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Comité de la coopération technique (TC), 66ème session, 10-12 octobre 2016

12/10/2016

Soutenir la réalisation des objectifs de développement durable

La question de savoir comment le Programme intégré de coopération technique de l'OMI peut soutenir la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies était l'un des points clés à l'ordre du jour du Comité de la coopération technique.

Plusieurs de ces Objectifs revêtent un intérêt tout particulier pour l'Organisation maritime internationale (OMI), à savoir l'Objectif 5 (Parvenir à l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles), l'Objectif 13 (Prendre d'urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions), l'Objectif 14 (Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable) et l'Objectif 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs). Le Comité a reconnu la nécessité de lier le Plan stratégique, les orientations stratégiques et le Plan d'action de haut niveau de l'OMI aux ODD.

Il a également été convenu que, sous réserve de l'accord du Conseil, un groupe de travail intersessions devrait être mis en place afin de débattre des liens qui existent entre les ODD et les activités d'assistance technique de l'OMI, et notamment le prochain Programme intégré de coopération technique (pour la période 2018-2019).

L'intégration des femmes dans le secteur maritime – formation, visibilité et reconnaissance

Le Comité a été informé des dernières activités menées dans le cadre du Programme de l'OMI pour l'intégration des femmes dans le secteur maritime (IWMS), qui existe depuis 28 ans et soutient la réalisation de l'ODD 5 (Parvenir à l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles). Parmi les succès du Programme figure la création d'associations de femmes du secteur maritime dans toutes les régions, conformément au principe de l'ONU consistant à mettre en œuvre les activités en commençant au niveau local.

En effet, depuis 2002, l'OMI soutient la création d'associations régionales de femmes du secteur maritime, renforçant ainsi les liens régionaux officiels entre les femmes-cadres travaillant dans les secteurs maritime et portuaire, afin de permettre un échange continu de renseignements portant notamment sur l'application effective des instruments de l'OMI. Ces associations servent également de tremplin pour offrir, au niveau régional, des possibilités de formation qui correspondent aux besoins et aux demandes spécifiques des femmes, compte tenu des facteurs socioculturels qui peuvent déterminer leur accès à la formation et à l'avancement de leur carrière.

L'OMI a accompagné un certain nombre d'associations nationales et soutenu la création de plusieurs associations régionales de femmes du secteur maritime, à savoir : l'Association des femmes du secteur maritime des Caraïbes (WiMAC) ; l'Association des Océaniennes du secteur maritime (PacWIMA) ; le Forum international sur l'intégration des femmes dans le secteur maritime des pays du MENA et de l'Afrique (AIWMF) ; le Réseau de femmes professionnelles dans les secteurs maritime et portuaire en Afrique de l'Ouest et du Centre ; l'Association des femmes du secteur maritime – Asie (WIMA-Asie) ; et l'Association des femmes cadres du secteur maritime de l'Afrique de l'Est et australe (WOMESA).

Un certain nombre d'associations nationales solides participent également aux activités des associations régionales. Par exemple, l'Association des femmes du secteur maritime des Philippines (WIMAPHIL) a, d'une part, pris des mesures afin de promouvoir la sécurité maritime par le biais de son programme intitulé « WIMA on Watch » (WOW) et, d'autre part, apporté son soutien aux femmes marins dans le cadre de la campagne « She to Sea » et du mémorandum d'entente conclu avec la Filipino Association for Mariners' Employment (FAME). WIMAPHIL a par ailleurs soutenu WIMA-Asie concernant les transports maritimes écologiques et la promotion de l'action des femmes pour la sécurité des transbordeurs nationaux.

De son côté, l'Association des femmes de l'Université maritime mondiale (WMUWA) collabore activement avec les réseaux régionaux de l'OMI, en particulier avec la PacWIMA, WIMA-Asie et WiMAC.

L'OMI travaille actuellement à l'élaboration d'un programme d'enseignement et de formation maritimes en faveur de l'égalité des sexes (GENMET), en vue d'inclure du matériel d'enseignement et de formation fondé sur les principes et objectifs de l'Objectif de développement durable 5 (Parvenir à l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles).

Le succès de la présence régionale

Le Comité a reconnu le succès du programme visant à assurer une présence régionale, lequel implique les fonctionnaires des Bureaux de présence régionale de l'OMI pour l'Afrique et l'Asie de l'Est, ainsi que le Conseiller maritime régional pour les Caraïbes. Le Comité a remercié les pays hôtes des Bureaux de présence régionale de l'OMI (Côte d'Ivoire, Ghana, Kenya, Philippines et Trinité-et-Tobago) pour les contributions financières et en nature qu'ils ont faites à l'appui du programme. Ces dernières se sont avérées extrêmement efficaces pour, d'un côté, soutenir les activités menées dans le cadre du Programme intégré de coopération technique (PICT) et, de l'autre, aider les États Membres à devenir Parties aux instruments de l'OMI et à les appliquer.

Il a été noté qu'un examen et qu'un élargissement éventuel du programme pourraient être envisagés à une date ultérieure, dans le contexte des discussions relatives à la nécessité de relier les travaux et les activités de coopération technique de l'OMI aux Objectifs de développement durable des Nations Unies.

Entre-temps, le Comité a décidé d'allouer des fonds supplémentaires au budget 2018-2019 du PICT afin que le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS), le partenaire de l'OMI dans la région, puisse recruter et employer un administrateur. Ce dernier, qui agira sous l'autorité du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) et du Secrétariat du Programme régional océanien de l'environnement (PROE), aura pour mission d'exécuter le programme d'assistance technique de l'OMI dans la région.

