Bruit des navires

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Le bruit des navires peut avoir des effets négatifs, tant sur les humains que sur la faune et la flore marines.

Le bruit sous-marin des navires

Une part importante du bruit sous-marin généré par l'activité humaine peut être liée à la navigation commerciale. La communauté internationale reconnaît que lebruit sous-marin rayonné (URN) des navires commerciaux peut avoir des conséquences négatives à court et à long terme sur la vie marine, en particulier sur les mammifères marins.

Pour répondre à ces préoccupations, l'OMI a publié deslignes directricesréviséespour la réduction du bruit sous-marin rayonné par la navigationafin de remédier aux effets néfastes sur la vie marine.

Leplan d'action URN, qui a été approuvé par le comité de protection du milieu marin de l'OMI(MEPC 82), vise à lever les obstacles à l'adoption des lignes directrices URN révisées. Il a pour objectif de prévenir et de réduire davantage le bruit sous-marin rayonné par les navires, et il sera réexaminé et révisé si nécessaire au fil du temps. Enoutre, unephase d'acquisition d'expérience de trois ans pour leslignes directrices révisées s'étend jusqu'à la MEPC 85 en 2026, avec une prolongation possible de deux ans pour développer les meilleures pratiques. Cette phase permet d'acquérir une expérience pratique et de développer les meilleures pratiques pour l'application des lignes directrices.

À l'appui de ces efforts, le projet dePartenariat mondial pour l'atténuation du bruit sous-marin causé par la navigation (Partenariat GloNoise) a été lancé par l'OMI, en collaboration avec leProgramme des Nations unies pour le développement (PNUD) et leFonds pour l'environnement mondial (FEM), afin de lutter contre les effets du bruit sous-marin sur la vie marine (voir ici).

Dans le cadre de la sensibilisation et du renforcement des capacités, le prochainatelier GHG-URN de l'OMI, qui se tiendra les 6 et 7 novembre 2025, sera l'occasion de promouvoir le dialogue technique et de présenter les progrès réalisés dans ce domaine.

Pour en savoir plus sur le bruit des navires, cliquez ici.

L'OMI a adopté, en 2012, unrèglement dans la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS) pour exiger que les navires soient construits de manière à réduire le bruit à bord et à protéger le personnel du bruit, conformément auCode sur les niveaux debruit à bord des navires. Le code fixe des limites maximales obligatoires pour les niveaux de bruit dans les locaux de machines, les salles de contrôle, les ateliers, les locaux d'habitation et autres espaces à bord des navires. La convention du travail maritime de l'Organisation internationale du travail(MLC 2006) prévoit également des exigences en matière de prévention du risque d'exposition à des niveaux de bruit dangereux à bord des navires.

Bruit sous-marin et impact sur les mammifères marins

Des études ont montré que le bruit sous-marin émis par les navires commerciaux peut avoir des conséquences négatives à court et à long terme sur la vie marine, en particulier sur les mammifères marins. La question du bruit sous-marin et de son impact sur les mammifères marins a été soulevée pour la première fois à l'OMI en 2004. Il a été noté que le bruit anthropogénique continu dans l'océan était principalement généré par la navigation. Comme les navires traversent régulièrement les frontières internationales, la gestion de ce bruit nécessite une réponse internationale coordonnée.

Orientations sur la réduction du bruit sous-marin

Le Comité de protection du milieu marin (MEPC 80) en 2023 Le MEPC a approuvé deslignes directrices réviséespour la réduction du bruit sous-marin provenant de la navigation commerciale afin de remédier aux effets néfastes sur la vie marine.

Ces lignes directrices, publiées sous forme de circulaire, reconnaissent que la navigation commerciale est l'un des principaux responsables du bruit sous-marin rayonné (URN), qui a des effets néfastes sur les fonctions vitales d'un large éventail d'espèces marines, notamment les mammifères marins, les poissons et les invertébrés, dont dépendent de nombreuses communautés côtières autochtones pour leur alimentation, leurs moyens de subsistance et leur culture.

Ils contiennent des connaissances techniques actualisées, notamment des références aux normes de mesure internationales, aux recommandations et aux règles des sociétés de classification. Elles fournissent également des modèles pour aider les armateurs à élaborer un plan de gestion du bruit rayonné sous-marin.

Elles donnent un aperçu des approches applicables aux concepteurs, aux constructeurs et aux exploitants de navires pour réduire le bruit rayonné sous-marin d'un navire donné. Elles ont pour but d'aider les parties prenantes concernées à mettre en place des mécanismes et des programmes permettant de réduire le bruit. Les lignes directrices précédentes ont été publiées en 2014.

