Ignorer les commandes du ruban
Passer au contenu principal

Skip Navigation Linksdefault Gestion des eaux de ballast, contrôle des organismes aquatiques nuisibles

Skip Navigation LinksIMO / French / Centre de presse / En savoir plus / Gestion des eaux de ballast

Gestion des eaux de ballast – contrôle des espèces aquatiques envahissantes

 

​​​​BWM_in focus_banner_FR.jpg

​​Les eaux de ballast sont utilisées à bord des navires pour stabiliser ces derniers. Elles peuvent contenir des milliers de microbes marins ou aquatiques, de plantes et d'animaux, lesquels sont ensuite transportés dans le monde entier. Le rejet d'eaux de ballast non traitées dans le lieu de destination du navire pourrait potentiellement introduire de nouvelles espèces marines envahissantes. Des centaines d'invasions de ce type ont d'ores et déjà eu lieu, avec parfois des conséquences désastreuses pour les écosystèmes locaux.

La Convention internationale pour le contrôle et la gestion des eaux de ballast et sédiments des navires (Convention BWM) a été adoptée en 2004 afin d'établir des règles mondiales pour contrôler le transfert d'espèces potentiellement envahissantes. En vertu de la Convention, les navires sont tenus de traiter leurs eaux de ballast avant de les rejeter dans un nouvel emplacement, afin d'éliminer les micro-organismes ou les petites espèces marines.

Cliquez ici pour en savoir plus.​​

Statut de la Convention BWM​

La Convention BWM est entrée en vigueur​ le 8 septembre 2017.

Ballast water in numbers HR_with IMO logo.jpg

​Prescriptions de la Convention BWM

En vertu de la Convention, tous les navires effectuant des voyages internationaux sont tenus de gérer leurs eaux de ballast et sédiments en fonction de certaines règles, conformément à un plan de gestion des eaux de ballast qui leur est propre. De même, chaque navire doit avoir à bord un registre des eaux de ballast ainsi qu'un Certificat international de gestion des eaux de ballast (IBWM). Les normes de gestion des eaux de ballast prendront effet progressivement au cours d'une période donnée. À titre de solution temporaire, les navires doivent renouveler les eaux de ballast en haute mer. Toutefois, tous les navires devront à terme disposer d'un système de traitement des eaux de ballast installé à bord.

Cliquez​ ici pour en savoir plus concernant les prescriptions de la Convention BWM.

Approbation des systèmes de gestion des eaux de ballast 

La Convention BWM requière que les systèmes de gestion des eaux de ballast utilisés, pour satisfaire aux dispositions de la Convention, soient approuvés par l'Administration, compte tenu des Directives pour l'approbation des systèmes de gestion des eaux de ballast (G8). Cliqu​ez ici pour en savoir plus.

Renforcement des capacités – GloBallast

Entre 2008 et 2017, l'OMI a mis en œuvre le programme de partenariats GloBallast – un projet à l'initiative commune du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l'Organisation maritime internationale (OMI). Le projet avait pour objectif de soutenir la dynamique mondiale visant à résoudre le problème des eaux de ballast et à favoriser la mise en place de partenariats internationaux innovants afin d'élaborer des solutions. Cliquez ici pour consulter le site Internet officiel du projet.

Une nouvelle publication, The GloBallast Story, met en avant les principales réalisations du programme de partenariats GloBallast, fruit d'une collaboration entre l'Organisation maritime internationale (OMI), le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Lancé en 2007 à l'issue d'une phase initiale de quatre ans, le projet a permis d'aider les pays en développement à réduire le transfert d'organismes aquatiques nuisibles et d'agents pathogènes dans les eaux de ballast des navires et à appliquer la Convention sur la gestion des eaux de ballast (BWM) de l'OMI. Le projet est arrivé à terme au mois de juin 2017.



​La publication, qui propose également des infographies, des schémas et des études de cas détaillées, présente les 10 espèces envahissantes les plus susceptibles d'être transférées par le biais des eaux de ballast des navires.

