Philippines, République de Corée, République islamique d'Iran, Singapour, Thaïlande, Timor-Leste et Viet Nam.

 

Renforcer la sûreté des installations portuaires en Libye

31/10/2018 

Du 27 au 31 octobre, plusieurs agents de sûreté portuaire et fonctionnaires libyens participent à une formation sur le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS), un instrument de l'OMI qui énonce un certain nombre de mesures préventives en matière de sûreté permettant d'identifier et de lutter contre les menaces qui pèsent sur les navires et les installations portuaires.

L'événement rassemble des acteurs chargés d'assurer la sûreté des installations portuaires dans l'ensemble du pays, ainsi que des membres de la commission nationale en charge du suivi de la conformité en Libye – lesquels doivent par ailleurs prendre part à une session extraordinaire sur les responsabilités qui leur incombent en la matière. L'atelier de formation a pour principal objectif de doter les participants des connaissances et des compétences nécessaires pour planifier et procéder à des auto-évaluations efficaces du respect des règles et directives pertinentes de l'OMI*.

Organisé chez le voisin tunisien, à Tunis, l'événement s'inscrit dans la continuité d'une formation initiale qui avait été suivie par le même groupe en avril dernier.

* Conformément aux dispositions du chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et du Code ISPS, en tenant compte du Guide sur l'auto-évaluation facultative par les Gouvernements contractants à la Convention SOLAS et par les installations portuaires (MSC.1/Circ.1192).

 

Immersion des déchets : le Pérou adhère au Protocole de Londres

31/10/2018 

La République du Pérou est devenue le 51ème État à adhérer au traité de l'Organisation maritime internationale (OMI) relatif à l'immersion des déchets dans la mer. Ce mercredi 31 octobre, M. Juan Carlos Gamarra Skeels, nouvel Ambassadeur du Pérou au Royaume-Uni et Représentant permanent du pays auprès de l'OMI, a en effet rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui présenter ses lettres de créance et de lui remettre l'instrument d'adhésion au Protocole de Londres.

Entré en vigueur en 2006, le Protocole de Londres a modernisé la Convention de 1972 sur la prévention de la pollution des mers résultant de l'immersion de déchets (Convention de Londres) en interdisant toute évacuation de déchets dans la mer – à l'exception des déchets définis d'un commun accord par les gouvernements et placés sur une liste approuvée.

 

L’OMI soutient le développement durable en Amérique latine

30/10/2018 

En tant que membre de la famille des Nations Unies, l'Organisation maritime internationale (OMI) œuvre activement à la réalisation du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et des objectifs de développement durable. Le Programme appelle tous les pays à éliminer la pauvreté et à parvenir au développement durable dans le monde entier d'ici 2030.

L'OMI s'efforce de soutenir ce processus et de s'assurer que le secteur des transports maritimes est pleinement intégré dans le Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement (PNUAD) – la principale plateforme du système des Nations Unies pour la collaboration entre les États. Un atelier de l'OMI organisé à l'intention des pays d'Amérique latine se déroule cette semaine, les 29 et 30 octobre, à Viña del Mar (Chili). L'événement rassemble 46 participants représentant 18 États Membres et plusieurs organismes de l'ONU* afin de sensibiliser les autorités maritimes des pays concernés au Programme 2030, en mettant tout particulièrement l'accent sur la réalisation des objectifs aux niveaux national et régional.

S'exprimant lors de l'événement, Juvenal Shiundu, Directeur par intérim de la Division de la coopération technique de l'OMI, a rappelé l'engagement de l'Organisation en faveur du Programme 2030. Il a ensuite encouragé les participants à prendre pleinement part aux processus nationaux ou régionaux du PNUAD, y compris par rapport à leurs besoins en matière d'assistance technique, pour faire en sorte que les questions liées au secteur maritime soient prises en compte au moment de la mise en œuvre des objectifs de développement durable à l'échelle nationale.

L'atelier a été conçu sous l'égide du Programme intégré de coopération technique (PICT) de l'OMI, en collaboration avec l'Autorité maritime du Chili (DIRECTEMAR). Il s'agit du tout premier atelier de ce type à être organisé dans le cadre du PICT. L'OMI envisage de mettre en place des événements similaires dans d'autres régions du monde.

* le Groupe des Nations Unies pour le développement (GNUD) en Amérique latine et dans les Caraïbes, la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), le Bureau du Coordonnateur résident des Nations Unies et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

 

Une étude pour évaluer la pertinence d’une zone contrôle des émissions d’oxydes de soufre en Méditerranée

26/10/2018 

À compter du 1er Janvier 2020, une prescription de l'Organisation maritime internationale (OMI) fera passer le plafond mondial de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires à 0,50 % m/m (masse par masse), ce qui aura une incidence extrêmement positive sur la santé humaine. L'OMI dispose également d'un processus permettant de désigner certaines zones spécifiques en tant que zones de contrôle des émissions d'oxydes de soufre, ou SECA. À l'intérieur de ces zones, la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires est limitée à 0,10 % m/m. Le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC), administré par l'OMI, vient de réaliser une étude dont l'objectif était d'évaluer les avantages, les coûts et la faisabilité de la mise en place d'une zone de contrôle des émissions d'oxydes de soufre (SECA) provenant des navires en mer Méditerranée.

Selon cette étude, réduire davantage la teneur en soufre des combustibles marins utilisés en Méditerranée engendrerait des coûts considérables. Toutefois, les effets extrêmement positifs qu'aurait une telle mesure sur l'environnement et la santé humaine seraient bien plus importants que les coûts en question – notamment si l'on tient compte du fait qu'une meilleure qualité de l'air due à la mise en place d'une SECA en Méditerranée permettrait de réduire chaque année le nombre de maladies respiratoires ou de décès prématurés.  

L'étude du REMPEC sera examinée par une commission d'experts techniques de pays méditerranéens et de l'Union européenne. Des discussions plus approfondies se tiendront ensuite dans le cadre d'un atelier régional qui sera organisé au siège du REMPEC, à Malte, au mois de décembre prochain.

 

La Turquie accueille un atelier sur le régime de responsabilité et d’indemnisation de l'OMI

25/10/2018 

Du 22 au 26 octobre, un atelier organisé à l'intention de représentants du secteur maritime et du Gouvernement turcs doit permettre de renforcer la capacité du pays à ratifier et à mettre en œuvre le régime de responsabilité et d'indemnisation de l'OMI*. L'événement se déroule à l'Université d'Ankara dans le cadre du programme de master de son Centre de recherche sur le droit maritime. Le programme se concentre sur les prescriptions spécifiques desdits instruments afin qu'ils puissent être transposés pleinement dans la législation nationale.

Le régime de responsabilité et d'indemnisation de l'OMI couvre des questions telles que les événements de pollution, l'enlèvement des épaves ou encore le transport de passagers et de leurs bagages – offrant ainsi une protection vitale en cas d'accident de mer. Or, pour que ces règles et réglementations soient efficaces, il est nécessaire que les États les ratifient et les mettent en œuvre.

Parmi les participants figurent des représentants du Ministère des transports, des forces navales turques et d'associations nationales d'armateurs. Plusieurs présentations ont été données par des intervenants de l'OMI et de l'International Group of P&I Clubs au cours de l'atelier.

* Le régime de responsabilité et d'indemnisation de l'OMI couvre les instruments relatifs à l'enlèvement des épaves, à l'assistance, au transport de substances nocives et potentiellement dangereuses, aux passagers, à la responsabilité civile, à la création d'un Fonds international d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, et aux hydrocarbures de soute.

 

Lutte contre les déversements d’hydrocarbures : le Bénin entend renforcer son Plan national d’intervention d’urgence

24/10/2018 

Fruit d'une collaboration entre l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA), le projet GI WACAF vise à renforcer les capacités des pays d'Afrique occidentale, centrale et australe en matière de préparation et de lutte contre les déversements d'hydrocarbures.

Cette semaine, du 22 au 25 octobre, le Bénin accueille un atelier du projet GI WACAF visant à renforcer son plan national d'urgence contre la pollution par les hydrocarbures. En dépit de son littoral peu étendu, le Bénin est exposé aux risques liés aux déversements d'hydrocarbures, en raison notamment du nombre élevé de pétroliers qui transitent au large de ses côtes dans le golfe de Guinée et par le port de Cotonou. Ainsi, en 2006, le pays a mis en place un dispositif national de prévention, de préparation et de lutte contre la pollution du milieu marin par les hydrocarbures qu'il convient aujourd'hui de mettre à jour et d'adapter à la lumière des nouveaux défis du pays et de sa récente réorganisation administrative.

Pour ce faire, l'atelier doit permettre de former les autorités nationales compétentes au Plan national d'intervention d'urgence (PNIU) en cas de déversement d'hydrocarbures et de le tester dans le cadre d'un exercice de simulation. Les enseignements tirés de cet exercice et les conclusions des ateliers et exercices précédents serviront ensuite de base pour progresser dans la mise à jour du PNIU.

Organisé dans la capitale économique du pays, Cotonou, l'atelier s'inscrit dans la continuité d'une série d'événements similaires mis en place par les autorités béninoises tout au long de l'année 2018 en vue d'améliorer le plan national d'urgence. Il est accueilli par le Ministère des infrastructures et des transports de la République du Bénin et par la Marine marchande.

Clément Chazot et Émilie Canova, respectivement chef et coordonnatrice du projet GI WACAF, participent à l'événement pour le compte de l'OMI aux côtés de deux consultants du Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE). 

 

Un programme chargé pour le Comité de la protection du milieu marin

22/10/2018 

Le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l'OMI se réunit cette semaine, du 22 au 26 octobre, avec un programme chargé. Lundi, le MEPC a progressé dans les travaux de mise en œuvre de la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires en approuvant un programme d'activités de suivi (en savoir plus). Un Groupe de travail sur la réduction des émissions de GES doit poursuivre les discussions, notamment par rapport au champ d'application de la quatrième étude de l'OMI sur les GES.

Le Comité doit ensuite se pencher sur l'application du plafond de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires. À compter du 1er janvier 2020, la limite de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé à bord des navires exploités en dehors des zones de contrôle des émissions (ECA) désignées sera abaissée à 0,50 % m/m (masse par masse). Cela permettra de réduire les émissions d'oxydes de soufre (SOx) provenant des navires de manière significative et devrait avoir une incidence extrêmement positive sur l'environnement et la santé de l'homme. L'OMI travaille aux côtés des États Membres et du secteur maritime pour soutenir l'application du nouveau plafond. Le MEPC 73 doit approuver des orientations sur la planification de la mise en œuvre pour 2020 ainsi que des guides de meilleures pratiques à l'intention des États Membres, des États côtiers et des fournisseurs de fuel-oil. Le Comité doit en outre adopter un amendement à MARPOL visant à interdire le transport de fuel-oil non conforme – excepté pour les navires qui utilisent des dispositifs d'épuration des gaz d'échappement, ou « épurateurs ».

Parmi les autres points clés de l'ordre du jour figure la question des déchets plastiques en mer provenant des navires. Le Comité doit en effet élaborer et approuver un plan d'action en vue de traiter ce problème dans le contexte du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et de l'objectif de développement durable 14 sur les océans. À cet égard, le MEPC 73 doit examiner un certain nombre de propositions formulées concernant : l'étude proposée sur l'état des déchets plastiques en mer ; la disponibilité et la conformité des installations de réception portuaires ; le marquage et la récupération des apparaux de pêche ; la notification des pertes d'apparaux de pêche ou de conteneurs ; la facilitation de la livraison des apparaux de pêche ou des déchets récupérés par des pêcheurs aux installations à terre ; la révision des formations ; la sensibilisation ; et le renforcement de la coopération internationale.

Cliquez ici pour en savoir plus sur l'ordre du jour du MEPC 73. La 73ème session du Comité de la protection du milieu marin (MEPC 73) a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Hideaki Saito (Japon). Cliquez ici pour visualiser les photos.

 

Au Myanmar, une formation sur le concept de politique nationale des transports maritimes

17/10/2018 

Du 17 au 19 octobre, à Yangon, plusieurs fonctionnaires d'organismes publics du Myanmar suivent une formation sur le concept de « politique nationale des transports maritimes », dont l'Organisation maritime internationale (OMI) fait la promotion en tant que bonne pratique de gouvernance pour les processus de planification, de prise de décisions et de législation au sein du secteur maritime et en tant que moteur indispensable pour le développement durable des pays.

L'événement a rassemblé des représentants de divers ministères, départements et organismes officiels, ainsi que d'autres acteurs dont le mandat et les activités ont un impact sur les transports maritimes au Myanmar. Axée sur l'élaboration des politiques nationales des transports maritimes, la formation a tout particulièrement mis l'accent sur la nécessité d'adopter une approche intégrée et coordonnée.

Il s'agit du dernier atelier en date d'une série d'ateliers mis en place dans le cadre du Programme intégré de coopération technique (PICT) de l'OMI qui, avec le concours de l'Université maritime mondiale (UMM), accompagnent les États dans la planification, l'élaboration et l'adoption de leur politique nationale des transports maritimes.

Une récente vidéo de l'OMI décrit le concept de politique nationale des transports maritimes et explique comment il peut permettre aux États de disposer de tous les outils nécessaires pour devenir des acteurs efficaces du secteur maritime.

 

Appliquer la méthode du « juste-à-temps » pour réduire les émissions

16/10/2018 

Selon plusieurs études réalisées par des membres de l'Alliance mondiale du secteur (GIA) du Projet GloMEEP de l'OMI, réduire le temps d'attente des navires à l'extérieur des ports permettrait de réduire considérablement les émissions provenant des transports maritimes. En arrivant à leur port de destination, les navires peuvent parfois rester au mouillage à l'extérieur des ports pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Or, le fait de fournir régulièrement des informations aux navires concernant la disponibilité des postes d'amarrage, notamment dans les 12 heures précédant leur arrivée au port, pourrait contribuer à réduire les émissions produites par les navires et les ports de manière non négligeable.

Appliquer la méthode du « juste-à-temps » consiste à communiquer au préalable des renseignements aux navires afin qu'ils puissent prévoir d'arriver au poste d'amarrage au moment le plus opportun. Cela permet également aux navires de réduire leur vitesse, participant ainsi à la réduction de l'empreinte carbone des transports maritimes et des coûts de carburant. L'Alliance mondiale du secteur se penche actuellement sur les obstacles opérationnels et contractuels à l'application de cette méthode afin d'identifier les mesures qui pourraient être prises par l'ensemble des parties prenantes – y compris les navires, les autorités portuaires ou les exploitants de terminaux – pour faire du « juste-à-temps » une réalité mondiale.

Une nouvelle vidéo expliquant le principe du « juste-à-temps » a été diffusée lors d'une présentation faite aux délégués en marge de la réunion du Groupe de travail intersessions sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires, qui se tient du 15 au 19 octobre au siège de l'OMI, à Londres. Cliquez ici pour voir les présentations faites sur le « juste-à-temps » et les obstacles à sa mise en place.

L'Alliance mondiale du secteur est un partenariat public-privé créé sous l'égide du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP) – une initiative commune du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l'Organisation maritime internationale (OMI) – dont l'objectif est de réunir les principaux responsables du secteur maritime pour aider le système de transport maritime à améliorer son rendement énergétique et à réduire ses émissions de carbone. L'Alliance se compose de propriétaires et d'exploitants de navires de premier plan, de sociétés de classification, de constructeurs et de fournisseurs de moteurs et de nouvelles technologies, d'acteurs du big data, de compagnies pétrolières et de ports. Elle a pour objet d'identifier et de mettre au point des solutions innovantes permettant de surmonter les obstacles communs à l'adoption et à l'application de technologies en matière de rendement énergétique et de mesures opérationnelles.

 

Un pas de plus dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre

15/10/2018 

Cette semaine, du 15 au 19 octobre, un Groupe de travail intersessions ayant pour objectif d'élaborer un programme d'activités de suivi de la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires se réunit au siège de l'Organisation, à Londres. La Stratégie initiale, adoptée au mois d'avril 2018, expose la vision de l'OMI qui « reste engagée à réduire les émissions de GES provenant des transports maritimes internationaux et vise à les éliminer dans les plus brefs délais au cours du siècle ». La Stratégie donne des instructions claires au secteur maritime et à ses partenaires pour stimuler l'investissement dans le développement de combustibles à faible teneur en carbone ou à zéro émission de carbone et de technologies innovantes permettant d'améliorer le rendement énergétique des navires. En ouverture de la réunion, le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, a déclaré : « Le temps est venu d'ouvrir un nouveau chapitre et d'entamer, ensemble, la mise en œuvre de la Stratégie initiale de l'OMI. Vous êtes cordialement invités à faire preuve de détermination tout au long de la semaine pour élaborer un programme d'activités de suivi clair qui soit conforme à la vision, aux principes et aux niveaux d'ambition de la Stratégie initiale, ce qui permettra de la faire vivre, et pour faire en sorte que ce même programme puisse être approuvé par le Comité (de la protection du milieu marin) la semaine prochaine ». Le Groupe de travail rendra compte de ses travaux au Comité de la protection du milieu marin (MEPC), qui se réunira la semaine prochaine, du 22 au 26 octobre, dans le cadre de sa 73ème session. Le MEPC 73 doit poursuivre l'élaboration du programme et l'approuver. La réunion intersessions est présidée par M. Sveinung Oftedal (Norvège).  

 

La coopération au service de transports maritimes durables en Méditerranée

12/10/2018 

Lors d'une réunion du projet SAFEMED IV organisée en Jordanie, le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC) a décidé de coordonner ses activités d'assistance technique de 2019 avec celles de l'Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM).

Après plusieurs présentations au cours desquelles les bénéficiaires du projet ont pu exposer leurs besoins en matière d'assistance technique, l'AESM a approuvé les activités qui seront mises en place dans le cadre du projet jusqu'à la fin de l'année prochaine. Le REMPEC coordonnera ses activités d'assistance technique en Méditerranée avec celles de l'AESM – notamment concernant les installations de réception portuaires, les émissions provenant des navires et les stratégies nationales de gestion des eaux de ballast. 

Financé par l'Union européenne (UE) et géré par l'AESM, le projet SAFEMED fournit une assistance technique à huit pays et territoires du sud et de l'est du bassin méditerranéen* et vise à renforcer les capacités des États du port et des États du pavillon, à promouvoir les questions liées à l'élément humain dans le secteur maritime, à améliorer la sûreté des ports et des navires et à contribuer à la protection du milieu marin en Méditerranée.

Le REMPEC participe à un certain nombre d'activités du projet SAFEMED IV, en particulier dans le domaine de la protection du milieu marin, rappelant ainsi l'engagement ferme pris par l'OMI de faciliter la coopération régionale pour ainsi promouvoir la sûreté et la viabilité des transports maritimes. Cette participation du REMPEC vient compléter les travaux qu'il mène en vue d'aider les États de la région à ratifier et à appliquer les conventions environnementales de l'OMI – y compris les règles relatives à la réduction de la pollution atmosphérique et au rendement énergétique des navires, à la gestion des eaux de ballast et à la coopération et à la lutte contre la pollution par les hydrocarbures.

* Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc et Tunisie. La Palestine fait elle aussi partie des bénéficiaires.

 

L’importance de la législation nationale pour appliquer les instruments de l’OMI

08/10/2018 

Un des principaux objectifs stratégiques de l'Organisation maritime internationale (OMI) est d'améliorer la manière avec laquelle ses traités et conventions sont appliqués au niveau national. Bien qu'il soit nécessaire pour les États d'adopter une législation nationale d'application, les audits menés par l'Organisation montrent que, pour bon nombre d'entre eux, celle-ci est incomplète, voire inexistante.

Afin de répondre à ce besoin, l'OMI a mis au point un atelier intensif de cinq jours à l'intention des juristes et des rédacteurs législatifs – un moyen pour eux d'acquérir tous les outils nécessaires pour comprendre les traités de l'OMI et comment ils sont élaborés et adoptés. Le dernier atelier en date s'est déroulé du 1er au 5 octobre au siège de l'Organisation, à Londres.

L'événement a permis aux participants* d'en savoir plus sur les principes généraux de rédaction de la législation nationale relative à l'application des conventions de l'OMI. L'accent a été mis tout particulièrement sur le processus de modification, et notamment sur la procédure d'acceptation tacite. Les participants ont ensuite reçu des recommandations sur les techniques de rédaction et eu l'occasion de réseauter et de partager leurs expériences, notamment concernant les défis auxquels les pays pourraient être confrontés au moment d'appliquer les règles techniques de l'OMI dans leur législation nationale.

Cliquez ici pour voir la vidéo réalisée lors de l'édition 2017 de l'atelier.

* L'atelier a réuni deux représentants de la Communauté du Pacifique (CPS) et des participants venus des 16 pays suivants : Argentine, Équateur, Érythrée, Îles Salomon, Malawi, Maldives, Monténégro, Nigéria, Palaos, Pologne, République de Moldova, Tchéquie, Timor-Leste, Tonga, Tuvalu et Viet Nam.

 

Naufrage du Sanchi : le Secrétaire général de l’OMI rend hommage aux victimes

05/10/2018 

Le 8 septembre dernier, le Secrétaire général de l’OMI, M. Kitack Lim, était en visite en République islamique d'Iran pour participer aux célébrations nationales mises en place par le pays dans le cadre de la Journée mondiale de la mer. À cette occasion, le Secrétaire général a rencontré le Ministre des affaires étrangères, M. Mohammad Javad Zarif, et pris part à une cérémonie organisée pour commémorer les gens de mer ayant perdu la vie au début de l’année dans le naufrage du pétrolier iranien Sanchi

 

En Afrique, une conférence sur la place des femmes dans le secteur maritime

01/10/2018 

Du 26 au 28 septembre, à Antananarivo (Madagascar), s'est tenue la 9ème conférence régionale de l'Association des femmes cadres du secteur maritime de l'Afrique de l'Est et australe (WOMESA), l'occasion de se pencher sur tout un ensemble de questions centrales comme l'économie bleue en Afrique, les perspectives d'emploi, le mentorat, la protection du milieu marin ou encore la lutte contre les violences faites aux femmes.

Placée sous le thème « Évolution de la place des femmes africaines au sein du secteur maritime : perspectives et défis », la réunion a rassemblé 60 participants de la région, leur offrant ainsi la possibilité de débattre et d'échanger leurs points de vue sur la place des femmes dans le secteur maritime en Afrique.

Helen Buni, en charge du programme de l'OMI en faveur de l'égalité des sexes, a rappelé que promouvoir l'accès des femmes à des emplois de qualité et à des postes de cadres supérieurs au sein du secteur maritime était une priorité essentielle. L'OMI continue de favoriser l'accès des femmes aux professions du secteur, à terre comme en mer, conformément aux cibles définies dans le cadre de l'objectif de développement durable 5 des Nations Unies sur l'égalité entre les sexes – « Parvenir à l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ».

L'un des principaux objectifs de la stratégie de l'OMI est de donner aux femmes la visibilité qu'elles méritent. « Si les femmes ne peuvent être vues, alors elles ne peuvent être reconnues et, par conséquent, ne peuvent être considérées comme une ressource », a souligné Mme Buni.

Elle a également insisté sur le fait que le thème de la Journée mondiale de la mer 2019 – « L'autonomisation des femmes dans la communauté maritime » – permettrait de donner une impulsion supplémentaire à toutes les associations régionales pour mieux faire connaître leurs activités.

Un certain nombre de mesures concrètes ont été prises à la fin de l'événement, comme la création d'une nouvelle antenne nationale à Madagascar, portant ainsi à 10 le nombre d'antennes nationales créées sous l'égide de WOMESA. Les parties prenantes ont en outre élu les nouveaux membres du Conseil d'administration et se sont engagées à organiser des opérations de nettoyage des plages chaque année, aux alentours de la Journée africaine des mers et des océans.

La prochaine réunion de WOMESA se tiendra l'année prochaine en Zambie.

L'OMI a soutenu la création de sept associations régionales pour les femmes du secteur maritime en Afrique, en Amérique latine, en Asie, dans les Caraïbes, au Moyen-Orient et dans le Pacifique.

 

Zoom sur l’application de la Convention sur la gestion des eaux de ballast

27/09/2018 

Le traité de l'OMI visant à lutter contre la menace que représentent les espèces envahissantes transportées dans les eaux de ballast des navires pour les écosystèmes marins est entré en vigueur dans le monde entier au mois de septembre 2017. Un an plus tard, la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM) a été ratifiée par 77 États, représentant un peu plus de 77 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce, et l'attention se porte maintenant sur la question de l'application de cet instrument.

Afin d'impliquer et de soutenir les acteurs qui seront chargés d'appliquer ces règles, Theofanis Karayannis, de la Division du milieu marin de l'OMI, a participé à une série d'événements organisés dans le cadre de la conférence BWMTech North America, qui se déroule à Fort Lauderdale (États-Unis) du 25 au 27 septembre. Il a, à cette occasion, mis l'accent sur les travaux mis en œuvre par l'OMI pour faciliter une application uniforme et efficace de la Convention BWM, en insistant tout particulièrement sur la phase d'acquisition d'expérience. M. Karayannis a également pris part à des débats sur divers aspects réglementaires du traité.

Cliquez ici pour en savoir plus sur l'application de la Convention sur la gestion des eaux de ballast.

 

Une formation sur l’application du Code de conduite de Djibouti

26/09/2018 

L'Amendement de Djedda au Code de conduite de Djibouti joue un rôle essentiel dans la répression des actes de piraterie et des vols à main armée à l'encontre des navires exploités dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden.

Élaboré et adopté par les pays de la région en 2017, il couvre tout un ensemble d'activités maritimes illicites, comme les actes de piraterie, le trafic d'armes, le trafic de stupéfiants, le commerce illicite d'espèces sauvages, le soutage d'hydrocarbures illégal, le vol de pétrole brut, la traite des personnes, le trafic de migrants ou encore le rejet illégal de déchets toxiques.

Afin de soutenir les points de contact nationaux chargés d'appliquer les dispositions du Code, un atelier de formation a été organisé au Centre régional de formation de Djibouti (DRTC) du 24 au 26 septembre. Ce cours de l'OMI est le deuxième d'une série d'ateliers régionaux sur la sûreté maritime financés par le Gouvernement japonais.

Lors du lancement officiel de l'événement, l'Ambassadeur du Japon à Djibouti, Koji Yonetani, a tenu à remercier l'OMI pour ses initiatives visant à lutter contre les actes de piraterie et les autres activités maritimes illicites qui constituent une menace pour la sûreté et la sécurité de la navigation dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden. M. Yonetani a expliqué que le Japon s'engageait à continuer de soutenir les efforts déployés dans le cadre du Code de conduite de Djibouti pour renforcer les capacités régionales.

À l'issue de la formation, les participants* ont convenu d'un plan d'action pour que tous les États signataires obtiennent des résultats clairement définis et mesurables qui les aideront à s'acquitter des obligations qui leur incombent en matière de sûreté maritime, de simplification des formalités et d'application du droit maritime en vertu du Code et, par extension, des instruments de l'OMI et des autres conventions internationales auxquels ils sont Parties. Cela permettra de faciliter et de garantir le développement durable du secteur maritime, conformément aux objectifs de développement durable des Nations Unies.

L'accent sera mis sur la mise en place de fondations solides à l'échelle nationale, lesquelles serviront ensuite de base pour renforcer la coopération régionale. Il sera à cet égard essentiel d'établir des commissions nationales interinstitutions multidisciplinaires chargées de la sûreté maritime et de la simplification des formalités, de créer de centres nationaux d'échange de renseignements maritimes et de développer des stratégies maritimes nationales, tout en s'appuyant sur des stratégies nationales de sûreté maritime mises en œuvre dans le cadre d'une approche pangouvernementale.

L'atelier a été dirigé par Kiruja Micheni, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, et une équipe de consultants.

*L'événement a rassemblé 22 fonctionnaires venus d'Afrique du Sud, d'Arabie saoudite, des Comores, de Djibouti, d'Éthiopie, du Kenya, de Madagascar, de Maurice, du Mozambique, de la République-Unie de Tanzanie, des Seychelles, de Somalie et du Yémen.

 

Pas de retard dans l’application du plafond de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires

25/09/2018 

Le nouveau plafond de la teneur en soufre (0,50 % masse par masse) du fuel-oil utilisé à bord des navires entrera en vigueur le 1er janvier 2020 en vertu de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), ce qui aura une incidence positive sur l'environnement et la santé humaine. Voilà ce qu'a expliqué Edmund Hughes, de la Division du milieu marin de l'OMI, lors de l'Asia Pacific Petroleum Conference (APPEC) organisée du 24 au 26 septembre. Ce nouveau plafond sera appliqué à l'échelle mondiale, sauf dans les zones de contrôle des émissions (ECA) désignées, où la teneur en soufre est limitée à 0,10 % m/m.

Au mois d'octobre 2016, l'Organisation maritime internationale (OMI) a confirmé la date du 1er janvier 2020, apportant ainsi des certitudes aux acteurs du raffinage, du soutage et des transports maritimes. L'OMI a travaillé aux côtés des États Membres et du secteur maritime pour soutenir l'application du nouveau plafond. Le Comité de la protection du milieu marin de l'OMI, qui se réunira du 22 au 26 octobre dans le cadre de sa 73ème session, doit approuver des orientations sur la planification de la mise en œuvre pour 2020 ainsi que des guides de meilleures pratiques à l'intention des États Membres, des États côtiers et des fournisseurs de fuel-oil.

Le MEPC doit également adopter un amendement complémentaire à MARPOL en vue de soutenir l'application de la limite de 0,50 % m/m à partir du 1er janvier 2020. Cet amendement interdira le transport de fuel-oil non conforme – excepté pour les navires qui utilisent des dispositifs d'épuration des gaz d'échappement, ou « épurateurs ».

Il est prévu que la plupart des navires aient recours à de nouveaux mélanges de combustibles, lesquels seront conçus pour satisfaire à ce nouveau plafond. Actuellement, la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires est limitée à 3,50 % m/m, contre 0,10 % dans les ECA. Il existe à ce jour quatre ECA dans le monde : la zone de la mer Baltique ; la zone de la mer du Nord ; la zone de l'Amérique du Nord (couvrant les zones côtières désignées au large des États-Unis et du Canada) ; et la zone maritime caraïbe des États-Unis (soit les eaux entourant Porto Rico et les Îles Vierges américaines).

Les navires auront en outre la possibilité de satisfaire à cette nouvelle prescription par le biais de méthodes équivalentes. Parmi ces dernières, les épurateurs leur permettront de continuer à utiliser du fuel-oil à haute teneur en soufre car ils « nettoient » les émissions à bord. 

 

En savoir plus sur le concept de politique nationale des transports maritimes

24/09/2018 

Les transports maritimes sont un élément central de l'économie bleue, laquelle possède un potentiel énorme pour promouvoir la croissance économique et améliorer la vie des populations du monde – tout en participant à la réalisation de la plupart des objectifs de développement durable des Nations Unies.

Or, de nombreux pays ne sont pas suffisamment préparés pour tirer parti de ce potentiel. Ce qui leur fait défaut et ce dont ils ont besoin : une politique nationale des transports maritimes cohérente et coordonnée. Une nouvelle vidéo de l'OMI explique en quoi consiste exactement le concept de politique nationale des transports maritimes et comment il peut permettre aux États de disposer de tous les outils nécessaires pour devenir des acteurs efficaces du secteur maritime.

Au travers de son Programme intégré de coopération technique (PICT), l'Organisation maritime internationale met en place des activités visant à accompagner les États dans la conception, l'élaboration et l'adoption de leur politique nationale des transports maritimes. Pour faciliter ce processus, l'OMI a mis au point, avec le concours de l'Université maritime mondiale (UMM), un module de formation à l'intention des représentants gouvernementaux et d'autres hauts fonctionnaires, qui est actuellement en cours de déploiement dans plusieurs pays du monde. Cliquez ici pour en savoir plus.

 

Ouverture du Sous-comité de l'application des instruments de l'OMI

24/09/2018 

Cette semaine, du 24 au 28 septembre, le Sous-comité de l'application des instruments de l'OMI (Sous-comité III), qui se réunit dans le cadre de sa 5ème session, doit examiner le premier rapport récapitulatif des synthèses d'audits établi au titre des audits obligatoires réalisés en vertu du Programme d'audit des États Membres de l'OMI (IMSAS). Ce dernier, lancé en 2016, a pour objectif de déterminer si les États audités s'acquittent pleinement des obligations et des responsabilités qui leur incombent en vertu d'un certain nombre d'instruments conventionnels de l'OMI. Ce premier rapport récapitulatif fournira des renseignements essentiels qui serviront les travaux de réglementation de l'OMI et aideront à identifier les besoins des pays en matière de renforcement des capacités et d'assistance technique. Le Sous-comité poursuivra également ses travaux réguliers visant à examiner les rapports d'enquête de sécurité maritime et à rassembler les enseignements tirés des accidents de mer.

Parmi les autres points de l'ordre du jour figurent : la finalisation attendue du projet d'Accord type pour l'habilitation des organismes reconnus agissant au nom de l'Administration, conformément aux prescriptions du Code régissant les organismes reconnus (Code OR) ; et la mise à jour des Directives sur les visites en vertu du système harmonisé de visites et de délivrance des certificats (système HSSC), de la liste non exhaustive des obligations découlant des instruments mentionnés dans le Code d'application des instruments de l'OMI (Code III) et des Procédures de contrôle des navires par l'État du port afin qu'elles puissent être adoptées par l'Assemblée de l'OMI à sa trentième session l'année prochaine.

La réunion a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Jean-Luc Le Liboux (France). Cliquez ici pour visualiser les photos.

 

Naufrage du Nyerere : le Secrétaire général de l’OMI présente ses condoléances aux familles

24/09/2018 

Le Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), M. Kitack Lim, a fait part de sa profonde tristesse après le récent naufrage du Nyerere, un transbordeur national battant pavillon tanzanien qui naviguait sur le lac Victoria. « Au nom de tous les Membres de l'OMI, du Secrétariat et en mon nom propre, j'aimerais exprimer nos plus sincères condoléances aux familles et aux proches des membres d'équipage et des passagers qui ont perdu la vie au cours de l'accident ou qui sont toujours portés disparus. J'aimerais par ailleurs saluer l'action de toutes les personnes impliquées dans les opérations de sauvetage », a déclaré M. Lim. « Bien qu'il soit encore trop tôt pour prendre toute la mesure de l'événement, j'attends avec intérêt les résultats de l'enquête qui sera menée en temps voulu pour faire la lumière sur cet accident. Ceux-ci aideront l'Organisation à prendre toutes les dispositions nécessaires concernant la sécurité des navires à passagers non visés par la Convention SOLAS pour empêcher qu'un événement aussi tragique ne se reproduise », a-t-il poursuivi.

