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Soutenir les gens de mer en première ligne de la COVID-19

 


La pandémie de COVID-19 a placé des gens de mer partout sur la planète dans des situations précaires. En raison des restrictions aux déplacements, certains ne peuvent pas quitter leur navire, être rapatriés chez eux, ou même obtenir une assistance médicale d'urgence. D'autres gens de mer ont vu leurs contrats résiliés unilatéralement ou se sont retrouvés en quarantaine à bord de navires pendant plus de 14 jours, sans être payés. 

De nombreux gens de mer, ainsi que des conjoints et membres de la famille de gens de mer, ont contacté l'OMI pour faire part de leurs inquiétudes à propos d'une multitude de situations difficiles causées par la pandémie de COVID-19.

L'OMI a mis en place une équipe pour aider à résoudre les cas individuels, qui travaille fréquemment en collaboration avec d'autres organisations comme l'Organisation internationale du Travail (OIT), la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) et la Chambre internationale de la marine marchande (ICS). Depuis le début de la crise, cette équipe travaille sans relâche pour contacter des représentants de Gouvernements, d'organisations non gouvernementales (ONG), de syndicats et d'associations, ou encore orienter les gens de mer vers les ressources appropriées, afin de trouver des solutions. 

Voici des exemples où l'intervantion de l'OMI a fait une différence pour des gens de mer partout sur la planète.

 Un marin gravement malade secouru grâce à l'intervention rapide d'institutions de l'ONU

Lorsqu'un marin de 45 ans à bord d'un grand navire de charge a commencé à présenter des symptômes d'accident vasculaire cérébral (AVC), à la mi-avril, le capitaine a été immédiatement alerté.  

Le lendemain, l'état du marin s'est aggravé. Il semblait confus, il avait de la difficulté à parler et il souffrait de douleurs sous l'épaule gauche. De plus, son bras et sa jambe gauche étaient paralysés. Le capitaine savait qu'il devait agir, et vite.

Le diagnostic d'AVC a été confirmé par le service d'assistance médicale à distance Global Voyager Assistance. Cependant, le navire se trouvait à plus de 220 km du port le plus proche et les autorités portuaires ont rejeté les premiers appels pour une assistance médicale d'urgence, en raison des restrictions liées à la pandémie de COVID-19. Malgré les demandes répétées du capitaine du navire, du syndicat national représentant le marin et de celui du pays vers lequel le navire se dirigeait, le navire ne pouvait pas entrer au port. 

Après plusieurs heures d'intenses discussions, le navire a initialement reçu la confirmation qu'il pouvait entrer au port pour que le transfert médical ait lieu.

Cependant, cette décision a été annulée six heures seulement avant le moment où le navire devait arriver. Le capitaine a reçu la consigne de mettre le cap sur un autre port, dans un autre pays situé à plus de 600 km de là.

Le temps pressait. Le capitaine a insisté et a fait une nouvelle demande pour obtenir l'évacuation médicale du marin, mais cette seconde tentative a également été rejetée par les autorités, notamment les services d'immigration et une équipe spéciale locale sur la COVID-19. Une fois de plus, les restrictions reliées au coronavirus étaient en cause.

Des institutions de l'ONU entrent en scène

La Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) a ensuite été avisée. L'ITF a fait appel à deux institutions des Nations Unies, soit l'Organisation maritime internationale (OMI) et l'Organisation internationale du Travail (OIT), leur demandant d'intervenir d'urgence auprès du gouvernement afin que les conventions internationales soient respectées et que le marin puisse recevoir les soins médicaux immédiats dont sa vie dépendait.

L'OMI et l'OIT ont agi rapidement. L'OMI a contacté des représentants du gouvernement national, tandis que l'OIT a proposé de préparer une lettre d'intervention. Ainsi, l'évacuation médicale a finalement été autorisée et un navire de police a été envoyé pour évacuer le marin.

