Les organisations des Nations unies avertissent que les marins sont devenus des victimes collatérales de la crise du COVID-19 et que leur incapacité à se déplacer vers et depuis les navires doit être prise en compte, afin de maintenir le transport maritime opérationnel et d'éviter la perturbation des chaînes d'approvisionnement.
Les organisations de l'ONUavertissent que les marins sont devenus des victimes collatérales de la crise du COVID-19. L'incapacité des marins à se déplacer vers et depuis les navires doit faire l'objet d'une attention particulière, afin de maintenir le transport maritime opérationnel et d'éviter la perturbation des chaînes d'approvisionnement.
Huit organisations des Nations unies impliquées dans le commerce ont souligné l'importance cruciale du transport international et des chaînes d'approvisionnement intégrées pour se remettre du COVID-19 et atteindre les objectifs de développement durable.
Dans une déclaration commune, elles notent que le transport maritime, vital pour la prospérité et le développement durable, assurait plus de 80 % du commerce mondial en volume et 60 à 70 % du commerce mondial en valeur avant la pandémie. Mais ils avertissent que les marins sont devenus des victimes collatérales de la crise du COVID-19. L'incapacité des marins à se déplacer vers et depuis les navires doit être prise en compte pour que le transport maritime reste opérationnel et que les chaînes d'approvisionnement ne soient pas perturbées.
Des centaines de milliers de marins se sont retrouvés bloqués sur des navires ou dans l'impossibilité de les rejoindre, un problème récemment mis en lumière par les agences et programmes des Nations unies impliqués dans le secteur maritime, les droits de l'homme, le commerce, les voyages et les transports (voir Briefing 27/2020) et par le Secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Kitack Lim (voir Briefing 26/2020). Les gouvernements ont été invités à désigner les marins comme des travailleurs clés, afin qu'ils puissent quitter et rejoindre les navires en toute sécurité.
La déclaration commune note que les premières mesures prises pour freiner la propagation de la pandémie de COVID-19 ont eu un impact négatif sur toutes les opérations de transport, entraînant dans un premier temps de graves perturbations des chaînes d'approvisionnement et des flux commerciaux dans le monde entier.
Pour stimuler la reprise socio-économique et devenir plus résistantes et durables, les chaînes d'approvisionnement nécessitent une coordination et une coopération plus efficaces entre les modes de transport et au-delà des frontières, indique la déclaration.
Les signataires soutiennent la poursuite de la numérisation des procédures commerciales et douanières, en utilisant les normes mondiales des Nations unies, afin de garantir l'échange rapide et sécurisé de données et d'informations concernant les cargaisons et les moyens de transport, ainsi que des dédouanements sans contact. Les guichets uniques, recommandés dans le cadre de la convention de facilitation de l'OMI, permettent une communication électronique avec toutes les agences concernées.
La déclaration commune encourage tous les gouvernements à adopter une approche fondée sur les risques pour rétablir la connectivité aérienne, terrestre et maritime avec un minimum de restrictions, tout en empêchant la propagation du COVID-19, en protégeant la santé et la sécurité des conducteurs, de l'équipage et du personnel des agences frontalières, et en renforçant la confiance du public dans le commerce et le transport.
Les signataires appellent les gouvernements à revoir les accords commerciaux internationaux et régionaux, si nécessaire, et à s'assurer qu'ils contiennent des dispositions visant à faciliter le commerce et le transport en temps de crise et de pandémie.
Les signataires appellent également les États membres à prendre des mesures appropriées pour faciliter et dématérialiser les chaînes de valeur du commerce et du transport et réitèrent leur soutien aux États membres pour assurer une reprise socio-économique durable après la pandémie de COVID-19.
La déclaration commune peut être téléchargée ici (CL.4204/Add.31). Elle a été signée par les dirigeants de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (CEE-ONU), de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), de l'Organisation maritime internationale (OMI), de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA-ONU), de la Commission économique des Nations Unies pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique (CESAP-ONU) et de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie occidentale (CESAO-ONU).