Le Secrétaire général s'exprimait face aux délégués en ouverture du Sous-comité de l'application des instruments de l'OMI (Sous-comité III). L'Organisation a fait produire une animation vidéo d'une minute sur la sécurité des transbordeurs, laquelle peut désormais être diffusée dans les terminaux de transbordeurs et sur les chaînes de télévision nationales.

 

La responsabilité civile au programme d’un atelier en Indonésie

21/09/2018 

Le régime global de responsabilité et d'indemnisation de l'Organisation maritime internationale (OMI) couvre des questions telles que les événements de pollution, l'enlèvement des épaves ou encore le transport de passagers et de leurs bagages, offrant ainsi une protection vitale en cas d'accident de mer. Or, pour que ces règles et réglementations soient efficaces, il est nécessaire que les États les ratifient et les mettent en œuvre. Quelle est la marche à suivre pour qu'un pays applique ces obligations dans sa législation nationale ?

Pendant quatre jours, du 18 au 21 septembre, un atelier organisé à Bali (Indonésie) a rassemblé plusieurs juristes, décideurs politiques et rédacteurs législatifs afin de leur donner un aperçu concret des processus et des procédures utilisés par l'OMI pour élaborer des règles internationales. Les participants ont également pu en savoir plus sur les moyens d'incorporer efficacement les conventions de l'OMI dans une législation nationale.

L'événement a aussi été l'occasion de réaliser une étude de cas sur l'expérience acquise par le pays dans l'élaboration de sa législation maritime nationale, en se concentrant sur les questions liées à la responsabilité civile, à l'indemnisation et à l'application des instruments de l'OMI. Pour l'heure, l'Indonésie a ratifié la Convention internationale de 2001 sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures de soute et les Conventions de 1969 et de 1992 sur la responsabilité civile. Elle prévoit par ailleurs de ratifier la Convention internationale de 1992 portant création d'un Fonds international d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, la Convention internationale de Nairobi sur l'enlèvement des épaves, 2007, la Convention internationale de 1989 sur l'assistance et la Convention internationale de 1996 sur la responsabilité et l'indemnisation pour les dommages liés au transport par mer de substances nocives et potentiellement dangereuses.

Mis en place par l'OMI et le Ministère chargé de coordonner les affaires maritimes de la République d'Indonésie, l'atelier a été dirigé par Jan de Boer, du Bureau des affaires juridiques de l'OMI, en collaboration avec des membres du Secrétariat des Fonds internationaux d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL) et de l'International Group of P&I Clubs.

 

Une conférence régionale pour aider les ports d’Afrique

20/09/2018 

L'entrée au port d'un navire peut marquer la fin de son voyage, mais elle marque également le début d'une série de tâches administratives qu'il convient d'exécuter. Il est en effet peu probable que le port soit la destination finale des marchandises transportées, lesquelles doivent ensuite être déchargées et acheminées de différentes manières. Tout cela nécessite des moyens logistiques et des infrastructures permettant de relier le port avec les autres sites et régions intérieurs – c'est ce que l'on appelle la « connexion avec l'arrière-pays ».

Telle était la question à l'honneur de la toute première conférence régionale de l'Association internationale des ports (IAPH), organisée à Abuja (Nigéria) du 17 au 19 septembre. Inaugurée par le Président de la République fédérale du Nigéria, la conférence a permis de rassembler des représentants de ports africains, asiatiques, européens et américains, des exploitants de ports africains, des entreprises de gestion des couloirs logistiques ainsi que plusieurs organisations internationales*. Ensemble, tous ces acteurs ont pu débattre de la question dans le contexte de l'Afrique, un continent où 15 pays sur 54 sont sans littoral. L'Afrique est en outre le deuxième continent le plus grand et le plus peuplé de la planète, avec six des dix pays qui enregistrent la plus forte croissance économique au monde.

L'Organisation maritime internationale (OMI) a pris part à l'événement dans le cadre de ses efforts permanents visant à renforcer sa coopération avec le secteur portuaire et à encourager ce dernier à participer à ses travaux.

La Convention FAL de l'OMI est essentielle pour faciliter le trafic maritime international. Elle réglemente et rationalise les tâches administratives qui s'imposent lorsqu'un navire entre dans un port, comme par exemple celles qui concernent la déclaration de la cargaison ou les permis à l'importation et à l'exportation. Lorsqu'elle est appliquée correctement, la Convention FAL permet aux cargaisons de circuler plus rapidement, plus facilement et plus efficacement.

* Les organisations internationales suivantes étaient représentées au cours de la conférence : l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ; la Banque mondiale ; la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) ; la Commission européenne (CE) ; l'Union africaine (UA) ; la Banque africaine de développement (BAD) ; et l'Association panafricaine de coopération portuaire (APCP).

 

Au Havre, une formation pour améliorer l’exploitation et la gestion des ports

17/09/2018 

Du 10 septembre au 12 octobre, plusieurs fonctionnaires et décideurs de haut-niveau d'autorités maritimes et portuaires du monde entier participent à un cours de formation intensif sur l'efficacité de l'exploitation et de la gestion des ports, dans le cadre d'un séminaire organisé au Havre (France) chaque année. Notons que l'ouverture de l'événement coïncidait cette année avec les festivités de la ville du Havre pour célébrer la Journée mondiale de la mer 2018 et son thème – « OMI 70 : Notre héritage - de meilleurs transports maritimes pour un avenir meilleur ».

Le cours se compose de travaux en classe ainsi que de visites sur site, dont une au port du Havre. Cette 32ème édition du séminaire de formation supérieure à l'exploitation et à la gestion des ports, mise en place par l'Institut portuaire d'enseignement et de recherche (IPER) et le Grand port maritime du Havre (GPMH), rassemble 20 participants venus des quatre coins du globe*.

Chris Trelawny, Conseiller spécial de l'OMI en sûreté maritime, a prononcé le discours d'ouverture de l'événement et donné une conférence sur le rôle de l'Organisation maritime internationale (OMI), en mettant l'accent sur l'OMI et le développement maritime.

* Les pays suivants sont représentés : Afrique du Sud, Algérie, Bangladesh, Brésil, Congo, Côte d'Ivoire, Gambie, Jamaïque, Kenya, Madagascar, Maurice, Mexique, Panama, Seychelles, Suriname, Togo et Tunisie.

 

En Géorgie, un programme chargé pour le Secrétaire général de l’OMI

15/09/2018 

Le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, était en visite cette semaine en Géorgie pour une série d'événements et de réunions de haut niveau avec plusieurs ministres et hauts fonctionnaires. Le jeudi 13 septembre, il a prononcé le discours d'ouverture du Georgia International Maritime Forum (GIMF), à Batoumi (Géorgie). Il a, à cette occasion, insisté sur le fait que la communication et la collaboration entre les secteurs maritime, portuaire et logistique étaient fondamentales pour que les transports maritimes atteignent leur plein potentiel.

M. Lim a ensuite rendu une visite de courtoisie au Premier ministre géorgien, M. Mamuka Bakhtadze. Lors de cette rencontre, les deux hommes ont tout particulièrement mis l'accent sur l'importance de développer les transports maritimes, ainsi que sur le rôle du pays en tant que pôle international d'investissement, de communication, de transport et de logistique. Le lendemain, le 14 septembre, le Secrétaire général a poursuivi son voyage à Tbilissi, où il a rencontré le Ministre des affaires étrangères, M. David Zalkaliani.  

Les travaux de l'OMI ont été largement couverts au cours du GIMF, dont l'un des principaux objectifs était de sensibiliser les participants au thème de la Journée mondiale de la mer 2018 – « OMI 70 : Notre héritage - de meilleurs transports maritimes pour un avenir meilleur ». Une table ronde a par ailleurs été organisée afin d'évoquer le partenariat entre l'OMI et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Enfin, deux ateliers de l'OMI – l'un sur la réduction des émissions portuaires, l'autre sur les Conventions de l'OMI relatives à la responsabilité et à l'indemnisation – se sont déroulés en marge du Forum, du 10 au 12 septembre.

 

L’OMI ouvrira bientôt ses portes au public le temps d'un week-end

14/09/2018 

Chaque année, plus de 800 bâtiments emblématiques de la ville de Londres ouvrent leurs portes au grand public dans le cadre d'un programme baptisé Open House London. Ce dernier offre aux visiteurs la possibilité de découvrir par eux-mêmes de nombreux édifices présentant notamment un intérêt architectural ou culturel et auxquels ils n'ont d'ordinaire pas accès. Cette année, et ce pour la première fois, l'Organisation maritime internationale (OMI) participe elle aussi à l'événement.

Le siège de l'OMI, inauguré en 1983 par Sa Majesté la reine Élisabeth II, a été spécialement construit pour l'Organisation par le Gouvernement du Royaume-Uni selon les plans des architectes Douglas Marriott Worby et Robinson. L'une de ses caractéristiques architecturales originales les plus notables est l'utilisation efficace et généralisée de bois, pour laquelle le bâtiment s'est vu remettre le Carpenters' Award en 1983 – une pretigieuse récompense décernée chaque année par la Worshipful Company of Carpenters.

À l'intérieur du bâtiment, l'un des lieux les plus marquants est sans doute la salle plénière, où les délégations des 174 États Membres de l'OMI se réunissent régulièrement pour établir des règles environnementales et de sécurité applicables aux transports maritimes internationaux. Depuis l'extérieur, le siège de l'Organisation est reconnaissable à sa statue de bronze, haute de 7 mètres et pesant dix tonnes, réalisée par Michael Sandle et installée en 2001. Celle-ci représente un marin seul assurant la veille depuis la proue d'un navire de commerce.  

Après avoir subi d'importants travaux de renovation interne en 2007, le bâtiment a été rouvert en 2008 par Son Altesse Royale le duc de Gloucester.

L'OMI est la seule agence des Nations Unies à avoir son siège à Londres. Situé au 4, Albert Embankment, sur la rive sud de la Tamise, cet édifice emblématique sera ouvert au public les 22 et 23 septembre prochains.

 

La Géorgie accueille un atelier régional sur la réduction des émissions dans les ports

14/09/2018 

Les travaux de l'Organisation maritime internationale (OMI) visant à favoriser une meilleure compréhension des émissions portuaires et à promouvoir les mesures nécessaires pour les réduire se sont poursuivis à Batoumi (Géorgie), du 10 au 12 septembre, dans le cadre d'un atelier organisé à l'intention d'acteurs régionaux venus de Géorgie, de Turquie et d'Ukraine.

L'événement s'est concentré sur les moyens de réaliser des inventaires des émissions et de calculer ces dernières, y compris s'agissant des émissions de gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques. Les participants ont également pu en savoir plus sur les stratégies de réduction des émissions provenant de sources différentes – comme les émissions imputables à l'exploitation des navires hauturiers et des camions ou à l'utilisation du matériel de manutention des cargaisons.

L'atelier s'est appuyé sur un module de formation spécialement mis au point en vertu du partenariat stratégique entre le Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP) de l'OMI et l'Association internationale des ports (IAPH). Actuellement en cours de déploiement dans plusieurs pays pilotes du monde entier, ce module de formation s'adresse au personnel des administrations maritimes, des ministères compétents et des autorités portuaires, ainsi qu'aux exploitants de ports et de terminaux.

Financé en partie par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), l'atelier a été accueilli par l'Agence des transports maritimes de Géorgie en parallèle du Georgia International Maritime Forum (GIMF). Il s'agit du 9ème volet de cette série d'ateliers du Projet GloMEEP sur les émissions portuaires, laquelle arrivera à son terme plus tard dans le mois avec la tenue du dernier atelier au Panama, du 25 au 27 septembre.

 

Ensemble, l’OMI et l’ONUDC œuvrent à l’amélioration de la sûreté maritime au Nigéria

13/09/2018 

La bonne application des mesures de sûreté maritime à l'échelle nationale repose sur une coopération efficace entre les différentes agences gouvernementales. Afin d'aider le Nigéria dans ce processus, un atelier a été organisé dans la capitale Abuja, les 11 et 12 septembre, dans le cadre d'un projet visant à renforcer les moyens d'intervention de la justice pénale nigériane dans le contexte de la lutte contre la criminalité maritime. Mis sur pied par l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l'événement a bénéficié d'un soutien financier accordé par le Gouvernement du Royaume-Uni. Les résultats de cet atelier permettront d'orienter les travaux à venir sur l'élaboration d'une stratégie nationale de sûreté maritime.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les travaux menés par l'OMI en matière de sûreté maritime.    

 

Lumière sur la responsabilité et l’indemnisation en Asie occidentale et en Europe orientale

13/09/2018 

Le régime global de responsabilité et d'indemnisation de l'OMI couvre des questions telles que les événements de pollution, l'enlèvement des épaves ou encore le transport de passagers et de leurs bagages, offrant ainsi une protection vitale en cas d'accident de mer. Or, pour que ces règles et réglementations soient efficaces, il est nécessaire que les États les ratifient et les mettent en œuvre.

Un atelier régional de l'OMI se déroule à Batoumi (Géorgie) cette semaine, du 11 au 14 septembre, dans le but de contribuer à assurer une indemnisation rapide et adéquate en Asie occidentale et en Europe orientale. Plusieurs hauts responsables des administrations maritimes et rédacteurs législatifs spécialisés dans le droit maritime venus de 11 pays de la région participent à l'événement.  

Ces quelques jours sont pour eux l'occasion d'obtenir un aperçu des prescriptions et des programmes internationaux en vigueur en matière d'assurance et de responsabilité, et d'en savoir plus sur les responsabilités qui incombent aux différents acteurs concernés, dont font partie les gouvernements, les propriétaires de navires, les fonds internationaux et les compagnies d'assurance.  

Animé par Jan de Boer et Ivaylo Valev, respectivement du Bureau des affaires juridiques et de la Division de la coopération technique de l'OMI, l'atelier est organisé par l'Agence des transports maritimes de Géorgie et se tient en parallèle du Georgia International Maritime Forum (GIMF).

 

Ouverture du Sous-comité du transport des cargaisons et des conteneurs de l’OMI

10/09/2018 

La classification de certaines cargaisons potentiellement dangereuses est à l'ordre du jour de la 5ème session du Sous-comité du transport des cargaisons et des conteneurs (Sous-comité CCC) de l'OMI, qui se réunit cette semaine, du 10 au 14 septembre. Le Sous-comité doit se pencher sur le phénomène de la « séparation dynamique », un phénomène récemment identifié lié au transport de la bauxite susceptible d'avoir une incidence sur la stabilité du navire et de la cargaison. 

Il doit également débattre de la question du transport d'engrais au nitrate d'ammonium, après l'identification d'éventuels problèmes lors de deux accidents ayant mis en cause les navires Purple Beach (2015) et Cheshire (2017). Les recommandations formulées à l'issue de l'enquête sur le Cheshire seront en effet présentées dans le cadre de cette 5ème session. Le Sous-comité doit en outre examiner plusieurs propositions visant à modifier les fiches pertinentes, afin de les inclure ultérieurement dans le Code maritime international des cargaisons solides en vrac (Code IMSBC) – l'instrument utilisé par le secteur pour le transport de ce type de cargaisons.

Parmi les autres points de l'ordre du jour, le Sous-comité doit étudier un certain nombre de questions liées au Recueil international de règles de sécurité applicables aux navires qui utilisent des gaz ou d'autres combustibles à faible point d'éclair (Recueil IGF), concernant notamment l'élaboration d'un projet de dispositions techniques relatives à la sécurité des navires qui utilisent de l'alcool méthylique ou de l'alcool éthylique comme combustible et l'élaboration d'un projet de prescriptions relatives à la sécurité des piles à combustible. Un projet de directives intérimaires est également en cours d'élaboration sur l'utilisation de l'acier austénitique à forte teneur en manganèse pour les applications cryogéniques telles que les citernes à cargaison, les citernes à combustibles et les tuyautages des transporteurs de GNL et des navires équipés de moteurs à GNL. Le Sous-comité débattra enfin de l'élaboration d'un projet d'amendements au Recueil de règles pratiques pour la sécurité de l'arrimage et de l'assujettissement des cargaisons (Recueil CSS) concernant le saisissage en fonction des conditions météorologiques. L'objectif est de garantir le plus haut niveau de sécurité possible pour l'assujettissement des cargaisons, en tenant compte des conditions météorologiques prévues et d'autres facteurs.

La 5ème session du Sous-comité du transport des cargaisons et des conteneurs (CCC 5) a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Xie Hui (Chine). Cliquez ici pour visualiser les photos. 

 

L’OMI lance une exposition itinérante, une première

06/09/2018 

Les efforts déployés depuis soixante-dix ans par l'Organisation maritime internationale (OMI) pour promouvoir la sécurité, la sûreté et la propreté des transports maritimes sont à l'honneur du thème de la Journée mondiale de la mer 2018 – « OMI 70 : Notre héritage - de meilleurs transports maritimes pour un avenir meilleur ». Pour célébrer cet anniversaire, l'OMI lance pour la première fois une exposition itinérante visant à valoriser les succès passés et à présenter les défis futurs du secteur maritime au grand public.

Qui fixe les règles du commerce maritime international ? Comment assurer la sécurité des gens de mer et protéger l'environnement ? Comment le secteur maritime soutient-il le développement durable ? Quel avenir pour les transports maritimes ?

Toutes ces questions, et bien d'autres encore, sont abordées dans le cadre de cette exposition, apportant ainsi un éclairage passionnant sur les travaux de l'OMI et soulignant le caractère indispensable des transports maritimes pour le monde.

L'exposition est actuellement en cours de déploiement dans de nombreux musées maritimes sur les six continents. Sera-t-elle déployée dans un musée près de chez vous ? Cliquez ici pour le découvrir et consulter la carte des musées hôtes.

Si vous avez l'occasion de vous y rendre, n'hésitez pas à partager votre expérience et vos photos sur les réseaux sociaux, en identifiant l'OMI (@IMOHQ) et en utilisant le hashtag #IMOandMe.

 

L’OMI participe à l’élaboration d’un nouveau traité sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine

06/09/2018 

Les navires de commerce qui parcourent les océans du monde sont soumis à des règles strictes en matière de protection environnementale, de sécurité et de sûreté qui s'appliquent pendant toute la durée du voyage. Le cadre réglementaire global mis au point par l'OMI pour les transports maritimes internationaux a été présenté à l'occasion de la Conférence des Nations Unies sur les océans, qui se tient du 4 au 17 septembre à New York (États-Unis). Celle-ci doit entamer les démarches nécessaires à l'élaboration d'un instrument international juridiquement contraignant sur la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones ne relevant pas de la juridiction nationale – lequel a été baptisé BBNJ.

Les règles de l'OMI sont appliquées dans le cadre d'un système bien établi de contrôle des États du pavillon, des États côtiers et des États du port. De nombreux instruments de l'OMI participent activement à la conservation de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, à l'instar de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), de la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM), qui vise à prévenir le transfert d'espèces aquatiques envahissantes, et de la Convention et du Protocole de Londres, qui réglementent le rejet des déchets à la mer. L'OMI a en outre adopté un grand nombre de mesures de protection que tous les navires sont tenus de respecter à la fois à l'intérieur et à l'extérieur des zones maritimes particulièrement vulnérables (PSSA), et au sein des zones spéciales et des zones de contrôle des émissions (ECA). Parmi elles figurent des règles strictes sur les rejets en exploitation, les zones à éviter et les autres systèmes d'organisation du trafic maritime – y compris ceux ayant vocation à tenir les navires à l'écart des zones de reproduction des baleines. L'OMI a par ailleurs adopté un Recueil de règles obligatoires applicables aux navires exploités dans les eaux arctiques et antarctiques, le Recueil sur la navigation polaire, ainsi que des Directives visant à réduire le bruit sous-marin produit par les navires de commerce et à atténuer leurs incidences néfastes sur la faune marine.

Au cours de la Conférence, Fredrik Haag, de la Division du milieu marin de l'OMI, a évoqué les quelque 50 traités internationaux juridiquement contraignants élaborés par l'Organisation pour, entre autres choses, pour garantir une utilisation durable des océans par le secteur, soulignant ainsi son expérience en la matière. L'OMI se félicite des efforts déployés pour progresser sur la question de la conservation et de l'utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale. De même, elle juge encourageant qu'il ait été précisé, dans le cadre de la phase préparatoire, que ce nouveau traité ne devrait pas saper les instruments et les cadres juridiques existants pertinents et affaiblir les organes compétents du secteur.

Enfin, lors d'une manifestation parallèle consacrée aux transports maritimes et organisée le 5 septembre au siège de l'ONU, M. Haag a exposé le régime réglementaire de l'OMI et expliqué la pertinence de celui-ci pour le BBNJ. L'événement a été mis en place conjointement par l'OMI, les Gouvernements des Îles Marshall et de la Norvège et la Chambre internationale de la marine marchande (ICS), avec l'appui de l'Association des armateurs norvégiens.

La série de conférences visant à élaborer ce nouvel instrument juridiquement contraignant en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer doit prendre fin en 2020.

 

En Somalie, l'administration maritime nationale se réorganise

31/08/2018 

Le Département de l'administration maritime somalienne, qui fait actuellement l'objet d'une restructuration, devrait être pleinement opérationnel d'ici la fin de l'année. Cela permettra au pays de s'acquitter efficacement des responsabilités qui lui incombent en tant qu'État du pavillon, État du port et État côtier, conformément aux instruments de l'OMI. Du 27 au 31 août, plusieurs représentants du Gouvernement somalien se sont réunis à Kigali (Rwanda) dans le cadre d'un atelier parrainé par l'OMI. Il a été convenu à cette occasion que la réorganisation de ce nouveau Département, qui fera partie du Ministère des ports et des transports maritimes, devrait être achevée avant le 31 décembre 2018.  

Comme l'ont décidé les acteurs présents sur place, les prochaines étapes consisteront à réaliser une mission d'évaluation des besoins, à mettre en place d'autres ateliers de l'OMI, à permettre l'entrée en vigueur du Code maritime somalien et à prendre les mesures nécessaires pour que le pays puisse adhérer à tous les traités de l'OMI mentionnés dans ledit Code. Les participants ont en outre appelé la République fédérale de Somalie, au travers d'un communiqué publié à l'issue de l'événement, à prendre d'urgence des mesures pour signer le Mémorandum d'entente sur le contrôle des navires par l'État du port dans l'océan Indien.

L'atelier a été organisé par l'OMI, la Mission d'assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM) et le Gouvernement de la République rwandaise. Il a rassemblé 22 hauts fonctionnaires somaliens, dont plusieurs Ministres, Vice-ministres, sénateurs et parlementaires, et notamment la Ministre des ports et des transports maritimes, Mme Mariam Aweis Jama. L'OMI était quant à elle représentée par William Azuh, Kiruja Micheni et Purity Thirimu pendant ces quelques jours.

 

L’OMI et l’ONUDC font équipe pour renforcer la sûreté des transports maritimes au Sri Lanka

31/08/2018 

Le Sri Lanka est le dernier pays en date à avoir bénéficié du soutien de l'OMI pour l'élaboration de sa législation nationale en matière de sûreté maritime. En effet, du 28 au 30 août, un atelier organisé à Colombo (Sri Lanka) par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), en consultation avec l'OMI, a rassemblé plusieurs acteurs nationaux, dont des décideurs politiques, des fonctionnaires de justice pénale, des conseillers juridiques, des agents de sûreté des autorités maritimes et portuaires et des représentants des ministères compétents.

La réunion a permis de jeter les bases d'un dialogue interinstitutions sur les priorités et défis relatifs aux prescriptions internationales en vigueur, comme les mesures de sûreté maritime prévues par le chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et le Code ISPS. Tracy Peverett et Henrik Madsen, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, ont animé des sessions consacrées aux deux instruments en question et aux meilleurs moyens de les mettre en œuvre. Ils ont par ailleurs fourni un certain nombre de renseignements aux participants sur les activités d'assistance technique dont peuvent bénéficier les États Membres de l'OMI.

Après le déploiement de cette série d'ateliers aux Maldives et au Bangladesh en juillet 2018, le Sri Lanka est donc le troisième pays d'Asie du Sud-Est à en bénéficier. L'OMI et l'ONUDC sont toutes deux membres de l'Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme des Nations Unie et ces ateliers s'inscrivent dans le cadre d'un projet visant à renforcer les capacités des pays d'Asie du Sud-Est pour l'application des instruments de lutte contre le terrorisme maritime. 

 

Renforcer la sûreté maritime dans le golfe de Guinée

10/08/2018 

L'Organisation maritime internationale (OMI) accompagne les pays du golfe de Guinée dans le renforcement de leur sûreté maritime. Ainsi, du 6 au 10 août, des représentants de dix pays de la région* ont pris part à un atelier organisé à Monterey (États-Unis) dont l'objectif était de les aider à élaborer et à affiner leurs plans de travail. Ces quelques jours ont été l'occasion pour eux de se pencher sur un certain nombre de questions nouvelles directement liées à l'application efficace des stratégies de sûreté maritime – comme les techniques de négociation permettant d'assurer une coopération politique et interministérielle sûre.

Mis en place par le Centre pour les relations entre l'armée et la société civile (CCMR), financé par le Département d'État américain, l'atelier a également permis aux participants de visiter la station du Service des garde-côtes des États-Unis à Monterey. Deuxième volet d'une série de trois événements, il fait suite à un autre atelier organisé à Abidjan (Côte d'Ivoire) en mars 2018. Le troisième événement se tiendra quant à lui au mois de mars 2019, à Yaoundé (Cameroun). Gisela Vieira, de la Division de la sécurité maritime, était sur place pour représenter l'OMI.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les travaux menés par l'OMI en matière de sûreté maritime.

* L'atelier a rassemblé des participants venus du Bénin, de Cabo Verde, du Cameroun, de Côte d'Ivoire, du Gabon, du Ghana, de Guinée, du Libéria, du Sénégal et du Togo, ainsi que des partenaires internationaux comme INTERPOL et le Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni. 

 

Un atelier de l’OMI pour promouvoir la sûreté des transports maritimes en Asie

27/07/2018 

Parce qu'ils assurent environ 80 % du volume des échanges commerciaux à l'échelle planétaire, les transports maritimes sont la colonne vertébrale du commerce international. Aucun autre moyen de transport de masse n'est aussi rentable et économe en carburant. Chaque jour, quelque 50 000 navires de commerce transportent les marchandises dont les populations du monde entier ont besoin – nourriture, vêtements, carburant, matières premières, appareils électroniques, médicaments, pour n'en citer que quelques-unes. La sûreté du commerce maritime est en ce sens capitale pour chacun d'entre nous.

Pour renforcer la sûreté des transports maritimes, l'Organisation maritime internationale (OMI) met notamment en place des ateliers ciblés visant à aider les pays à appliquer les mesures qu'elle adopte en la matière. C'est pourquoi, du 23 au 27 juillet, la ville de Ningbo (Chine) a accueilli un atelier sous-régional sur la sûreté maritime et portuaire ayant rassemblé plus d'une cinquantaine de participants, représentant les ports, les autorités désignées et d'autres organismes nationaux de plusieurs pays asiatiques.

L'événement, au cours duquel l'OMI était représentée par Javier Yasnikouski et Yuji Okugawa, de la Division de la sécurité maritime, a été organisé en collaboration avec l'Administration de la sécurité maritime de la République populaire de Chine (China MSA). Il avait pour principaux objectifs : d'examiner la mise en œuvre des mesures de sûreté maritime dans la région et d'évaluer les menaces nouvelles et changeantes ; de promouvoir la coopération entre les ports et les autorités désignées des pays participants par l'intermédiaire de débats et de sessions de partage d'expériences et de meilleures pratiques dans le domaine de la sûreté maritime ; d'identifier les défis auxquels les navires, les ports et les personnes sont confrontés en vue de favoriser la mise en place d'un système de transports maritimes sûr et efficace ; et d'encourager le partage d'expériences, de meilleures pratiques et de recommandations entre les différentes parties prenantes.

Le 26 juillet s'est en outre tenue une session spéciale placée sous le thème « Connecter navires, ports et personnes » à laquelle ont pris part d'autres acteurs nationaux. Axée sur la politique, la stratégie et l'innovation technologique, celle-ci avait vocation à renforcer la coopération entre les secteurs maritimes des pays concernés et à favoriser ainsi leur sûreté et leur efficacité.

 

Activités maritimes illicites : Maurice signe les Amendements de Jeddah

26/07/2018 

La République de Maurice est devenue aujourd'hui le 15ème État signataire* des Amendements de Jeddah au Code de conduite de Djibouti – un instrument décisif pour la répression des actes de piraterie et des vols à main armée à l'encontre des navires exploités dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden ayant été élaboré et adopté par plusieurs pays de la région.

Les Amendements de Jeddah, adoptés au mois de janvier 2017 lors d'une réunion de haut niveau organisée à Jeddah (Arabie saoudite), ont considérablement élargi le champ d'application du Code de conduite de Djibouti. Ils prévoient en effet de nombreuses mesures visant à couvrir tout un ensemble d'activités maritimes illicites, comme les actes de piraterie, le trafic d'armes, de stupéfiants et d'espèces sauvages, le soutage d'hydrocarbures illégal, le vol de pétrole brut, la traite et le trafic d'êtres humains ou encore les rejets illégaux de déchets toxiques.

Ce jeudi 26 juillet, M. Girish Nunkoo, Haut-Commissaire de la République de Maurice au Royaume-Uni, a donc rencontré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, à Londres, afin de déposer l'instrument.

* Les États signataires sont les suivants : Arabie saoudite, Comores, Djibouti, Émirats arabes unis, Éthiopie, Jordanie, Kenya, Madagascar, Maldives, Maurice, Mozambique, République-Unie de Tanzanie, Seychelles, Somalie et Yémen.

 

La Serbie adhère à la Convention sur la gestion des eaux de ballast

26/07/2018 

Après l'adhésion de la Serbie à la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM), un traité de l'Organisation maritime internationale (OMI) visant à protéger le milieu marin, le nombre d'États Parties est désormais de 74, représentant plus de 75 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce. En vertu de la Convention, les navires sont tenus de gérer leurs eaux de ballast, lesquelles peuvent contenir plusieurs milliers de microbes, de plantes et d'organismes aquatiques et marins qui sont ensuite transportés à l'autre bout du monde.

Ce 26 juillet, Mme Vesna Vercon Ivic, Consul à l'Ambassade de la République de Serbie au Royaume-Uni, a ainsi rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, à Londres, afin de lui remettre l'instrument d'adhésion.

Cliquez ici pour en savoir plus au sujet de la Convention BWM.

 

Une formation pour réduire les émissions portuaires en Malaisie

26/07/2018 

Plusieurs fonctionnaires maritimes malais visitent actuellement le port de Bintulu, sur l'île de Bornéo, dans le cadre d'une formation de l'OMI visant à aider les pays à réduire leurs émissions portuaires. L'événement, qui se déroule du 24 au 26 juillet, rassemble une trentaine de représentants d'autorités et de ports nationaux afin de renforcer leurs capacités à évaluer les émissions dans les ports et à mettre au point des stratégies pour les réduire. Le résultat est simple : une meilleure qualité de l'air pour les populations locales et une contribution non négligeable à la lutte contre les changements climatiques.

Mise en place en vertu du partenariat stratégique entre le Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP) et l'Association internationale des ports (IAPH), la formation est organisée par le Ministère de la marine de Malaisie et l'Autorité portuaire de Bintulu et est dirigée par une équipe de consultants du port de Los Angeles et du Starcrest Consulting Group.

Cliquez ici pour en savoir plus sur le projet GloMEEP, les différentes ressources, les actualités récentes et les partenariats stratégiques.

 

Au Honduras, les acteurs de la sûreté maritime en formation

25/07/2018 

Le Honduras accueille actuellement un atelier sur le Code ISPS, un traité de l'Organisation maritime internationale (OMI) qui énonce un certain nombre de mesures de sûreté préventives visant à faire face aux menaces qui pèsent sur les navires et les installations portuaires. Organisé à Puerto Cortés, du 23 au 27 juillet, l'événement s'inscrit dans la continuité d'un exercice qui avait permis l'année dernière, en 2017, d'identifier les besoins spécifiques du pays en matière d'assistance technique.

Pendant cette semaine, les fonctionnaires de l'autorité désignée et les agents de sûreté des installations portuaires qui participent à l'événement peuvent ainsi approfondir leurs connaissances et leur compréhension des moyens d'application des dispositions pertinentes du Code ISPS et du chapitre XI-2 de la Convention SOLAS. Il s'agit également d'une bonne occasion pour eux de se pencher sur les recommandations pratiques contenues dans le Guide pour la sûreté maritime et le Code ISPS, relatives notamment aux responsabilités des gouvernements, des autorités nationales et des opérateurs des installations portuaires en matière de sûreté.

Cet atelier national a été mis en place en collaboration avec la Commission nationale pour la sûreté des ports de la République du Honduras et a bénéficié du soutien d'une équipe de consultants de l'OMI. 

 

La sûreté maritime face aux défis du 21ème siècle

23/07/2018 

Le 20 juillet dernier, lors d'un colloque sur le thème de la sûreté maritime au 21ème siècle organisé à l'École de guerre de la marine brésilienne, à Rio de Janeiro (Brésil), le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, a mis en valeur les travaux et les mesures de l'Organisation visant à tenir compte des changements qui s'opèrent dans le domaine de la sûreté maritime. « Les menaces auxquelles sont confrontés les secteurs maritime et portuaire ne cessent d'évoluer et l'OMI doit adapter son action en conséquence », a-t-il expliqué, avant de poursuivre : « l'Organisation tient compte de la révolution numérique dans chacun des sujets qu'elle traite. »

Le Secrétaire général a notamment soulevé la question des navires autonomes – ou navires de surface autonomes – en précisant que l'OMI était actuellement en train d'évaluer un certain nombre d'aspects réglementaires liés, par exemple, à la sécurité, à la sûreté, à la responsabilité juridique, aux interventions à la suite d'incidents et à la protection du milieu marin. M. Lim a ensuite mis l'accent sur le fait que l'OMI était de plus en plus préoccupée par la question de la cybersécurité et mis en garde quant à la vulnérabilité potentielle des systèmes de technologie de l'information et de technologie opérationnelle présents à bord des navires.

Il a en outre insisté sur le fait que le secteur des transports maritimes pouvait être un important moteur et facilitateur de croissance économique et qu'il pouvait ainsi contribuer à un monde meilleur. En ce sens, la sécurité et la sûreté des transports maritimes revêtent une importance toute particulière qui dépasse largement le simple cadre du secteur maritime.