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Le président du syndicat national qui représente le marin a déclaré : « Après avoir personnellement travaillé sur ce cas pendant plus de 48 heures, nous sommes soulagés que nos appels aient été entendus et que notre membre ait enfin accès aux soins médicaux auxquels il a droit. Nos pensées se tournent maintenant vers sa santé. Nous lui envoyons, de la part des syndicats maritimes à travers le monde, nos meilleurs vœux pour un prompt rétablissement. » 

« Nous tenons à remercier sincèrement [le syndicat local] et l'ITF pour leur aide, ainsi que l'OIT et l'OMI pour leur intervention rapide. Sans leur soutien, nous n'aurions peut-être pas réussi à obtenir l'évacuation d'urgence et les soins médicaux nécessaires pour lui sauver la vie », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général de l'OMI, Kitack Lim, a maintes fois pressé les Gouvernements de désigner les gens de mer comme « travailleurs-clés » au cours de la crise actuelle, afin que ces travailleurs soient exemptés des restrictions strictes aux déplacements.  « La santé et le bien-être des gens de mer sont aussi importants que ceux de quiconque », a rappelé M. Lim.

 Une marin rapatriée auprès de sa famille grâce à l'aide de l'OMI

​Une marin britannique souhaitait ardemment retrouver sa famille, après avoir travaillé pendant des mois à bord d'un navire à passagers dans le Pacifique. Des membres de sa famille à la santé fragile avaient besoin de son soutien dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Elle était déterminée à être à leurs côtés. 

Toutefois, la pandémie a fait dérailler ses plans de rentrer chez elle à la mi-mars. Les autorités d'immigration de l'État du port ont initialement refusé de lui donner l'autorisation de voyager, en raison d'une modification aux règles effectuée presque sans préavis. La marin était coincée à bord du navire, qui était à l'ancre, sans aucun moyen de rentrer chez elle. 

Le 31 mars, elle a envoyé un courriel à l'OMI pour demander de l'aide. « Comme c'est le cas pour tant d'autres gens de mer en ce moment, je souhaite désespérément rentrer chez moi. Mes parents et ma grand-mère sont vulnérables et je ne peux penser à rien d'autre », a-t-elle plaidé. La marin a ajouté que la situation avait un impact sérieux sur sa santé mentale, et craignait qu'elle n'affecte également sa capacité à remplir ses fonctions d'officier à la passerelle. 

L'OMI a immédiatement contacté l'État du port et l'État de la marin et a informé les organisations non gouvernementales appropriées. Ces efforts ont aidé à résoudre le problème. Grâce à une coopération efficace entre le syndicat local des gens de mer et l'État du port, la marin a été autorisée à rentrer chez elle le 12 avril. 

Dans un message envoyé à l'OMI le lendemain, elle a remercié l'Organisation et l'État du port de lui avoir permis de retrouver sa famille. « Je suis soulagée et extrêmement heureuse d'être de retour!  Merci beaucoup pour toute l'aide et le soutien que vous m'avez apportés. Je suis également très reconnaissante à [l'État du port] de m'avoir permis de voyager. L'ensemble du processus a été très bien géré et contrôlé », a déclaré la marin. 

 Assurer un environnement de travail sûr pour les gens de mer au cœur de la pandémie de COVID-19

Fin mars, le capitaine et l'équipage d'un vraquier étaient extrêmement inquiets. Ces gens de mer, tous de nationalité indienne, craignaient que le processus de déchargement de leur cargaison ne les expose à des risques considérables de contracter la COVID-19. 

Faute d'accès à une grue flottante dans un port asiatique, le personnel du navire s'apprêtait à devoir embarquer 60 débardeurs pendant trois semaines, sans qu'aucun dépistage des symptômes de la COVID-19 ne soit réalisé. Ces débardeurs allaient rester dans des tentes de fortune sur les ponts du navire pour l'opération de déchargement d'une cargaison de soja. 

« L'équipage du navire est très préoccupé par ces contacts avec le personnel à terre pendant les opérations liées à la cargaison, puisqu'il est impossible de maintenir une séparation totale », ont déclaré le capitaine et 19 membres d'équipage dans une lettre transférée à l'OMI le 1er avril.

L'OMI a immédiatement contacté la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) et la Chambre internationale de la marine marchande (ICS). L'État du pavillon a été invité à jouer un rôle de médiateur auprès du capitaine et du propriétaire du navire, qui sont parvenus à une entente le 7 avril. Le navire a été déplacé vers un autre poste de mouillage et la cargaison a été déchargée en toute sécurité.