Le MEPC a approuvé la diffusion d'une circulaire du MEPC sur les lignes directrices pour la réduction du bruit rayonné sous-marin dans l'Inuit Nunaat et l'Arctique, élaborées par le Conseil circumpolaire inuit (CCI). Ces lignes directrices reconnaissent que l'Inuit Nunaat est un environnement unique et que les effets néfastes du bruit des navires sur la faune marine de cette zone peuvent s'en trouver considérablement accrus. Les niveaux sonores dans l'Inuit Nunaat sont plus faibles qu'ailleurs, ce qui le rend plus vulnérable aux augmentations dues à l'activité industrielle.

Mise en œuvre des lignes directrices

Sur instruction du MEPC, le sous-comité de l'OMI sur la conception et la construction des navires (SDC) aconvenu d'un plan de travail qui prévoit, entre autres, d'identifier les moyens de mettre en œuvre les lignes directrices révisées et d'accroître la sensibilisation et l'adoption ; d'organiser un atelier d'experts sur les co-bénéfices potentiels et les compromis qui peuvent exister entre la réduction du bruit sous-marin rayonné par les navires et l'efficacité énergétique ; et d'élaborer un plan d'action pour la suite des travaux.

Partenariat mondial pour l'atténuation du bruit sous-marin dû à la navigation

Le projet departenariat mondial pour l'atténuation du bruit sous-marin dû à la navigation (partenariat GloNoise) a été lancé par l'OMI, en collaboration avec leProgramme des Nations unies pour le développement (PNUD) et leFonds pour l'environnement mondial (FEM), afin de lutter contre les effets du bruit sous-marin sur la vie marine.

Dans le cadre de la sensibilisation et du renforcement des capacités, le prochainatelier GHG-URN de l'OMI, qui se tiendra les 6 et 7 novembre 2025, sera l'occasion de promouvoir le dialogue technique et de présenter les progrès réalisés dans ce domaine.

Plus d'informations ici :Partenariat GloNoise

Zones maritimes particulièrement sensibles et mesures de routage

La question du bruit sous-marin et de ses effets sur la vie marine est également prise en compte par les "zones maritimes particulièrement sensibles"(PSSA) adoptées par l'OMI. Il s'agit de zones considérées comme méritant une protection spéciale, en raison de leur importance écologique, socio-économique ou scientifique reconnue, et qui peuvent être vulnérables aux dommages causés par les navires. Des mesures relatives à l'itinéraire des navires peuvent être proposées pour adoption dans le cadre d'une ZMPS, afin de protéger la vie marine.

L'OMI a également adopté une série de mesures d'itinéraires pour protéger les baleines et autres cétacés des collisions avec les navires pendant les saisons de reproduction, en éloignant les navires de certaines zones. Ces mesures peuvent donc également avoir un effet positif en termes de réduction des impacts du bruit sous-marin. (Cliquez sur l'article :Routing for Whales.)

Bruit du dragage

Le bruit a également été abordé dans le cadre des travaux de laConvention et du Protocole de Londres sur la protection du milieu marin contre la pollution due à l'immersion de déchets et autres matières. Les activités de dragage - les déblais de dragage constituent la principale source de déchets autorisés à être immergés en mer en vertu de ces traités - sont également une source de bruit anthropogénique.

L'Association mondiale de dragage (WODA) a soumis aux groupes scientifiques de la convention de Londres et du protocole des orientations techniques sur les bruits sous-marins liés aux activités de dragage, afin de conseiller les décideurs, les parties prenantes et les scientifiques sur la manière de gérer les impacts des bruits sous-marins, principalement ceux liés au dragage.

Efficacité énergétique et bruit sous-marin des navires

Un atelier d'experts s'est tenu les 18 et 19 septembre 2023 pour examiner les possibilités croissantes de s'attaquer en tandem aux émissions de gaz à effet de serre et aux bruits sous-marins nocifs. Coprésidé par le Canada, la France et les États-Unis d'Amérique, il a abordé plusieurs thèmes :

  • la réduction des émissions de gaz à effet de serre et du bruit
  • Efficacité énergétique dès la conception et nouveaux systèmes associés
  • Transition énergétique, optimisations opérationnelles et solutions connexes
  • Combler les lacunes et passer à l'échelle

Un résumé des discussions et des présentations de l'atelier estdisponible ici.

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