Chris Trelawny, Conseiller spécial de l'OMI en sûreté maritime, s'est lui aussi exprimé sur le sujet dans le cadre d'une manifestation parallèle portant sur les considérations techniques relatives aux navires autonomes. Il a, à cette occasion, présenté le fonctionnement du processus de réglementation de l'OMI et rappelé qu'un groupe de travail par correspondance avait été constitué par le Comité de la sécurité maritime (MSC) pour étudier la question. Les États Membres de l'Organisation sont invités à participer aux discussions du groupe de travail, qui procède actuellement à un exercice de définition réglementaire pour l'exploitation des navires de surface autonomes.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les travaux menés par l'OMI en matière de sûreté maritime. 

 

L’OMI, acteur majeur de la protection environnementale dans le Pacifique Nord-Ouest

19/07/2018 

L'Organisation maritime internationale (OMI) soutient la coopération régionale en matière de lutte contre les déversements d'hydrocarbures et de substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD) dans la région du Pacifique Nord-Ouest.

Ainsi, du 17 au 20 juillet, Roel Hoenders, fonctionnaire technique au sein de la Sous-division de l'application des instruments de l'OMI, a participé à plusieurs réunions du Centre d'activités régionales pour la préparation et l'intervention en cas de situations d'urgence présentant un danger pour le milieu marin (MERRAC), organisées dans la ville portuaire d'Incheon (République de Corée). Le Centre, mis sur pied par l'OMI et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), a vocation à instaurer, en vertu du Plan d'action pour la protection, la gestion et le développement du milieu marin et côtier du Pacifique du Nord-Ouest (NOWPAP)*, des mesures de coopération efficaces pour pouvoir lutter contre ce type de déversements.

M. Hoenders a profité de cette occasion pour présenter les récents travaux et succès de l'Organisation dans le domaine de la protection de l'environnement. Il a par exemple mis en lumière la ratification et la mise en œuvre de la Convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC) et de son Protocole sur les événements de pollution impliquant des SNPD. Ces réunions ont également permis de débattre de l'assistance pratique fournie par le MERRAC lors des récents événements de pollution, de la mise en place d'une plateforme de partage de renseignements sur les déversements d'hydrocarbures et de SNPD, des résultats des derniers exercices de lutte contre les déversements et des nouveaux projets à venir.

Le fonctionnement du MERRAC est semblable à celui des fameux centres d'activités régionales présents dans différentes régions du globe – citons par exemple le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC) ou le Centre régional d'activités de formation et de renseignements en cas de situation critique due à la pollution marine pour les Caraïbes (RAC/REMPEITC-Caribe).

L'étroite collaboration entre l'OMI et le PNUE, qui se manifeste notamment par la présence de ces centres, permet d'accompagner les efforts déployés par les États Membres en vue de soutenir la réalisation de l'objectif de développement durable 14 des Nations Unies – « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ».

* NOWPAP rassemble plusieurs États de la région (Chine, Fédération de Russie, Japon et République de Corée) et fait partie des 18 Programmes pour les mers régionales développés par le PNUE dans le monde.  

 

Une visite pour évaluer l’application des règles de sûreté en Géorgie

18/07/2018 

Les règles de l'OMI pour la répression des actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime s'inscrivent également dans le contexte plus large de la lutte mondiale contre le terrorisme. Afin de s'assurer du respect des divers traités internationaux relatifs à la sûreté et des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme des Nations Unies (UNCTED) mène régulièrement des visites d'évaluation dans les pays.

Du 16 au 18 juillet, l'Organisation maritime internationale (OMI) a pris part à l'une de ces visites, à Tbilissi (Géorgie), dont l'objectif était avant tout d'évaluer l'application par le pays des mesures spéciales de sûreté maritime énoncées dans les instruments pertinents de l'OMI – à savoir le chapitre XI-2 de la Convention SOLAS, le Code ISPS et la Convention SUA et ses Protocoles.

La visite a été l'occasion d'organiser toute une série de réunions auxquelles ont participé des organismes gouvernementaux géorgiens assumant des responsabilités dans le domaine de la sûreté maritime, comme l'administration maritime nationale, la marine, les autorités douanières ou encore les garde-côtes. Les débats ont été menés conjointement avec plusieurs organisations partenaires – l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), l'Organisation mondiale des douanes (OMD) et l'Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL). Cette volonté des Nations Unies d'agir de façon unie pour améliorer la sûreté nationale et renforcer la lutte antiterroriste met en évidence le fait qu'il est impératif d'intégrer le secteur maritime aux politiques, aux procédures et aux plans d'intervention dans ce domaine.

L'OMI était représentée par Henrik Madsen, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, pendant ces trois jours. Rappelons qu'il s'agit de la deuxième visite d'évaluation à être organisée en Géorgie, après celle de 2007, et qu'un atelier national portant sur la sûreté maritime s'était déroulé dans le pays en 2014. Notons enfin qu'au mois de septembre prochain la ville portuaire de Batoumi accueillera un forum maritime international auquel participera l'OMI.

 

Héritage de l’OMI : 70 ans d’histoire en une vidéo

17/07/2018 

En 2018, l'Organisation maritime internationale célèbre son 70ème anniversaire. Soixante-dix années au cours desquelles elle n'a cessé de servir le secteur des transports maritimes internationaux pour l'aider à renforcer sa sécurité et sa sûreté et à réduire son impact sur l'environnement. Pour cette raison, l'OMI met en place tout au long de l'année une série d'initiatives et d'événements commémoratifs. Elle vient d'ailleurs de publier une petite animation vidéo qui explique comment elle a élaboré des règles internationales obligatoires couvrant la quasi-totalité des aspects du secteur maritime. En conséquence, les transports maritimes sont aujourd'hui régis par les meilleures normes possible et constituent le moyen le plus sûr, le plus propre et le plus efficace de transporter des marchandises aux quatre coins du globe.

L'animation retrace le voyage de l'Organisation depuis l'adoption de la Convention portant création de l'OMI, lors de la conférence des Nations Unies de Genève, en 1948, jusqu'à nos jours. Elle présente également un certain nombre d'avancées majeures comme l'élaboration de nouvelles règles pour les pétroliers après le naufrage du tristement célèbre Torrey Canyon, en 1967, la mise en place d'un système mondial de détresse et de sécurité en mer par satellite et la désignation de plusieurs zones maritimes particulièrement vulnérables dans le monde, lesquelles bénéficient désormais d'une protection spéciale.

La création des deux établissements universitaires de l'OMI, que sont l'Institut de droit maritime international (IMLI) et l'Université maritime mondiale (UMM), est elle aussi à l'honneur, au même titre que les travaux de l'Organisation visant à s'assurer que le gens de mer reçoivent un enseignement et une formation appropriés et qu'ils bénéficient d'une protection juridique adéquate.

Cette année anniversaire est placée sous le thème « OMI 70 : Notre héritage - de meilleurs transports maritimes pour un avenir meilleur » et la nouvelle animation vidéo proposée pour l'occasion illustre comment l'Organisation a œuvré depuis sa création à l'accomplissement de cet objectif. Rendez-vous sur notre chaîne YouTube ou sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, pour en savoir plus.

 

Ouverture du Sous-comité de l'élément humain, de la formation et de la veille de l’OMI

16/07/2018 

L'examen approfondi de la Convention internationale sur les normes de formation du personnel des navires de pêche, de délivrance des brevets et de veille (Convention STCW-F) doit se poursuivre cette semaine, du 16 au 20 juillet, dans le cadre de la 5ème session du Sous-comité de l'élément humain, de la formation et de la veille (HTW 5) de l'OMI.

Réuni au siège de l'OMI, à Londres, le Sous-comité doit notamment poursuivre l'examen des normes de compétence minimales qui figurent dans le traité afin de les mettre à jour et de tenir compte des réalités actuelles de l'industrie de la pêche. Adoptée en 1995, la Convention STCW-F est entrée en vigueur en 2012. Elle est un pilier essentiel des divers instruments internationaux relatifs à la sécurité des navires de pêche.

Le Sous-comité HTW poursuivra également ses travaux de mise à jour et de révision des Directives de l'OMI sur la fatigue en vue, d'une part, d'améliorer la compréhension de ce problème et de la gestion des risques qui en découlent et, d'autre part, de tenir compte des recherches actuelles en matière de fatigue et de sommeil et des meilleures pratiques pour l'atténuation de la fatigue.

Parmi les autres points de l'ordre du jour figurent l'application des amendements de 2010 à la Convention STCW, la validation de 11 cours types de l'OMI et plusieurs autres questions relevant des travaux en cours de l'Organisation sur l'élément humain. La 5ème session du Sous-comité HTW a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par Mme Mayte Medina (États-Unis). Cliquez ici pour visualiser les photos.

 

Le Secrétaire général de l’OMI en visite en Chine

13/07/2018 

Les 10 et 11 juillet derniers, le Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), M. Kitack Lim, était en visite en Chine, avec un emploi du temps bien rempli. Pour sa première étape, M. Lim s'est rendu à l'Université maritime de Dalian où il a participé au lancement d'un programme de Master en sécurité maritime et gestion de l'environnement mis en place en collaboration avec l'Université maritime mondiale (UMM). Il a alors expliqué aux étudiants que cette formation leur permettrait d'apporter leur propre contribution à la réalisation des principaux objectifs de l'OMI : s'assurer que les transports maritimes continuent de servir les populations du monde de façon sûre et durable.

Le Secrétaire général a ensuite poursuivi son voyage à Shanghai, où il a participé à deux événements – le China Maritime Forum et le Global Forum on Green Shipping – et pris part aux célébrations du 70ème anniversaire de l'OMI (cliquez ici pour visualiser les photos). Il a ainsi profité de ce moment pour valoriser les succès obtenus par l'Organisation en 70 ans d'existence – la Convention portant création de l'OMI a été adoptée en 1948 mais elle n'a pris effet que dix ans plus tard, en 1958. En effet, au cours de cette période, l'Organisation a élaboré et adopté plus d'une cinquantaine d'instruments internationaux couvrant de nombreux domaines du secteur maritime.

M. Lim a en outre tenu à rappeler le thème de ce 70ème anniversaire – « OMI 70 : Notre héritage - de meilleurs transports maritimes pour un avenir meilleur » – en précisant que celui-ci permettait à la fois de dresser un bilan de l'action menée par l'Organisation depuis sa création et de se tourner vers l'avenir. Ce thème est également l'occasion de célébrer et de réfléchir à la manière avec laquelle l'OMI a su évoluer et s'adapter au fil des ans, tout en restant fidèle à son mandat initial : faire en sorte, par le biais de la coopération, que le secteur des transports maritimes soit sûr, sans danger, respectueux de l'environnement, efficace et durable.

Enfin, ce voyage en Chine s'est achevé sur la visite du Centre de coopération de technologie maritime de la région Asie (MTCC Asia), inauguré à la fin de l'année 2016 dans le cadre d'un ambitieux projet financé par l'Union européenne et mis en œuvre par l'OMI. Ce dernier, baptisé projet GMN, a permis la mise en place d'un réseau mondial de MTCC ayant pour mission d'œuvrer à la promotion des technologies et des activités qui permettront d'améliorer le rendement énergétique du secteur dans son ensemble.

 

Marquer les engins de pêche pour aider à résoudre le problème des détritus marins

13/07/2018 

Comme l'a expliqué Fredrik Haag, de la Division du milieu marin de l'OMI, lors du Comité des pêches de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), réuni à Rome (Italie) du 9 au 13 juillet, le marquage des engins de pêche permettra de faciliter la mise en œuvre des règles de l'OMI qui interdisent le rejet de ces apparaux à la mer. L'intervention de M. Haag a eu lieu juste avant que le Comité n'approuve les Directives volontaires de la FAO sur le marquage des engins de pêche. Ces dernières préconisent que tous les engins de pêche soient marqués de sorte qu'il soit possible de remonter jusqu'au propriétaire initial en cas d'abandon, de perte ou de rejet à la mer. L'Annexe V de MARPOL interdit le rejet à la mer de toute matière plastique, et y compris des apparaux de pêche synthétiques. La Convention et le Protocole de Londres, qui réglementent le rejet des déchets à la mer, n'autorisent pas non plus le rejet d'engins de pêche à la mer.

Fredrik Haag a ensuite expliqué que le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l'OMI avait décidé d'inscrire un nouveau point sur les détritus marins à son ordre du jour et qu'il espérait qu'un bon nombre de documents lui seraient soumis sur la question. Celle-ci figure également à l'ordre du jour des réunions des Parties contractantes à la Convention et au Protocole de Londres, qui s'intéressent entre autres choses à comment les déchets immergés en mer, les dispositifs de concentration de poissons abandonnés ou à la dérive et les bouées en polystyrène et en mousse de polystyrène utilisées pour l'aquaculture peuvent être des sources de détritus marins.

M. Haag a en outre valorisé la collaboration permanente entre l'OMI et la FAO sur un certain nombre de questions environnementales, au travers notamment du Partenariat mondial sur les déchets marins (GPML), d'ONU-Océans et du GESAMP – un Groupe d'experts chargé de conseiller le système des Nations Unies sur les aspects scientifiques de la protection du milieu marin.

 

Le Mexique bénéficie du soutien de l’OMI pour le renforcement de sa sûreté maritime

13/07/2018 

Une bonne préparation est essentielle pour faire face à tout incident majeur de sûreté maritime. C'est pour répondre à cet impératif qu'un atelier de formation de sûreté maritime a été organisé à Veracruz (Mexique), les 12 et 13 juillet. Celui-ci avait pour objectif de promouvoir une approche multi-institutionnelle pour les questions relatives à la sûreté maritime et à l'application du droit maritime en vue de renforcer la coopération entre les acteurs gouvernementaux concernés. L'événement a également mis l'accent sur la nécessité d'adopter une approche intégrée pour l'application des dispositions du chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et du Code ISPS et des autres mesures de sûreté maritime.

Pendant ces deux jours, la formation a permis aux participants de se pencher sur un certain nombre de scénarios envisageables en matière de sûreté maritime et portuaire et de revoir les procédures en vigueur, notamment concernant les rôles et responsabilités de chacun, pour identifier d'éventuelles lacunes et possibilités d'amélioration. L'événement a rassemblé une quarantaine de participants représentant divers organismes nationaux, parmi lesquels les autorités portuaires, les services des douanes et de l'immigration, la police fédérale, les services médicaux, les autorités navales, la marine marchande et les autorités locales et régionales.

L'atelier a été organisé par l'OMI en coordination avec le Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE) de l'Organisation des États américains (OEA) et la Marine mexicaine (SEMAR).

 

Le déploiement du module de formation de l’OMI sur les émissions portuaires se poursuit en Argentine

12/07/2018 

Les travaux de l'OMI visant à accompagner les États dans la réduction de leurs émissions portuaires se sont poursuivis cette semaine, du 10 au 12 juillet, dans le cadre d'un atelier organisé à Buenos Aires (Argentine). Le pays est le septième à bénéficier de ce nouveau module de formation de l'OMI sur l'évaluation du niveau des émissions dans les ports et l'élaboration de stratégies de réduction des émissions portuaires.

Près de 40 fonctionnaires du secteur maritime argentin ont suivi cette formation mise au point sous l'égide du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP), en collaboration avec l'Association internationale des ports (IAPH). Accueillie par le Service argentin des garde-côtes (Prefectura Naval Argentina), elle a été dirigée par une équipe de consultants envoyée par l'OMI et le port de Los Angeles. 

 

Encourager les États à ratifier l’Accord du Cap pour mieux protéger les pêcheurs

11/07/2018 

Il est indispensable que l'Accord du Cap de 2012 sur la sécurité des navires de pêche soit ratifié et mis en œuvre pour empêcher le nombre de décès enregistrés dans le secteur des pêches de continuer à grimper. Tel est le message mis une nouvelle fois en avant par Sandra Allnutt, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, à l'occasion du Comité des pêches de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), réuni du 9 au 13 juillet à Rome (Italie). L'Accord du Cap doit permettre aux États du pavillon, aux États du port et aux États côtiers de vérifier plus efficacement la sécurité des navires de pêche. Bien qu'il compte déjà 10 États contractants, il est nécessaire que 22 pays le ratifient et qu'un nombre requis de navires de pêche soit atteint pour qu'il entre en vigueur.

Lors de la session d'ouverture du Comité, Mme Allnutt a tenu à souligner la bonne collaboration entre l'OMI, la FAO, l'Organisation internationale du Travail (OIT) et les Pew Charitable Trusts pour encourager les États à ratifier l'Accord du Cap. Ensemble, l'OMI et la FAO ont organisé une série de séminaires à travers le monde pour présenter l'Accord, expliquer pourquoi il est nécessaire et comment il peut être transposé dans la législation nationale, et décrire les différentes étapes que les États Parties à l'Accord doivent suivre. Sandra Allnutt a par ailleurs exhorté les Ministres des pêches et l'ensemble du secteur des pêches à prendre toute la mesure de la situation et à apporter leur soutien à ces initiatives. « Même s'il est vrai que l'instrument a été adopté par l'OMI, toutes les agences de l'ONU qui travaillent sur des questions liées à l'océan doivent, et devraient, encourager les Gouvernements à ratifier l'Accord. Ce n'est qu'en coopérant et en travaillant les uns avec les autres que nous réussirons à assurer la sécurité des millions de pêcheurs dans le monde », a-t-elle expliqué. Mme Allnutt est également intervenue dans le cadre du point de l'ordre du jour sur les pêches et la gouvernance des océans et a, à ce titre, insisté sur la pertinence de l'Accord du Cap dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

À l'occasion d'une manifestation parallèle placée sous le thème « Assurer la durabilité sociale, environnementale et commerciale de la pêche », Sandra Allnutt a mis l'accent sur les quatre principaux piliers du secteur que sont : l'Accord du Cap de 2012 sur la sécurité des navires de pêche, qui doit encore entrer en vigueur ; la Convention STCW-F sur la formation du personnel des navires de pêche, entrée en vigueur en 2012 ; la Convention de 2007 sur le travail dans la pêche, en vigueur depuis novembre 2017 ; et l'Accord de la FAO relatif aux mesures du ressort de l'État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, entré en vigueur en 2016. Cette manifestation a également rassemblé des représentants de la Division des affaires maritimes et du droit de la mer du Bureau des affaires juridiques de l'ONU, de la FAO, de l'OIT, du Comité de dialogue social pour la pêche de l'Union européenne, de la Commission européenne, des Pew Charitable Trusts, du Gouvernement néerlandais et du Saint-Siège. Le Comité des pêches est un organe subsidiaire du Conseil de la FAO qui offre un forum intergouvernemental permettant de réfléchir aux grandes questions internationales liées à la pêche et à l'aquaculture.

 

À l’OMI, un groupe de travail se penche sur l’application uniforme du plafond de la teneur en soufre à partir de 2020

09/07/2018 

Du 9 au 13 juillet, un groupe de travail de l'OMI se réunit à Londres en vue d'élaborer des recommandations détaillées visant à favoriser une application uniforme du plafond de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires exploités en dehors des zones de contrôle des émissions (ECA) désignées, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020 et fera ainsi passer le plafond actuel de 3,50 % m/m (masse par masse) à 0,50 % m/m. À noter qu'à l'intérieur de ces zones, la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires est limitée à 0,10 % m/m. Cette réunion intersessions est organisée sous l'égide du Sous-comité de la prévention de la pollution et de l'intervention (Sous-comité PPR).

Le groupe de travail doit donc mettre au point un certain nombre de recommandations sur : les problèmes qui se poseront dans le cadre de la préparation et de la transition en vue du passage du plafond de la teneur en soufre de 3,50 % à 0,50 %, en 2020, et la planification de la mise en œuvre pour 2020 ; la manière de remédier aux problèmes liés au circuit d'alimentation en combustible et aux systèmes des machines découlant de l'utilisation des nouveaux mélanges ou des nouveaux types de combustibles ; les questions relatives à la vérification et aux mécanismes et mesures de contrôle, notamment en ce qui concerne le contrôle par l'État du port et les échantillons de fuel-oil en cours d'utilisation ; les formulaires normalisés pour signaler l'indisponibilité de fuel-oil ; et les incidences qu'aurait, du point de vue de la sécurité, la possibilité de mélanger des combustibles.

La réunion doit en outre examiner des propositions d'amendements à l'Annexe VI de MARPOL afin d'y inclure une procédure de vérification et une méthode et une norme d'essai uniformes du fuel-oil utilisé par les navires. Ces amendements doivent également fournir une définition réglementaire de l'expression « teneur en soufre ».

En avril 2018, la 72ème session du Comité de la protection du milieu marin (MEPC 72) de l'OMI avait chargé le groupe de travail de rendre compte de ses travaux directement au MEPC 73, au mois d'octobre prochain. Celui-ci doit approuver lesdites recommandations et les diffuser pour permettre aux parties prenantes du secteur de disposer d'au moins un an pour pouvoir les appliquer avant l'entrée en vigueur du plafond, en 2020.

 

Comment appliquer la Convention sur la gestion des eaux de ballast et en assurer le suivi ?

06/07/2018 

L'identification des organismes et des microbes dans les eaux de ballast et le suivi de la faune et de la flore marines dans les ports où les navires sont susceptibles de rejeter leurs eaux de ballast sont essentiels pour les pays qui se préparent à appliquer la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM). Le traité, entré en vigueur le 8 septembre 2017, vise à lutter contre la menace que représentent les espèces envahissantes transportées dans les eaux de ballast des navires pour les écosystèmes marins.

Dans ce contexte, un atelier régional organisé du 3 au 5 juillet à Batumi (Géorgie) a permis aux participants* de suivre une formation théorique et pratique consacrée au respect, au suivi et à la mise en application des dispositions de la Convention BWM. L'événement a aussi permis de former les acteurs présents à la planification et à la conduite d'études biologiques de référence dans les ports, à l'aide de protocoles normalisés, et aux moyens de procéder à une évaluation des risques. Ces études ont vocation à dresser un inventaire de la faune et de la flore marines dans et autour des ports de commerce où transitent des navires transportant des eaux de ballast afin de déterminer la présence ou non d'espèces allogènes et d'obtenir des données biologiques de référence sur lesquelles les autorités pourront s'appuyer à l'avenir.

Afin d'aider les autorités chargées du contrôle par l'État du port pour l'application de la Convention BWM, l'OMI a publié une vidéo sur l'échantillonnage et l'analyse des eaux de ballast.

* L'atelier a rassemblé un total de 35 participants venus des neuf pays suivants : Azerbaïdjan, Bulgarie, Fédération de Russie, Géorgie, Kazakhstan, République de Moldova, Roumanie, Turkménistan et Ukraine.

 

Lutte contre les déversements d’hydrocarbures : l’OMI continue d’apporter son soutien aux pays d’Asie du Sud-Est

06/07/2018 

Du 2 au 6 juillet, la planification d'urgence en cas de déversement d'hydrocarbures était au cœur d'un atelier régional de l'OMI organisé à Pulau Indah (Malaisie). L'objectif de l'événement était d'aider un certain nombre de pays d'Asie du Sud-Est* à se familiariser davantage avec le plan d'urgence de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), conçu pour renforcer la coopération entre les États. Les participants ont ainsi pu examiner les éléments du plan et mettre en pratique les procédures de communication qui s'y rapportent.

Depuis plusieurs années, l'Organisation maritime internationale (OMI) aide les pays de la région à améliorer leur coopération et à renforcer leurs capacités en matière de préparation et de lutte en cas de déversement d'hydrocarbures – à l'instar de l'Initiative mondiale pour l'Asie du Sud-Est (GI SEA), un projet mené conjointement avec l'industrie pétrolière et gazière. Mis en place en vertu du Programme intégré de coopération technique (PICT) de l'OMI, l'atelier a été accueilli par le Gouvernement de la Malaisie et le Ministère malaisien de la marine et s'est déroulé dans les locaux de l'Institut de formation au transport maritime.

Pendant ces quelques jours, l'OMI était représentée par Josephine Uranza, coordonnatrice régionale pour les régions Asie et Pacifique. Plusieurs experts ont également été envoyés sur place par Petronas, PIMMAG, ITOPF, OSRL et le projet GI SEA.

* Cambodge, Indonésie, Malaisie, Myanmar, République démocratique populaire lao, Singapour, Thaïlande et Viet Nam.

 

Sûreté maritime : l’OMI présente ses travaux lors d’une conférence au Nigéria

05/07/2018 

Le mandat de l'Organisation maritime internationale (OMI) pour lutter contre les actes de piraterie et les vols à main armée à l'encontre des navires a été présenté à l'occasion du Séminaire maritime international des magistrats, du 3 au 5 juillet, à Abuja (Nigéria).

Gisela Vieira, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, a en effet participé à un débat sur l'interprétation des lois et l'application judiciaire dans ce domaine.

En tout, plus de 300 participants représentant le secteur maritime nigérian ont pris part à la conférence, dont l'objectif était d'actualiser les connaissances des personnes présentes au sujet des grandes questions contemporaines et des évolutions propres au droit maritime international.

Plusieurs invités gambiens, ghanéens et sierra-léonais ont également été conviés à l'événement, inauguré par le Président de la cour Suprême du Nigéria, Walter Samuel Nkanu Onnoghen. La conférence a été organisée par le Nigerian Shipper's Council (NSC), sous l'égide du Ministère fédéral des transports de la République fédérale du Nigéria et en collaboration avec l'Institut national de la magistrature.  

Cliquez ici pour en savoir plus concernant les travaux menés par l'OMI en matière de sûreté maritime. 

 

La Tunisie accueille un atelier régional sur comment se préparer aux audits obligatoires de l'OMI

05/07/2018 

Le Programme d'audit des États Membres de l'OMI (IMSAS), qui permet d'évaluer l'efficacité avec laquelle ces derniers appliquent les instruments clés de l'OMI, constitue une part importante des travaux réalisés par l'Organisation pour s'assurer que son cadre réglementaire est adopté et mis en œuvre de la même manière par tous.

Ce thème était d'ailleurs au programme d'un atelier régional organisé du 2 au 6 juillet dans la capitale tunisienne, Tunis, auquel ont pris part une trentaine de participants venus de 13 pays*. Parmi eux figuraient des hauts fonctionnaires des administrations maritimes qui sont ou seront chargés de préparer leur pays en amont de l'audit ou de préparer la documentation requise pour la conduite de celui-ci. Étaient également présents des fonctionnaires impliqués dans l'élaboration et l'application du plan de mesures correctives mis au point à partir des conclusions de l'audit.

Le Programme d'audit des États Membres de l'OMI est devenu obligatoire en janvier 2016. Pour l'heure, 50 audits obligatoires ont été réalisés et 12 doivent encore l'être en 2018. En vertu du Programme, tous les États Membres doivent obligatoirement faire l'objet d'un audit tous les sept ans.

L'atelier a été organisé par l'OMI et accueilli par le Ministère des transports de la République tunisienne. L'Organisation était représentée par Omar Hassein pendant ces cinq jours.

* Algérie, Arabie saoudite, Comores, Djibouti, Égypte, Iraq, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Oman, Soudan et Tunisie.

 

Lancement d'une étude pour la mise en place d’une zone de contrôle des émissions d’oxydes de soufre en Méditerranée

03/07/2018 

Une nouvelle étude visant à évaluer les avantages, les coûts et la faisabilité de la mise en place d'une zone de contrôle des émissions d'oxydes de soufre (SECA) provenant des navires en mer Méditerranée doit se pencher, entre autres choses, sur les bienfaits d'une telle mesure pour la santé des populations du pourtour méditerranéen ainsi que sur les conséquences financières de celle-ci sur les propriétaires de navires. Le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC), chargé de réaliser cette étude, doit ainsi étudier la possibilité de désigner la mer Méditerranée, en tout ou en partie, en tant que zone de contrôle des émissions d'oxydes de soufre, en vertu de l'Annexe VI de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL).

Il existe actuellement quatre SECA dans le monde : la zone de la mer Baltique ; la zone de la mer du Nord ; la zone de l'Amérique du Nord (couvrant les zones côtières désignées au large des États-Unis et du Canada) ; et la zone maritime caraïbe des États-Unis (soit les eaux entourant Porto Rico et les Îles Vierges américaines). À l'intérieur de ces zones, la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires est limitée à 0,10 % m/m (masse par masse). En dehors, le plafond actuel de 3,50 % m/m sera, à compter du 1er janvier 2020, abaissé à 0,50 % m/m.

Un consortium international dirigé par l'association de défense de l'environnement Energy & Environmental Research Associates (EERA) a signé au mois de juin dernier un contrat avec le REMPEC pour que ce dernier réalise l'étude et qu'il la finalise avant le printemps 2019. L'étude, dont les résultats seront communiqués au Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l'OMI, est financée par le Fonds d'affectation spéciale pour la Méditerranée et le Programme intégré de coopération technique (PICT) de l'OMI, et grâce à une contribution volontaire du Gouvernement italien.

Le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle est administré par l'OMI, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l'environnement. Il a pour principaux objectifs de participer à la prévention et à la réduction de la pollution par les navires, de lutter contre la pollution en cas d'urgence et d'aider les Parties contractantes à la Convention sur la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée (Convention de Barcelone) à satisfaire aux obligations qui leur incombent en vertu de la Convention et de ses protocoles. Les Parties contractantes à la Convention de Barcelone sont les suivantes : l'Albanie, l'Algérie, la Bosnie-Herzégovine, Chypre, la Croatie, l'Égypte, l'Espagne, la France, la Grèce, Israël, l'Italie, le Liban, la Libye, Malte, le Maroc, Monaco, le Monténégro, la République arabe syrienne, la Slovénie, la Tunisie, la Turquie et l'Union européenne. 

 

Un projet clé pour le recyclage des navires au Bangladesh entre dans sa deuxième phase

03/07/2018 

La phase II du projet SENSREC, un projet de l'OMI visant à favoriser un recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires au Bangladesh, vient d'être lancée ce lundi 2 juillet à l'occasion de la toute première réunion du Comité exécutif du projet, à Dacca (Bangladesh). Grâce à un accord de financement d'1,1 million de dollars conclu avec la Norvège, cette deuxième phase du projet (« SENSREC Phase II – renforcement des capacités ») se concentrera sur l'analyse des aspects juridiques et institutionnels liés au secteur national du recyclage des navires ainsi que sur l'élaboration d'une feuille de route destinée à accompagner le Gouvernement bangladais dans le processus d'adhésion à la Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires (Convention sur le recyclage des navires). D'une durée de deux ans, elle permettra également de former les personnes travaillant sur les chantiers de recyclage, les superviseurs et les responsables gouvernementaux.

Le projet est exécuté et mis en œuvre par l'Organisation maritime internationale (OMI), en partenariat avec le Ministère de l'industrie de la République populaire du Bangladesh. Le Comité exécutif, c'est-à-dire l'organe décisionnel du projet, s'est réuni sous la présidence partagée de Md Enamul Hoque, Secrétaire adjoint au Ministère de l'industrie, et de Jose Matheickal, de la Division du milieu marin de l'OMI. En janvier 2018, le Parlement bangladais a approuvé un projet de loi sur le recyclage des navires, prévoyant un délai de cinq ans pour adhérer à la Convention.

 

L’Afrique du Sud adhère à un traité de l’OMI sur la formation du personnel des navires de pêche

02/07/2018 

L'Afrique du Sud est devenue aujourd'hui le 25ème État à adhérer à la Convention internationale sur les normes de formation du personnel des navires de pêche, de délivrance des brevets et de veille (Convention STCW-F), laquelle énonce des prescriptions pour la délivrance des brevets ainsi que des exigences minimales pour la formation des équipages des navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres.

Ce 2 juillet 2018 donc, M. Bonginkosi Emmanuel Nzimande, Ministre des transports de la République sud-africaine, a rencontré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre l'instrument d'adhésion. Notons par ailleurs que l'Afrique du Sud avait ratifié l'Accord du Cap sur la sécurité des navires de pêche en 2016.

 

La Mauritanie continue de se former pour assurer la sûreté de ses installations portuaires

29/06/2018 

Du 25 au 29 juin, la ville de Nouadhibou (Mauritanie) a accueilli un atelier national de formation consacré au thème de la sûreté maritime. En assurant la formation des agents de sûreté portuaire à la planification et à la conduite d'exercices et d'entraînements de sûreté maritime – conformément aux dispositions du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) et aux recommandations du Manuel de l'Association de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) sur les exercices et entraînements – l'atelier avait pour objectif de renforcer et d'améliorer les mesures de sûreté d'ores et déjà en vigueur dans le pays.

Pendant ces cinq jours, l'événement a permis aux participants d'assister à plusieurs cours théoriques et de prendre part à des débats, à des travaux de groupe et à des exercices pratiques relatifs à la planification, à la conduite et à l'évaluation d'exercices et d'entraînements au sein des installations portuaires. Organisé par la Direction de la Marine Marchande (DMM) mauritanienne, il s'adressait aux fonctionnaires de l'autorité nationale désignée, aux fonctionnaires chargés d'assurer la sûreté des installations portuaires du pays, aux auditeurs et inspecteurs ISPS, et aux régulateurs nationaux.

Il s'agissait du dernier rendez-vous d'une série d'activités d'assistance technique lancée en décembre 2015, lorsque les villes de Nouadhibou et de Nouakchott avaient accueilli une mission d'évaluation des besoins en matière de sûreté physique et opérationnelle. À l'issue de celle-ci, la DMM avait sollicité l'aide de l'Organisation pour l'application des mesures de sûreté pertinentes, et notamment pour la mise en place d'un programme de formation approfondi. La République islamique de Mauritanie avait ensuite bénéficié, en octobre 2016, d'un atelier de formation au Code ISPS destiné aux fonctionnaires de l'autorité désignée et aux agents de sûreté portuaire mauritaniens et, en août 2017, d'un atelier à l'intention des instructeurs portant sur la planification et la conduite d'auto-évaluations.

L'événement a été animé par deux consultants francophones de l'OMI. 

 

OMI 70 : suivez le voyage d’un fonctionnaire de l’OMI à bord du Monaco Maersk

29/06/2018 

Inspecter les embarcations de sauvetage, mener des exercices d'incendie, se former à l'utilisation du générateur de secours, assurer la veille, rencontrer de nouvelles personnes, transiter par les ports, construire son réseau professionnel, apprendre à vivre loin de son domicile et de sa famille – toutes ces expériences, et bien d'autres encore, sont constitutives de la vie en mer. Sascha Pristrom, fonctionnaire technique au sein de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, est actuellement aux premières loges pour vivre ces expériences dans le cadre d'un voyage à bord d'un très grand porte-conteneurs, le Monaco Maersk.