​Espèces envahissantes - quelques exemples

BWlandscapeSmall.jpg


Goémon asiatique (Undaria pinnatifida)

Mieux connue sous le nom de wakame, cette algue comestible est couramment utilisée dans les gastronomies japonaise et coréenne. Bien qu'elle soit originaire des eaux froides des zones côtières japonaises, sud-coréennes et chinoises, cette espèce a été retrouvée en Nouvelle-Zélande, en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Italie, en Argentine, en Australie, au Mexique ou encore aux États-Unis – où des mesures extrêmement strictes sont prises afin de faire disparaître l'algue des ports de la côte ouest. Le goémon asiatique a été découvert pour la première fois dans la baie de San Francisco au mois de mai 2009.

Choléra (Vibrio cholerae)

Les zones portuaires situées à proximité de l'embouchure des rivières constituent d'excellentes aires de reproduction pour la bactérie vibrio cholerae, notamment dans les pays où les conditions d'assainissement sont mauvaises et où l'eau est gravement polluée à cause des déversements d'eaux usées brutes. La bactérie se fixe aux animaux planctoniques, comme les copépodes (sorte de petits crustacés), au zooplancton (plus particulièrement dans les pays tropicaux), aux mollusques et aux plantes aquatiques. En se fixant à ces organismes microscopiques, la bactérie vibrio cholerae peut ainsi s'infiltrer dans les eaux de ballast des navires et être transportées dans d'autres régions du globe. De plus, les souches O1 et O139 de la bactérie peuvent, une fois ingérées, transmettre le choléra à l'homme.

Crabe vert d'Europe (Carcinus maenas)

Parmi les espèces qui colonisent l'Australie figure le crabe vert d'Europe, qui s'est déplacé de son habitat d'origine – c'est-à-dire depuis le nord-est de l'océan Atlantique et la mer Baltique – jusqu'aux antipodes – soit jusqu'à l'Afrique du Sud, l'Amérique du Sud et les côtes atlantique et pacifique de l'Amérique du Nord. Le crabe vert est carnivore et chasse les palourdes, les moules, les huîtres ou encore les gastéropodes. Depuis son arrivée aux États-Unis dans les années cinquante, le carcinus maenas a coûté plusieurs millions de dollars à l'industrie américaine de la pêche car il s'attaque aux coquilles Saint-Jacques et à d'autres crustacés et mollusques représentant une manne commerciale importante. Outre le fait qu'il chasse les espèces locales, le crabe vert d'Europe est bien meilleur qu'elles pour trouver de la nourriture et peut se reproduire en grand nombre. Des recherches menées à ce sujet indiquent que la colonisation de nombreux estuaires – situés dans les États américains de Washington et de l'Oregon ou dans la province canadienne de la Colombie-Britannique – par le crabe vert a été facilitée par les tempêtes du phénomène El Niño survenues en 1997 et 1998.

Étoile de mer du Pacifique Nord (Asterias amurensis)

Originaire du Japon, du nord de la Chine, de la péninsule de Corée et de l'extrême est de la Russie, cette étoile de mer est capable de s'adapter à de grandes variations de température, à différents gradients de salinité et prolifère essentiellement dans les estuaires et les zones intertidales. La période de frai s'étend de juillet à octobre et les femelles peuvent transporter jusqu'à 20 millions d'œufs, lesquels éclosent et peuvent vivre à l'état de larves planctoniques jusqu'à environ 180 jours. Les étoiles de mer du Pacifique Nord prolifèrent désormais au sud-est de l'Australie et en Tasmanie, très probablement après avoir été transportées à l'état de larves dans les eaux de ballast des navires. Le port de Melbourne est le plus grand port à conteneurs d'Australie, avec de nombreux navires en provenance de l'Extrême-Orient, et c'est en Australie que cette espèce cause le plus de dégâts. Elle mange par exemple les œufs des poissons-main tachetés (Brachionichthys hirsutes), aujourd'hui menacés d'extinction.