Finalisation du programme de formation sur les politiques nationales des transports maritimes

Le Comité a été informé du fait que la réalisation du nouveau programme de formation sur l'élaboration, l'adoption et la mise à jour des politiques nationales en matière de transport maritime était presque terminée. Cela fait suite à l'organisation d'une série pilote d'ateliers et de séminaires régionaux dans le monde entier. Le programme de formation est mis au point en collaboration avec l'Université maritime mondiale (UMM).

La promotion et l'élaboration de politiques nationales relatives aux activités de planification, aux prises de décisions et aux mesures législatives pertinentes constituent une bonne pratique de gouvernance adoptée par de nombreux gouvernements. L'élaboration d'une politique nationale des transports maritimes est en effet considérée comme essentielle car elle sert de document de référence pour guider les gouvernements successifs, leur permettant ainsi de conserver une vision à long terme de l'avenir du secteur maritime. Cela est fondamental pour assurer le développement socio-économique et le bien-être environnemental à l'échelle nationale.

Le Secrétariat de l'OMI a instamment prié les pays ayant adopté une politique nationale des transports maritimes à lui en fournir le texte, de sorte que cette ressource puisse être partagée avec les États Membres qui sont aussi en train d'élaborer une telle politique.

Actualisation des profils maritimes nationaux

Le Comité a noté qu'un peu plus de la moitié des États Membres de l'OMI avaient alimenté leur profil maritime national avec les données et statistiques propres à leurs activités maritimes. Les profils maritimes nationaux sont considérés comme un moyen efficace de représenter et de prendre en compte le profil maritime de chaque État et leurs besoins. Le Comité a toutefois reconnu qu'il existait actuellement un manque d'uniformité dans ce domaine et que le Secrétariat et les États devraient faire en sorte de le résoudre.

Le succès de l'année 2015

En 2015, 235 activités de coopération technique ont été organisées aux échelles nationale et régionale, parmi lesquelles : des missions consultatives ; des missions d'évaluation des besoins, des cours de formation ; des séminaires ; des activités portant sur l'élaboration d'une législation type, ou sur l'examen et la mise à jour des programmes de formation ; et des réunions à l'intention des chefs des administrations maritimes.

En tout, 3 370 personnes dans le monde ont pris part à ces activités. Par ailleurs, 71 boursiers ont terminé leurs études dans le domaine maritime et 1 079 responsables ont assisté à des manifestations visant à élaborer des stratégies régionales ayant trait à des questions techniques du domaine maritime et à harmoniser ces stratégies.

Les coûts de financement s'élèvent à environ 13 millions de dollars, dont la moitié a été fournie par le Fonds de la coopération technique de l'OMI. À cela s'ajoute l'ensemble des contributions non financières ayant grandement participé au succès global de ces activités.

Ides résultats positifs mis en avant par l'exercice d'évaluation de l'impact du PICT

Le Comité a étudié le rapport de l'exercice d'évaluation de l'impact du Programme intégré de coopération technique (PICT), pour la période 2012-2015, lequel évalue la pertinence et l'impact des exercices de renforcement des capacités sur les besoins des pays bénéficiaires. Dans l'ensemble, le rapport a mis en évidence des résultats positifs.

Concernant les évaluations de la formation, selon 84 % des stagiaires, les activités de formation ont atteint leurs objectifs, et 89 % d'entre eux estiment qu'ils seront à même d'utiliser dans leurs fonctions ce qu'ils ont appris au cours de cette formation.

D'après les données d'évaluation a posteriori, 25 % des stagiaires participants ont estimé que l'activité avait eu un impact positif sur leur carrière, 96 % ont indiqué que l'activité de formation avait amélioré la qualité de leur travail, 88 % avaient pu transférer leurs connaissances, 80 % mettaient en œuvre leurs nouvelles compétences et 67 % étaient capables de prendre de nouvelles mesures. Dans l'ensemble, ces observations traduisent un niveau d'impact élevé du PICT.

Sur la base de cet exercice d'évaluation de l'impact, il est généralement recommandé que le PICT investisse dans des solutions de haute technologie (comme du contenu en ligne ou du matériel multimédia), enrichisse son contenu et ses activités, intervienne davantage auprès des gouvernements, des réseaux spécialisés, des professionnels de la mer et d'autres organismes des Nations Unies, tout en mettant en place un système de suivi et d'évaluation amélioré.

Le Comité a accepté d'examiner ces recommandations dans le détail dans le cadre d'un groupe de travail intersessions.

Poursuite du Programme d'audit des États Membres de l'OMI (IMSAS)

Le Comité a reçu un certain nombre d'informations actualisées relatives au Programme d'audit des États Membres de l'OMI (IMSAS). Celles-ci indiquent que 16 des 19 audits obligatoires prévus pour cette année ont d'ores et déjà été menés à bien, et que des travaux préparatoires portant sur les 23 audits prévus pour 2017 sont en cours.

Les 19 États Membres ayant fait l'objet d'un audit en 2016 ont accepté que leur rapport récapitulatif, les plans de mesures correctives et les futures observations sur la mise en œuvre de leurs plans soient mis à la disposition de tous les États Membres par l'intermédiaire du module du GISIS sur l'audit des États Membres. Cela devrait aider les Membres de l'Organisation pour la mise en place d'activités de coopération technique à l'avenir.