Ce voyage est l'occasion pour lui, en tant que troisième officier, d'en savoir un peu plus sur l'application pratique des règles et directives de l'OMI à bord des navires. Il fait partie des divers événements mis en place pour célébrer le 70ème anniversaire de l'Organisation maritime internationale (OMI), placé sous le thème « OMI 70 : Notre héritage - de meilleurs transports maritimes pour un avenir meilleur ».

Le thème de cette année offre la possibilité de regarder en arrière et de dresser le bilan des réalisations accomplies à ce jour, mais également de se tourner vers l'avenir et de se concentrer sur les défis actuels et futurs du secteur maritime en vue de garantir une contribution permanente et renforcée en faveur d'une croissance durable pour tous.

Suivez le voyage de M. Pristrom via sa galerie photos en ligne, où chaque photo est accompagnée d'une brève légende descriptive. Après être passé par Shanghai, Tianjin, Busan ou encore Ningbo, le Monaco Maersk se dirige actuellement vers l'Europe, en passant par le canal de Suez. 

 

Réduction des émissions provenant des navires : quid de la méthode du « juste-à-temps » ?

29/06/2018 

En arrivant à leur port de destination, les navires peuvent parfois rester au mouillage pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, avant d'obtenir un poste à quai. Or, pendant ce temps, les navires continuent d'utiliser leur combustible, ce qui peut avoir un impact considérable sur la qualité de l'air dans les ports. Face à ce constat, peut-on alors considérer la méthode du « juste-à-temps » comme une solution efficace pour réduire les émissions provenant des navires ?

Telle est la question que se posent les membres de l'Alliance mondiale du secteur (GIA) pour la réduction des émissions de carbone des transports maritimes, ainsi que plusieurs parties prenantes du secteur, dans le cadre d'une table ronde organisée ce vendredi 29 juin au siège de l'Organisation maritime internationale (OMI), à Londres. Les participants s'intéressent donc à la méthode du « juste-à-temps », qui ne constitue pas encore une pratique courante au sein des transports maritimes, et à comment celle-ci pourrait être appliquée aux divers segments du secteur. L'objectif est d'identifier d'éventuelles solutions ou activités qui pourraient faciliter ou encourager l'adoption de cette pratique. Cliquez ici pour visualiser les photos de cette rencontre.

L'Alliance mondiale du secteur est un partenariat public-privé créé sous l'égide du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP) – une initiative commune du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l'OMI – dont l'objectif est de réunir les principaux responsables du secteur maritime pour aider le système de transport maritime à améliorer son rendement énergétique et à réduire ses émissions de carbone. L'Alliance se compose de propriétaires et d'exploitants de navires de premier plan, de sociétés de classification, de constructeurs et de fournisseurs de moteurs et de nouvelles technologies, d'acteurs du big data, de compagnies pétrolières et de ports. Elle a pour objet d'identifier et de mettre au point des solutions innovantes permettant de surmonter les obstacles communs à l'adoption et à l'application de technologies en matière de rendement énergétique et de mesures opérationnelles.

 

Au Viet Nam, un atelier se penche sur la question des détritus marins

29/06/2018 

La question des détritus marins présente d'importants risques pour le milieu marin, l'écologie et la santé de l'homme. L'Organisation maritime internationale (OMI) a d'ores et déjà pris des mesures pour faire face à ce problème mondial. Elle a par exemple adopté des règles relatives à l'immersion des déchets en mer et visant à aider les pays à renforcer leurs capacités humaines et techniques en la matière.

Du 27 au 29 juin, un atelier régional de l'OMI portant sur l'Annexe V de MARPOL et les installations de réception portuaires dans les pays de l'ASEAN s'est tenu à Hô-Chi-Minh-Ville (Viet Nam). L'objectif était de sensibiliser les participants à la question des détritus marins et de favoriser l'application efficace des règles de l'OMI relatives aux ordures à bord des navires et dans les installations de réception portuaires.

Plus de 40 participants venus de neuf pays de la région* ont pris part à l'atelier. Ces trois jours leur ont ainsi permis d'approfondir leurs connaissances et de partager leur expérience concernant la gestion des détritus marins, l'application de l'Annexe V de MARPOL et les installations de réception portuaires.

L'événement, organisé par l'OMI, a été accueilli par l'administration maritime vietnamienne.

* Cambodge, Indonésie, Malaisie, Myanmar, Philippines, République démocratique populaire lao, Singapour, Thaïlande et Viet Nam.

 

Gestion portuaire au féminin : le succès du cours de formation de l’OMI

22/06/2018 

Par l'intermédiaire de son programme en faveur de l'égalité des sexes, l'Organisation maritime internationale (OMI) poursuit ses efforts visant à permettre aux femmes d'accéder à des postes à haute responsabilité au sein du secteur maritime. Ainsi, du 11 au 22 juin, un cours de formation à l'intention des femmes fonctionnaires des autorités maritimes et portuaires de 14 pays en développement africains* a été organisé dans la ville du Havre (France). Pendant ces deux semaines passées à l'Institut Portuaire d'Enseignement et de Recherche (IPER), les 23 femmes fonctionnaires qui participaient à l'événement ont pu approfondir leurs connaissances en matière de gestion et d'exploitation des ports. Elles ont par ailleurs assisté à des cours portant sur tout un ensemble de questions portuaires – comme la gestion portuaire, la sûreté dans les ports, le milieu marin, le marketing, les droits de douane, la logistique, la facilitation du trafic maritime, l'interface navire/port ou encore les contrats de concession.

Outre ces cours théoriques, les participantes ont visité les ports du Havre et de Rouen, l'occasion pour elles d'en savoir plus sur les opérations portuaires et d'appliquer les connaissances acquises dans leur pays respectif.

La formation, dispensée exclusivement en français, a été organisée dans le cadre du programme de l'OMI pour l'égalité des sexes et le renforcement des capacités, en collaboration avec l'Autorité portuaire du Havre. Elle s'inscrit dans la continuité des efforts déployés par l'Organisation en vue de soutenir la réalisation de l'objectif de développement durable 5 des Nations Unies – « Parvenir à l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ».

La demande de participation à ce cours n'a cessé de croître sensiblement au cours des trois dernières années. Il sera toutefois nécessaire d'obtenir des fonds supplémentaires pour pouvoir répondre à cette demande.

* Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d'Ivoire, Djibouti, Gabon, Madagascar, Mali, Maurice, Sénégal, Seychelles, Tchad, Togo et Tunisie.

 

Déversements d’hydrocarbures : les États riverains de la mer Caspienne se réunissent pour renforcer leurs capacités d’intervention

21/06/2018 

Cette semaine, du 18 au 20 juin, un atelier organisé à Bakou (Azerbaïdjan) s'est penché sur l'application du Protocole d'Aktau sur la préparation, l'intervention et la coopération régionales pour la lutte contre les événements de pollution par les hydrocarbures en mer Caspienne.

Ces trois jours ont permis de rassembler plusieurs représentants des cinq États riverains* de la mer Caspienne. Ils ont ainsi pu tester le Plan de protection de la mer Caspienne relatif à la coopération régionale pour la lutte contre la pollution par les hydrocarbures en cas d'urgence et mettre au point des directives sur les futurs exercices régionaux de lutte contre les déversements d'hydrocarbures. Les participants ont également débattu, d'une part, de la possibilité d'intégrer des services d'assistance internationale dans les systèmes nationaux de préparation et d'intervention et, d'autre part, des synergies et des éventuels domaines de collaboration avec les autres accords régionaux sur la gestion des catastrophes en mer Caspienne.

L'atelier a été organisé par l'OMI et le Secrétariat provisoire d'ONU Environnement pour la Convention de Téhéran.

* Azerbaïdjan, Fédération de Russie, Kazakhstan, République islamique d'Iran et Turkménistan.

 

Comment se préparer à intervenir en cas de déversement de substances nocives et potentiellement dangereuses ?

21/06/2018 

Avec l'augmentation du transport par mer de produits chimiques et de gaz, en vrac ou par conteneurs, il est de plus en plus indispensable de se préparer convenablement contre d'éventuels événements mettant en cause des substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD).

C'est face à ce constat que le Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC) a décidé d'accueillir, les 20 et 21 juin à La Valette (Malte), un atelier régional sur l'intervention face à ce type d'incidents. Parce qu'elle facilite notamment le partage de renseignements, de connaissances et/ou de matériel d'intervention, la coopération régionale en matière d'intervention ou de planification d'urgence apparaît comme le moyen le plus efficace et le plus rentable de se préparer à d'éventuels déversements d'hydrocarbures ou de SNPD. Un bon exemple de coopération dans ce domaine est l'accord récemment signé entre Chypre, la Grèce et Israël grâce au soutien du REMPEC. 

Au cours de l'atelier, Roel Hoenders, fonctionnaire technique au sein de la Division du milieu marin de l'OMI, a évoqué les dernières réalisations de l'Organisation en matière de protection du milieu marin et présenté la Convention OPRC, qui compte désormais 112 États contractants. M. Hoenders a également insisté sur la nécessité de ratifier le Protocole OPRC-HNS, auquel seulement 39 États sont parties pour l'instant.

De nombreux organismes et organisations ont pris part à l'événement. Parmi eux : la Commission européenne ; l'Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM) ; les Secrétariats de la Commission de la protection de l'environnement de la mer Baltique (Commission d'Helsinki) et de l'Accord concernant la coopération en matière de lutte contre la pollution des eaux de la mer du Nord par les hydrocarbures et autres substances dangereuses (Accord de Bonn) ; l'International Tanker Owners Pollution Federation (ITOPF) ; les Fonds internationaux d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL) ; le Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) ; CETMAR ; et le Ministère des transports du Canada.

 

La question de l’encrassement biologique au programme d’un atelier régional à Trinité-et-Tobago

21/06/2018 

Le phénomène de l'encrassement biologique, c'est-à-dire l'accumulation d'organismes aquatiques sur la partie immergée de la coque ou de la structure des navires, peut favoriser le transfert d'espèces aquatiques envahissantes vers de nouvelles régions du monde. Il peut en outre avoir une influence sur la vitesse des navires et leur rendement énergétique. Un atelier régional de l'OMI organisé cette semaine, du 20 au 22 juin, à Port d'Espagne (Trinité-et-Tobago) a permis aux participants de mieux comprendre les prescriptions et les implications liées à la ratification, à l'application et au respect de la Convention sur les systèmes antisalissure (Convention AFS) et des Directives de 2011. La Convention AFS réglemente les systèmes antisalissure afin de prévenir les effets néfastes dus à leur utilisation et aux biocides qu'ils sont susceptibles de contenir. Les Directives de 2011 se concentrent quant à elles sur le contrôle et la gestion de l'encrassement biologique des navires en vue de réduire au minimum le transfert d'espèces aquatiques envahissantes.

Financé par le Fonds de la coopération technique de l'OMI, l'événement rassemble 45 participants venus de 13 pays de la région* et est dirigé par Theofanis Karayannis et Megan Jensen, de la Division du milieu marin. Cet atelier est un bon exemple du rôle joué par l'OMI pour soutenir la réalisation de l'objectif de développement durable 14 – « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable » – et prévenir la perte de biodiversité, grâce notamment aux réglementations et aux recommandations qu'elle élabore pour les transports maritimes.

* Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Cuba, Grenade, Haïti, Jamaïque, République dominicaine, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Sainte-Lucie, Suriname et Trinité-et-Tobago.

 

Bruits sous-marins : l’ONU et l’OMI agissent pour protéger la faune marine

20/06/2018 

Il est prouvé que les bruits produits par les navires constituent la principale source de bruits sous-marins à l'échelle mondiale et qu'ils ont une incidence néfaste sur la faune marine. Lors d'une réunion annuelle sur les océans et le droit de la mer organisée au Siège de l'Organisation des Nations Unies, à New York (États-Unis), plusieurs scientifiques et chercheurs représentant des organisations internationales, des États ou des groupes d'experts ont partagé les dernières données disponibles concernant les nuisances sonores dans les océans et leurs effets néfastes sur les espèces marines, comme les baleines et les dauphins. La réunion, qui se déroule du 18 au 22 juin, est placée cette année sous le thème des « bruits sous-marins d'origine anthropique ». À cette occasion, Stefan Micallef, Directeur de la Division du milieu marin de l'OMI, et Fredrik Haag, responsable du Bureau de la Convention et du Protocole de Londres et des affaires océaniques, ont présenté les travaux réalisés à ce jour par l'Organisation maritime internationale (OMI) en vue de réduire les bruits produits par les navires. M. Micallef a par exemple rappelé que l'OMI avait adopté un Recueil de règles obligatoires relatives aux niveaux de bruit à bord des navires, ainsi que des Directives visant à réduire le bruit sous-marin produit par les navires de commerce pour atténuer leurs incidences néfastes sur la faune marine. D'autres mesures peuvent elles aussi contribuer à la réduction des bruits produits par les navires à l'échelle locale, comme les mesures d'organisation du trafic dans les zones maritimes particulièrement vulnérables. Les participants ont également débattu de cette question dans le contexte des travaux menés en vertu de la Convention et du Protocole de Londres pour la prévention de la pollution des mers résultant de l'immersion de déchets. Le Comité de la protection du milieu marin (MEPC) de l'OMI encourage les États Membres à continuer à partager leur expérience et leur compréhension en matière de réduction des bruits sous-marins et de leurs effets sur la faune marine, et à proposer d'éventuelles mesures d'atténuation.   

L'OMI est représentée par M. Micallef et M. Haag lors de cette 19ème réunion du Processus consultatif informel des Nations Unies ouvert à tous sur les océans et le droit de la mer (ICP 19).

 

L’OMI accompagne le Maroc dans la réduction de ses émissions portuaires

20/06/2018 

Comment réduire les émissions dans les ports pour améliorer la qualité de l'air et contribuer à la lutte contre les changements climatiques ? Voici la question sur laquelle s'est penché un cours de formation de l'OMI organisé à Casablanca (Maroc) du 19 au 21 juin. Parmi les éléments de réponse : la nécessité pour les ports de mesurer les émissions qu'ils produisent et d'identifier ensuite les mesures qui leur permettront de les réduire de façon économique.

L'événement, auquel ont pris part une vingtaine de fonctionnaires maritimes marocains, a été mis sur pied dans le cadre du partenariat stratégique entre le Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP) et l'Association internationale des ports (IAPH). Grâce à cette formation, les participants disposent désormais de tous les outils nécessaires pour mesurer les émissions produites dans les ports du pays – y compris les émissions terrestres, comme les émissions imputables à l'utilisation du matériel de manutention des cargaisons ou à l'exploitation des camions, des trains, etc. – et élaborer des stratégies de réduction des émissions portuaires.

Mis en place par la Direction de la marine marchande et l'Agence nationale des ports (ANP), l'atelier s'est déroulé dans les locaux de l'Institut de formation de l'ANP. Les participants ont pu en outre visiter le plus grand simulateur de grue portuaire au monde – un système composé d'un dôme capable de pivoter à 270 degrés et permettant aux grutiers d'apprendre à manipuler les équipements portuaires lourds efficacement et en toute sécurité.

La formation a été animée par Astrid Dispert, conseillère technique auprès de l'OMI, et une équipe de consultants du port de Los Angeles et du Starcrest Consulting Group.

 

Plusieurs experts se penchent sur l’interprétation du droit maritime

20/06/2018 

Les défis posés par la criminalité maritime soulèvent un certain nombre de questions juridiques liées à l'interprétation et à l'application du droit maritime. Plusieurs experts et spécialistes en droit maritime du monde entier se sont ainsi réunis à Colombo (Sri Lanka), du 18 au 20 juin, pour participer à un atelier sur le sujet. Composé de deux sessions, celui-ci avait pour objectif de rassembler les différentes pratiques et informations utilisées par les États pour l'interprétation des instruments juridiques internationaux.

La première session s'est concentrée sur l'article 17 de la Convention des Nations Unies de 1988 contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes (Convention de Vienne), ainsi que sur le traitement des navires apatrides. Les résultats de cette session serviront à l'élaboration d'un rapport sur les pratiques en vigueur dans les États et à la révision du Guide pratique de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) sur les responsabilités incombant aux autorités nationales compétentes en vertu de l'article 17.

La seconde a permis aux experts d'examiner les chapitres thématiques qui composent la deuxième édition du Manuel sur la criminalité maritime de l'ONUDC à l'intention des spécialistes en justice pénale. Les chapitres en question couvrent tout un ensemble de thèmes liés à la criminalité maritime – les droits de l'homme en mer, les prises d'otages en mer, le terrorisme maritime, la traite des personnes, le trafic illicite de migrants ou encore le vol de pétrole brut. Des annexes spéciales du Manuel seront par ailleurs consacrées aux arsenaux flottants et au personnel de sûreté armé sous contrat privé à bord des navires.

L'événement a été mis en place par l'ONUDC dans le cadre de son Programme mondial de lutte contre la criminalité maritime.

Gisela Vieira, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, était sur place pour présenter les travaux menés par l'Organisation en vue de lutter contre la criminalité maritime et de mettre en place des structures juridiques solides. 

 

Ouverture du Comité de la coopération technique de l’OMI

18/06/2018 

Le Programme intégré de coopération technique a vocation à aider les États Membres à appliquer les traités de l'OMI de manière efficace. L'Organisation participe ainsi à la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies et du Programme de développement durable à l'horizon 2030. Le Comité de la coopération technique, qui se réunit cette semaine, du 18 au 20 juin, sera tenu informé de l'état d'avancement des programmes clés de renforcement des capacités de l'OMI, comme le programme en faveur de l'égalité des sexes et le programme d'aide aux États Membres pour l'élaboration de politiques nationales des transports maritimes. La question de la mobilisation des ressources sera elle aussi à l'ordre du jour. La 68ème session du Comité de la coopération technique a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Zulkurnain Ayub (Malaisie). Cliquez ici pour visualiser les photos. 

 

D’inquiétantes statistiques soulignent la nécessité d’améliorer la sécurité des navires de pêche

15/06/2018 

Bien qu'il soit difficile d'obtenir des chiffres exacts, plusieurs estimations préliminaires montrent que le nombre de décès enregistrés dans le secteur des pêches a maintenant dépassé les 32 000 chaque année. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime de son côté que le nombre de pêcheurs blessés ou souffrant de maladies liées à leur activité professionnelle est beaucoup plus élevé. Ces événements tragiques ont un impact considérable sur les familles des pêcheurs, les équipages de pêche et les communautés de pêcheurs. Ces sombres statistiques ont servi de toile de fond aux discussions de la cinquième Conférence internationale sur la sécurité et la santé du secteur de la pêche (IFISH 5), organisée du 10 au 13 juin à Saint-Jean de Terre-Neuve (Canada).

Lors de la Conférence, Sandra Allnutt, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, a présenté les travaux menés par l'Organisation en vue d'améliorer la sécurité des navires de pêche. Elle a par exemple insisté sur le fait qu'il était nécessaire que davantage de pays ratifient l'Accord du Cap de 2012 sur la sécurité des navires de pêche. Celui-ci contient des prescriptions internationales obligatoires régissant la stabilité, la construction et l'état de navigabilité des navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres, ainsi que des prescriptions relatives aux engins de sauvetage, au matériel de communication et à la protection contre l'incendie.

Mme Allnutt a par ailleurs évoqué les orientations et les mesures ayant valeur de recommandation élaborées par l'Organisation maritime internationale (OMI), en coopération avec la FAO et l'Organisation internationale du Travail (OIT), parmi lesquelles figurent le Recueil de règles de sécurité pour les pêcheurs et les navires de pêche, 2005 (dont la Partie A s'applique à tous les navires de pêche et la Partie B s'applique à ceux d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres), les Directives facultatives FAO/OIT/OMI pour la conception, la construction et l'équipement des navires de pêche de faibles dimensions, 2005 (qui s'appliquent aux navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 12 mètres mais inférieure à 24 mètres), et les Mesures de sécurité recommandées pour les navires de pêche pontés d'une longueur inférieure à 12 m et les navires de pêche non pontés.

Il a été expliqué lors de la Conférence que la protection offerte aux 1,6 million de gens de mer servant à bord des navires de commerce, en vertu des conventions et accords internationaux obligatoires en matière de sécurité et de santé, était bien meilleure que celle dont bénéficiaient les quelque 40 millions de pêcheurs dans le monde.

Plus de 160 professionnels de la santé et de la sécurité du secteur des pêches, chercheurs et membres d'organisations internationales, représentant 26 pays au total, ont participé à cet événement co-organisé par l'Université Memorial de Terre-Neuve, les Nations Unies, le National Institute for Occupational Safety and Health des États-Unis (NIOSH) et la FAO. 

 

Deux événements de l’OMI mettent les questions portuaires sur le devant de la scène

12/06/2018 

Le commerce maritime international dépend de l'interconnexion entre les navires, les ports et les personnes. Exploitants de ports, régulateurs, experts en sûreté maritime, innovateurs du monde des technologies : il est indispensable que tous les acteurs soient impliqués. Ce lundi 11 juin, le thème de la coopération et de la collaboration étaient à l'honneur d'un événement spécial consacré au secteur portuaire et organisé au siège de l'OMI, à Londres. Celui-ci était soutenu par l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Association internationale des ports (IAPH).

Au cours des quatre sessions prévues, 18 experts ont partagé leur point de vue sur un certain nombre de questions portuaires. Parmi elles : l'automatisation et la numérisation, avec par exemple le Système communautaire portuaire et le guichet unique maritime ; les moyens d'améliorer la facilitation du trafic maritime international ; les meilleures pratiques visant à améliorer la coordination dans les ports ; l'amélioration de l'efficacité des ports et l'application de mesures visant à réduire les émissions qui y sont produites ; ou encore les défis posés par les navires de plus grandes dimensions.

L'importance de la sûreté portuaire, en tant qu'élément clé permettant de soutenir la facilitation du commerce maritime, était également à l'ordre du jour. Alors qu'il s'exprimait en ouverture de l'événement, le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, a fait part de sa ferme conviction concernant le fait que le secteur maritime – qui regroupe les transports maritimes, les ports et le personnel nécessaire à leur fonctionnement – pouvait et devait jouer un rôle de premier plan pour aider les États Membres à instaurer des conditions favorables à la création d'emplois et à davantage de prospérité et de stabilité à terre. Il a expliqué que cela pouvait être réalisé, d'une part, par le biais d'une promotion du commerce maritime et, d'autre part, via une amélioration des secteurs maritime et portuaire en tant que créateurs de richesse à terre comme en mer, en favorisant notamment une économie bleue durable.

Parce que les parties prenantes du secteur des transports maritimes ont tendance à fonctionner en silos, M. Lim a affirmé sa volonté de leur ouvrir les portes de l'Organisation afin qu'ils puissent participer davantage à ses travaux et que tous les aspects du secteur soient traités selon une approche holistique. Le Président de l'Association internationale des ports (IAPH), M. Santiago Garcia Milà, s'est lui aussi exprimé dans le cadre de cet événement spécial. Cliquez ici pour télécharger les présentations des différents intervenants.

Les 12 et 13 juin, un deuxième événement s'est quant à lui consacré à la question de la sûreté des opérations portuaires. Coparrainé par l'Association internationale de la police des ports et des aéroports (INTERPORTPOLICE) et le Secrétariat de l'OMI, ce colloque s'est concentré sur l'échange de meilleures pratiques relatives à la sûreté dans les ports et à l'application des lois. Une session d'introduction animée par l'OMI, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et l'Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL) a permis de présenter les ressources, outils et programmes de renforcement des capacités existants et d'expliquer comment les ports pouvaient y accéder. Depuis l'adoption du régime de sûreté maritime de l'OMI en 2002, l'OMI, ONUDC et INTERPOL collaborent pour développer conjointement des activités régionales de renforcement des capacités portant sur les questions de sûreté maritime. Les trois organisations unissent par ailleurs leurs forces en vue de soutenir le renforcement des capacités en matière de lutte contre les activités maritimes illicites dans le monde entier. Pendant le colloque, le Secrétaire général de l'OMI a mis l'accent sur le rôle de l'Organisation et des organisations partenaires pour aider les Gouvernements à améliorer leurs capacités nationales de contrôle dans les domaines de la sécurité et de la sûreté, et à promouvoir l'application du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS Code) et du Recueil de directives pratiques OMI/OIT sur la sûreté dans les ports. Enfin, M. Lim a une nouvelle fois insisté sur la nécessité d'œuvrer pour une plus grande collaboration et communication entre le secteur des transports maritimes, les ports et les autres parties prenantes. Cliquez ici pour visualiser les photos.

 

Normaliser les données pour faciliter le commerce électronique

11/06/2018 

Le Comité de la simplification des formalités de l'OMI, qui se réunissait du 5 au 8 juin dans le cadre de sa 42ème session, a adopté une structure de données entièrement révisée et mise à jour pour son Répertoire sur la simplification des formalités et le commerce électronique. Celle-ci prévoit tout un ensemble de nouveaux modèles de données de référence de l'OMI qui serviront de base aux systèmes numériques et automatisés pour l'échange de renseignements en lien avec l'arrivée, le séjour au port et le départ des navires.

Ces modèles de données ont vocation à faciliter l'accomplissement des formalités déclaratives obligatoires applicables aux navires, aux cargaisons et aux personnes à bord et peuvent même aider les acteurs commerciaux des transports maritimes internationaux.

La mise à jour intégrale du Répertoire de l'OMI vise à permettre une pleine application des dispositions de l'Annexe révisée de la Convention visant à faciliter le trafic maritime (Convention FAL), entrée en vigueur le 1er janvier 2018, en vertu de laquelle toutes les Parties contractantes sont tenues de se doter de systèmes d'échange de données électroniques avant le mois d'avril 2019.

Les travaux de mise à jour du Répertoire ont été dirigés par l'Organisation mondiale des douanes (OMD), en collaboration avec l'Organisation maritime internationale (OMI), la Commission Économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU) – le point de contact mondial pour les Règles des Nations Unies concernant l'échange de données informatisé pour l'administration, le commerce et le transport (UN/EDIFACT) – et l'Organisation internationale de normalisation (ISO). Ce groupe de travail rassemble également des membres américains, indiens, néerlandais, néo-zélandais, norvégiens, suédois et ukrainiens, ainsi que des représentants du Secrétariat de l'OMI, de l'Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM), de BIMCO et de l'International Port Community Systems Association (IPCSA).

La révision et la mise à jour du Répertoire de l'OMI devraient être achevées au cours des six prochains mois afin que la nouvelle version puisse être approuvée lors de la prochaine session du Comité, le FAL 43, en avril 2019. Cliquez ici pour en savoir plus sur les travaux du Comité de la simplification des formalités.  

 

À l’IMLI, cérémonie de remise des diplômes pour les responsables maritimes de demain

11/06/2018 

La 29ème cérémonie annuelle de remise des diplômes de l'Institut de droit maritime international (IMLI), le centre de formation mondialement reconnu de l'OMI, s'est tenue le 9 juin dernier au Musée maritime de Vittoriosa (Malte). Ce sont en tout 51 étudiants, venus de 41 pays, qui ont obtenu leur diplôme dans différents programmes couvrant tous les domaines du droit maritime international. La cérémonie s'est déroulée sous la présidence de M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI) et Président du Conseil des gouverneurs de l'IMLI, qui dans son discours a vanté les mérites de l'Institut et félicité les jeunes diplômés pour leur réussite.

En amont de la cérémonie, M. Lim a rendu une visite de courtoisie au Premier ministre de la République de Malte, M. Joseph Muscat, dans la capitale La Valette, au cours de laquelle il a adressé ses remerciements au Premier ministre et au Gouvernement maltais pour leur soutien permanent à l'IMLI. Dans sa réponse, M. Muscat a fait savoir que la République de Malte était honorée d'accueillir l'Institut qui, en tant que pilier essentiel des travaux de renforcement des capacités de l'OMI, avait permis de former plus de 900 juristes, venus de 142 pays, dont certains occupaient des postes de haut niveau dans leur pays respectif.

Le Premier ministre était accompagné pour cette visite du Ministre des affaires étrangères, M. Carmelo Abela. Le Secrétaire général de l'OMI était quant à lui accompagné de Messieurs David Attard, Directeur de l'IMLI, et Juvenal Shiundu, Directeur par intérim de la Division de la coopération technique de l'OMI.  

 

L’Afrique du Sud, cinquième pays à bénéficier du module de formation de l’OMI sur les émissions portuaires

08/06/2018 

Les travaux que mène actuellement l'OMI afin d'aider les pays à réduire leurs émissions portuaires se poursuivent cette semaine, du 6 au 8 juin, avec le déploiement de son nouveau module de formation en Afrique du Sud. Organisé dans la ville de Durban, l'atelier a permis de former 40 acteurs du secteur maritime sud-africain à l'évaluation des émissions dans les ports et à l'élaboration de stratégies pour réduire ces émissions, indépendamment de leur source.

La formation s'est tenue dans le cadre du partenariat stratégique entre le Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP) et l'Association internationale des ports (IAPH).

Après la Chine, l'Inde, la Jamaïque et les Philippines, l'Afrique du Sud est le cinquième pays à bénéficier de ce nouveau module de formation, qui sera déployé dans cinq autres pays au cours de l'année.

Accueilli par le Ministère des transports et l'Autorité sud-africaine de la sécurité maritime (SAMSA), l'atelier a été dirigé par une équipe de consultants envoyée par les ports de Los Angeles et de Long Beach. 

 

Le bien-être des gens de mer au cœur de la campagne de la Journée des gens de mer 2018

07/06/2018 

Les droits des gens de mer à bénéficier d'un traitement équitable et d'une meilleure qualité de vie en mer sont au cœur de la campagne de la Journée des gens de mer 2018, placée sous le thème du bien-être des gens de mer. « Cette année, la Journée des gens de mer, qui sera célébrée le 25 juin, servira de plateforme pour défendre l'amélioration des normes de bien-être et permettre aux compagnies maritimes et aux autres acteurs du secteur de valoriser les mesures prises pour fournir des conditions de travail décentes aux gens de mer et contribuer ainsi de manière positive à leur bien-être », a déclaré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim.

Cette année, la campagne propose aux gens de mer de répondre à un bref questionnaire en ligne afin de recueillir leurs avis et de déterminer s'ils connaissent leurs droits et s'ils estiment que ces derniers sont appliqués et respectés au quotidien. Les données collectées seront ensuite transmises aux États Membres de l'OMI pour établir une communication directe entre les gens de mer et les gouvernements. Si vous êtes concerné(e), ne manquez pas l'occasion de répondre à notre questionnaire en ligne et à afficher votre soutien via le hashtag #SupportSeafarersWellbeing.

L'OMI a par ailleurs lancé un concours photo pour les gens de mer afin de montrer au monde à quoi ressemble une journée en mer – complétez la phrase « A #GoodDayatSea looks like… » (Une journée en mer ressemble à…). Nous invitons tous les gens de mer concernés à y participer et à soumettre leurs photos. Le concours photo est organisé par l'OMI et l'International Seafarers Welfare and Assistance Network (ISWAN). Le jury sélectionnera les photos qui illustreront le mieux l'esprit de cette campagne 2018 ainsi que le rôle inspirant joué par les gens de mer dans le quotidien de milliards de personnes.

Cliquez ici pour en savoir plus sur la campagne de la Journée des gens de mer 2018.

 

Un atelier national pour renforcer la sûreté maritime en Uruguay

07/06/2018 

Du 5 au 8 juin, la capitale uruguayenne, Montevideo, accueille une série d'exercices et d'entraînements visant à tester et à actualiser les connaissances et les compétences nationales en matière de sûreté maritime. Cet atelier national sur les exercices et entraînements en vertu du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) a été mis au point afin de renforcer les capacités techniques des fonctionnaires de l'autorité désignée, des agents de sûreté portuaire et des représentants des autorités compétentes. L'objectif est d'améliorer la sûreté maritime au travers d'exercices et d'entraînements, conformément aux dispositions du Code ISPS et aux recommandations pertinentes de l'OMI, en utilisant le Manuel de l'Association de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) sur les exercices et entraînements. Rendu possible grâce à des fonds de la République de Corée, l'atelier a été organisé conjointement par l'OMI et l'Autorité maritime uruguayenne (Prefectura Nacional Naval) dans le cadre du programme mondial pour le renforcement de la sûreté maritime. Le Comité interaméricain contre le terrorisme (CICTE) de l'Organisation des États américains (OEA) a lui aussi participé et contribué à l'organisation de l'événement. 

 

La numérisation au service de la fluidité des échanges commerciaux

06/06/2018 

En matière d'échange électronique de données, la normalisation et l'harmonisation des pratiques sont essentielles pour assurer l'efficacité et la fluidité des transports maritimes. Le Comité de la simplification des formalités de l'OMI, qui se réunit cette semaine, du 5 au 8 juin, doit approuver un modèle révisé du Répertoire de l'OMI sur la simplification des formalités et le commerce électronique, comprenant notamment un ensemble de modèles de données de l'OMI entièrement révisés et actualisés. Les modèles de données définissent et formatent les données susceptibles d'être transférées entre les systèmes automatisés, comme celles portant sur l'exportation, l'importation et le transit. Cette nouvelle version du Répertoire propose une structure de données intégralement révisée, avec par exemple des définitions adaptées de tous les éléments de données que les navires sont tenus de notifier. Cela facilitera grandement les processus administratifs de numérisation et d'automatisation des transports maritimes internationaux et ouvrira la voie à une pleine application des dispositions de l'Annexe révisée de la Convention visant à faciliter le trafic maritime (Convention FAL), entrée en vigueur le 1er janvier 2018, relatives à l'échange électronique des données.

Les travaux de mise à jour du Répertoire de l'OMI ont été dirigés par l'Organisation mondiale des douanes (OMD), en collaboration avec l'Organisation maritime internationale (OMI), la Commission Économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU) – le point de contact mondial pour les Règles des Nations Unies concernant l'échange de données informatisé pour l'administration, le commerce et le transport (UN/EDIFACT) – et l'Organisation internationale de normalisation (ISO).

Parmi les autres questions au programme du Comité de la simplification des formalités figurent la poursuite de l'examen, d'une part, du Manuel explicatif de l'Annexe de la Convention FAL et, d'autre part, des Directives pour la mise en place du guichet unique dans les transports maritimes. Le Comité sera par ailleurs informé de l'état d'avancement des travaux du Projet de guichet unique maritime de l'OMI. La 42ème session du Comité de la simplification des formalités a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Yury Melenas (Fédération de Russie). Cliquez ici pour visualiser les photos.

Dans l'optique de renforcer les liens qui existent entre les navires et les ports, l'OMI organisera le 11 juin prochain un événement spécial consacré au secteur portuaire qu'il sera possible de suivre en direct partout dans le monde. À cette occasion, une vingtaine d'experts partageront leurs points de vue sur un certain nombre de questions portuaires – comme le guichet unique maritime, le Système communautaire portuaire, les moyens d'améliorer la facilitation, les meilleures pratiques pour l'amélioration de la coordination au sein des ports, le renforcement de l'efficacité du secteur portuaire ou encore l'application des mesures visant à réduire les émissions dans les ports, y compris l'alimentation électrique à terre. L'importance de la sûreté portuaire sera également à l'honneur. Cet événement sera suivi, les 12 et 13 juin, d'un colloque sur la sûreté des opérations portuaires organisé en coopération avec l'Association internationale de la police des ports et des aéroports (INTERPORTPOLICE).

 

Les Philippines adhèrent à plusieurs traités environnementaux de l’OMI

06/06/2018 

La République des Philippines vient de ratifier trois instruments de l'Organisation maritime internationale (OMI), dont deux importants traités relatifs à la protection du milieu marin – la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM) et la Convention internationale sur le contrôle des systèmes antisalissure nuisibles sur les navires (Convention AFS).

En vertu de la Convention BWM, les navires sont tenus de gérer leurs eaux de ballast, lesquelles peuvent contenir plusieurs milliers de microbes, de plantes et d'organismes aquatiques et marins qui sont ensuite transportés à l'autre bout du monde. La Convention AFS réglemente quant à elle les systèmes antisalissure afin de prévenir les effets néfastes dus à leur utilisation et aux biocides qu'ils sont susceptibles de contenir.

Le troisième traité ratifié par le pays est le Protocole de 1988 relatif à la Convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (PROT SOLAS 1988), grâce auquel le système harmonisé de visites et de délivrance des certificats (système HSSC) a été mis en place. Ce dernier permet d'effectuer plusieurs visites de navires de façon simultanée, réduisant ainsi les coûts pour les armateurs et les administrations.

Ce mercredi 6 juin, M. Antonio M. Lagdameo, Ambassadeur des Philippines au Royaume-Uni, a donc rencontré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre les instruments d'adhésion.

Les Philippines font partie des nombreux pays d'Asie du Sud-Est qui bénéficient du soutien de l'OMI et de l'Agence norvégienne de coopération pour le développement (Norad) pour ratifier et mettre en œuvre les traités environnementaux de l'OMI.

 

Depuis Chypre, le Secrétaire général de l’OMI rappelle l’importance d'une application uniforme du plafond mondial des émissions de soufre

06/06/2018 

La réduction du plafond mondial de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé à bord des navires est une mesure clé de l'Organisation maritime internationale (OMI) qui permettra de garantir la viabilité environnementale du secteur des transports maritimes. La date du 1er janvier 2020 a été retenue pour appliquer ce nouveau plafond et réduire ainsi de façon significative la teneur en soufre du fuel-oil utilisé par les navires, passant de 3,50 % à 0,50 % m/m (masse par masse).

« Il s'agit d'une décision historique à la fois pour l'environnement et la santé humaine qui démontre l'engagement clair pris par l'OMI pour s'assurer que le secteur des transports maritimes respecte ses obligations environnementales », a déclaré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, alors qu'il s'exprimait ce 31 mai dans le cadre de la réunion générale annuelle de la Chambre de la marine marchande de Chypre. Cliquez ici pour lire l'intégralité de son discours.

Évoquant l'entrée en vigueur du nouveau plafond à partir de 2020, M. Lim a insisté sur le fait que l'essentiel était désormais de garantir une application uniforme de cette mesure. L'OMI travaille actuellement à l'élaboration de Directives d'application pertinentes qui couvriront tout un ensemble de questions. Celles-ci concernent, entre autres choses, l'impact qu'aura l'utilisation des nouveaux mélanges ou des nouveaux types de combustibles sur le circuit d'alimentation en combustible et les systèmes des machines, en tenant compte des aspects liés à la sécurité et des questions relatives aux mécanismes de contrôle et de vérification.

M. Lim a en outre évoqué d'autres succès clés de l'OMI, dont la récente adoption par le Comité de la protection du milieu marin (MEPC), au mois d'avril dernier, d'une Stratégie initiale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des transports maritime internationaux, laquelle a été reconnue comme une étape historique de portée mondiale. Le Président de la République de Chypre, M. Nicos Anastasiades, a lui aussi prononcé un discours lors de l'événement. 

 

Des voyages sûrs, une planète durable

05/06/2018 

À l'occasion de la 19ème Conférence de l'Association internationale de signalisation maritime (AISM), le Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), M. Kitack Lim, a mis en lumière le lien crucial qui existe entre la sécurité de la navigation et le développement durable. L'événement, organisé le 27 mai dans la ville d'Incheon (République de Corée), était placé sous le thème : « Des voyages sûrs, une planète durable : une nouvelle ère de signalisation maritime dans un monde connecté ».

Dans son discours, le Secrétaire général a insisté sur le caractère essentiel de la sécurité des transports maritimes pour le monde. Il a par ailleurs expliqué qu'en améliorant l'accès à des ressources, produits et marchandises de base, qu'en facilitant les échanges commerciaux et qu'en participant à la création de richesse pour les nations et les populations, le secteur des transports maritimes permettait de sortir des millions de personnes de la pauvreté. Il est en ce sens indispensable de développer et d'investir dans les infrastructures de transport, dont font partie les aides à la navigation, pour parvenir au développement durable et faciliter l'autonomisation des communautés.

Les aides à la navigation jouent un rôle essentiel dans la prévention des accidents de navigation, en particulier dans les zones côtières. M. Lim a évoqué la rapidité de l'évolution des technologies dans ce domaine ainsi que les importants travaux menés par l'OMI, avec le soutien d'autres organisations comme l'AISM, pour aider le secteur maritime à s'adapter à ces changements.

 

Réduction des émissions de gaz à effet de serre : l’OMI présente sa Stratégie initiale au Parlement européen

05/06/2018 

Aujourd’hui, mardi 5 juin, la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires, adoptée en avril dernier, et les mesures complémentaires qui pourraient être prises pour l’appliquer – comme l’examen des mesures envisageables à court terme – ont été présentées aux membres du Parlement européen et à d’autres parties prenantes. Edmund Hughes, de la Division du milieu marin de l'OMI, a en effet exposé les éléments clés de la Stratégie initiale, qui confirme l’engagement de l’Organisation à réduire les émissions de GES provenant des transports maritimes internationaux et à les éliminer dans les plus brefs délais au cours du siècle. La Stratégie initiale établit par ailleurs un lien direct avec l’Accord de Paris et fixe plusieurs niveaux d'ambition, visant notamment à réduire le volume total d'émissions de GES annuelles d'au moins 50 % d'ici à 2050, par rapport à 2008. M. Hughes s’exprimait dans le cadre d’une séance d'information organisée par l’Association des armateurs de la Communauté européenne (ECSA) à Bruxelles (Belgique). Parmi les autres intervenants figuraient des représentants d’États Membres de l’OMI et du secteur maritime.

 

La Namibie accueille deux ateliers pour renforcer ses capacités d'intervention en cas de déversements d'hydrocarbures

01/06/2018 

La ville namibienne de Swakopmund vient d'accueillir deux ateliers consécutifs qui avaient pour objectif d'améliorer le système national de préparation et d'intervention en cas de déversements d'hydrocarbures.

Le premier, qui s'est déroulé du 22 au 24 mai, a permis d'offrir aux participants un aperçu des compétences fondamentales requises pour se préparer et intervenir face aux déversements d'hydrocarbures au niveau opérationnel, notamment en matière de planification d'urgence et d'évaluation des risques.

Le second, organisé du 28 au 31 mai, s'est concentré sur l'intervention côtière et la gestion du nettoyage lors d'un événement de pollution par les hydrocarbures, en examinant par exemple les différentes stratégies à adopter en fonction du type d'hydrocarbures déversés, de la nature du littoral et de la disponibilité des équipements. Outre ces simulations théoriques, les participants ont pu prendre part à une simulation grandeur nature de nettoyage des plages.

Cette série d'événements a été mise en place sous l'égide de l'Initiative Mondiale pour l'Afrique Occidentale, Centrale et Australe (GI WACAF) – fruit d'un projet conjoint de l'Organisation maritime internationale (OMI) et de l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA) – et a rassemblé des représentants de divers ministères et organismes publics, ainsi que plusieurs acteurs du secteur privé, qui servent leur système national de préparation et d'intervention.

Accueillis par la Direction des Affaires Maritimes du Ministère des travaux publics et des transports de la République de Namibie, les deux ateliers ont été dirigés par Julien Favier, coordonnateur du projet GI WACAF pour le compte de l'OMI, et une équipe de consultants.

 

Décarbonisation des transports maritimes : l’Alliance mondiale du secteur réfléchit à des solutions

31/05/2018 

Quelles sont les technologies les plus appropriées pour accompagner le secteur des transports maritimes dans la réduction de ses émissions de carbone ? Comment encourager les premiers entrants à adopter des technologies de réduction des émissions ? Comment l'application efficace de la méthode du « juste-à-temps » peut-elle permettre aux navires d'optimiser leur vitesse, d'éviter les temps d'attente trop longs à l'extérieur des ports et de réduire leurs émissions ? Comment les obstacles financiers liés à l'application des nouvelles mesures technologiques peuvent-ils être surmontés ? Toutes ces questions, et bien d'autres encore, étaient au programme de la troisième réunion du groupe d'étude de l'Alliance mondiale du secteur (GIA) pour la réduction des émissions de carbone des transports maritimes et d'un atelier générateur d'idées, tous deux organisés les 29 et 30 mai à Shoreham-by-Sea (Royaume-Uni). Soutenue par l'OMI, cette Alliance rassemble des propriétaires et des exploitants de navires de premier plan, des sociétés de classification, des constructeurs et des fournisseurs de moteurs et de nouvelles technologies, des acteurs du big data, des compagnies pétrolières et des ports.

Cette troisième réunion du groupe d'étude de l'Alliance mondiale du secteur a permis d'avancer sur un certain nombre de projets en cours, concernant notamment la validation de la performance des technologies en matière de rendement énergétique ou encore l'évaluation des obstacles qui s'opposent à l'adoption et à l'application de la méthode du « juste-à-temps » et qui empêchent donc de bénéficier des possibilités de réduction des émissions et des économies de combustible qui en résultent. La réunion s'est également penchée sur l'état actuel des choses concernant l'utilisation des combustibles de substitution au sein du secteur maritime, ainsi que sur les éléments qui freinent leur adoption. Notons par ailleurs que l'Alliance est en train de mettre au point un cours en ligne sur le rendement énergétique des navires en exploitation qui devrait être prêt et lancé plus tard dans l'année.

Ensuite, et ce pour la toute première fois, l'Alliance a organisé un atelier générateur d'idées afin de réfléchir collectivement aux mesures concrètes qui pourraient être prises pour soutenir davantage le secteur des transports maritimes dans ses efforts de réduction des émissions. Au cours de l'atelier, les participants ont pu débattre, d'une part, des technologies de rupture qui permettront de mettre en œuvre progressivement les changements nécessaires à la décarbonisation des transports maritimes et, d'autre part, des technologies habilitantes ayant le potentiel d'accompagner le secteur dans sa transition vers le « zéro émission ». Ils ont en outre examiné les mesures envisageables à court terme comprises dans la Stratégie initiale de l'OMI concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires et réfléchi ensemble aux moyens d'encourager les premiers entrants à développer et à adopter de nouvelles technologies.

Dans un message vidéo adressé aux membres de l'Alliance, Peter Thomson, Envoyé spécial des Nations Unies pour les océans, a insisté sur l'importance de ce type de partenariats pour contribuer aux solutions qui s'imposent pour décarboniser le secteur maritime. Ces alliances apparaissent comme « un excellent remède qui permet d'apporter un soutien considérable à l'OMI après la récente adoption de sa stratégie initiale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre », a-t-il déclaré.

La réunion du groupe d'étude et l'atelier, accueillis par l'un des membres fondateurs de l'Alliance, Ricardo UK Ltd, ont rassemblé plusieurs représentants de 14 des 16 membres de l'Alliance, ainsi qu'Andrew Hudson, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). L'Organisation maritime internationale (OMI) était quant à elle représentée par Jose Matheickal, Astrid Dispert et Minglee Hoe, de la Division du milieu marin.

L'Alliance mondiale du secteur est un partenariat public-privé innovant créé sous l'égide du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP) – une initiative commune du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l'OMI – en vue de réunir les principaux responsables du secteur et d'aider le système de transport maritime à améliorer son rendement énergétique et à réduire ses émissions de carbone. Le groupe d'étude a réélu Claes Berglund, Stena AB, en tant que Président de l'Alliance pour cette deuxième année d'existence.

 

En Angola, un atelier national pour protéger le milieu marin

31/05/2018 

Les 30 et 31 mai, la capitale angolaise, Luanda, accueille un atelier national portant sur le Protocole de Londres, le traité qui réglemente le rejet des déchets à la mer. L'objectif est de sensibiliser les différentes parties prenantes aux aspects pratiques de l'application efficace du Protocole afin de protéger le milieu marin contre l'immersion de déchets en mer. En attirant l'attention sur les conséquences dramatiques des détritus marins sur les zones côtières, cet événement est une preuve supplémentaire des efforts déployés par l'OMI en vue de résoudre ce problème.

Il est également l'occasion de mettre l'accent sur les mesures qu'il conviendrait de prendre à l'échelle nationale pour appliquer pleinement l'ensemble des dispositions qui figurent dans le Protocole de Londres, que la République d'Angola a ratifié en 2006.

Organisé dans le port de Luanda et dispensé en portugais et en anglais, l'atelier rassemble plus de 50 participants représentant des organismes gouvernementaux ou des acteurs du secteur portuaire. Il est animé par Andrew Birchenough, fonctionnaire technique au sein du Bureau de la Convention et du Protocole de Londres et des affaires océaniques de l'OMI, avec le soutien d'un expert envoyé par le gouvernement brésilien.

 

L’OMI continue d’œuvrer à la lutte contre les détritus marins

30/05/2018 

La société ne cesse de mesurer la gravité de la menace que représente, pour l'environnement mondial, l'accumulation dévastatrice de déchets plastiques dans les océans. Il est en effet tragique de constater que les images déchirantes d'animaux marins pris au piège dans des amas de déchets, et qui parfois même en ingèrent, nous sont de plus en plus familières.

L'Organisation maritime internationale (OMI) est engagée depuis de nombreuses années dans la lutte contre cette pollution insidieuse. Son engagement a été renforcé l'année dernière lorsque les États Membres ont décidé, lors de l'Assemblée, d'inscrire le problème des déchets plastiques en mer provenant des transports maritimes à l'ordre du jour du Comité de la protection du milieu marin (MEPC), l'organe technique de l'OMI en charge des questions environnementales. Les Gouvernements Membres ont ainsi été invités à soumettre des propositions concrètes à la prochaine session du MEPC, au mois d'octobre prochain, en vue d'élaborer un plan d'action.

Cette semaine, du 29 au 31 mai, l'OMI participe à un Groupe d'experts ad hoc à composition non limitée sur les détritus marins et les microplastiques, organisé au siège d'ONU Environnement, à Nairobi (Kenya). Mis en place par l'Assemblée des Nations Unies pour l'environnement, celui-ci a vocation à approfondir l'étude des obstacles à la lutte contre les détritus marins et les microplastiques, notamment lorsque ceux-ci sont d'origine tellurique, ainsi que des différents leviers d'action possibles.

Le rejet de matières plastiques ou d'autres types de déchets à la mer depuis un navire est, en réalité, interdit depuis une trentaine d'années par une réglementation juridiquement contraignante de l'OMI qui s'applique à tous les navires. L'Annexe V de la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), entrée en vigueur au niveau international en 1988, a pour l'heure été ratifiée par plus de 150 États.

Par ailleurs, les États Parties à la Convention et au Protocole de Londres, deux autres instruments de l'OMI qui interdisent le rejet des déchets à la mer, ont fait part, plus tôt cette année, de leurs inquiétudes concernant l'élimination des navires en fibre de verre.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les travaux menés par l'OMI afin de lutter contre les détritus marins.

 

Une conférence s’intéresse à la place des femmes dans le domaine de la sûreté maritime

25/05/2018 

« Au fond, il n'y a aucune raison de se priver du vivier de talents que constituent les femmes », a ainsi déclaré Chris Trelawny, Conseiller spécial de l'OMI en sûreté maritime, en ouverture d'une conférence sur la place des femmes dans le domaine de la sûreté maritime, organisée le 24 mai dernier au siège de l'OMI.

Contrairement à ce que l'on pourrait supposer, les femmes sont de plus en plus présentes dans le secteur maritime. Elles participent pleinement et efficacement à l'économie, aux processus de prise de décisions politiques et à la société dans son ensemble. Or, en dépit du caractère essentiel que revêt cette participation face aux défis maritimes, la question de l'égalité des sexes dans l'espace maritime est bien trop souvent négligée. Face à ce constat, la Fondation One Earth Future, l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) ont décidé d'organiser une conférence placée sous le thème « Femmes, paix et sûreté maritime : égalité des chances dans le domaine de la sûreté maritime ». L'événement a rassemblé plusieurs experts des secteurs concernés afin de débattre de l'importance des femmes pour la sûreté maritime, des obstacles qui entravent leur participation et des moyens de sensibiliser l'espace maritime à la question des femmes, de la paix et de la sûreté.  

« Si les femmes ne peuvent être vues, alors elles ne peuvent être reconnues et, par conséquent, être considérées comme une ressource », a souligné Helen Buni, en charge du programme de l'OMI en faveur de l'égalité des sexes. Ce dernier vise à soutenir la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies, et plus particulièrement de l'objectif 5, en créant un environnement favorable à l'identification et à la sélection de femmes pour leur offrir des possibilités d'évolution de carrière dans les administrations maritimes, les ports et les établissements de formation maritime.

Plusieurs intervenants de haut niveau ont pris part à la conférence et livré des commentaires éclairés et stimulants. « On observe que plus les entreprises ont un comité de direction diversifié, plus les bénéfices reversés aux actionnaires sont élevés », a par exemple affirmé Sue Terpilowski, Présidente de Women's International Shipping and Trading Association (WISTA UK). « La diversité, et plus précisément la diversité hommes-femmes, améliore la qualité de tout effectif professionnel, quel qu'il soit, surtout si les métiers en question requièrent une certaine réflexion intellectuelle et une vision stratégique », a quant à lui expliqué le Président de la Fondation One Earth Future, Larry Sampler. La rencontre s'est conclue sur une note positive, en rappelant une fois de plus l'importance du rôle des femmes dans le secteur maritime et en encourageant celui-ci à débattre plus avant de cette question.

 

L’OMI poursuit le déploiement de son nouveau module de formation sur les émissions portuaires

18/05/2018 

Pour réduire leurs émissions et améliorer ainsi la qualité de l'air et contribuer à la lutte contre les changements climatiques, les ports doivent avant tout mesurer les émissions qu'ils produisent et identifier les mesures qui leur permettront de les réduire de façon économique. Le partenariat stratégique qui lie actuellement le projet GloMEEP de l'OMI sur le rendement énergétique des transports maritimes et l'Association internationale des ports (IAPH) aide plusieurs pays sélectionnés à réaliser des inventaires de leurs émissions portuaires et à élaborer par la suite des stratégies de réduction de ces mêmes émissions. Pour l'heure, quatre États ont bénéficié de ce nouveau module de formation de l'OMI. La dernière session en date s'est tenue dans la capitale des Philippines, Manille, du 15 au 17 mai.

Pendant trois jours, la formation a rassemblé 35 fonctionnaires maritimes philippins représentant les administrations maritimes du pays, les autorités portuaires, les terminaux portuaires et le monde universitaire. Parce qu'ils disposent désormais des connaissances nécessaires pour mettre au point des méthodes d'évaluation appropriées, les participants seront mieux armés pour mesurer les émissions produites dans les ports nationaux – cela concerne également les émissions imputables au matériel de manutention des cargaisons, aux camions, aux trains, etc. Un certain nombre de recommandations leur ont par ailleurs été fournies quant à la manière de développer des stratégies de réduction des émissions portuaires. L'événement, accueilli par l'Autorité du secteur maritime des Philippines (MARINA), a été dirigé par une équipe de consultants de l'OMI.

 

Amérique latine : le régime de responsabilité de l'OMI à l’étude

18/05/2018 

Du 14 au 18 mai, l'OMI a soutenu l'organisation d'un atelier régional qui avait pour objectif d'aider les pays d'Amérique latine à ratifier et à mettre en œuvre les traités en lien avec la responsabilité et l'indemnisation. L'événement, organisé à Buenos Aires (Argentine), a permis de fournir un aperçu complet du régime de responsabilité de l'OMI, en couvrant notamment les instruments relatifs à l'enlèvement des épaves, à l'assistance, au transport de substances nocives et potentiellement dangereuses, aux passagers, à la responsabilité civile, à la création d'un Fonds international d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, et aux hydrocarbures de soute.

Afin de permettre aux acteurs concernés d'appliquer les dispositions pertinentes au sein de leur législation nationale, l'atelier s'est penché sur l'histoire de l'élaboration des traités, leurs principes et leurs implications pratiques.

L'atelier a été animé par Jan de Boer, du Bureau des affaires juridiques de l'OMI, et accueilli par le Service argentin des garde-côtes (Prefectura Naval Argentina). Le Réseau opérationnel de coopération régionale des autorités maritimes des Amériques (ROCRAM) a quant à lui participé à l'événement en qualité de partenaire d'exécution.

 

L’OMI accueillera deux événements consacrés au secteur portuaire au mois de juin prochain

18/05/2018 

Qu'est-ce que le « guichet unique » et pourquoi les ports en ont-ils besoin ? Quelles sont les meilleures pratiques en matière d'e-business et de logistique portuaire ? Comment l'Organisation maritime internationale (OMI) aide-t-elle les pays en développement à se préparer à l'entrée en vigueur des amendements à la Convention visant à faciliter le trafic maritime qui rendront obligatoire l'échange électronique de données à partir de 2019 ?

Toutes ces questions et bien d'autres encore – portant notamment sur le rôle des ports pour garantir la fluidité du commerce maritime international – seront débattues dans le cadre d'un événement spécial qui se tiendra le 11 juin prochain au siège de l'OMI, à Londres. À cette occasion, plusieurs experts donneront leur point de vue sur la manière avec laquelle les ports peuvent contribuer au développement durable et partageront leurs expériences sur un certain nombre de questions portuaires – comme l'amélioration de l'efficacité des ports ou l'application des mesures visant à réduire les émissions dans les ports, y compris l'alimentation électrique à terre. L'importance de la sûreté portuaire sera également à l'honneur. L'événement, qui sera retransmis en direct entre 9h du matin et 17h30, s'adresse aux fonctionnaires et représentants portuaires, aux autorités maritimes, aux autorités douanières et aux agents de sûreté portuaire désignés. Cliquez ici pour télécharger le programme de l'événement et consulter la liste des experts qui prendront part aux débats. M. Santiago García Milá, Président de l'Association internationale des ports (IAPH), prononcera le discours d'ouverture.

L'événement spécial du 11 juin sera suivi d'un colloque sur la sûreté des opérations portuaires, qui se déroulera les 12 et 13 juin et sera coparrainé par l'Association internationale de la police des ports et des aéroports (INTERPORTPOLICE) et le Secrétariat de l'OMI. Ce colloque se concentrera sur l'échange de meilleures pratiques relatives à la sûreté dans les ports et à l'application des lois. Cliquez ici pour en savoir plus.

Comment s'enregistrer ? Les États Membres de l'OMI, les organisations intergouvernementales (OIG) et les organisations non gouvernementales (ONG) doivent enregistrer leurs participants via le système d'inscription en ligne aux réunions (OMRS) de l'OMI. Pour toute demande, merci d'écrire à l'adresse suivante : falsec@imo.org. Les médias souhaitant participer à l'événement peuvent quant à eux écrire à l'adresse suivante : media@imo.org.

 

La question des navires autonomes au cœur des débats du Comité de la sécurité maritime de l’OMI

16/05/2018 

L'Organisation maritime internationale (OMI) a entamé cette semaine des discussions relatives à la question des navires de surface autonomes. Le Comité de la sécurité maritime (MSC), qui se réunit du 16 au 25 mai, doit en effet débattre des moyens de procéder à un exercice de définition réglementaire pour l'exploitation de ces mêmes navires, lequel doit couvrir de nombreux domaines – comme l'élément humain, la sécurité, la sûreté, les interactions avec les ports, le pilotage, les interventions à la suite d'incidents et la protection du milieu marin – et s'intéresser aux différents degrés d'autonomie. En ouverture de la 99ème session du Comité, le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, a déclaré : « Il est indispensable que nous fassions preuve de souplesse pour nous adapter à l'arrivée des nouvelles technologies, et ainsi améliorer le rendement énergétique des transports maritimes, tout en gardant à l'esprit le rôle de l'élément humain et la nécessité d'assurer la sécurité de la navigation et de réduire encore le nombre d'accidents et d'incidents de mer ». M. Lim a par ailleurs annoncé la création d'un groupe d'étude interdivisions sur les navires de surface autonomes, au sein du Secrétariat de l'OMI, afin de soutenir les travaux menés sur cette question cruciale.

Parmi les nombreux autres points de l'ordre du jour figure l'examen des dispositions du Recueil sur la navigation polaire qui pourraient à l'avenir être appliquées aux navires non visés par la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS) – y compris les navires de charge d'une jauge brute inférieure à 500, les navires de pêche et les yachts de plaisance. Le Comité doit en outre adopter de nouvelles mesures d'organisation du trafic maritime, ainsi que plusieurs amendements aux mesures existantes, pour la mer et le détroit de Béring, afin de réduire les risques d'incidents. Il s'agira des premières mesures à être adoptées par l'OMI pour la région Arctique depuis l'entrée en vigueur du Recueil sur la navigation polaire, le 1er janvier 2017.

D'autres questions liées aux normes de construction en fonction d'objectifs pour les vraquiers et les pétroliers sont également au programme. Le MSC doit examiner les résultats des travaux des Sous-comités de l'OMI et approuver un certain nombre de directives. Il recevra des renseignements actualisés sur le nombre de cas signalés d'actes de piraterie et de vols à main armée à l'encontre des navires. Le Comité doit enfin adopter toute une série d'amendements à la Convention SOLAS et au Code maritime international des marchandises dangereuses (Code IMDG). La 99ème session du Comité de la sécurité maritime (MSC 99) est présidée par M. Brad Groves (Australie). Cliquez ici pour en savoir plus. Cliquez ici pour visualiser les photos. 

 

L’Inde bénéficie du soutien de l’OMI pour réduire ses émissions portuaires

16/05/2018 

L'Inde est le dernier pays en date à avoir bénéficié du module de formation de l'OMI sur l'évaluation du niveau des émissions dans les ports et l'élaboration de stratégies pour la réduction de ces émissions. En tout, 35 fonctionnaires indiens des administrations maritimes, des autorités portuaires, des terminaux portuaires et du monde universitaire ont participé à cet atelier organisé à Mumbai (Inde), du 15 au 17 mai.

Le module de formation a été mis au point sous l'égide du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP), en collaboration avec l'Association internationale des ports (IAPH). Il a pour objectif d'aider les pays à mesurer les émissions produites dans leurs ports au moyen d'évaluations (y compris les émissions imputables au matériel de manutention de la cargaison, aux camions, aux trains, etc.) et de leur fournir des indications sur la manière d'élaborer des stratégies pour réduire ces émissions. 

L'événement, accueilli par la Direction générale des transports maritimes et l'Indian Register of Shipping, a été dirigé par une équipe de consultants envoyée par l'OMI.

 

Au siège de l’OMI, des experts débattent des défis et opportunités à venir

16/05/2018 

Hier, mardi 15 mai, deux groupes d'experts ont participé à un forum stimulant organisé au siège de l'Organisation maritime internationale (OMI), à Londres, et placé sous le thème « OMI 70 : Notre héritage - de meilleurs transports maritimes pour un avenir meilleur ».

Animé par le journaliste maritime Richard Clayton, le forum s'est intéressé au rôle de l'OMI pour l'avenir du secteur maritime et du commerce international. Dans le monde entier, de la Colombie à l'Indonésie, plusieurs centaines de personnes ont suivi l'événement en ligne et envoyé leurs questions aux membres du panel.

Les participants ont ainsi pu assister à un débat d'idées passionnant entre les différents experts. « De formidables opportunités de changement s'offrent au secteur maritime et l'OMI devra faire preuve d'agilité et collaborer avec ses partenaires pour en profiter pleinement », a par exemple déclaré Knut Ørbeck-Nilssen, Directeur général de DNV GL. Diane Gilpin, Présidente-directrice générale et fondatrice de Smart Green Shipping Alliance, a quant à elle donné son point de vue sur les moyens de relever les défis auxquels les transports maritimes sont confrontés : « En tant qu'industrie, nous nous devons d'exploiter le potentiel des énergies renouvelables, c'est là que se construit l'avenir ». Le forum fait partie d'une série d'événements organisés dans le cadre de la Journée mondiale de la mer 2018, qui célèbre le 70ème anniversaire de l'OMI.

Cliquez ici pour visualiser les photos.

Cliquez ici pour écouter le débat.

 

Nauru, 174ème État Membre de l’OMI

15/05/2018 

Depuis lundi 14 mai, l'Organisation maritime internationale (OMI) compte un nouvel État Membre : la République de Nauru. Le pays a en effet déposé le même jour un instrument d'acceptation de la Convention portant création de l'OMI auprès du Secrétaire général des Nations Unies, devenant ainsi le 174ème État Membre de l'Organisation. Nauru est un petit État insulaire en développement situé dans l'ouest de l'océan Pacifique. Cliquez ici pour en savoir plus concernant l'OMI et ses États Membres. 

 

Lancement d’un nouvel outil en ligne pour soutenir l’application du Recueil sur la navigation polaire

15/05/2018 

Le lancement d'un nouveau portail Web public visant à soutenir l'application du Recueil international de règles applicables aux navires exploités dans les eaux polaires a été salué par M. Stefan Micallef, Sous-Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI) et Directeur de la Division du milieu marin.

S'exprimant dans le cadre de la deuxième réunion du Forum d'information du Conseil de l'Arctique sur les meilleures pratiques relatives à la navigation dans les eaux arctiques, M. Micallef a insisté sur l'importance à la fois du Recueil, pour garantir la sécurité et la propreté des transports maritimes dans les régions polaires, et de la collaboration entre le Forum et l'OMI, pour permettre une application efficace du Recueil.

Le lancement du nouveau portail a été effectué lors de cette même réunion, organisée à Londres les 14 et 15 mai. Il fournit tout un ensemble de liens vers des informations fiables et essentielles à l'application et au respect du Recueil sur la navigation polaire. Les utilisateurs du portail ont par exemple accès à des renseignements hydrographiques et météorologiques et à des données sur les glaces – autant d'éléments indispensables pour permettre une navigation sûre et respectueuse de l'environnement dans la zone arctique.

Les informations partagées via le portail ont été transmises par un grand nombre de parties prenantes, parmi lesquelles des États arctiques, des organisations intergouvernementales, des organisations non gouvernementales, des sociétés de classification, des assureurs maritimes et d'autres acteurs du secteur maritime.

Entré en vigueur le 1er janvier 2017, le Recueil sur la navigation polaire fixe des normes obligatoires qui couvrent l'ensemble des questions de conception, de construction, d'armement, d'exploitation, de formation et de protection de l'environnement et s'appliquent aux navires exploités dans les eaux inhospitalières qui entourent les deux pôles.

 

Monaco adhère au traité de l’OMI sur la pollution de l'air et le rendement énergétique des navires

14/05/2018 

La Principauté de Monaco vient d'adhérer à l'Annexe VI de MARPOL, le traité de l'OMI relatif au rendement énergétique des navires et aux émissions provenant de leurs gaz d'échappement. L'Annexe VI de MARPOL introduit des limites d'émission pour les principaux polluants atmosphériques provenant des gaz d'échappement des navires, y compris les oxydes de soufre (SOx) et les oxydes d'azote (NOx), et interdit l'émission délibérée de substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Elle contient également des mesures de rendement énergétique visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des navires.

Aujourd'jui, lundi 14 mai, Mme Isabelle Rosabrunetto, Représentante permanente de Monaco auprès de l'OMI, a ainsi rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre l'instrument d'adhésion.

Cliquez ici pour en savoir plus concernant les travaux menés par l'OMI pour réduire les émissions d'oxydes de soufre provenant des navires. 

 

Trois États méditerranéens signent un Plan d’urgence de lutte contre la pollution par les hydrocarbures

14/05/2018 

Grâce au soutien du Centre régional méditerranéen pour l'intervention d'urgence contre la pollution marine accidentelle (REMPEC), un nouveau Plan d'urgence sous-régional de lutte contre les événements de pollution par les hydrocarbures en mer Méditerranée vient d'être signé. Le 8 mai dernier, à Nicosie (Chypre), Chypre, la Grèce et Israël ont signé un accord de mise en œuvre du Plan d'urgence sous-régional contre la pollution des mers par les hydrocarbures, ainsi que d'autres instruments de coopération. Ce Plan d'urgence a pour objectif de garantir l'efficacité des interventions en cas de déversement d'hydrocarbures. Il vise également à faciliter la coopération entre les trois pays signataires dans le domaine de la préparation et de la lutte contre la pollution par les hydrocarbures.

Le nouveau Plan d'urgence sous-régional a été préparé avec l'aide du REMPEC, qui a facilité plusieurs réunions entre les États concernés afin d'élaborer le projet de Plan. Par ailleurs, en octobre 2017, le REMPEC a soutenu l'organisation d'un exercice de simulation de lutte contre la pollution des mers par les hydrocarbures pour les pays participants. Lors de cet exercice, organisé à Haïfa (Israël) et au cours duquel était présent un contrôleur en chef envoyé par le REMPEC, les fonctionnaires conviés ont pu tester les premières phases d'activation du Plan d'urgence. Le REMPEC propose ses services 24 heures sur 24 pour faire face à l'éventualité d'un d'événement de pollution en mer Méditerranée.

Le Plan d'urgence sous-régional contre la pollution des mers par les hydrocarbures entre Chypre, la Grèce et Israël est le sixième plan à être mis en place pour la région de la Méditerranée. Parmi eux, trois ont également bénéficié du soutien du REMPEC : le Plan d'urgence sous-régional de préparation et de lutte contre les événements graves de pollution en mer Méditerranée, signé par Chypre, l'Égypte et Israël en 1995 ; le Plan d'urgence sous-régional de préparation et de lutte contre la pollution marine accidentelle dans la partie sud-ouest de la mer Méditerranée, signé par l'Algérie, le Maroc et la Tunisie en 2005 ; et le Plan d'urgence sous-régional de prévention, de préparation et de lutte contre les événements graves de pollution en mer Adriatique, signé par la Croatie, l'Italie et la Slovénie en 2005. Les deux autres plans sont le Plan RAMOGEPOL, signé par la France, l'Italie et Monaco (1993/2005), et le Plan LION, signé par la France et l'Espagne en 2001.

Situé à Malta, le REMPEC est géré par l'OMI au titre du Protocole de 2002 à la Convention de Barcelone relatif à la coopération en matière de prévention de la pollution par les navires et, en cas de situation critique, de lutte contre la pollution de la mer Méditerranée.

 

Au Kenya, un atelier se penche sur le concept de « politique nationale des transports maritimes »

10/05/2018 

L'Organisation maritime internationale (OMI) fait actuellement la promotion du concept de « politique nationale des transports maritimes » en tant que bonne pratique de gouvernance pour les processus de planification, de prise de décisions et de législation au sein du secteur maritime et en tant que moteur indispensable pour le développement durable des pays, notamment en ce qui concerne l' « économie bleue ». Ainsi, du 9 au 11 mai, plusieurs fonctionnaires kényans participent à un atelier organisé à Kilifi (Kenya) afin d'en savoir plus sur l'élaboration et le contenu des politiques nationales des transports maritimes. L'atelier vise à mettre en valeur l'implication des différentes parties prenantes du secteur maritime.

Organisé conjointement par l'OMI et l'Université maritime mondiale (UMM), l'événement rassemble des représentants de divers ministères, départements et organismes officiels, ainsi que d'autres acteurs dont le mandat et les activités ont un impact sur les transports maritimes au Kenya. L'atelier est accueilli par le Département d'État des affaires maritimes du Ministère des transports, des infrastructures, du logement et du développement urbain de la République du Kenya, avec le soutien de plusieurs organisations comme l'Autorité maritime kényane (KMA). Trois députés de l'Assemblée nationale, également membres de la Commission parlementaire pour les transports, les travaux publics et le logement, ainsi que deux membres du personnel de cette même Commission, prennent aussi part à la formation.

Le bon déroulement de cette dernière est assuré par M. Jonathan Pace, de la Division de la coopération technique de l'OMI, et deux professeurs associés de l'UMM, Messieurs Raphael Baumler et George Theocharidis.

 

Navires de pêche : la Belgique adhère à deux instruments clés de l'OMI

10/05/2018 

La Belgique vient d'adhérer aux traités de l'Organisation maritime internationale (OMI) relatifs à la sécurité des navires de pêche et à la formation du personnel des navires de pêche.

L'Accord du Cap, d'une part, prévoit des mesures visant à renforcer la sécurité des navires de pêche et compte désormais 10 États contractants. Une fois pleinement ratifié, en vigueur et appliqué, l'Accord deviendra juridiquement contraignant au niveau international et permettra aux États du pavillon, aux États du port et aux États côtiers de vérifier plus efficacement la sécurité des navires de pêche. Il contribuera également à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

D'autre part, la Convention internationale sur les normes de formation du personnel des navires de pêche, de délivrance des brevets et de veille (Convention STCW-F) compte 23 États contractants après l'adhésion de la Belgique. Elle énonce des prescriptions pour la délivrance des brevets et des exigences minimales pour la formation des équipages des navires de pêche d'une longueur égale ou supérieure à 24 mètres.

M. Rudolf Huygelen, Ambassadeur de Belgique au Royaume-Uni, a rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, le 10 mai dernier au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre les instruments d'adhésion.

 

La France adhère au traité de l’OMI sur la répression des actes illicites en mer

09/05/2018 

La France est maintenant le dernier pays à avoir adhéré au traité de l'OMI pour la répression des actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime. Le Protocole SUA couvre diverses infractions, telles que la capture de navires par la force, les voies de fait contre des personnes à bord et l'introduction d'engins de nature à détruire ou endommager le navire.

Le 9 mai dernier, Mme Nicole Taillefer, Ambassadrice et Représentante permanente de la France auprès de l'OMI, a ainsi rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre l'instrument d'adhésion.

 

Renforcer la lutte contre les déversements d'hydrocarbures en Guinée équatoriale

08/05/2018 

La préparation et l'intervention en cas de situation d'urgence au sein des secteurs du pétrole et du gaz étaient au cœur d'un atelier organisé dans la ville de Malabo (Guinée équatoriale), du 7 au 10 mai, dont l'objectif était de renforcer les capacités du pays en matière de préparation et de lutte contre les déversements d'hydrocarbures en mer.

Il s'inscrit dans la continuité d'une série d'ateliers mis en place en Guinée équatoriale en vue de formuler des recommandations pour améliorer le système national de préparation et d'intervention, et notamment pour renforcer la planification nationale d'urgence en cas de déversements d'hydrocarbures. Le cours s'est par ailleurs penché sur la Convention internationale sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures (Convention OPRC), qui établit des mesures visant à lutter contre les événements de pollution des mers, soit à l'échelle nationale, soit en coopération avec d'autres pays.

L'événement a été mis en place sous l'égide de l'Initiative Mondiale pour l'Afrique Occidentale, Centrale et Australe (GI WACAF) – fruit d'un projet conjoint de l'Organisation maritime internationale (OMI) et de l'Association internationale de l'industrie pétrolière pour la sauvegarde de l'environnement (IPIECA). Il a permis de rassembler plus d'une quarantaine de représentants de différents ministères, organismes publics et acteurs du secteur privé qui servent leur système national de préparation et d'intervention.

Accueilli par le Ministère des transports, des postes et des télécommunications, l'atelier a été dirigé par Julien Favier, coordonnateur du projet GI WACAF pour le compte de l'OMI, et une équipe de consultants.

 

L’Institut mondial de l’océan ouvre ses portes à Malmö

08/05/2018 

Ce mardi 8 mai, le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, était présent à l'Université maritime mondiale (UMM) de Malmö (Suède) pour l'inauguration d'un nouvel institut de recherche en politiques maritimes.

M. Lim, qui remplit également la fonction de Chancelier de l'UMM, a expliqué que la création de l'Institut mondial de l'océan UMM-Sasakawa revêtait une grande importance stratégique pour l'Organisation et, de surcroît, pour toutes celles et ceux qui s'efforcent de faire progresser les questions liées à l'océan dans le monde. « L'Institut mondial de l'océan permettra d'enrichir l'héritage exceptionnel de l'UMM dans la formation de responsables maritimes ayant les connaissances pour, et le devoir de, changer les choses au sein de leur propre pays et qui contribueront à la conservation et à l'utilisation durable des océans de la planète », a-t-il déclaré.

La Présidente de l'Université maritime mondiale, Mme Cleopatra Doumbia-Henry, le Président de la Fondation nippone, M. Yohei Sasakawa, et la Ministre du développement international, de la coopération et du climat du Royaume de Suède, également Vice-première ministre, Mme Isabella Lövin, se sont eux aussi exprimés dans le cadre de la cérémonie d'inauguration.

L'Institut mondial de l'océan UMM-Sasakawa permettra aux décideurs politiques, à la communauté scientifique, aux régulateurs, aux acteurs industriels, aux universitaires et aux représentants de la société civile de se réunir et de débattre des meilleurs moyens de gérer et d'utiliser les espaces maritimes et leurs ressources pour le développement durable des générations actuelles et futures. Cette fonction de forum sera étayée par des recherches fondées sur des preuves scientifiques, des programmes éducatifs et des activités de renforcement des capacités. La création de l'Institut a été rendue possible grâce au financement accordé par la Fondation nippone et au soutien apporté par les gouvernements canadien et suédois et la municipalité de Malmö.

La création de ce nouvel institut fait pleinement écho aux objectifs de développement durable des Nations Unies, et plus particulièrement à l'objectif 14 – « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ».

La cérémonie d'inauguration s'est tenue en amont de l'édition 2018 de la Conférence mondiale de l'UMM sur les océans, qui se déroule les 8 et 9 mai. À cette occasion, M. Stefan Micallef, Directeur de la Division du milieu marin de l'OMI, a prononcé un discours dans lequel il a décrit le rôle joué par l'OMI dans l'espace maritime et pour soutenir la réalisation des objectifs de développement durable. 

 

Le Secrétaire général de l’ONU en visite à l’OMI

04/05/2018 

Ce vendredi 4 mai, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. António Guterres, a rendu visite au siège de l'Organisation maritime internationale (OMI) – l'institution spécialisée des Nations Unies chargée d'assurer la sécurité et la sûreté des transports maritimes et de prévenir la pollution des mers par les navires – où il a été accueilli par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim.

Dans un discours prononcé face à plusieurs représentants des États Membres de l'OMI et membres du personnel de l'Organisation, M. Guterres a souligné l'importante contribution des travaux menés par l'OMI en vue de soutenir la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies. Il a tout particulièrement salué la récente adoption d'une stratégie initiale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des navires, qui constitue une avancée majeure dans la lutte mondiale contre le changement climatique.

Enfin, le Secrétaire général de l'ONU a félicité l'OMI qui célèbre cette année le 70ème anniversaire de l'adoption de la Convention portant création de l'OMI, qui lui confère le mandat d'assurer la sécurité, la sûreté et l'efficacité de la navigation sur des océans propres.

 

La Jamaïque bénéficie à son tour du module de formation de l’OMI sur les émissions portuaires

03/05/2018 

Du 1er au 3 mai, plusieurs acteurs clés du secteur maritime jamaïcain ont suivi une formation de l'OMI sur l'évaluation du niveau des émissions dans les ports et l'élaboration de stratégies de réduction des émissions portuaires. L'événement, organisé à Kingston (Jamaïque), a rassemblé une trentaine de fonctionnaires représentant les administrations maritimes du pays, les autorités portuaires, les terminaux portuaires et le monde universitaire.

Procéder à une évaluation des émissions dans les ports peut aider les États à concevoir des stratégies de réduction des émissions portuaires, favorisant ainsi une meilleure qualité de l'air pour les populations locales.

La Jamaïque est le deuxième pays à bénéficier de ce nouveau module de formation, après son déploiement en Chine au mois d'avril. Il a été mis au point dans le cadre du partenariat stratégique entre le Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP) et l'Association internationale des ports (IAPH). Grâce à lui, les participants disposent désormais de tous les outils nécessaires pour mesurer les émissions produites dans les ports du pays – y compris les émissions terrestres, comme les émissions imputables à l'utilisation du matériel de manutention des cargaisons ou à l'exploitation des camions, des trains, etc. – et élaborer des stratégies de réduction des émissions portuaires.

Les participants ont pu également visiter le port de Kingston, le plus grand port du pays. La formation, animée par une équipe de consultants, a été mise en place par l'Autorité maritime de la Jamaïque et Kingston Wharves Ltd.

 

En Libye, l’OMI forme pour la première fois des agents de sûreté des installations portuaires

02/05/2018 

Du 30 avril au 4 mai, un atelier de formation de sûreté maritime de l'OMI a été organisé à l'intention des agents de sûreté des installations portuaires libyennes et des fonctionnaires de l'autorité nationale désignée. Dispensé uniquement en langue arabe, l'événement avait vocation à aider le gouvernement libyen à améliorer l'évaluation et le contrôle des risques pour la sûreté maritime sur l'ensemble de son territoire. Il s'agit du tout premier atelier de sûreté maritime de l'OMI à être organisé en Libye depuis la guerre civile.

En tout, vingt agents de sûreté de plusieurs installations portuaires du pays, dont cinq représentants de la commission nationale chargée de superviser le niveau de conformité du pays, ont pris part à l'atelier. Les participants ont ainsi pu être formés aux moyens de s'acquitter des responsabilités qui leur incombent en vertu du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS), du chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et des recommandations connexes – cliquez ici pour en savoir plus. Ils disposent désormais de tous les outils nécessaires pour pouvoir, à leur tour, former les acteurs nationaux qui assument des responsabilités similaires.

Ces quelques jours ont en outre permis à l'équipe de l'OMI, emmenée par Henrik Madsen, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, d'en savoir un peu plus sur le niveau de connaissance et de compétence des fonctionnaires, afin d'évaluer les capacités nationales et de déterminer la nécessité d'organiser des activités de suivi à l'avenir.

Mise en place à la demande du Président de l'Autorité maritime et portuaire de Libye, la formation s'est déroulée chez le voisin tunisien. Après la tenue d'un événement similaire au Qatar, la semaine dernière, il s'agit du deuxième atelier de ce type à être dispensé entièrement en arabe, avec des présentations et des contenus proposés dans la langue locale.

 

La condition des femmes du secteur maritime s’améliore dans le Pacifique

01/05/2018 

La contribution des femmes est essentielle pour le secteur des transports maritimes. Tel est le message délivré par Helen Buni, du programme de l'OMI en faveur de l'égalité des sexes, en ouverture de la deuxième conférence régionale pour les femmes qui œuvrent au sein du secteur maritime. Organisée à Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée), du 26 au 28 avril, la conférence a permis de mettre en lumière les nets progrès réalisés par l'Association des Océaniennes du secteur maritime (PacWIMA) pour favoriser l'intégration des femmes au secteur.

Par ailleurs, ces trois jours ont été l'occasion de réaffirmer les objectifs visant à aider la région Pacifique à garantir l'égalité des sexes dans les transports maritimes et de soutenir la réalisation de l'objectif de développement durable 5 des Nations Unies – « Parvenir à l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ». Les participants ont également convenu d'instaurer une Journée pour les femmes du secteur maritime, qui sera célébrée chaque année le 18 mai, et de retenir le thème « Reconnaissance, visibilité, compétences » pour l'édition 2019.

La conférence, organisée par la Communauté du Pacifique et l'OMI et accueillie par la Papouasie-Nouvelle-Guinée, a rassemblé des représentants de nombreux États de la région – États fédérés de Micronésie, Fidji, Îles Cook, Îles Marshall, Îles Salomon, Kiribati, Nauru, Palaos, Tonga et Vanuatu.

 

À la Conférence de Bonn, l’OMI valorise ses progrès environnementaux

30/04/2018 

À l'occasion de la Conférence de Bonn sur les changements climatiques, organisée du 30 avril au 10 mai, l'Organisation maritime internationale (OMI) a communiqué sur le fait qu'elle avait récemment adopté une stratégie initiale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires. En ouverture de la séance plénière, Edmund Hughes, de la Division du milieu marin de l'OMI, a expliqué que la vision exposée dans la stratégie confirmait l'engagement de l'Organisation à réduire les émissions de GES provenant des transports maritimes internationaux et à les éliminer dans les plus brefs délais au cours du siècle. M. Hughes a en outre valorisé les progrès réalisés à l'égard de plusieurs questions connexes, comme l'entrée en vigueur de prescriptions obligatoires pour la collecte et la notification des données relatives à la consommation de fuel-oil des navires ou encore le lancement officiel d'un réseau mondial de Centres de coopération de technologie maritime (MTCC). L'OMI rend compte de ses travaux à la 48ème session de l'Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA), qui se tient également à Bonn (Allemagne).

 

Une dynamique positive pour le traité régissant le transport des substances nocives et potentiellement dangereuses

27/04/2018 

La Convention de l'OMI sur la responsabilité et l'indemnisation pour les dommages liés au transport par mer de substances nocives et potentiellement dangereuses (Convention SNPD) est le thème principal d'un atelier organisé les 26 et 27 avril au siège de l'OMI, à Londres. Cet événement, qui se concentre sur l'aide à apporter aux gouvernements pour comprendre et appliquer la Convention, se tient quelques jours après la ratification du traité par deux nouveaux États, le Canada et la Turquie, marquant une avancée significative vers son entrée en vigueur. La quantité totale des cargaisons donnant lieu à contribution s'élève à 28,7 millions de tonnes, soit 72 % de la quantité requise pour permettre à la Convention d'entrer en vigueur.

En s'attaquant aux questions pratiques soulevées par les États qui mettent en œuvre la Convention, l'atelier a pour objectif de favoriser la ratification de cette dernière par un plus grand nombre de gouvernements. Ces questions concernent essentiellement la notification des cargaisons donnant lieu à contribution, condition à laquelle un État doit satisfaire avant de pouvoir ratifier la Convention SNPD ou y adhérer. Parmi les nombreuses sessions au programme de cet atelier figurent un exposé sur les événements mettant en cause des SNPD et les risques associés, une présentation des points de vue du secteur maritime et une discussion impliquant les États ayant mis en œuvre la Convention.

L'événement, organisé en collaboration avec les FIPOL, a été ouvert par le Directeur de la Division des affaires juridiques et des relations extérieures de l'OMI, M. Frederick Kenney, et l'Administrateur des FIPOL, M. José Maura. Dans leur intervention, les deux hommes ont mis l'accent sur l'importance du traité en tant que dernière pièce du puzzle pour compléter le régime international de responsabilité et d'indemnisation pour le transport de telles substances.

Ces travaux sont à l'image des efforts déployés de façon permanente par l'OMI pour soutenir ses États Membres dans l'adoption de règles essentielles permettant aux transports maritimes de devenir de plus en plus sûrs, propres et respectueux de l'environnement.

Cliquez ici pour en savoir plus sur la Convention SNPD.

 

Une formation sur la sûreté portuaire en langue arabe, une première

27/04/2018 

Pour la toute première fois, du 22 au 26 avril, à Doha (Qatar), un atelier national de formation sur le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) de l'OMI a été dispensé exclusivement en arabe.

Au travers d'exercices pratiques et d'une formation théorique, les représentants de l'autorité nationale désignée et les agents de sûreté des installations portuaires du pays qui participaient à cet atelier ont pu approfondir leurs connaissances et leur compréhension des moyens d'application des dispositions pertinentes du Code ISPS, du chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et des recommandations connexes. Ils disposent désormais de tous les outils nécessaires pour pouvoir, à leur tour, former les acteurs nationaux qui assument des responsabilités similaires.  

Mis en place à la demande du Ministère des transports et des communications de l'État du Qatar, et financé par le gouvernement qatarien, l'atelier a également permis à l'OMI d'évaluer la nécessité d'élaborer de nouveaux cours et d'autres missions de renforcement des capacités.

 

À Djibouti, le Japon finance un atelier régional de formation sur la sûreté maritime

27/04/2018 

Le Gouvernement japonais finance actuellement une série d'ateliers régionaux sur la sûreté maritime. Le premier d'entre eux, qui s'est tenu du 22 au 26 avril au Centre régional de formation de Djibouti (DRTC), a pu rassembler 26 fonctionnaires venus de dix pays différents*. Il a ainsi permis aux participants d'en savoir plus et d'échanger sur les meilleures pratiques en matière de sensibilisation au domaine maritime, ainsi que sur les mesures visant à promouvoir la coordination et le partage de renseignements à l'échelle nationale en tant que base d'une coopération régionale efficace. Cela est conforme aux objectifs des Amendements de Jeddah au Code de conduite de Djibouti, en vertu desquels les États participants sont convenus de travailler de concert, avec l'appui de l'OMI et d'autres parties prenantes, afin de se doter, aux niveaux national et régional, des moyens d'aborder des questions plus générales relatives à la sûreté maritime qui serviront de fondement au développement durable du secteur maritime.

L'Ambassadeur du Japon à Djibouti, M. Koji Yonetani, a prononcé le discours d'ouverture de l'événement. Il s'agit du premier atelier à être mis en place dans le cadre d'un programme financé par le Gouvernement japonais par l'intermédiaire du Fonds d'affectation spéciale de l'OMI pour le Code de conduite de Djibouti. L'objectif est de soutenir les efforts déployés par le DRTC pour former les acteurs régionaux et les aider ainsi à lutter contre les actes de piraterie et les vols à main armée à l'encontre des navires qui constituent une menace pour la sûreté et la sécurité de la navigation dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden.

La formation a été dirigée par Kiruja Micheni et Elisha Moseti, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, et a reçu le soutien de plusieurs experts envoyés par la British Peace Support Team, les Forces navales des États-Unis en Afrique, le Centre de sécurité maritime de la Corne de l'Afrique (MSCHOA), la mission de l'Union européenne pour le renforcement des capacités maritimes en Somalie, le projet EU CRIMARIO, la Mission d'assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM) et la Force en attente de l'Afrique de l'Est.

* Afrique du Sud, Arabie saoudite, Comores, Djibouti, Kenya, Madagascar, Maurice, République-Unie de Tanzanie, Seychelles et Somalie.

 

Lumière sur les stratégies de réduction des émissions dans les ports

26/04/2018 

Procéder à une évaluation des émissions dans les ports peut aider les pays à concevoir des stratégies de réduction de ces émissions, permettant ainsi d'améliorer la qualité de l'air pour les populations locales. Du 23 au 25 avril, le tout premier atelier national sur la prévention et le contrôle des émissions provenant des secteurs maritime et portuaire a été organisé dans la ville de Ningbo (Chine) sous l'égide du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP). La Chine est le premier pays à bénéficier du déploiement de ce module de formation récemment mis au point par le projet GloMEEP, en collaboration avec l'Association internationale des ports (IAPH). Celui-ci a pour objectif d'aider les pays à mesurer les émissions produites dans leurs ports au moyen d'évaluations (y compris les émissions imputables au matériel de manutention de la cargaison, aux camions, aux trains, etc.) et de leur fournir des indications sur la manière d'élaborer des stratégies pour réduire ces émissions.

Une trentaine de participants représentant des administrations maritimes chinoises et plusieurs ports nationaux ont pris part à l'événement, au cours duquel ils ont pu visiter le port de Ningbo-Zhoushan, le premier port au monde pour le volume total de cargaisons transportées. Mis en place par l'Administration de la sécurité maritime de Ningbo et le port de Ningbo-Zhoushan, l'atelier a été dirigé par Astrid Dispert, conseillère technique auprès de l'OMI, et une équipe de consultants.

Plusieurs experts des ports de Los Angeles et de Long Beach et du Starcrest Consultancy Group soutiennent actuellement l'élaboration d'une série d'ateliers GloMEEP. Ces derniers s'adressent aux personnels portuaires et visent à les sensibiliser davantage à la question des émissions atmosphériques et à leur montrer comment la qualité de l'air peut être considérablement améliorée dans les ports grâce à la mise en œuvre de stratégies adaptées de réduction des émissions.

 

Les États Membres africains peuvent compter sur le soutien de l’OMI

25/04/2018 

Dans le cadre du premier Sommet de l'Association des armateurs africains, organisé aux Seychelles du 23 au 25 avril, l'Organisation maritime internationale (OMI) a réaffirmé son soutien aux États Membres africains. Juvenal Shiundu, de la Division de la coopération technique de l'OMI, a en effet adressé un message de soutien aux participants pour le compte du Secrétaire général, M. Kitack Lim, dans lequel il a mis l'accent sur les efforts déployés de façon permanente par l'Organisation dans le domaine de la coopération technique afin d'aider les États Membres de la région à appliquer ses instruments.

Placé sous le thème « Promouvoir la propriété africaine et participer aux secteurs maritimes et de transport de marchandise en Afrique », l'événement a été organisé par l'Association des armateurs africains en collaboration avec la Compagnie pétrolière des Seychelles (SEYPEC), le Ministère des affaires étrangères seychellois et la Commission de l'Union africaine. Dans son discours d'ouverture, le Président de la République des Seychelles, M. Danny Faure, a insisté sur l'importance, pour le continent africain, de saisir les nombreuses opportunités offertes par le secteur maritime, notamment en matière de commerce maritime. 

 

Pacifique : un forum se penche sur la sécurité des transbordeurs nationaux

25/04/2018 

Les transbordeurs qui effectuent des voyages nationaux sont un élément essentiel du réseau de transport des pays insulaires du Pacifique. Afin de réfléchir aux principales préoccupations concernant la sécurité de ces navires, un forum a été organisé à Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée) du 23 au 25 avril. L'un des résultats majeurs de l'événement a été l'adoption d'une approche communautaire visant à impliquer les utilisateurs finaux de ces services afin de mieux les sensibiliser à la question et de renforcer les mesures de sécurité.

Placée sous le thème « Assurer la sécurité des transports maritimes pour protéger la vie humaine en mer et préserver l'environnement », cette troisième édition du forum s'est également penchée sur les progrès réalisés dans l'application du Plan d'action de Suva de 2012, dont la vocation est de renforcer la sécurité de l'exploitation des transbordeurs dans l'ensemble de la région.

« La dépendance des habitants du Pacifique au trafic maritime interinsulaire est capitale et tous les efforts doivent être fournis par les gouvernements et le secteur maritime pour s'assurer que seuls des navires sûrs sont autorisés à naviguer », a déclaré Bekir Sitki Ustaoglu, responsable de la région Asie-Pacifique au sein de la Division de la coopération technique de l'OMI.

Le forum a en outre permis de rappeler la détermination de toutes les parties prenantes de la région à garantir que tous les navires sont exploités de la manière la plus sûre possible, sans aucun danger pour la vie des personnes à bord ou pour le milieu marin.

En tout, plus d'une centaine de participants venus d'États et de territoires insulaires du Pacifique*, ainsi que plusieurs acteurs locaux du secteur, ont participé au forum. Ces quelques jours ont été l'occasion pour eux de partager leurs expériences, de se mettre d'accord sur des solutions aux problèmes émergents et persistants liés à la sécurité des transbordeurs nationaux dans le Pacifique et de débattre des responsabilités incombant aux exploitants de navires et aux administrations maritimes.

Le forum a été organisé par l'OMI en collaboration avec la Communauté du Pacifique et l'Autorité nationale de sécurité maritime de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

* États fédérés de Micronésie, Fidji, Îles Cook, Îles Marshall, Îles Salomon, Kiribati, Nauru, Nouvelle-Zélande, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tuvalu et Vanuatu.

 

Les Philippines adhèrent à plusieurs instruments clés de l’OMI

25/04/2018 

La République des Philippines est maintenant le dernier État à avoir adhéré à l'Annexe VI de MARPOL, le traité de l'Organisation maritime internationale (OMI) qui fixe des règles pour la prévention de la pollution de l'atmosphère par les navires et contient des prescriptions en matière de rendement énergétique. Avec cette adhésion, le nombre d'États contractants est désormais de 90, représentant 96,5 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce.

L'Annexe VI de MARPOL introduit des limites d'émission pour les principaux polluants atmosphériques provenant des gaz d'échappement des navires, y compris les oxydes de soufre (SOx) et les oxydes d'azote (NOx), et interdit l'émission délibérée de substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Elle contient également des mesures de rendement énergétique visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des navires.

Les Philippines ont par ailleurs adhéré au Protocole de 1988 relatif à la Convention internationale de 1966 sur les lignes de charge (Protocole LL de 1988) et au Protocole de 1978 relatif à la Convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Protocole SOLAS de 1978).

M. Gilberto Asuque, Chef de mission adjoint, Représentant permanent des Philippines auprès de l'OMI pour le compte de l'Ambassade de la République des Philippines au Royaume-Uni, a remis les instruments d'adhésion à M. Fred Kenney, Directeur de la Division des affaires juridiques et des relations extérieures de l'OMI, au cours de la 105ème session du Comité juridique.

En tant que pays pilote du Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP), les Philippines ont bénéficié d'un soutien en matière de coopération technique afin de pouvoir adhérer à l'Annexe VI de MARPOL et de la mettre en œuvre. Le projet GloMEEP vise à soutenir l'adoption et l'application de mesures relatives au rendement énergétique des navires, participant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des transports maritimes.

 

À Singapour, une table ronde sur la notification des actes de piraterie

25/04/2018 

Ce 25 avril, lors d'un événement organisé par le ReCAAP-ISC* à Singapour, l'Organisation maritime internationale (OMI) a pris part à une table ronde sur les procédures de notification et d'intervention en vigueur dans le cadre de la lutte contre la piraterie. À cette occasion, Chris Trelawny, Conseiller spécial de l'OMI en sûreté maritime, a présenté l'historique des procédures adoptées par l'Organisation pour la notification des actes de piraterie et des vols à main armée à l'encontre des navires.

Plusieurs traités et directives de l'OMI ont vocation à soutenir la lutte contre les actes de piraterie et à renforcer la sûreté maritime. Citons par exemple le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) et le Code de conduite de Djibouti. En outre, les États Membres de l'OMI sont invités à signaler tout acte de piraterie ou tout vol à main armée à l'encontre d'un navire via le Système mondial intégré de renseignements maritimes de l'OMI (GISIS).

Cliquez ici pour en savoir plus sur les travaux menés par l'OMI en matière de sûreté maritime et de lutte contre la piraterie.

* Le Centre de partage d'information concernant l'Accord de coopération régionale contre la piraterie et les vols à main armée à l'encontre des navires en Asie (ReCAAP-ISC) et la S. Rajaratnam School of International Studies ont co-organisé cette table ronde.

 

La condition des gens de mer, préoccupation première du Comité juridique de l’OMI

23/04/2018 

L'augmentation du nombre de cas signalés d'abandon des gens de mer devrait être au cœur des discussions de la 105ème session du Comité juridique de l'OMI, qui se réunit du 23 au 25 avril à Londres. Une base de données commune de l'OMI et de l'Organisation internationale du Travail (OIT) a en effet enregistré 55 cas d'abandon en 2017, contre une moyenne annuelle de 19 au cours des trois précédentes années. De plus, il arrive que des gens de mer soient livrés à eux-mêmes avec des quantités insuffisantes de nourriture et d'eau potable, sans salaire ni ressources pour leur famille et sans aucune perspective de rapatriement. C'est pourquoi, en vertu d'amendements à la Convention du travail maritime (CTM de 2006) de l'OIT, les propriétaires de navires sont tenus de souscrire une assurance obligatoire afin de couvrir l'abandon des gens de mer, ainsi que les créances pour mort et les incapacités de longue durée. Ces amendements se sont appuyés sur des Directives élaborées par un groupe de travail OMI/OIT ayant rendu compte de ses travaux au Comité juridique de l'OMI et aux organes directeurs de l'OIT.

Le Comité juridique se penchera également sur le traitement équitable des gens de mer en cas d'accident. Bien que l'OMI ait adopté des Directives sur la question, il arrive parfois que des gens de mer soient retenus ou emprisonnés et fassent l'objet de poursuites pénales sans pouvoir bénéficier d'une assistance juridique ou de toute autre forme d'aide.

Parmi les autres questions clés de l'ordre du jour figure celle de l'application de la Convention internationale de 2010 sur la responsabilité et l'indemnisation pour les dommages liés au transport par mer de substances nocives et potentiellement dangereuses (Convention SNPD de 2010). Il sera en outre proposé d'ajouter deux nouveaux points à l'ordre du jour du Comité afin qu'ils soient débattus dans le cadre des prochaines sessions : le problème de l'immatriculation frauduleuse de navires ; et la possibilité de procéder à une analyse des lacunes des traités existants en matière de responsabilité et d'indemnisation et d'effectuer un exercice de définition des navires de surface autonomes. Ce dernier point permettrait de compléter les travaux que doit mener le Comité de la sécurité maritime (MSC) sur les navires autonomes.

La 105ème session du Comité juridique a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Volker Schöfish (Allemagne). Cliquez ici pour visualiser les photos. 

 

Sûreté maritime et portuaire : les clés d’une meilleure préparation

20/04/2018 

Du 16 au 20 avril, un atelier portant sur le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) de l'OMI, qui contient des mesures préventives permettant de lutter contre les menaces pour la sûreté des navires et des installations portuaires, a été organisé dans la ville de Lázaro Cárdenas (Mexique).

Au travers d'exercices pratiques et d'une formation théorique, les représentants de l'autorité désignée et les agents de sûreté des installations portuaires qui participaient à cet atelier national ont ainsi pu approfondir leurs connaissances et leur compréhension des moyens d'application des dispositions pertinentes du Code ISPS, du chapitre XI-2 de la Convention SOLAS et des recommandations connexes. Ils disposent désormais de tous les outils nécessaires pour pouvoir, à leur tour, former les acteurs nationaux qui assument des responsabilités similaires.  

Mis en place à la demande de la Marine mexicaine (SEMAR), l'atelier a été dirigé par une équipe de consultants de l'Organisation maritime internationale (OMI).

 

En Iran, une formation sur les mesures de lutte contre la pollution atmosphérique

18/04/2018 

Dans le cadre d'un atelier national organisé du 16 au 18 avril à Téhéran (République islamique d'Iran), une formation a été offerte à plusieurs fonctionnaires iraniens chargés d'appliquer les normes de l'Organisation maritime internationale (OMI) relatives à la pollution de l'atmosphère et aux émissions de gaz à effet de serre par les navires.

Environ 30 représentants de l'Organisation maritime et portuaire du pays, du Ministère de l'environnement et de nombreux ports nationaux ont pris part à l'événement. 

La formation s'est concentrée sur l'Annexe VI de MARPOL, le traité de l'OMI couvrant la pollution de l'atmosphère par les navires et le rendement énergétique des transports maritimes. Celui-ci contient des mesures efficaces ayant permis de réduire la quantité de polluants atmosphériques provenant des gaz d'échappement des navires, comme les oxydes de soufre (SOx) et les oxydes d'azote (NOx).

Accueilli par l'Organisation maritime et portuaire iranienne, l'atelier a été dirigé par Astrid Dispert, conseillère technique auprès de l'OMI, et un consultant. Il a été financé et mis en place en vertu des travaux de coopération technique de l'OMI, soit par l'intermédiaire de son Programme intégré de coopération technique (PICT).

Cliquez ici pour en savoir plus concernant les travaux menés par l'OMI en matière de réduction des émissions de carbone et de lutte contre la pollution atmosphérique.

 

Le Président de la République de Chypre en visite à l’OMI

18/04/2018 

Ce mercredi 18 avril, le Président de la République de Chypre, M. Nicos Anastasiades, était en visite au siège de l'Organisation maritime internationale (OMI), à Londres. Il a pu, à cette occasion, effectuer une visite guidée du bâtiment, rencontrer plusieurs hauts responsables de l'Organisation et échanger sur l'avenir du secteur des transports maritimes.

Le Président a été reçu par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, qui a adressé ses remerciements au dirigeant chypriote pour la participation du pays aux travaux de l'Organisation, en sa qualité d'État Membre, et fait savoir qu'il se réjouissait à l'idée de poursuivre cette collaboration à l'avenir.

La République de Chypre est un État Membre de l'OMI depuis 1973.

Cliquez ici pour visualiser les photos de la visite.

 

Mieux faire connaître la Convention sur l’enlèvement des épaves

11/04/2018 

Les épaves dangereuses peuvent causer de nombreux problèmes. En fonction de leur emplacement, elles peuvent représenter un danger pour la navigation et, éventuellement, mettre en péril les autres navires et leur équipage. Selon la nature de leur cargaison, elles peuvent aussi endommager gravement les milieux marin et côtier. À tout cela vient s'ajouter la question des coûts engendrés par la signalisation et l'enlèvement des épaves dangereuses.

La Convention internationale de Nairobi sur l'enlèvement des épaves (Convention WRC) de l'OMI contribue à résoudre ces questions. Elle permet en effet aux États de disposer d'un mandat juridique pour enlever, ou faire enlever, les épaves susceptibles de porter atteinte à la sécurité des vies humaines, des marchandises et des biens en mer, ainsi qu'au milieu marin. Elle s'applique aux épaves, aux objets appartenant à des navires et se trouvant en mer, aux navires à la dérive et aux installations flottantes en mer.

Afin de mieux faire connaître les aspects spécifiques de cet instrument, Jan de Boer, du Bureau des affaires juridiques de l'OMI, a effectué une présentation à l'occasion d'un événement organisé le 9 avril par The Royal Institution of Naval Architects à bord du HQS Wellington, à Londres.

Entrée en vigueur en 2015, la Convention WRC comble une lacune du régime juridique international sur la responsabilité et l'indemnisation en établissant le premier ensemble de règles internationales uniformes destinées à garantir l'enlèvement rapide et efficace des épaves qui se trouvent au-delà de la mer territoriale. En vertu du traité, les propriétaires de navires sont pleinement responsables des coûts inhérents à la localisation, à la signalisation et à l'enlèvement des épaves dangereuses et tenus de souscrire une assurance obligatoire ou une autre garantie financière pour couvrir leur responsabilité. En outre, la Convention couvre les critères permettant de déterminer les dangers présentés par les épaves, et notamment les critères relatifs à l'environnement, et comprend une clause facultative permettant aux États Parties d'appliquer certaines dispositions sur leur territoire, y compris la mer territoriale.

 

L’OMI s’apprête à adopter une stratégie initiale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre

09/04/2018 

L'adoption d'une stratégie initiale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant des navires est l'un des principaux points de l'ordre du jour de la 72ème session du Comité de la protection du milieu marin (MEPC 72) de l'OMI, qui se déroule cette semaine, du 9 au 13 avril, au siège de l'Organisation, à Londres. Cette stratégie initiale, qui servira de cadre à tous les États Membres de l'OMI, doit exposer la vision d'avenir du secteur des transports maritimes internationaux, fixer des niveaux d'ambition pour la réduction des émissions de GES et définir des principes directeurs en la matière. À l'issue du Groupe de travail intersessions sur la réduction des émissions de GES provenant des navires, qui s'est réuni du 3 au 6 avril, le Comité doit charger un autre Groupe de travail de finaliser la stratégie en vue de son adoption.

Le MEPC 72 doit également se pencher sur l'application du plafond de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé à bord des navires. En effet, à compter du 1er janvier 2020, la limite de la teneur en soufre du fuel-oil utilisé à bord des navires exploités en dehors des zones de contrôle des émissions (ECA) désignées sera abaissée à 0,50 % m/m (masse par masse). Cela permettra de réduire les émissions d'oxydes de soufre (SOx) provenant des navires de manière significative et devrait avoir une incidence extrêmement positive sur l'environnement et la santé de l'homme. Le Comité doit en outre approuver un projet d'amendements visant à interdire le transport de fuel-oil non conforme – sauf pour les navires qui utilisent des dispositifs équivalents comme les dispositifs d'épuration des gaz d'échappement ou les « épurateurs ».

Parmi les nombreux autres points inscrits à l'ordre du jour figure l'application de la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM). Depuis l'entrée en vigueur de cette dernière, le 8 septembre 2017, les navires sont tenus de gérer leurs eaux de ballast afin d'empêcher la propagation d'espèces aquatiques envahissantes et potentiellement dangereuses. Le Comité doit ainsi adopter un projet d'amendements à la Convention qui définira le calendrier d'application relatif à l'installation des systèmes de gestion des eaux de ballast (BWMS).

Le MEPC 72 a été ouvert par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidé par M. Hideaki Saito (Japon).

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L’amélioration de l’interface navire-terre au programme d’un séminaire au Mozambique

30/03/2018 

Assurer le bon fonctionnement des communications entre les navires et les ports permet aux cargaisons de circuler plus rapidement, plus facilement et plus efficacement. C'est là qu'intervient la Convention visant à faciliter le trafic maritime international (Convention FAL) de l'OMI, qui contient des normes, des pratiques recommandées et des règles visant à simplifier les formalités, les procédures et les documents requis pour l'entrée, le séjour au port et la sortie des navires. Du 27 au 29 mars, les avantages liés à la ratification et à l'application de la Convention FAL ont été mis en valeur à l'occasion d'un séminaire national, organisé à Maputo (Mozambique), sur la facilitation du trafic maritime. L'événement avait pour objectif d'accompagner le Mozambique dans la ratification du traité et des derniers amendements qui y ont été apportés. Les participants ont également pu en savoir un peu plus sur les avantages offerts par le guichet unique maritime et l'échange de données informatisées pour faciliter l'accomplissement des formalités applicables aux navires.

Julian Abril, de la Division de la sécurité maritime, et plusieurs consultants de l'Organisation ont pris part à ce séminaire mis en place par l'OMI et l'administration maritime de la République du Mozambique (INAMAR). En tout, 50 participants représentant les ministères nationaux en charge des formalités applicables aux navires, aux cargaisons, à l'équipage et aux passagers dans les ports du pays, ainsi que plusieurs acteurs privés* étaient réunis dans le cadre de cet événement.

Escola Superior de Ciências Náuticas ; Portos do Norto ; LBH Mozambique LDA ; MPDC Maputo Port ; Ovarah Mutheko Serviços Sociedade ; CLN Corredor Logistico Integrado Nacala ; et PIL Mozambique Bollore Transport Logis.

 

L’OMI participe au renforcement des capacités de sûreté maritime dans le golfe de Guinée

29/03/2018 

Du 21 au 29 mars, l'Organisation maritime internationale (OMI) a pris part à un exercice annuel de sûreté maritime visant à améliorer l'interopérabilité et la coopération entre les forces maritimes du golfe de Guinée, d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Amérique du Sud. L'exercice, intitulé Obangame Express 2018, avait pour principal objectif d'encourager les marines nationales, les organismes civils et les différents pays impliqués à travailler ensemble, comme le prévoient les cadres existants tel que le Code de conduite de Yaoundé – un accord régional de lutte contre la criminalité maritime dans le golfe de Guinée que l'OMI a aidé à élaborer.

En marge de cet exercice, Chris Trelawny, Conseiller spécial de l'OMI en sûreté maritime, a participé au Senior Leadership Symposium, un colloque à l'intention des hauts responsables du secteur, organisé par le Naval War College des États-Unis à Libreville (Gabon). Il a pu à cette occasion s'exprimer sur le thème suivant : « Le Code de conduite de Yaoundé ou comment établir un lien entre la sûreté maritime et le développement ».

Au mois de février dernier, l'OMI avait participé à un autre exercice de sûreté maritime, Cutlass Express 2018, organisé dans les environs de Dar es Salam (République-Unie de Tanzanie), à Mombasa (Kenya) et aux Seychelles.

Les pays listés ci-après étaient représentés au cours de l'exercice Obangame Express 2018 : Allemagne ; Angola ; Belgique ; Bénin ; Brésil ; Cabo Verde ; Cameroun ; Canada ; Congo ; Côte d'Ivoire ; Danemark ; Espagne ; États-Unis ; France ; Gambie ; Ghana ; Guinée ; Guinée-Bissau ; Libéria ; Maroc ; Namibie ; Nigéria ; Pays-Bas ; Portugal ; République démocratique du Congo ; Sao Tomé-et-Principe ; Sénégal ; Sierra Leone ; Togo ; et Turquie. Des représentants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) étaient aussi présents.

 

Les organisations membres d'ONU-Océans se réunissent à Paris

28/03/2018 

S'assurer que les nombreuses initiatives positives visant à protéger les océans du monde œuvrent en synergie est l'une des tâches fondamentales d'ONU-Océans, le mécanisme de coordination interinstitutions des Nations Unies pour les questions relatives aux océans. La 17ème réunion annuelle d'ONU-Océans, accueillie par la Commission océanographique intergouvernementale de l'UNESCO, s'est tenue du 26 au 28 mars à Paris.

Cette rencontre a permis aux organisations membres d'ONU-Océans de partager des informations concernant les activités en cours et futures et d'identifier des synergies qui permettront de renforcer la collaboration à l'avenir. Les participants ont également pu discuter de la manière avec laquelle les conclusions de la Conférence sur les océans, comprenant environ 1 400 engagements volontaires, sont analysées et mises en œuvre.  

La réunion a en outre permis aux différentes parties prenantes d'échanger sur comment fusionner et pousser leurs activités respectives à soutenir la réalisation de l'objectif de développement durable 14 – « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ».

La Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030) était elle aussi à l'ordre du jour afin de s'assurer que les sciences océaniques soutiennent pleinement les pays dans la réalisation de l'objectif 14. À noter que le mandat d'ONU-Océans ainsi que son programme de travail pour 2018 ont été renouvelés à la fin de l'événement. L'Organisation maritime internationale (OMI) était quant à elle représentée par Fredrik Haag, Chef du Bureau de la Convention et du Protocole de Londres et des affaires océaniques, pendant ces trois jours.

 

La Pologne se prépare à accueillir la manifestation parallèle à la Journée mondiale de la mer 2018

27/03/2018 

Chaque année, la Journée mondiale de la mer est célébrée aux quatre coins du globe et, chaque année, l'Organisation maritime internationale (OMI) met en place une manifestation parallèle afin que l'événement soit célébré de manière officielle ailleurs qu'à son siège, à Londres.

Cette année, c'est au tour de la Pologne d'accueillir la manifestation parallèle à la Journée mondiale de la mer. La manifestation, qui se déroulera du 13 au 15 juin dans la ville portuaire de Szczecin, s'intéressera à quatre questions clés faisant écho au thème général retenu pour le 70ème anniversaire de l'OMI – « OMI 70 : Notre héritage - de meilleurs transports maritimes pour un avenir meilleur ». Ces quelques jours seront donc l'occasion d'examiner les questions suivantes dans le détail : un secteur maritime vert et intelligent ; le big data et la cybersécurité ; les nouvelles voies de navigation ; et l'avenir du marché du travail dans le secteur maritime.

L'organisation de cette édition 2018 sera assurée par le Ministère de l'économie maritime et de la navigation intérieure de la République de Pologne. Ce lundi 26 mars, depuis l'Ambassade polonaise à Londres, le Ministre adjoint M. Grzegorz Witkowski a officiellement invité les Représentants permanents auprès de l'OMI qui sont en poste dans la capitale britannique à participer à cet événement, au mois de juin prochain.

 

À Djibouti, un atelier pour former les agents de sûreté des installations portuaires

26/03/2018 

Les ports jouent le rôle essentiel d'interface entre les navires et la terre. Afin de favoriser la fluidité et l'efficacité du commerce maritime, il est nécessaire d'assurer la sécurité de ces infrastructures vitales – et cela implique divers acteurs à tous les niveaux. Dans le cadre d'un atelier national de formation sur la sûreté maritime organisé à Djibouti du 19 au 23 mars, plusieurs de ces acteurs ont pu prendre part à des exercices pratiques et visiter une installation portuaire située à proximité. Une formation en salle leur a également permis de se pencher sur l'application des dispositions pertinentes du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS), du chapitre XI-2 de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS) et des recommandations connexes – cliquez ici pour en savoir plus. L'atelier, qui s'est déroulé au Centre régional de formation de Djibouti, s'adressait au personnel et aux agents de sûreté des installations portuaires du pays. Plusieurs fonctionnaires en charge de la sûreté maritime au sein de l'Autorité maritime de Djibouti ont eux aussi été conviés à la formation afin de mieux comprendre les rôles et les responsabilités qui leur incombent en matière de surveillance.  

La formation a été mise en place par l'Organisation maritime internationale (OMI) à la demande de l'Autorité maritime de Djibouti et a été dirigée par Kiruja Micheni, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, et une équipe de consultants.

 

Un séminaire pour réduire le nombre de cas d’embarquement clandestin en Afrique

26/03/2018 

Du 20 au 22 mars, un séminaire régional de l'OMI organisé à Yaoundé (Cameroun) s'est concentré sur les moyens de réduire le nombre de cas d'embarquement clandestin dans les ports africains. L'événement a rassemblé des représentants de neufs ports* de la région afin qu'ils puissent échanger sur les mesures prises depuis 2014 – année au cours de laquelle deux événements similaires s'étaient déroulés à Abidjan et Durban.  

Les cas d'embarquement clandestin continuent d'avoir un impact considérable sur la sécurité de l'exploitation des navires et sur la vie et la santé des passagers clandestins. Les capitaines de navires, les compagnies de navigation, et les propriétaires et exploitants de navires se heurtent effectivement à de nombreuses difficultés pour débarquer les passagers clandestins et les remettre aux autorités compétentes. Le coût que représentent les cas d'embarquement clandestin pour la communauté maritime est estimé à plus de 15 millions de dollars par an.

Une bonne application des mesures de sûreté et de contrôle de l'accès à bord des navires et dans les installations portuaires peut permettre de réduire le nombre de cas d'embarquement clandestin.

Le séminaire a été mis en place par l'Autorité portuaire nationale et le Ministère des transports de la République du Cameroun et ouvert par le Ministre des transports du pays, M. Jean Ernest Masséna Ngallé Bibehe. Le Secrétaire d'État à la défense et Directeur général de l'Autorité portuaire nationale, M. Josué Youmba, ainsi que plusieurs organisations internationales et États Membres de l'OMI concernés étaient également présents pendant ces trois jours. Enfin, le séminaire a été dirigé par Julian Abril et Gisela Vieira, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, et Honorat Hoba, coordonnateur régional de l'Organisation.

* Les ports en question sont les suivants : Abidjan (Côte d'Ivoire) ; Le Cap (Afrique du Sud) ; Dakar (Sénégal) ; Djibouti ; Durban (Afrique du Sud) ; Lagos (Nigéria) ; Mombasa (Kenya) ; Takoradi (Ghana) ; et Tema (Ghana). 

 

Des solutions panafricaines face aux défis de sûreté maritime de la région

22/03/2018 

Des travaux visant à relever les défis de sûreté maritime dans les principales zones maritimes d'Afrique sont actuellement menés dans le cadre d'un atelier régional organisé à Victoria (Seychelles), du 19 au 23 mars. Ce sont en tout plus de 60 professionnels de la sûreté maritime, représentant plus de 30 États, qui participent à cet événement du Centre d'études stratégiques de l'Afrique, dont l'objectif est de mettre l'accent sur les solutions panafricaines qui permettront de faire face aux défis de sûreté maritime qui se posent dans le golfe de Guinée, en mer Méditerranée, dans l'océan Indien et dans la Corne de l'Afrique.

À cette occasion, Henrik Madsen, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, a présenté deux instruments régionaux soutenus par l'OMI permettant de lutter contre tout un ensemble de délits maritimes liés entre eux et de menaces pour la sûreté et le développement en Afrique. Il s'agit des Amendements de Jeddah de 2017 au Code de conduite de Djibouti et du Code de conduite relatif à la répression des actes de piraterie, des vols à main armée à l'encontre des navires et des activités maritimes illicites en Afrique de l'Ouest et du Centre.

Au cours de son intervention, M. Madsen a par ailleurs insisté sur le fait que le renforcement de la sûreté maritime en Afrique devait avant tout s'appuyer sur de solides bases au niveau national. « La première des priorités est de développer les capacités, les cadres juridiques et la coopération interinstitutions aux échelles nationales pour jeter les bases d'un renforcement de la coopération régionale. Il est en ce sens indispensable que les États signataires mettent en place leurs propres organisations nationales et leur propre cadre juridique et renforcent leurs capacités afin de tirer pleinement parti du secteur des transports maritimes. »

Cet atelier est l'occasion pour les participants d'identifier d'éventuels domaines de collaboration et de se pencher sur les similitudes et les différences qui existent entre les approches adoptées par chacun des pays dans un certain nombre de domaines clés. Il permettra enfin d'identifier à la fois les écarts entre les régions – y compris les régions voisines – et les éléments communs pouvant servir à combler ces écarts et à renforcer la sûreté maritime.

 

Le secteur des pêches et la nécessité d’agir de concert

22/03/2018 

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la profession de pêcheur est sans doute l'une des plus dangereuses au monde. Face à ce constat, un séminaire régional intitulé « Secteur des pêches : unir ses forces pour promouvoir la sécurité, des conditions de travail décentes et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INDNR) »* a été organisé les 21 et 22 mars à Manille (Philippines).

Sandra Allnutt, responsable de la section Technologie marine de l'OMI, a ainsi présenté les travaux menés par l'Organisation en vue de promouvoir la sécurité en mer. Elle a également mis en évidence la coopération de longue date avec la FAO et l'Organisation internationale du Travail (OIT), grâce à laquelle des recommandations de sécurité sur la conception, la construction et l'équipement des navires de pêche, ainsi que la formation et la protection de leurs équipages, ont pu être élaborées et adoptées. Mme Allnutt a toutefois signalé qu'il était absolument nécessaire que plus d'États respectent les instruments de l'OMI relatifs à la sécurité en mer et que les parties prenantes concernées collaborent davantage entre elles.

L'événement a en outre permis de débattre de nombreuses questions connexes relatives, entre autres, à la protection des droits fondamentaux dans le secteur de la pêche, à la nécessité d'accroître l'engagement politique, au développement d'actions régionales pour lutter contre les violations des droits des travailleurs et aux leviers qui permettront d'inciter les parties prenantes concernées à renforcer la coopération interinstitutions et à prendre des mesures supplémentaires.  

Le séminaire a été mis en place par l'œuvre de bienfaisance Apostleship of the Sea et la FAO, en collaboration avec l'OIT et l'OMI.

* Joining forces in the fisheries sector: promoting safety, decent work and the fight against Illegal, unreported and unregulated fishing (IUU)

 

Un nouveau module de formation pour la réduction des émissions dans les ports

21/03/2018 

Comment réduire les émissions dans les ports pour améliorer la qualité de l'air et contribuer à la lutte contre les changements climatiques ? Pour ce faire, les ports doivent avant tout mesurer les émissions qu'ils produisent pour ensuite identifier les mesures qui leur permettront de les réduire de façon économique. Grâce à un partenariat stratégique établi entre le Projet de partenariat mondial pour le rendement énergétique des transports maritimes (GloMEEP) et l'Association internationale des ports (IAPH), plusieurs pays sélectionnés vont pouvoir bénéficier d'un soutien dans ce domaine.

En effet, le projet GloMEEP et l'IAPH sont actuellement en train de mettre au point un nouveau module de formation de trois jours sur la prévention et le contrôle des émissions provenant des secteurs maritime et portuaire. Celui-ci sera lancé au mois de mai prochain et sera déployé dans les dix pays pilotes du projet. Il aura vocation à former le personnel portuaire de chacun des pays concernés afin que ces derniers puissent réaliser des inventaires des émissions produites dans leurs ports et élaborer par la suite des stratégies de réduction de ces mêmes émissions. Ces formations s'appuieront sur deux manuels techniques, également en cours d'élaboration : le Manuel pour l'évaluation des émissions dues aux transports maritimes dans les ports et le Manuel pour l'élaboration de stratégies de réduction des émissions dues aux transports maritimes dans les ports.

Conçu pour le personnel portuaire des pays pilotes du projet GloMEEP, ce module de formation vise à les sensibiliser à la question du rendement énergétique dans les ports et à leur montrer comment une bonne gestion portuaire, le développement des infrastructures portuaires et des systèmes logistiques efficaces peuvent contribuer de manière générale à améliorer le rendement énergétique des transports maritimes et la qualité de l'air.

L'équipe du projet GloMEEP, ainsi que plusieurs experts de l'IAPH, des ports de Los Angeles et de Long Beach et du Starcrest Consultancy Group, se sont réunis le 19 mars pour progresser dans l'élaboration du module de formation et des Manuels.

En outre, Astrid Dispert, conseillère technique auprès de l'OMI, a profité de la 5ème Conférence sur la propreté de l'air dans les ports du Pacifique, organisée par le port de Los Angeles (États-Unis) du 20 au 22 mars, pour présenter ce nouveau module de formation et la collaboration permanente entre le projet GloMEEP et l'IAPH.

Fruit d'une collaboration entre l'Organisation maritime internationale (OMI), le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le projet GloMEEP vise à soutenir l'adoption et l'application des mesures relatives au rendement énergétique des navires, participant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des transports maritimes. Les dix pays pilotes du projet sont l'Afrique du Sud, l'Argentine, la Chine, la Géorgie, l'Inde, la Jamaïque, la Malaisie, le Maroc, le Panama et les Philippines. 

 

Lumière sur l’avenir du secteur des transports maritimes

20/03/2018 

Utilisation durable des océans, commerce maritime et révolution numérique : voici quelques-unes des questions abordées par le Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), M. Kitack Lim, à l'occasion de l'International Shipping Summit, organisé le 17 mars à Istanbul (Turquie).

Dans son discours d'ouverture, prononcé face à plusieurs représentants gouvernementaux et du secteur maritime venus du monde entier, le Secrétaire général a expliqué comment l'OMI, dans son rôle de chef de file en sa qualité d'organisme mondial de réglementation des transports maritimes, comptait relever les défis actuels et futurs du secteur.

Concernant le milieu marin, M. Lim a expliqué qu'il était nécessaire, pour assurer la durabilité des activités humaines, de trouver un équilibre entre ces activités et la capacité à préserver le bon état et la diversité des océans à long terme. Il a, à ce sujet, ajouté qu'une part significative du rôle de l'OMI consistait à s'assurer que les transports maritimes continuent de contribuer à l'économie internationale tout en respectant cet équilibre fragile. Il a ainsi mis en lumière les travaux menés par l'Organisation dans les domaines de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et du rendement énergétique des navires, de la gestion des eaux de ballast ou encore de la navigation dans les eaux polaires.

Le Secrétaire général a par ailleurs mis l'accent sur le fait que l'amélioration des infrastructures portuaires, d'une part, et le développement et le renforcement des liens entre modes de transport et des liaisons avec l'arrière-pays, d'autre part, pouvaient être à la fois un moteur et un soutien de la croissance économique – notamment par la promotion du commerce maritime. Ensuite, sur le thème de la révolution numérique, M. Lim a rappelé que le secteur maritime était entré dans une nouvelle ère, avec l'émergence de nouvelles technologies pour la consommation d'énergie et de combustible, l'automatisation et la gestion des navires, et les matériaux et la construction.

Enfin, Jan de Boer, du Bureau des affaires juridiques de l'OMI, a participé à une session spéciale sur le milieu marin au cours de laquelle il a présenté le traité de l'OMI relatif au transport par mer de substances nocives et potentiellement dangereuses, la Convention SNPD, qui doit être ratifié par la Turquie prochainement.  

Le Sommet a été organisé par le Ministère turc des transports, des affaires maritimes et des communications et inauguré par le Premier ministre de la République turque, M. Binali Yıldırım. Le Ministre des transports, M. Ahmet Arslan, s'est lui aussi exprimé dans le cadre de la cérémonie d'ouverture.

 

Au Nigéria, mieux coopérer pour mieux lutter contre la criminalité maritime

19/03/2018 

Une bonne coopération entre les organismes publics concernés peut être la clé d'une sûreté maritime optimale. Tel était le thème principal du dernier exercice national de simulation de sûreté maritime de l'OMI, organisé à Lagos (Nigéria) du 14 au 16 mars. Plusieurs représentants de divers organismes publics, formant le comité national d'application du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS), étaient donc présents pour prendre part à l'atelier.

Les conclusions et les recommandations formulées à l'issue de ce dernier contribueront à jeter les fondements d'une stratégie nationale de sûreté maritime. Cela s'inscrit dans le cadre d'un projet mené conjointement par l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), et soutenu financièrement par le Gouvernement du Royaume-Uni, dont l'objectif est de renforcer les moyens d'intervention de la justice pénale nigériane dans le contexte de la lutte contre la criminalité maritime.

Cet exercice national, dirigé par deux consultants de l'OMI et organisé en collaboration avec la Nigerian Maritime Administration and Safety Agency (NIMASA), s'est s'appuyé sur un programme de formation à la sûreté maritime déployé par l'OMI au Nigéria entre 2015 et 2017.

 

Des exercices de simulation grandeur nature pour renforcer la sûreté maritime en Jamaïque

16/03/2018 

Du 13 au 16 mars, un atelier portant sur les meilleures pratiques de planification et de conduite d'exercices et d'entraînements de sûreté maritime s'est tenu dans la ville de Kingston (Jamaïque). L'événement avait pour objectif de doter les participants des connaissances et des compétences nécessaires pour planifier, conduire et évaluer des exercices et des entraînements de sûreté au sein de leurs installations portuaires, conformément aux prescriptions du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS).

Au cours de l'atelier, plusieurs exercices de simulation grandeur nature ont permis aux participants d'utiliser divers appareils de communication et de remplir différentes fonctions à tour de rôle. Ils ont ainsi pu se pencher sur l'utilisation du Manuel de l'Association de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) sur les exercices et entraînements en matière de sûreté maritime dans leur travail de tous les jours. L'acquisition de ces nouvelles compétences aidera davantage les agents et le personnel de sûreté des installations portuaires, ainsi que les fonctionnaires de l'autorité désignée, à améliorer et à tester les procédures et les pratiques existantes en vue de maintenir le bon degré de vigilance et de sensibilisation à la sûreté dans les ports.

 

Une formation pour les agents de sûreté portuaire dominicains

15/03/2018 

En République dominicaine, un atelier de formation de sûreté maritime mis en place pour les fonctionnaires chargés d'assurer la sûreté des installations portuaires du pays et pour ceux de l'autorité désignée se tient cette semaine, du 12 au 16 mars, à Saint-Domingue. À l'initiative commune de l'OMI et du Ministère de la défense dominicain*, l'atelier forme les participants à l'exercice de leurs fonctions dans le respect du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) et du chapitre XI-2 de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS). Au sortir de ces quelques jours, les participants auront toutes les cartes en main pour former à leur tour les acteurs nationaux qui assument des responsabilités similaires.

Cet atelier s'inscrit dans la continuité d'un exercice national de simulation de sûreté maritime organisé conjointement avec le Centre régional des Nations Unies pour la paix, le désarmement et le développement en Amérique latine et dans les Caraïbes, en 2016. Au cours de celui-ci avaient été identifiés plusieurs thèmes et points à aborder, dont la majorité sont couverts cette semaine.

Cliquez ici pour en savoir plus au sujet des travaux menés par l'OMI en matière de sûreté maritime.

* Cuerpo Especializado de Seguridad Portuaria

 

Lancement du Centre de coopération de technologie maritime de la région Amérique latine

14/03/2018 

Ce mardi 13 mars 2018 a été marqué par l'inauguration du Centre de coopération de technologie maritime (MTCC) de la région Amérique latine. Hébergé par l'Université maritime internationale du Panama (UMIP), ce nouveau Centre vient donc s'ajouter aux autres MTCC mis en place dans le cadre d'un ambitieux projet, financé par l'Union européenne (UE) et mis en œuvre par l'Organisation maritime internationale (OMI), dont l'objectif est de contribuer à la lutte contre les changements climatiques.

Baptisé projet GMN, celui-ci a permis la création de MTCC dans cinq régions cibles – Afrique, Amérique latine, Asie, Caraïbes et Pacifique – formant ainsi un réseau mondial. Ces Centres agiront en qualité de points de contact régionaux pour un grand nombre d'activités, comme celles visant : à améliorer le respect des règles internationales existantes et futures en matière de rendement énergétique des navires ; à promouvoir l'adoption de technologies et d'activités à faible émission de carbone dans le secteur maritime ; et à créer, à titre expérimental, des systèmes pour la collecte et la notification de données relatives à la consommation de combustible des navires. Les MTCC contribueront de cette manière à la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies.

Le lancement du Centre de coopération de technologie maritime (MTCC) de la région Amérique latine – ou MTCC-Latin America – a été effectué lors d'un événement spécial, organisé dans les locaux de l'UMIP, auquel ont participé des représentants de l'UE, du Gouvernement panaméen, d'organisations non gouvernementales (ONG) et du monde universitaire. Des représentants de 17 pays de la région étaient également présents.

« Ensemble, les Centres de ce réseau mondial s'efforceront de promouvoir les technologies et les activités qui serviront à améliorer le rendement énergétique des navires et accompagneront le secteur maritime dans la réduction de ses émissions de carbone », a expliqué M. Jose Matheickal, de la Division du milieu marin de l'OMI, au cours de l'événement.

M. Jorge Barakat, Ministre des affaires maritimes du Panama et Administrateur de l'Autorité maritime du Panama, a lui aussi prononcé un discours lors de la cérémonie d'inauguration. Il a, à cette occasion, tenu à remercier l'OMI pour l'ensemble des efforts déployés en vue de promouvoir le rendement énergétique des transports maritimes et à réaffirmer le soutien de l'Autorité maritime du Panama. « L'Administration maritime panaméenne est fière d'inaugurer ce nouveau Centre régional et s'en félicite », a-t-il déclaré.

Dans la foulée du lancement, du 13 au 15 mars, s'est tenu le tout premier atelier régional du MTCC-Latin America. Les participants ont ainsi pu en apprendre davantage sur le projet GMN, partager leurs expériences respectives concernant l'application des règles de l'OMI pour le rendement énergétique des navires et débattre des différentes contraintes et possibilités en la matière.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les travaux de renforcement des capacités menés par l'Union européenne.

Cliquez ici pour en savoir plus au sujet du projet GMN et des cinq MTCC.

 

La coopération au service de la lutte contre les déversements d'hydrocarbures

13/03/2018 

Du 13 au 15 mars, l'Organisation maritime internationale (OMI) participent à la Conférence Interspill 2018, à Londres (Royaume-Uni), où sont réunis plusieurs experts et acteurs majeurs du secteur pour débattre des enjeux à venir en matière de préparation et de lutte en cas de déversements d'hydrocarbures et de restauration du milieu marin.

Le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, s'est exprimé en ouverture de la Conférence. « Les efforts collectifs déployés pendant de nombreuses années sous l'égide de l'OMI par les gouvernements et l'industrie ont permis de réduire drastiquement le nombre de déversements d'hydrocarbures, ainsi que les quantités d'hydrocarbures déversées chaque année par les navires », a-t-il déclaré, avant d'expliquer comment chaque incident avait permis d'améliorer considérablement les règles de l'OMI – notamment concernant la conception et l'exploitation des navires, l'évacuation des déchets de la chambre des machines ou encore les mécanismes d'indemnisation des victimes des événements de pollution.

M. Lim a en outre mis l'accent sur l'aide permanente accordée par l'Organisation, avec le concours d'autres partenaires clés, aux États pour le renforcement de leurs capacités de préparation et de lutte contre la pollution par les hydrocarbures.

Ces quelques jours seront par ailleurs l'occasion pour Patricia Charlebois, de la Division du milieu marin de l'OMI, de présenter les contributions faites par le GESAMP* dans le cadre de l'atelier scientifique sur les événements de pollution par les substances nocives et potentiellement dangereuses (SNPD). Colleen O'Hagan, également de la Division du milieu marin, présidera quant à elle une séance sur les partenariats entre les pouvoirs publics et les acteurs du secteur.  

Enfin, les dernières publications environnementales de l'Organisation, le nouveau logiciel The IMO Bookshelf et le bulletin « IMO News » seront eux aussi à l'honneur. Lee-Ann Dell et Sally McElhayer, du Service des publications de l'OMI, partageront en effet un stand avec plusieurs représentants des Fonds internationaux d'indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures (FIPOL). Notons que l'OMI et les FIPOL coparrainent cette édition 2018 de la Conférence Interspill.

* Groupe mixte d'experts chargé d'étudier les aspects scientifiques de la protection de l'environnement marin (GESAMP)

 

Alimentation électrique à terre : quid de la sécurité ?

12/03/2018 

Utiliser un service d'alimentation électrique à terre – pour pouvoir éteindre les générateurs de bord du navire – est une des solutions permettant de réduire les émissions atmosphériques provenant des navires ainsi que les nuisances sonores à l'échelle locale. L'Organisation maritime internationale (OMI) doit se pencher cette semaine sur les aspects liés à la sécurité de l'alimentation électrique à terre pour les navires dans les ports – également connue sous divers noms comme « autre source d'alimentation pour les navires », « alimentation à quai » ou encore « courant à quai ». Le Sous-comité des systèmes et de l'équipement du navire (Sous-comité SSE), qui se réunit du 12 au 16 mars, a en effet été chargé d'élaborer des directives sur la sécurité de l'exploitation du service d'alimentation électrique à terre et de déterminer la nécessité d'élaborer un projet d'amendements à la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS).

Le Sous-comité doit en outre approuver un projet d'amendements au Recueil international de règles relatives aux engins de sauvetage (Recueil LSA) sur la ventilation des embarcations de sauvetage complètement fermées afin de garantir un environnement habitable dans ce type d'embarcations. La réunion doit également permettre d'examiner les conditions spécifiques et les critères de performance applicables aux engins et dispositifs de sauvetage destinés à être utilisés dans les eaux polaires, en conséquence de l'entrée en vigueur du Recueil sur la navigation polaire de l'OMI.

Parmi les questions relatives à la protection contre l'incendie figure l'examen continu des règles actuelles de la Convention SOLAS et des codes et recueils de règles connexes. L'objectif de cet examen est de réduire au minimum la fréquence et les conséquences des incendies à bord des navires rouliers à passagers neufs et existants et, plus particulièrement, dans les espaces rouliers et les locaux de catégorie spéciale.

Le Sous-comité doit enfin se pencher sur les prescriptions obligatoires applicables aux appareils de levage et aux treuils de manutention des ancres à bord et élaborer plus avant un projet de règles de la Convention SOLAS et de directives connexes.

La 5ème session du Sous-comité des systèmes et de l'équipement du navire (SSE 5) a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Susumu Ota (Japon). Cliquez ici pour visualiser les photos. 

 

L’État plurinational de Bolivie rejoint l’Organisation internationale de télécommunications mobiles par satellites

09/03/2018 

L'État plurinational de Bolivie est devenu le 104ème État à rejoindre l'Organisation internationale de télécommunications mobiles par satellites (IMSO), l'organisme intergouvernemental chargé de superviser la mise à disposition de certains services de communications de détresse maritimes par satellites. La Convention IMSO a été adoptée par l'OMI en 1976 afin de créer et de superviser les communications par satellites pour le secteur des transports maritimes. Mme Giovanna Lenny Vidal, Chargée d'affaires, a ainsi rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, et M. Moin Ahmed (à droite sur la photo), Directeur général de l'IMSO, afin de déposer l'instrument d'adhésion à la Convention. 

 

Les fonctionnaires philippins se forment aux politiques nationales des transports maritimes

09/03/2018 

Du 6 au 8 mars, plusieurs fonctionnaires d'organismes publics de la République des Philippines ont été formés à l'élaboration de politiques nationales des transports maritimes. L'Organisation maritime internationale (OMI) fait la promotion de ces politiques en tant que bonne pratique de gouvernance pour les processus de planification, de prises de décisions et de législation au sein du secteur maritime et en tant que moteur indispensable pour le développement durable des États. Elle dispense par exemple des formations aux États Membres qui le souhaitent sur l'élaboration, l'adoption, et l'actualisation des politiques nationales des transports maritimes. L'événement, qui s'est déroulé à Manille (Philippines), a été organisé conjointement par l'OMI, l'Autorité du secteur maritime des Philippines (MARINA) et l'Université maritime mondiale (UMM).

Cette formation arrive à point nommé pour les Philippines. Le pays est en effet sur le point d'adopter son Plan de développement du secteur maritime pour la période 2018-2028, lequel vise à améliorer les transports maritimes nationaux. En tout, 45 fonctionnaires ont pris part à l'événement, dirigé par Josephine Uranza, de la Division de la coopération technique de l'OMI, et Neil Bellefontaine et Henning Jessen, respectivement professeur et professeur associé à l'UMM.

 

L’OMI au cœur de la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes

07/03/2018 

Les navires peuvent être un vecteur de propagation d'espèces allogènes. En effet, en voyageant dans les eaux de ballast des navires ou en s'attachant à leur coque ou à d'autres parties de leur structure, ces espèces peuvent être transportées à l'autre bout de la planète et être ainsi introduites dans un milieu qui n'est pas le leur. Pour s'attaquer au problème, l'Organisation maritime internationale (OMI) s'appuie sur deux instruments : la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM), entrée en vigueur en septembre 2017 et en vertu de laquelle les navires sont tenus de gérer leurs eaux de ballast afin d'enrayer la propagation des organismes aquatiques ; et les Directives de l'OMI pour le contrôle et la gestion de l'encrassement biologique des navires. Du 5 au 7 mars, le Groupe de travail du Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM), de la Commission océanographique intergouvernementale (UNESCO-COI) et de l'OMI sur les eaux de ballast et autres vecteurs à bord des navires s'est réuni pour son rendez-vous annuel, à Madère (Portugal). Cette rencontre a été l'occasion de débattre d'un certain nombre de questions en lien avec la gestion des eaux de ballast et de l'encrassement biologique, deux vecteurs de l'introduction d'espèces aquatiques envahissantes par les navires.

Theofanis Karayannis, de la Division du milieu marin de l'OMI, en a profité pour faire le point sur les récents progrès réalisés en matière de gestion des eaux de ballast dans le cadre des dernières réunions de l'OMI, comme le Comité de la protection du milieu marin (MEPC 71) ou le Sous-comité de la prévention de la pollution et de l'intervention (PPR 5), ainsi que sur les débats qui devraient se tenir lors du MEPC 72, au mois d'avril prochain.

M. Karayannis a par ailleurs présenté le projet de partenariats GloFouling – à l'initiative du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l'OMI – qui vise à renforcer les capacités des pays en développement pour améliorer leur gestion de l'encrassement biologique. Le projet est actuellement dans sa phase préparatoire, ce qui signifie que les futurs pays bénéficiaires sont en cours d'identification et que la liste des activités qui seront menées après le lancement du projet, plus tard cette année, est en cours de définition.

 

Un nouveau cours de formation à l’intention des femmes du secteur maritime

02/03/2018 

L'Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) travaille actuellement à la mise en place d'un nouveau cours sur le leadership dans le secteur public qui se penchera notamment sur les questions liées au monde maritime. La décision de créer cette formation a été prise le 28 janvier dernier lors d'une réunion de l'UNITAR organisée au siège de l'Organisation maritime internationale (OMI), à Londres. À cette occasion, une équipe spéciale, dont fait partie l'OMI, a été constituée en vue de progresser dans l'élaboration du cours.

La formation sera lancée le 23 juin prochain à Marrakech (Maroc). L'objectif est de former les femmes fonctionnaires qui, plus tard cette année, participeront à la prochaine réunion du réseau de coopération régionale pour les femmes œuvrant au sein des autorités maritimes d'Amérique latine.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts déployés de façon permanente par l'OMI pour soutenir la réalisation de l'objectif de développement durable des Nations Unies relatif à l'égalité entre les sexes – « Parvenir à l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ».

Des représentants de la Division de la coopération technique de l'OMI ont par ailleurs évoqué la possibilité de collaborer avec l'Institut à l'avenir afin de l'aider à proposer des solutions d'apprentissage de grande qualité aux personnes, organisations et institutions pertinentes, en particulier dans les pays en développement.

 

Sciences de la mer : le Groupe d'experts de l'OMI accueille un nouveau sponsor

02/03/2018 

Le Groupe mixte d'experts chargé d'étudier les aspects scientifiques de la protection de l'environnement marin (GESAMP), l'organe consultatif de l'OMI pour les sciences de la mer, accueille un dixième sponsor. Il s'agit de l'Autorité internationale des fonds marins (ISA), l'organisme chargé de réglementer l'exploitation minière des fonds marins internationaux et les activités connexes dans les zones situées au-delà des limites de la juridiction nationale, lesquelles couvrent la plupart des océans du monde.  

Ce nouvel acteur vient donc s'ajouter aux neuf autres organisations dont la mission est de conseiller le système des Nations Unies sur les aspects scientifiques de la protection de l'environnement marin. L'expertise de l'Autorité internationale des fonds marins est d'ores et déjà mise à profit. Elle participe en effet au Groupe de travail du GESAMP sur les incidences des déchets et des autres matières provenant de l'exploitation minière, et notamment de l'exploitation minière des grands fonds marins, sur l'environnement marin.

L'arrivée récente de ce nouveau sponsor est une excellente nouvelle pour le GESAMP qui, l'année prochaine, célébrera sa 50ème année de service en tant que mécanisme consultatif.

 

La France ratifie l’Accord du Cap sur la sécurité des navires de pêche

23/02/2018 

Les efforts visant à renforcer la sécurité des navires de pêche à l'échelle mondiale ont fait un pas en avant aujourd'hui, vendredi 23 février, lorsque la France est devenue le neuvième État à ratifier l'Accord du Cap de 2012. Le traité couvre plusieurs prescriptions fondamentales en matière de sécurité, comme celles concernant les radiocommunications, les engins et dispositifs de sauvetage, les consignes en cas d'urgence, les appels et les exercices. L'Accord entrera en vigueur 12 mois à compter de la date à laquelle au moins 22 États l'auront ratifié. Ensemble, ces États doivent disposer d'un minimum de 3 600 navires de pêche exploités en haute mer, dont la longueur doit être égale ou supérieure à 24 mètres.

Mme Nicole Taillefer, Ambassadrice et Représentante permanente de la France auprès de l'OMI, a ainsi rencontré M. Kitack Lim, Secrétaire général de l'OMI, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre l'instrument de ratification.

 

Le Recueil sur la navigation polaire à l’honneur d’une conférence internationale

22/02/2018 

Le Recueil sur la navigation polaire de l'OMI est, lorsqu'il est appliqué correctement, un puissant outil permettant de préserver l'environnement et de protéger la vie des gens de mer et des passagers dans les régions polaires. Tel est le message livré par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, lors d'une conférence internationale portant sur l'application du Recueil et organisée le 22 février à Helsinki (Finlande).

Entré en vigueur le 1er janvier 2017, cet instrument fixe des normes obligatoires qui couvrent l'ensemble des questions de conception, de construction, d'armement, d'exploitation, de formation et de protection de l'environnement et s'appliquent aux navires exploités dans les eaux inhospitalières qui entourent les deux pôles.

S'exprimant en ouverture de la conférence, M. Lim a évoqué le large éventail d'acteurs impliqués dans l'application du traité, parmi lesquels figurent des législateurs, des dirigeants d'entreprises, des diplomates et des organisations internationales. Il a également mis l'accent sur l'une des forces du Recueil qui, en tant que « document évolutif », peut et pourra être révisé, modifié et ajusté régulièrement en vue de tenir compte de l'évolution de divers facteurs, des problématiques nouvelles et de l'expérience acquise en matière d'application pratique.

Certains de ces points amèneront probablement à modifier le traité afin qu'il couvre d'autres questions centrales, comme la lutte contre les déversements d'hydrocarbures ou les moyens de recherche et de sauvetage, et s'applique aux navires non visés par la Convention SOLAS tels que les navires de pêche, les yachts de plaisance et les navires de charge d'une jauge brute inférieure à 500.

Pendant ces quelques jours passés en Finlande (cliquez ici pour visualiser les photos), le Secrétaire général en a également profité pour visiter l'Institut météorologique finlandais, le Centre des services de trafic maritime et un brise-glace. Il a par ailleurs rencontré Mme Anne Berner, Ministre des transports et des communications de la République de Finlande. Tout cela lui aura permis d'échanger avec ceux qui sont directement concernés par la mise en œuvre du Recueil sur la navigation polaire.

Cliquez ici pour en savoir plus au sujet du Recueil sur la navigation polaire. 

 

Détresse et sécurité en mer au programme du Sous-comité NCSR de l’OMI

20/02/2018 

Un système efficace de détresse et de sécurité en mer est essentiel pour les gens de mer dont la vie est en danger. Cette semaine, du 19 au 23 février, le Sous-comité de la navigation, des communications et de la recherche et du sauvetage (Sous-comité NCSR) se concentrera sur les aspects clés des travaux de l'Organisation maritime internationale (OMI) relatifs à la sécurité en mer.

La réunion évaluera les progrès réalisés dans le cadre des travaux actuels visant à moderniser le système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM). Ce dernier été adopté en 1988 afin de garantir une pleine intégration des radiocommunications maritimes et des communications par satellite afin que les alertes de détresse puissent être émises à n'importe quel endroit de la planète. Le plan de modernisation vise à actualiser les dispositions de la Convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS), notamment concernant l'autorisation d'incorporer de nouveaux services de communication par satellite.

Le Sous-comité se penchera également sur l'actualisation du Manuel international de recherche et de sauvetage aéronautiques et maritimes (Manuel IAMSAR), qui contient des directives détaillées sur une approche commune aéronautique et maritime pour l'organisation et la mise en œuvre des services de recherche et de sauvetage (SAR). Le projet d'amendements préparé au mois d'octobre 2017 lors de la réunion du Groupe de travail mixte de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et de l'OMI sur l'harmonisation des procédures de recherche et de sauvetage aéronautiques et maritimes prévoit, d'une part, l'ajout d'une nouvelle section sur les opérations de recherche et sauvetage dans les zones éloignées de moyens SAR et, d'autre part, l'actualisation de la section sur les opérations de sauvetage de grande ampleur.

La réunion travaillera par ailleurs sur un certain nombre de questions en lien avec l'e-navigation, et particulièrement sur l'harmonisation et la normalisation. Cela est fondamental pour permettre une application efficace de la stratégie de l'OMI en matière d'e-navigation, dont l'objectif est de tirer parti des avantages offerts par les solutions de navigation intégrées et de haute technologie. Un projet de directives sur les modes d'exploitation normalisés (S-Mode) sera en outre étudié.

Enfin, pour ce qui est des autres points réguliers inscrits à l'ordre du jour, le Sous-comité examinera les propositions relatives aux mesures d'organisation du trafic maritime nouvelles ou modifiées, ainsi que les questions liées au fonctionnement et à l'exploitation du système d'identification et de suivi des navires à grande distance (système LRIT).

La 5ème session du Sous-comité de la navigation, des communications et de la recherche et du sauvetage (NCSR 5) a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Ringo Lakeman (Pays-Bas). Cliquez ici pour visualiser les photos. 

 

À Malte, des étudiants en droit maritime se forment à la planification

16/02/2018 

Les 15 et 16 février, des étudiants de l'Institut de droit maritime international (IMLI) de Malte ont participé à un séminaire de l'Organisation maritime internationale (OMI) portant sur les questions essentielles liées à la planification. Celui-ci s'inscrit dans le cadre des travaux menés actuellement par l'Organisation en vue de soutenir les responsables maritimes de demain.

L'événement s'est concentré sur le concept de « politique nationale des transports maritimes », dont l'OMI fait la promotion en tant que bonne pratique de gouvernance pour les processus de planification, de prise de décision et de législation au sein du secteur maritime et en tant que moteur indispensable pour le développement durable des pays. L'Organisation dispense des formations aux États Membres qui le souhaitent en matière d'élaboration, d'adoption, et d'actualisation des politiques nationales des transports maritimes.

À la fin du séminaire, les étudiants ont pris part à un exercice pratique au cours duquel ils se sont eux-mêmes entraînés à élaborer les aspects clés de ces politiques. Jonathan Pace, de la Division de la coopération technique de l'OMI, et George Theocharidis, professeur associé à l'Université maritime mondiale (UMM), ont animé la formation.

Ce séminaire, organisé pour la deuxième année consécutive, est le fruit d'une collaboration constructive et permanente entre l'OMI et ses deux établissements mondiaux de formation maritime que sont l'IMLI et l'UMM.

 

La protection des océans au cœur de la collaboration entre l’OMI et ONU Environnement

14/02/2018 

Lorsqu’il s’agit de protéger les océans et de soutenir la réalisation des objectifs de développement durable, l’Organisation maritime internationale (OMI) et ONU Environnement partagent un grand nombre d’objectifs communs. Le Directeur exécutif d’ONU Environnement, M. Erik Solheim, et le Secrétaire général de l’OMI, M. Kitack Lim, se sont ainsi rencontrés afin d’échanger sur la collaboration entre les deux Organisations, notamment concernant la réalisation de l’objectif 14 – « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ». Les deux hommes ont évoqué les moyens de lutter contre la présence de microplastiques dans les océans, en insistant sur le caractère hautement prioritaire de cette question, ainsi que la possibilité d’établir un partenariat avec l’Université maritime mondiale (UMM), et plus particulièrement avec son Institut mondial de l'océan. Il existe à l’évidence de nombreux domaines où les deux agences peuvent trouver des synergies et ces rencontres sont des avancées positives permettant d’aller dans ce sens.

 

Le Qatar adhère à la Convention sur la gestion des eaux de ballast

08/02/2018 

Avec l'adhésion de l'État du Qatar à la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM), le nombre d'États Parties à cet instrument de l'Organisation maritime internationale (OMI) visant à soutenir la protection du milieu marin est désormais de 68, représentant plus de 75 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce. En vertu du traité, les navires sont tenus de gérer leurs eaux de ballast, lesquelles peuvent contenir plusieurs milliers de microbes, de plantes et d'organismes aquatiques et marins qui sont ensuite transportés dans le monde entier.

Ce jeudi 8 février, l'Ambassadeur du Qatar au Royaume-Uni, Son Excellence M. Yousef Ali Al-Khater, a ainsi rencontré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre l'instrument d'adhésion.

Cliquez ici pour en savoir plus au sujet de la Convention BWM.

 

Ouverture du Sous-comité de la prévention de la pollution et de l'intervention

05/02/2018 

Le plafond de la teneur en soufre (0,50 % m/m) du fuel-oil utilisé par les navires exploités en dehors des zones de contrôle des émissions (ECA) désignées entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Garantir une application uniforme de ce plafond est l'un des principaux points à l'ordre du jour du Sous-comité de la prévention de la pollution et de l'intervention (Sous-comité PPR), qui se réunit cette semaine, du 5 au 9 février, au siège de l'Organisation maritime internationale (OMI), à Londres. La réunion continuera également de s'intéresser aux moyens de mesurer les émissions de carbone noir provenant des navires.

Parmi les autres questions à l'ordre du jour figurent : l'élaboration de recommandations supplémentaires pour soutenir l'application de la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM), notamment pour ce qui est de l'échantillonnage et de l'analyse des eaux de ballast ; et la finalisation des Directives révisées sur l'application de dispersants dans la lutte contre la pollution par les hydrocarbures en mer, lesquelles tiennent compte des enseignements tirés de l'accident du Deepwater Horizon.

Le Sous-comité poursuivra en outre la révision des listes de produits prévues par le Recueil international de règles sur les transporteurs de produits chimiques (Recueil IBC) et l'examen spécifique des prescriptions relatives au rejet des produits flottants persistants à viscosité élevée qui se solidifient – à l'instar de certaines huiles végétales. Enfin, la réunion étudiera la possibilité d'ajouter de nouvelles mesures de contrôle sur l'utilisation de la cybutryne, un agent biocide, à la Convention internationale de 2001 sur le contrôle des systèmes antisalissure nuisibles sur les navires (Convention AFS).

La 5ème session du Sous-comité de la prévention de la pollution et de l'intervention (PPR 5) a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Sveinung Oftedal (Norvège).

Cliquez ici pour visualiser les photos. 

 

À Londres, un forum d’experts sur l'analyse des eaux de ballast

02/02/2018 

Les 1er et 2 février, plusieurs experts du monde entier spécialisés dans l'analyse des eaux de ballast se sont réunis à Londres afin de débattre des aspects scientifiques liés à la gestion des eaux de ballast.

Ces experts étaient réunis dans le cadre de Global TestNet, un forum rassemblant des organisations impliquées dans l'analyse des eaux de ballast afin de promouvoir la normalisation et la transparence des essais effectués à terre et/ou à bord des navires pour la certification des systèmes de gestion des eaux de ballast.

Les essais normalisés permettent de s'assurer de l'efficacité des mesures de l'OMI visant à protéger les écosystèmes marins face aux espèces aquatiques envahissantes et potentiellement dangereuses transportées dans les eaux de ballast des navires. En vertu de la Convention sur la gestion des eaux de ballast (Convention BWM), les navires sont tenus de gérer leurs eaux de ballast et sédiments en fonction de règles bien spécifiques.

Le forum s'est également penché sur un autre problème fondamental : l'encrassement biologique, c'est-à-dire l'accumulation d'organismes aquatiques sur la partie immergée de la coque ou de la structure des navires. Antoine Blonce, de la Division du milieu marin de l'OMI, a ainsi présenté le nouveau projet GloFouling qui, sur la base des travaux menés par l'Organisation dans ce domaine, vise à soutenir la protection des écosystèmes marins en s'attaquant à la menace que représentent les espèces envahissantes.

Parmi les autres questions techniques abordées au cours de cette 9ème édition du forum figuraient la validation des eaux témoins, l'échantillonnage représentatif ou encore les essais comparatifs entre les membres de Global TestNet.

Global TestNet a été créé en 2003 sous l'égide de l'Alliance mondiale du secteur pour la biosécurité marine (GIA) du projet de partenariats GloBallast. Lors de cette réunion organisée au siège d'IMarEST, l'OMI était représentée par Theofanis Karayannis, Megan Jensen, Antoine Blonce et John Alonso. 

 

Sûreté maritime : l’OMI participe au renforcement des capacités des pays africains

02/02/2018 

Dans le cadre des efforts qu'elle déploie de façon permanente afin d'aider les pays africains à renforcer leurs capacités en matière de sûreté maritime, l'Organisation maritime internationale (OMI) travaille régulièrement avec d'autres partenaires pour soutenir leurs initiatives.

Les États-Unis, par exemple, organisent chaque année deux importants exercices de sûreté maritime en Afrique. L'un d'entre eux, l'exercice Cutlass Express, qui se tient ce mois-ci, a pour principal objectif d'encourager les différents pays et organismes à travailler ensemble, conformément à ce que prévoient les cadres existants comme le Code de conduite de Djibouti – un accord régional concernant la répression des actes de piraterie et des vols à main armée à l'encontre des navires dans l'océan Indien occidental et le golfe d'Aden que l'OMI a aidé à élaborer.

Du 29 janvier au 7 février, l'OMI apporte sa contribution à l'initiative Cutlass Express au travers de deux ateliers de formation organisés dans les Centres d'échange de renseignements de Mombasa (Kenya) et de Dar es Salaam (République-Unie de Tanzanie). Leur but est de renforcer la coopération interinstitutions pour répondre aux questions de sûreté maritime au niveau national. Cela a été identifié comme l'un des besoins les plus pressants de la région lors d'une série d'exercices de simulation précédemment mise en place par l'OMI.

L'OMI participe par ailleurs à un séminaire rassemblant plusieurs hauts dirigeants et visant à soutenir l'initiative Cutlass Express. Cet événement met en avant les progrès réalisés dans le cadre du Code de conduite de Djibouti et du Code de conduite de Yaoundé concernant le renforcement des capacités et la coopération pour lutter contre la criminalité maritime en Afrique et, ainsi, promouvoir l'économie bleue.

 

Le rôle de l’OMI dans la lutte mondiale contre le terrorisme

02/02/2018 

Les dispositions de l'OMI en matière de sûreté maritime et les traités de l'Organisation relatifs à la répression des actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime s'inscrivent dans le contexte plus large de la lutte mondiale contre le terrorisme. La Direction exécutive du Comité contre le terrorisme des Nations Unies (UNCTED) organise des visites dans plusieurs pays afin d'évaluer leur niveau de conformité avec les différents instruments de sûreté internationale et avec les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU. Ainsi, les 31 janvier et 1er février, l'Organisation maritime internationale (OMI) a participé à une visite d'évaluation en Grèce aux côtés de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), de l'Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL) et de l'Office européen de police (Europol).

La visite, qui faisait suite à une précédente visite d'évaluation effectuée en 2010, s'est tout particulièrement intéressée au respect du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) ainsi qu'à l'expérience acquise par la Grèce concernant la coopération entre ses différentes entités – garde-côtes, police et douanes – pour l'évaluation des risques. L'objectif était, entre autres, d'identifier un certain nombre de meilleures pratiques.

L'inclusion de l'OMI et d'organisations partenaires dans les évaluations de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme démontre la volonté de l'ONU d'agir d'une seule voix. Elle offre par ailleurs la possibilité, au travers d'un dialogue entre les hauts dirigeants des ministères et organismes gouvernementaux, de mettre l'accent sur les responsabilités en matière de sûreté maritime dans le cadre des politiques et procédures nationales de sûreté. Henrik Madsen, de la Division de la sécurité maritime de l'OMI, était présent pendant ces deux jours pour représenter l'Organisation.

 

La marche en avant des diplômés de l'AASTMT

01/02/2018 

Ayez de l'ambition, faites toujours de la sécurité votre priorité. Tel est le message que le Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), M. Kitack Lim, a souhaité adresser le 26 janvier dernier, à Alexandrie (Égypte), aux jeunes diplômés de l'Académie arabe des sciences, des technologies et des transports maritimes (AASTMT). Dans son discours, le Secrétaire général a salué le dévouement des désormais ex-étudiants, les a encouragés à être ambitieux tout au long de leur carrière maritime et les a exhortés à faire primer la sécurité des transports maritimes en toute circonstance, indépendamment du rôle qu'ils seront amenés à jouer. M. Lim a également insisté sur le fait que les diplômés pourraient toujours voir l'OMI comme leur « foyer international ».  

Cliquez ici pour voir la cérémonie dans son intégralité. 

 

E-business : le rôle central des modèles de données

31/01/2018 

L'efficacité de l'échange électronique de données à l'échelle mondiale, pour les navires entrant au port et en sortant, dépend de la normalisation et de l'harmonisation des pratiques dans ce domaine. Cela peut comprendre l'utilisation de modèles de données qui définissent et formatent les données susceptibles d'être transférées entre les systèmes automatisés, comme celles portant sur l'exportation, l'importation et le transit. Ces systèmes joueront un rôle central pour l'application des prescriptions de la Convention visant à faciliter le trafic maritime sur l'échange électronique de données, en avril 2019.

Du 22 au 26 janvier, à Bruxelles, l'Organisation maritime internationale (OMI) a pris part à une réunion de l'équipe de projet de l'Organisation mondiale des douanes (OMD) sur le modèle de données afin d'en savoir plus sur les travaux récemment menés par l'OMD. Le Modèle de données de l'OMD soutient la mise en œuvre d'un « guichet unique » pour l'échange électronique de données. La manière unique avec laquelle il organise les informations réglementaires permet en effet de transmettre des informations à tous les services publics concernés.

L'OMI, l'OMD, le Centre des Nations Unies pour la facilitation du commerce et les transactions électroniques (CEFACT-ONU), l'Organisation internationale de normalisation (ISO) et d'autres parties prenantes ont également participé à un groupe de réflexion spécial sur la révision du Répertoire de l'OMI sur la simplification des formalités et le commerce électronique. Le Répertoire de l'OMI fournit un certain nombre de recommandations et de formulaires normalisés pour l'échange électronique de renseignements sur les cargaisons, les passagers et les équipages à l'intention des navires, des transporteurs, des autorités portuaires, des services des douanes, des terminaux, des consignataires et des autres maillons de la chaîne logistique. Le groupe de réflexion a retravaillé le contenu du projet de Répertoire révisé, identifié de nouvelles questions à traiter et débattu d'éventuelles solutions de codage supplémentaires. Il a par ailleurs identifié plusieurs éléments de données relatifs à la transmission électronique de données qui devraient être ajoutés à la version révisée du Répertoire. L'état d'avancement du processus de révision sera présenté à la prochaine session du Comité de la simplification des formalités de l'OMI, au mois de juin prochain.

En vertu d'un accord de partenariat entre l'OMI et l'OMD, cette dernière est responsable de la mise à jour technique du Répertoire. Cela implique notamment d'assurer la liaison avec la Commission Économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU), le point de contact mondial pour les Règles des Nations Unies concernant l'échange de données informatisé pour l'administration, le commerce et le transport (UN/EDIFACT).

Julian Abril, responsable de la simplification des formalités à l'OMI, a participé à la réunion de l'équipe de projet sur le modèle de données et au groupe de réflexion spécial sur la révision du Répertoire de l'OMI.

 

L’OMI participe au renforcement de la sûreté maritime en Afrique de l’Ouest et du Centre

30/01/2018 

Du 18 janvier au 2 février, les efforts visant à prévenir les actes de piraterie, les vols à main armée à l'encontre des navires et les autres activités maritimes illicites en Afrique de l'Ouest et du Centre bénéficient d'un nouvel élan grâce à une mission prolongée organisée par l'OMI à Yaoundé (Cameroun). Dans le cadre de cette mission, un consultant de l'Organisation maritime internationale (OMI) travaille aux côtés du Centre interrégional de coordination (CIC) afin d'aider ce dernier à mettre en œuvre une stratégie régionale de sécurité et de sûreté maritimes en vertu du Code de conduite de Yaoundé.

Signé par les gouvernements de la région en 2013, le Code a vocation à renforcer la coopération régionale en matière de sécurité et de sûreté maritimes. Le consultant de l'OMI est chargé d'examiner la situation, les exigences et les besoins actuels du Centre par rapport au Code de conduite et de soutenir les travaux du CIC visant à instaurer un mécanisme régional de collaboration. Il doit également se concentrer sur la nécessité urgente de soutenir les organisations et les États concernés de la région. Parmi les autres actions devant être menées au cours de cette mission figurent : la création d'une liste de points de contact désignés en vertu du Code de conduite ; l'élaboration d'un programme de travail pour le Centre ; et la création d'un inventaire des lois et des conventions internationales relatives à la criminalité maritime. Ces travaux se poursuivront au mois de mars, avec deux semaines supplémentaires consacrées à l'évaluation et à l'accompagnement.

Cliquez ici pour en savoir plus au sujet des travaux menés par l'OMI en matière de sûreté maritime.

 

Les défis de l’e-navigation à l’étude

26/01/2018 

Des systèmes de navigation et de communication intégrés, fiables et simples d'utilisation peuvent faciliter la prise de décisions à bord des navires : c'est là qu'intervient l'e-navigation. Du 24 au 26 janvier, l'OMI a pris part à la conférence internationale e-Navigation Underway, organisée chaque année à bord d'un navire voyageant entre Copenhague et Oslo. À cette occasion, Sascha Pristrom, de la Division de la sécurité maritime, a présenté le plan de l'Organisation pour accompagner le secteur des transports maritimes vers une nouvelle ère numérique. Il a par ailleurs fourni aux participants un certain nombre d'informations actualisées en lien avec, d'une part, le plan d'application de la stratégie de l'OMI en matière d'e-navigation et, d'autre part, les travaux menés conjointement par l'OMI et l'Organisation hydrographique internationale (OHI) en vue d'élaborer des orientations sur la définition et l'harmonisation de la présentation et de la structure des portefeuilles de services maritimes. L'OMI a également mis l'accent sur la nécessité d'adopter une approche coordonnée entre les législateurs et le secteur maritime.

L'Organisation maritime internationale (OMI) joue un rôle central de coordination pour harmoniser et améliorer les systèmes de navigation et, ainsi, renforcer la sécurité de la navigation et réduire les erreurs. Cette conférence est essentielle car elle permet aux acteurs présents de débattre des nombreux défis internationaux propres à l'e-navigation et de se pencher sur les nouvelles stratégies et les progrès techniques réalisés dans ce domaine. Parmi les autres questions abordées pendant ces quelques jours : les services d'e-navigation dans les régions polaires ; l'e-navigation et le big data ; et l'exploitation autonome.

 

Ouverture du Sous-comité de la conception et de la construction du navire

23/01/2018 

L'Organisation maritime internationale (OMI) poursuit ses efforts visant à prévenir les accidents et les lésions corporelles au cours des opérations d'amarrage des navires dans les ports. Une règle révisée de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS) sur la sécurité des opérations d'amarrage doit en effet être finalisée cette semaine, du 22 au 26 janvier, dans le cadre du Sous-comité de la conception et de la construction du navire (Sous-comité SDC). La réunion doit aussi élaborer des recommandations nouvelles et révisées dont l'objectif est de promouvoir une utilisation plus sûre du matériel d'amarrage, comme les aussières d'amarrage, les poulies ou encore les treuils.

Parmi les autres points à l'ordre du jour figurent l'élaboration et la finalisation de directives et de règles applicables aux navires à passagers en cas d'envahissement. Les navires doivent être conçus de sorte que les systèmes essentiels restent opérationnels après un accident. Ainsi, en vue de soutenir le projet d'amendements à la Convention SOLAS relatif aux renseignements concernant l'exploitation après envahissement pour les navires neufs et existants, qui doit être adopté cette année, la réunion doit finaliser un projet de directives sur les calculateurs de stabilité et l'appui à terre qui s'appliqueraient à des navires à passagers spécifiques. Un projet d'amendements à la Convention SOLAS portant sur la disponibilité de l'alimentation en énergie électrique des navires à passagers en cas d'envahissement par suite d'une avarie de bordé par déchirure est également en cours d'élaboration. Enfin, le Sous-comité poursuivra ses travaux en cours, comprenant notamment : l'élaboration d'un projet de nouveau chapitre de la Convention SOLAS et de Recueil de règles connexe sur la sécurité du transport de plus de 12 membres du personnel industriel à bord de navires effectuant des voyages internationaux ; et l'élaboration d'une deuxième génération de critères de stabilité à l'état intact.

La 5ème session du Sous-comité SDC a été ouverte par le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, et est présidée par M. Kevin Hunter (Royaume-Uni). Cliquez ici pour visualiser les photos.

 

L'Arménie devient le 173ème État Membre de l'OMI

22/01/2018 

Depuis le 19 janvier 2018, l'Organisation maritime internationale (OMI) compte un nouvel État Membre : la République d'Arménie. Le pays a en effet déposé un instrument d'acceptation de la Convention portant création de l'OMI auprès du Secrétaire général des Nations Unies. 

Grâce à l'acceptation de la Convention par l'Arménie, le nombre d'États Membres de l'OMI est désormais de 173, auxquels s'ajoutent trois États Membres associés.

 

Le Myanmar adhère à la Convention sur les hydrocarbures de soute

19/01/2018 

Le traité de l'Organisation maritime internationale (OMI) visant à garantir une indemnisation équitable des personnes victimes de dommages causés par des déversements d'hydrocarbures, lorsque ces derniers sont transportés comme combustibles dans les soutes des navires, a été ratifié par le Myanmar. La Convention internationale de 2001 sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures de soute – ou Convention sur les hydrocarbures de soute – s'applique aux dommages survenus sur le territoire, y compris la mer territoriale, et dans la zone économique exclusive des États Parties.

En vertu de cette Convention, le propriétaire inscrit d'un navire est tenu de souscrire une assurance obligatoire pour couvrir sa responsabilité. Elle contient également une prescription relative au droit d'intenter une « action directe », permettant à toute demande en réparation d'un dommage par pollution d'être formée directement contre l'assureur.

Ce vendredi 19 janvier, l'Ambassadeur de la République de l'Union du Myanmar au Royaume-Uni, M. Kyaw Zwar Minn, a donc rencontré le Secrétaire général de l'OMI, M. Kitack Lim, au siège de l'Organisation, à Londres, afin de lui remettre l'instrument d'adhésion. Grâce à cette ratification, le nombre d'États Parties au traité est désormais de 87, représentant 92,50 % du tonnage de la flotte mondiale des navires de commerce. 

 

Naufrage du pétrolier Sanchi : le Secrétaire général de l’OMI s’exprime

15/01/2018 

« Après confirmation du naufrage du pétrolier Sanchi, entré en collision avec un autre navire au large des côtes chinoises, nos pensées et nos prières sont avec les marins qui, à ce jour, sont toujours portés disparus. Nous adressons nos plus sincères condoléances aux familles et aux proches de ceux qui ont perdu la vie.

J'aimerais par ailleurs saluer l'action des personnes impliquées dans les opérations internationales de recherche et de sauvetage, ainsi que les efforts déployés pour lutter contre les flammes et contenir la pollution.

Nous suivons l'évolution de la situation. En dépit du naufrage, les efforts visant à contenir la pollution se poursuivent. L'OMI se tient prête à offrir toute forme d'assistance technique qui pourrait être requise.

Cet accident fera l'objet d'une enquête approfondie en temps voulu, dont les résultats et les conclusions seront portés à l'attention de notre Organisation afin que nous puissions prendre l'ensemble des mesures nécessaires pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise à l'avenir. »